Avignon : l'heure des bilans Traditionnel exercice du bilan, mardi matin, au Cloître Saint-Louis. Le festival n'était pas encore terminé, mais déjà, les directeurs du In dressaient quelques lignes fortes d'une édition très attendue après les polémiques qui ont secoué Avignon l'an dernier.Donc, côté comptable d'abord: 152 000 places à la location, 134 000 vendues. Soit un taux d'occupation de 88%, satisfaisant. Et des jeunes spectateurs présents en nombre: 12% du public. De quoi rendre les directeurs "heureux d'une participation fidèle et active du public". Côté artistique, Vincent Baudriller évoquait "la maîtrise du geste, la puissance créatrice des artistes invités et le dialogue". Dialogue entre les arts, dont Paso Doble, création signée Nadj et Barcelo, est le témoignage le plus marquant, dialogue entre les cultures aussi. On retiendra aussi l'émotion de Josef Nadj, son coup de bec amusant contre la presse féminine (!), son coup de colère contre certains medias, qui a donné lieu à un règlement de comptes un peu mesquin entre artistes, spectateurs et plumes critiques, comme Armelle Heliot - du Figaro - ou Jean-Pierre Léonardini -de l'Huma-. Enfin, cette jolie phrase de Georges Banu, qui l'aura lui-même empruntée à Jean Vilar - à l'honneur dans la cour avec Olivier Py en clôture : "Si on a réussi quelque chose, on a réussi le public". D'ailleurs, il reste quelques heures pour découvrir l'exposition de la Maison Jean Vilar qui rend précisément hommage au public. Un hommage intelligent, acéré, drolatique aussi parfois. [Illustration : cc - Peutch, pdimension.net] Commentaires
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