Comment te le dire ? Un spectacle audacieux
On a beau s'attendre à être bousculé en allant voir une pièce d'Armando Llamas, lorsqu'on se retrouve face à un travesti en robe de mariée à l'exubérance toute clichée, on se demande bien où la harangue de ce "Tata" (c'est son nom, au masculin) veut nous mener. Est-il question des difficultés de couple de Tata, et donc de la difficulté de la vie du couple homosexuel ? Si le spectacle s'arrêtait après vingt minutes, ce serait le cas et la farce serait bien navrante. La critique moqueuse du couple homo frôle parfois l'homophobie de si près qu'on est obligé, pour réprimer son malaise, de se souvenir qu'Armando Llamas ne fait que pratiquer l'auto-dérisison. Après les premières trente-cinq minutes, on ne sait toujours pas où l'on est, pourquoi on est là ni si on doit y rester. Et puis imperceptiblement le vernis se craquèle, les perruques tombent et les jalons posés ça et là finissent par indiquer un chemin, une piste bien différente de toutes celles sur lesquelles on pensait être mené. Au bout de cinquante minutes, nous voici retournés, avec l'impression assez étrange de s'être pris une petite claque dans la figure et que c'est bien fait pour nous. Comment te le dire ? d'Armando Llamas, par la compagnie Sambre, mise en scène Carole Thibaut Commentaires
Pas encore de commentaire
Ajouter un commentaire |
Discussions en cours sur le forum théâtre :
|