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Toute l'actu du festival d'Avignon 2007.
Derniers bonheurs du "Offeur"Posté par Nedjma le 02.08.08 à 09:53 | tags : festival d'avignon
Ce matin, à 11h, direction le Théâtre des Halles pour "Le jour où Nina Simone a cessé de chanter". Une pièce de Darina al-Joundi, mise en scène par Alain Timar, le maître des lieux. Sous la plume de Mohamed Kacimi, elle raconte son Liban et ses rêves fracassés par la guerre civile. Elle est belle, renversante, poignante et le coeur d'un des succès fous de ce festival. Après une première découverte l'an dernier, dans la Chapelle des Halles, la pièce est revenue, cette fois dans la grande salle du Chapitre, et c'est bondé tous les jours. Alors allez-y tôt. Si c'était complet, on file au Théâtre du Chien qui fume pour un autre spectacle de vive émotion, "Erendira", adapté de Gabriel Garcia Marquez. Poétique, riche d'images, l'histoire d'une orpheline prostituée par sa grand-mère. Un buzz de l'édition 2008. Il vous faudra courir un peu, mais le jeu en vaut la chandelle. A 12h20, au Théâtre des Lucioles, les Marseillais du Cartoun Sardines Théatre, grands habitués du Off -où ils avaient planté leur chapiteau sur l'Ile de la Barthelasse, voilà quelques années- vous entraînent dans un monde inracontable, dans les coulisses de la fabrication d'un film muet. C'est drôle et foisonnant, singulier et embarquant. ça s'appelle tout simplement "Le bonheur". A 14h, on reste aux Halles, pour un changement d'ambiance, mais un solo de grande qualité. Mikaël Chirinian interprète "Rapport sur moi" de Grégoire Bouillet. Un condensé de vie, un récit doux-amer, plein d'humour et servi par un acteur dynamite. Pause bien méritée dans la foulée, visite d'expos, balade le nez au vent, dînette, et retour au théâtre dans la soirée... A 22 heures, Philippe Caubère boucle son "Homme qui danse" au Théâtre du Chêne noir, avec un Epilogue en deux temps: "La Ficelle" et "la Mort d'Avignon". La deuxième partie est clairement la meilleure et l'évocation de Paul Pipe (Paul Puaux, ancien directeur du festival d'Avignon), Georges Wilson, et le jour qui tombe dans la cour d'honneur prend une saveur toute particulière ici-même. Si vous l'avez raté à Paris, au Théâtre du Rond-Point, ne le ratez pas cette fois!
Le In au beau fixePosté par Nedjma le 25.07.08 à 18:50 | tags : festival d'avignon
Avignon comme si vous y étiez - la finPosté par Catherine le 25.07.08 à 13:15 | tags : festival d'avignon
![]() L'Ecole d'art, face publicPosté par Nedjma le 24.07.08 à 10:32 | tags : festival d'avignon
Comme l'an dernier, l'Ecole d'art d'Avignon joue les relais entre public et créateurs du festival In. Le matin on y assiste, sous un soleil de plomb, aux rencontres avec les différents créateurs du festival. Une nouvelle fois, on se régale aussi d'y lire les résultats d'ateliers d'écriture animés par les CEMEA: critiques pleines d'humour et lettres aux acteurs des spectacles. Dans un petit coin joliment aménagé et confortable on peut, assis ou couché, feuilleter les revues de presse dédiées aux spectacles programmés. Enfin, on parcourt les différentes expos installées au gré des salles. L'une dévoile des photos signées par Antoine Vitez -on le connait metteur en scène, moins photographe, lui le fils d'un photographe de quartier- et permet de pénétrer dans les coulisses de Don Juan, et de (re)découvrir Dominique Valadié, Ludmilla Mikaël ou Valérie Dreville, en 1988 dans "Le soulier de satin". L'autre nous conduit sur les traces du public de la cour d'honneur saisi, l'an dernier, par le photographe Frédéric Nauziciel. Elle s'intitule "Public/Faces" et trouve impeccablement sa place dans ce lieu. Face public. Ecole d'art, tous les jours, de 11h à 20h. Aujourd'hui, dialogue avec Joël Pommerat et l'équipe de "Je tremble" à 11h30. Wajdi Mouawad, seul(s) en scènePosté par Nedjma le 23.07.08 à 16:12 | tags : festival d'avignon
Wajdi Mouawaddélaisse un temps les fresques flamboyantes dont il a le secret, de Littoral à Incendies, en passant par Forêts, pour une œuvre en solo. Mais, seul sur le plateau, l’auteur-metteur en scène québeco-libanais revisite pourtant les mêmes thèmes : l’identité, la mémoire, les racines. C’est déroutant, bouleversant et laisse présager le meilleur de l'édition 2009 du festival d'Avignon qui le verra succéder comme artiste associé à Valérie Dreville et Romeo Castellucci.
Lire la chronique de Seul(s) sur le mag. ![]()
"Seuls" de, avec et mis en scène par Wajdi Mouawad au Gymnase Aubanel jusqu'au 25 juillet. Illus : Christophe Raynaud de Lage.
Un Radeau qui laisse à quaiPosté par Nedjma le 23.07.08 à 10:54 | tags : festival d'avignon
Illus Christophe Raynaud de Lage. Festival d'Avignon. "Ricercar", au Festival In d'Avignon jusqu'au 25 juillet, puis au Théâtre de l'Odéon du 23 septembre au 19 octobre, au Théâtre national de Strasbourg du 2 au 21 février, à Espaces Pluriels de Pau, du 25 au 28 mars. Avignon comme si vous y étiez - la nuit, le calmePosté par Catherine le 23.07.08 à 03:06 | tags : festival d'avignon
![]() Hamlet bouffonPosté par Nedjma le 22.07.08 à 10:37 | tags : festival d'avignon
Musique rock à fond la caisse, images coups de poing, glissements burlesques, table de banquet recouverte de cubis de rouge et briques de lait… Le lever de rideau est magistral. Dommage que cette tragédie majeure sombre parfois dans une comédie à gros bouillons : un duel Laert/ Hamlet transformé en match de tennis, Gertrude qui entonne la chanson « Ma came » de Carla Bruni, des allers et venues limite dans le public, une adaptation du texte à l’humour facile… L’équilibriste Ostermeier, d’habitude d’une grande habileté, tire trop sur la corde potache plutôt que de rester sur le fil. Illus © Christophe Raynaud de Lage. Festival d'Avignon "Hamlet", Cour d'honneur du Palais des Papes puis à la Schaubühne de Berlin du 17 au 21 septembre et aux Gémeaux de Sceaux scène nationale, du 28 janvier au 8 février 2009.
Jean Vilar à la barrePosté par Nedjma le 21.07.08 à 11:52 | tags : festival d'avignon
Ironie du sort, c’est lui-même qui, d’une certaine façon initiait le débat avec une réflexion s’interrogeant sur le devenir des festivals et, au-delà, de la culture. « Il s’agit de savoir si les festivals ont fait leur temps, ce qu’ils ont désormais dans le ventre. Que représentent-ils aux yeux du public. Tourisme ? Passe-temps ? Esthétisme des petits loisirs ? Perception des taxes municipales ? Accroissement des recettes des commerçants ? Le théâtre n’est utile que s’il secoue ses manies collectives, lutte contre ses scléroses, dit comme le père Ubu : Merdre ». C’était dans la revue Janus. En 1964… « Vilar, Béjart, le bazar », exposition à la Maison Jean Vilar, jusqu’au 26 juillet. Avignon comme si vous y étiez - la nuit aussiPosté par Catherine le 21.07.08 à 01:09 | tags : festival d'avignon
![]() Calaferte à la fêtePosté par Nedjma le 20.07.08 à 11:36 | tags : festival d'avignon
Alain Timar, metteur en scène avignonnais a rajeuni de 2O ans. Au moins. L'homme, adepte de forts univers plastiques, nous avait habitués à une profondeur plutôt sombre, montant Samuel Beckett et Albert Cohen, Gao Xingjian et Valère Novarina. Cette fois il s'attèle à Louis Calaferte, pour un voyage en son pays, et, ce n'est pas une mince affaire, puise dans mille et un textes de l'auteur, qu'il tricote à sa façon. Plutôt habilement. "Un riche, trois pauvres" ; "Droit de cité", "Pièces intimistes" ou encore "Septentrion"... autant d'œuvres auxquelles il emprunte pour construire « Je veux qu'on me parle ». Le langage comme préoccupation centrale. La difficulté des petites gens à échanger, à dire. Cercle de gazon vert en guise de piste, loupiotes dessinant un toit de chapiteau, rideaux de velours rouge. Bienvenue dans le grand cirque de la vie. Deux hommes, une femmes, un peu bêtes, un peu méchants, médiocres attachants et losers magnifiques campent des duos et trios aux prises avec une existence tant absurde que terrible, une angoisse profonde sous les éclats de rire et une métaphysique débridée. A travers tous ces personnages, Calaferte dit son amour « des crapules, bandits, escrocs » et Timar livre une mise en scène au cordeau, derrière une apparente nonchalance. Jusqu'à la ritournelle finale, qui nous suivra longtemps, le trio d'acteurs bondissants jubile, et nous avec. Mention spéciale à Roland Pichaud, qui fait merveille, tour à tour en idiot truculent, employé harcelé, môme mélancolique, rouleur de mécaniques. Je veux qu'on me parle, festival Off, jusqu'au 1er août, Théâtre des Halles, 17h. Avignon comme si vous y étiez - parade toujoursPosté par Catherine le 20.07.08 à 09:49 | tags : festival d'avignon
Photos de la rue des Teinturiers à Avignon. En 3 : la compagnie du Mystère Bouffe en parade. Avignon comme si vous y étiez - plus de paradesPosté par Catherine le 19.07.08 à 11:42 | tags : festival d'avignon
Dee gauche à droite et de haut en bas : le bonheur au travail, Juliette ou la clef des songes, Tristan et Yseult, un spectacle parmi (tant) d'autres.
C'est du 36 mais ça chausse grand - Cendrillon tout simplementPosté par Catherine le 19.07.08 à 08:18 | tags : festival d'avignon
Ces deux-là font tous leurs efforts pour présenter le spectacle que le public est venu voir. Ils ont prévu de jouer Cendrillon au moyen de quelques chaussures et d'une cassette enregistrée. Enfin, sans la cassette puisque le poste ne fonctionne pas. Enfin, rien ne fonctionne vraiment comme prévu. Les spectateurs finiront par voir le spectacle, mais cela ne sera pas sans quelques oublis, retards, explosions et électrocutions... Jouer le ratage, rien de plus difficile. Mais Olivier Chancelier et Alain Merlet le font avec tant de douceur et de gentillesse qu'on les excuse même de s'excuser à la fin du spectacle. Un doux moment de théâtre sans prétention, pour les petits comme pour les grands.C'est du 36 mais ça chausse grand, à l'Espace Alya à 10h45 Jusqu'au 25 juillet - Avignon Festival Off Clowns en liberté - FolygamiePosté par Catherine le 18.07.08 à 19:15 | tags : festival d'avignon
Les Nouveaux-Nez ont été parmi les premiers à amener le clown vers le théâtre à la fin des années 80. Puis au début des années 2000, ils ont eu envie de retourner voir du côté du cirque ce que le clown pouvait y faire. C'est ainsi qu'ils ont tourné pendant quatre ans, sous chapiteau, le Cirque des Nouveaux Nez. Mais voilà, les Nouveaux Nez ont à nouveau envie de légèreté, de simplicité, et pour tout dire, de théâtre ! Alors ils ont créé deux spectacles qu'ils testent en ce moment au festival d'Avignon. Madame Framboise s'adonne pour la première fois au solo avec Alpha-bête, et c'est un vrai bonheur. Et puis Georges Pétard (Nicolas Bernard) propose un duo avec une nouvelle venue dans la troupe, Motoreta (Raquel Esteve Mora). Intitulé Folygamie, le spectacle fonctionne sur le principe de la conférence qui foire plus ou moins ou à peu près. Le duo hésite un peu sur le chemin à emprunter, se perd et tournicote, finit par soudoyer le public pour s'arracher ses faveurs, et se décide finalement pour le sentier du numéro musical, avec une embardée assez peu commune pour des clowns, du côté de la manipulation d'objets et de la vidéo. Au final, Folygamie est un moment encore un peu chaotique mais emprunt d'une savoureuse poésie. Un spectacle sans danger, à apprécier en famille.Folygamie, par la Compagnie des Nouveaux-nez, au Collège de la Salle à 20h45. Avignon festival Off Le Guillerm, c'est sûr, il est d'ailleurs...Posté par Nedjma le 18.07.08 à 18:28 | tags : festival d'avignon
Déjà présent à Avignon en 2004, il y revient cette année avec une nouvelle version de son spectacle « Secret » A la fois lointaine et proche. Jamais dans l'épate, plus dans l'épure, mais toujours dans un climat à nul autre pareil. Lumières, musiques, réglées au millimètre par une armada de techniciens aux costumes futuristes, pendant que le maître de la scène, le maître de la piste semble, lui, venu du moyen-âge. Secret, festival In, jusqu'au 26 juillet, Lycée Mistral, 22h. La pluie, l'enfer, le mondePosté par Nedjma le 18.07.08 à 15:27 | tags : festival d'avignon
Ça y est, le passage de relais est effectué, Catherine et Julie voguent vers d'autres cieux, j'ai pris la suite. Dans les conversations, au fil des rues, des troquets, et des files d'attente, les festivaliers évoquent 1. le temps -il fait chaud, il fait froid, il pleut etc.- La pluie d'ailleurs qui a provoqué, voilà quelques jours, l'annulation de moult spectacles de plein air, le report d'autres, le retard enfin des derniers. Voir "Inferno" est une expérience chamboulante. Voir "Inferno" les fesses dans l'eau, une expérience éprouvante... 2. l'affluence : y a plus, moins de monde, ou autant, que les années précédentes ? Chacun a son avis sur la question 3. le démarrage un peu cafouilleux entre les deux festivals, qui ont levé leur rideau avec une semaine d'intervalle. Du coup, pas mal de spectateurs se sont cassés les dents les premiers jours. Conclusion provisoire : un festival unifié, c'est pas franchement pour demain ! 4. Bien sûr, les-spectacles-qui-comptent. Si côté in, les réservations sont bouclées depuis longtemps, pour ce qui est du off, le bouche à oreille règne en maître. Pas étonnant alors, si la première question qu'on pose aux autres c'est : « alors, faut voir quoi cette année ? » Réponse ardue, puisque rien moins qu'un millier de pièces se partagent l'affiche de cette édition 2008. On ne les verra pas toutes, alors on vous guide seulement, depuis le début, sur les traces de quelques coups de cœur, ou de gueule... A bon entendeur...
Avignon comme si vous y étiez - paradesPosté par Catherine le 18.07.08 à 14:39 | tags : festival d'avignon
Don quichotte aujourd'hui ?Posté par JdF le 18.07.08 à 14:19 | tags : festival d'avignon
Alors en effet, c'est country, c'est folk, mais c'est aussi un peu n'importe quoi... Les scénettes se succèdent racontant les pérégrinations d'un Don Quichotte contemporain de la manière la plus désinvolte qui soit, un peu comme un spectacle de vacance qu'on monte entre copains. L'ensemble demeure sympathique, les acteurs sembent heureux d'être là, mais on attendait mieux de la part d'Irina Brook. Somewhere La Mancha, librement adapté de Don Quichotte de Cervantes par Irina Brook et Marie-Paule Ramo. Jusqu'au 21 juillet au Festival Villeneuve en scène, place Chales David à Villeneuve-lez-Avignon. Réservation : 04 90 26 07 40 Gros buzz sur Avignon - BASHPosté par Catherine le 18.07.08 à 10:40 | tags : festival d'avignon
Mâ Ravan' - la mémoire des corpsPosté par Catherine le 18.07.08 à 09:07 | tags : festival d'avignon
Ainsi que l'indique le titre, le spectacle est axé autour de la ravanne. La ravanne, c'est une sorte de tambourin très large, percussion commune à toutes les îles de l'Océan Indien et que l'on retrouve aussi en Afrique de l'Est, en Inde, au Sri Lanka... Trois beaux jeunes hommes noirs, tout en muscles, le crâne rasé, et un homme noir plus âgé, à l'épaisse chevelure, frappent sur la ravanne l'appel des ancêtres, l'appel des origines. Ils chantent des noms d'esclaves et les entrecoupent d'invectives brutales : les noms insultants donnés par les maîtres aux esclaves. Ils dansent, jusqu'à la transe. Alors oui, les sons et les rythmes de la ravanne sont splendides, les corps sont beaux, les mouvements sont plein de force et de grâce. Mais, de même que Julie devant les moines Shaolin (www), je me suis sentie très spectatrice de tout ça, et en aucun cas partie prenante à un rituel. Du coup, l'ennui pointe assez rapidement le bout de son nez. Mais ne voyez ici que paroles de mécréante : ce spectacle est un des buzz du festival. Mâ Ravan', par le théâtre Talipot (Saint-Paul de la Réunion) Du 10 juillet au 2 août à 15h35 à la Chapelle du Verbe Incarné / Avignon Festival Off Les frères Quay - du cinéma au festival d'AvignonPosté par Catherine le 18.07.08 à 08:38 | tags : festival d'avignon
Illus. Stille Nacht (1988) Eaux-les-Bains, heureux hasard du OffPosté par Catherine le 17.07.08 à 08:38 | tags : festival d'avignon
Ce n’est ni la région Alsace-Lorraine dont est originaire la compagnie du Kafteur (région avec laquelle je n’ai pas d’affinités particulières), ni l’auteur (il n’y a pas de texte, donc pas d’auteur – cela ce discute d’ailleurs, mais c’est comme ça ), ni l’horaire (matinal) ni le lieu ni le pur hasard, qui ont guidé mon choix, mais tout simplement l’affiche. Une vue plongeante sur un barbu costaud torse nu portant un bonnet de bain, trois autres gugusses en maillot, sur un « eaux les bains » écrit façon piscine rétro. Et puis la description : « ballet burlesque, en peignoir et sans parole ». Envie d’un petit coup de burlesque sympa, je me suis laissé tenter, et j’ai vraiment bien fait ! ![]() Maillots, peignoirs, serviettes de bains, cabines, table de massage, petite fontaine, distributeur d’eau fraîche, vapeur d’eau, carte du curiste, le petit monde de la cure thermale est recréé sur le plateau, dans un décor tout en blanc et en bleu. D’un côté les curistes, venus seuls et d’horizons différents, en recherche de bien-être un petit peu et d’attention beaucoup, voire plus si affinités. De l’autre, le personnel, restreint et plutôt débordé. Les portes claquent, les robinets débordent, les serviettes s’échauffent, les maillots tombent, le tout contenu régulièrement par de profondes prises d’inspiration. Quelques bonjour, merci, voilà, et hop rythment ce ballet incessant et hilarant, sur une création sonore impeccable aussi bien pour souligner que pour décaler l’action. Eaux-les-Bains est un petit bijou burlesque à la Jacques Tati, à consommer sans modération.
Eaux-les-Bains, création collective visuelle burlesque de la Compagnie du Kafteur Monsieur de Pourceaugnac a la peau noirePosté par Catherine le 17.07.08 à 07:50 | tags : festival d'avignon
![]() Isabelle Starkier et son Star Théâtre présentent à Avignon l'un des treize Molière programmés et dont je vous parlais dans mon analyse statistique : Monsieur de Pourceaugnac. Tout l'intérêt de la proposition réside dans le renversement du ridicule. La pièce de Molière met en scène un Limousin fraîchement débarqué à Paris. Les habitants du Limousin étant de nos jours plutôt bien acceptés à Paris, Isabelle Starkier a décidé de marquer la différence du personnage en lui donnant pour interprète un comédien noir. Monsieur de Pourceaugnac a la peau noire... mais un beau costume blanc. De plus, il s'exprime bien, calmement, poliment. Et ce sont les autres, tous les autres, qui sont ridicules. Les deux amoureux sont d'une mièvrerie sans fond, le valet est un vieux mafieux italien qui porte d'horribles costumes bigarrés, la mère est obligée de cacher sa monstruosité derrière une voilette... Et comme tout ce petit monde va jouer la comédie à l'étranger pour l'obliger à retourner "dans son pays", et surtout à renoncer à la jeune fille qu'il est censé venir épouser, ils vont chausser d'extraordinaires masques qui auront pour effet d'accentuer encore le grotesque de leurs caractères. Les costumes et les masques sont signés Anne Bothuon, artiste qui avait déjà collaboré avec le Star Théâtre lors de précédentes créations, comme Têtes Rondes, Têtes Pointues ou encore le Bal de Kafka, et dont on avait pu apprécier la superbe exposition de statues molles à l'occasion des Scènes Ouvertes à l'Insolites en juin dernier au Théâtre de la Cité Internationale. Un spectacle énergique et visuellement impressionnant. Monsieur de Pourceaugnac, de Molière, mise en scène Isabelle Starkier Pêche en eaux troublesPosté par JdF le 16.07.08 à 11:36 | tags : festival d'avignon
Avant d'en arriver là, ils ont dégringolé le long d'un escalier "casse gueuele" qui longe le mur de la maison figurée au fond de la scène. Là dessus la discussion entre les personnages évoquent l'histoire récente de l'Argentine, au point qu'un lexique décrptant les allusion politiques et culturelles est imprimé au dos de la brochure. Sinon que dire de plus ? Une fois habitué au décor, qu'on a vu apparaître les personnages, on a peine à suivre leurs dicussions (très allusives et décousues) et l'affaire traine en longueur bien que le spectacle ne dure qu'un peu plus d'une heure. En le revoyant, un souvenir m'a traversé l'esprit : "mais bon sang ! j'avais vu un autre spectacle de Ricado Bartis, passé en 2004 à Toulouse lors du festival Mirà et alors déjà, l'apect poisseux de son univers m'avait frappé, chose qui n'est pas pour me déplaire, mais qui, ici, était parasité par une intrigue difficile à suivre. La pêche n'a pas été miraculeuse, cette fois-ci.... La Pesca de Ricardo Bartis, jusqu'au 23 juillet, à 17h, à Chateaublanc. |
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