Rats et poulets : le bestiaire de Copi par le Théâtre des Luciole Cette année, au Festival d'Avignon, le Théâtre des Lucioles présentaient deux spectacles. J'ai déjà donné mon avis sur le premier, la Tour de la Défense, c'est à présent au tour du second qui en regroupe en fait deux : Les Poulets n'ont pas de chaises et Loretta Strong. Loin du clinquant de la Tour de la Défense, ce double spectacle est servi par un dispositif scénique circulaire qui tient du cabaret (sauf que les spectateurs ne sont pas attablés). Et c'est en effet à une revue que nous convie d'abord la troupe des Lucioles : le spectacle commence par une projection animée des dessins de Copi. Puis les acteurs viennent à leur tour jouer des sketches en intégrant les dessins dans leur jeu : le femme sur la chaise est flanquée de son poulet et ses filles faussement niaises ne perdent pas d'occasion d'écraser un escargot, pourtant fort sympathique au deumeurant ... Dans une seconde partie, Marcial di Fonzo Bo est seul en scène ...si l'on peut dire... car il n'y a bientôt plus de scène. L'action de Loretta Strong commence sur le plateau circulaire qui entoure le public, mais se continue au milieu des spectateurs. Loretta Strong, depuis sa navette spatiale où elle est supposée se faire féconder par des rats, est en communication téléphonique avec une certaine Linda qui, depuis la base, est en plein émoi érotique, mais Loretta a déjà fort à faire avec ses rats. L'acteur, suspendu par un filin, va et vient au dessus des têtes des spectateurs, en se débattant avec un énorme rat (en peluche) et débite à toute vitesse ce monologue insensé ... en totale empathie avec l'imaginaire délirant de Copi. ![]() Commentaires
Pas encore de commentaire
Ajouter un commentaire |
Discussions en cours sur le forum théâtre :
|