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L'actualité des Arts de la rue en France et à l'étranger. Tous les billets consacrés à ces manifestations sur Saisons. Voir aussi la collection cirque.
La révolte des mannequins du Royal de Luxe![]()
A suivre sur le site La révolte des mannequins (Co-produit par la Ville de Nantes et l'Institut de la marionnette de Charleville-Mézières, cette nouvelle aventure imaginée par Jean-Luc Courcoult s'exportera ensuite à Maastricht, Amiens, Anvers, Calais, Berlin et sans doute Tokyo.) Crédit photo Royal de Luxe/Stéfan/viaFlickr Do you love Lvov ?Posté par Floriane le 12.10.07 à 15:56 | tags : international, sur la route, arts de la rue, festival
Etonnant pays que l’Ukraine. Certains vieillards détalent, littéralement terrifiés, dès qu’un artiste ou un clown tente de les approcher ; certains jeunes adoptent une attitude agressive ; d’autres au contraire se prêtent volontiers au jeu et se portent complices … Un festival de théâtre de rue est souvent une bonne façon de sentir un pays, sa progression vers la démocratie. A Lvov, le festival Golden Lion ne fait pas exception. Là où les révolutions se conçoivent comme une campagne de marketing et où les manifestants sont rémunérés à l’heure, la rue s’avère le reflet d’une population tiraillée entre vieux réflexes et progrès inexorablement en marche : l’Europe n’est pas loin.Quel écart pourtant entre le charme et le confort incomparables d’un hôtel comme le Swiss, sans conteste à l’heure occidentale, et le Lvov, vaisseau d’hébergement hors d’âge ! Quel inconfort de ne pouvoir communiquer directement avec les hôtes, lorsque les traductions entraînent d’inévitables (mais parfois « commodes ») incompréhensions … Il n’en reste pas moins que Golden Lion proposait à l’affiche, fin septembre, une brochette intéressante de spectacles divers : de l’art clownesque généreux du Portugais Enano à la mise en scène léchée et chronométrée de Dansk Rakkerpak dans Le Boxeur et la Ballerine, en passant par les joyeux Hongrois de Langaleta Garabonias sur leurs chevaux-échasses. Les Polonais de KTO présentaient en ouverture leur Don Quichotte tout neuf, où le champ de moulins se transforme visuellement en une image grouillante de clochers (interprétation toute personnelle). En clôture : La Cerisaie, montée par le théâtre Voskresinnia, organisateur du festival. Que dire de ce projet si ce n’est que les dernières images saisissent, en pleine actualité politique. Au moment même où le parti pro-russe remportait les élections législatives, les cerisiers, sur scène, partaient en flammes, la révolution bolchévique gagnait du terrain … Au final, c’est la coalition orange qui s’emparera du pouvoir à Kiev mais ce Tchékhov, à Lvov, avait un goût de clin d’œil, sans doute involontaire. Le Festival Cergy soit ! a soufflé ses 10 bougies Le festival Cergy soit !, qui fêtait ses dix ans le week-end dernier à Cergy-Pontoise, avait décidément mis les petits plats dans les grands. Pas le temps de souffler, tant les propositions artistiques étaient nombreuses et variées. Car n’en déplaise à Serge Chaumier et à son brûlot récemment paru chez L’Harmattan, on ne voit pas très bien comment qualifier, sans les insulter, les centaines de personnes qui oeuvrent pour le divertissement du public sans tomber dans l’animation commerciale pure et dure.Toujours est-il que le public n’a pas boudé son plaisir face à une programmation éclectique, pour tous les âges et toutes les sensibilités. Théâtre d’ombres ingénieusement interactif d’une compagnie au nom improbable : Les chaussettes en pâte à modeler ! Hommage circassien inspiré à Chagall par la famille Rasposo. Voyage sensible et joliment onirique en compagnie de La Valise. Entresort de plein air avec Le Tennis. Chorégraphie ingénument coquine de La Vouivre … Sans oublier la « décoration » du parc : sculptures à base de matériaux de récupération, visant à sensibiliser aux questions environnementales ; pots à feu de Arts tout show … Qu’il est bon de se laisser aller sur l’herbe verte, par l’un des derniers week-ends ensoleillés de l’année, sans se poser de questions existentielles profondes, mais en jouissant de spectacles tout simplement de qualité ! Le site du festival (www) (illus : Prêt à porter, Histoire amère d'une douce frénésie, présenté en 2005) Cargo Sofia : l'Europe des routiers bulgares Comment parler d’un spectacle dont déflorer le processus reviendrait à gâcher le plaisir des spectateurs ? Comment rendre compte de ce périple, Cargo Sofia, qui mène le public de la capitale bulgare à la capitale française ? Tout au plus peut-on souligner la prouesse d’acteurs des deux chauffeurs routiers engagés pour l’occasion, l’intelligence des metteurs en scène, Stefan Kaegi et Jörg Karrenbauer et le renouveau que ce genre d’équipes offre aux spectacles « in situ ». On n’est pas dans le cadre d’un lieu institutionnel, dans la rue tout en n’y étant pas tout à fait – et pourtant le regard porté sur la ville et ses environs n’est plus jamais le même après cette expérience. Kaegi, jeune artiste suisse, aime par-dessus tout le « vrai-faux », la réflexion sociale, politique, les « spécialistes du réel » qu’il met en situation.Créé avec l’aide du réseau THEOREM, Cargo Sofia dresse un tableau original de l’Europe, à travers le regard de deux routiers. Eh oui, toutes les autoroutes se ressemblent, et toutes les villes, d’une certaine manière, finissent par se ressembler, surtout lorsqu’on n’en aperçoit que les périphériques … On n’en dira pas plus. C’est jusqu’au 21 septembre, le nombre de places est très limité. Renseignements auprès du Centre Culturel Suisse (www) qui a eu la bonne idée d’offrir ce spectacle atypique, mais ô combien intéressant, au public parisien. Théâtre de rue : 1er festival Miraklis à Vilnius Le bleu du ciel est tombé dans les yeux des Lithuaniens. Jeunes ou vieux, tous se pressent sur l’avenue rendue piétonne, parsemée de baraques à saucisses, qui jouxtent allègrement les stands d’animation pour gamins et les galeries (pas les pires !) de la capitale. Deux estrades émaillent le parcours, sans compter la grande scène qui trône sur la place de la cathédrale. Pendant trois jours, Vilnius pulse au rythme des Capital Days qui égaille la rentrée depuis 1993. Groupes musicaux bien sûr, sessions de danse en couple, pantomime, capoeira, chorales … tout cela se succède dans une ambiance bon enfant qui mêle les générations.Etonnante Vilnius, qui fêtera en 2009 ses 1000 ans et sera la capitale culturelle de l’Europe. A quelques encâblures du centre ville, les plus aisés barbotent dans « le plus grand parc aquatique couvert d’Europe centrale » : Vichy Vandens Parkas où les danseurs du groupe Tahiti Nui donnent un peu de couleur locale au décor de résine. Au milieu des gratte-ciel aux façades de verre, quelques maisons de bois subsistent, contraste saisissant, avant de replonger au cœur de la vieille ville. Dans le cadre de ces « Jours Capitale », le théâtre d’Oskaras Korsunovas tente, avec l’aide du théâtre de la vielle ville, de renouer avec la tradition du théâtre de rue. Débuts un peu timides pour cette première édition de Miraklis, mais preuve irréfutable que le public est loin d’être frileux et que les événements en plein air sont l’un des leviers majeurs pour les villes actives. Et l’art dans tout cela ? Andrius Rugevicius (illus.) peut en témoigner. Son projet de « DJ instrument collectif » est né dans les galeries d’art et les festivals multi media. Il pose ici en pleine foire ses trois ronds armés de capteurs, où les spectateurs sont invités à piétiner tandis qu’il mixe en direct. Certes le public ne se rend peut-être pas tout à fait compte du processus, mais quel bonheur de voir tout le monde, vraiment tout le monde, s’amuser à s’emparer de l’art contemporain ! Deux facettes d’Aurillac In
© Jean-Pierre Estournet Festival d'Aurillac : mission accomplie !![]() Les rues sont vides, au centre d’Aurillac ; vides de propositions artistiques dépassant le solo ou la fanfare. En lieu et place : des itinérants affalés au milieu de leurs chiens, des vendeurs de chapeaux, ballons et autres produits alimentaires, sono en renfort. L’espace est net, pas toujours propre pourtant, mais ça y est : enfin, il n’y a quasi plus de problème de suraffluence dans les rues de la ville. Pour cela, rien de bien sorcier : programmer la majorité des spectacles In et Off en dehors de la ville, au mieux dans des quartiers reculés, au pire dans des endroits uniquement accessibles en voiture ou en navette. Ce sont les jongleurs, clowns et gratteurs de guitare qui sont heureux : le bitume leur appartient ! Il n’empêche que le visiteur impromptu ou attiré par la réputation du festival en repart avec une impression singulière : « C’est ça, les arts de la rue ? » A force de laisser les valeurs hypersécuritaires faire leur œuvre, sous couvert de permissivité (pas de sélection dans le Off, par exemple), les organisateurs se trouvent coincés dans une logique difficilement défendable, car même certains professionnels, a priori mieux organisés que le spectateur novice, ont fini par jeter l’éponge : impossible de courir aux quatre coins de la ville pour faire moisson de spectacles regardables. On pouvait trouver néanmoins quelques perles, pas trop lointaines. « Plume », le spectacle de La Chouing, duo-duel de comédiens aguerris, au service d’un propos hyper visité (la relation sado-maso d’un couple d’hommes), mais traité ici avec délicatesse, sous la violence apparente. Beaucoup plus léger, mais non sans fond, le groupe Volubilis (illustration) présente, sous couvert de boniment de marché, une méthode « révolutionnaire » d’entretien corporel. La proposition a le mérite de présenter, à tous les publics, un condensé de danse contemporaine bien servi par deux professionnels. Dans le même temps, on se prend à rêver de voir ce spectacle accueillir les aficionados du Théâtre de la Ville, qui reconnaîtraient, au passage, l’écriture de Merce Cunningham, nourrie (réellement) aux méthodes hygiénistes que les Européens avaient emmenées dans leur exil aux Etats-Unis. Dans un autre registre, plus proche de Ex Nihilo, la danse contact improvisée de la compagnie Jeanne Simone sait se jouer des aléas de la rue et compose, avec la complicité d’excellents musiciens improvisateurs tout terrain, une partition mouvante pour circulation, passants et mobilier urbain. Enfin, Eric Sanka revient cette année avec une variation désopilante sur le thème de la répétition du dernier acte : « La Mort d’Elga ». C’est drôle, égratignant largement le milieu du théâtre, ses metteurs en scène mégalo et ses interprètes magnaco-boulimiques. Une belle moisson, finalement, malgré les aléas de la température et des « conditions de sécurité ». Le site du festival d'Aurillac (www) La fête à Libourne Fest’Arts, à Libourne, est un festival sans prétention, ce qui ne signifie pas sans ambition. Patiemment, au fil des ans (16 jusqu’à présent), les organisateurs ont forgé un public, qui a pris l’habitude de ce rendez-vous estival. Dieu merci, cette année, les cieux ont épargné la manifestation, alors que la pluie arrosait généreusement la région quelques jours auparavant. Du coup, dès le jeudi après-midi, plus de mille personnes se pressaient pour les premiers spectacles au parc de l’Epinette. Un public bon enfant, prêt à rire et à s’émerveiller de tout - et malheureusement pas toujours du meilleur, mais comment endiguer ces Off Off Off, chanteurs indiens outrageusement remixés, qui s’incrustent ?Les écoles de cirque pourvoient chaque année le marché de dizaines de groupes plus ou moins originaux. Ils ont ici l’occasion de faire leurs premières armes ou de compléter leur expérience, aux côtés de noms plus reconnus, français et internationaux ; le tout dans une atmosphère de fête, de feria presque. Plus exigeantes, certaines propositions (A petit pas, Albémuth, La Valise) requièrent le repli dans un espace protégé, alors que d’autres (comme Tony Clifton Circus) étalent leur folie créative à découvert. Bref, tout cela est bien vivant et l’on se prend à rêver d’une proposition, un jour (ou une nuit), qui nous permette de redécouvrir les beautés architecturales de la bastide dont les murs dorés n’attendent qu’un chatouillis pour se révéler dans toute leur splendeur modeste. Tous à la rue !Posté par Floriane le 17.04.07 à 12:53 | tags : arts de la rue
Les femmes en noir de Tarrega![]() Un peu plus loin, sur un grand espace vide, c’est le Teatro de la Saca qui a planté ses estrades pour ce que le festival compte sans doute de plus grave de toutes ses propositions de rue : « Führer », titre assez explicite. Parce que les peuples qui oublient leur passé sont immanquablement condamnés au repentir, tous en prennent pour leur grade : les représentants de l’Eglise catholique (et l’Espagne en compta beaucoup) qui, pendant la seconde guerre, se voilèrent la face et livrèrent des juifs aux nazis, mais aussi les victimes de l’holocauste dont le peuple, au nom de la défense d’un territoire, fait aujourd’hui des morts en Palestine. Vietnam, Kosovo, Guernica … autant de noms égrenés à la fin de ce spectacle, pour que personne dans l’assistance ne se sente dédouané. La rue en rose et noir, celle qui s’adresse « au plus grand nombre », pour la divertir mais aussi pour l’avertir. (illus. Fürher) Kristin, 52 ans Jusqu'où une femme de 52 ans, qui cherche du travail, peut-elle aller pour se faire remarquer ?, pour que l’un de ses talents, dont beaucoup prétenduement inutiles ou futiles, soit repéré ? Twirling baton en piétinant le drapeau français dans des grands jets de Coca Cola ; poses désespérées de femme mûre racolant dans une encadrure de porte, sur les paroles d’une chanson parlant de gamine et de viol ; jeu absurde dans une piscine improvisée où les emballages et les aliments, à peine consommés déjà jetés, flottent ou dérivent … Elle sait tout faire Kristin, ou presque, pour dénoncer ce qui la dérange dans ce monde qui, décidément, à bien du mal à tourner rond, sous le vol évocateur d'un hélicoptère jouet et le fracas des pétards qui rappellent trop justement une certaine guerre pas si lointaine. Car ce qu’elle veut, c’est du travail, non pour une compétence technique, mais pour une valeur humaine, la sienne, écorchée, révoltée.L‘une des images les plus fortes de cette performance est l’entraînement au paint ball sur nounours en peluche. Satisfaite, Kristin : elle a presque fait un carton plein ! Mais est-ce pour autant que quelqu’un lui donnera un emploi, à elle qui le réclame à longueur de trottoir, à longueur d’écritures sur sol dénonçant la précarité ? Une fois de plus, Princesses Peluches fait fort, tape juste, parce que, depuis qu’elle vole en solo, entourée de complicités artistiques choisies, l’interprète et conceptrice se sort les tripes à chaque proposition, tout en sachant garder l’élégance de la métaphore, du ludique et d’un regard plein de tendresse pour son personnage. L’une des créations les plus fortes vues au festival Fest’Arts de Libourne. Femmes de rue Contre vents et marées, elles se sont accrochées, au milieu de la foule et des voitures, et ça a marché ! Le public de Fest'Arts les a suivies dans leurs propositions d’univers, de parcours et a pleinement pu goûter leur talent, malgré un environnement peu propice. « Malgré », non dans le sens où une lutte sans merci aurait dû s’engager entre l’artiste, les spectateurs et ce qui les entouraient, mais tout bonnement parce que la magie de l’art et la puissance des interprètes ont eu raison des difficultés.Kristin, la dernière en date des Princesses Peluches, a râlé les premiers jours d’être placée en pleine circulation. Son interprète n’était pas encore assez sûre d’elle, la création étant encore « en cours ». Au final, ce sont ces conditions délicates et la bonne volonté des organisateurs, qui ont permis à Kristin de s’imposer et Caroline (l'interprète) a fini par reconnaître que la difficulté n’a pas que de mauvais côtés, en l’occurrence. Claudia N, elle aussi, a souffert lors de la première représentation de son solo. Crispée, malheureuse, elle a quitté la « scène », désolée d’avoir vu son parterre s’éclaircir. Et pourtant, les valeureux restants avaient été littéralement subjugués par sa force, son personnage et son histoire, au point d’en oublier littéralement ce qui les entouraient, tant l’interprète avait su intégrer habilement les aléas. Le lendemain, plus sûre d’elle, Claudia N ne faisait pas plus de public mais se faisait moins violence, et la magie d’opérer également. Deux grands moments, deux grands spectacles, parmi d’autres, vécus lors de cette quinzième édition de Fest’Arts, un festival qui tient le cap et sait composer une programmation variée, en pleine connaissance des artistes, de la ville et de son public. Des artistes … de rue ? Le festival Fest’Arts de Libourne organisait, pour la première fois cette année, des rencontres publiques où quelques compagnies, choisies parmi la programmation officielle, pouvaient échanger à propos de leurs spectacles et de leur métier. Ce qui en ressort principalement, c’est la notion, qui pourrait paraître étrange à certains, de « protection nécessaire » : pas de bruit, pas de foule sont les maîtres mots de ces artistes qui pourtant ont choisi de se produire en dehors des institutions et d’aller à la rencontre du public là où il se trouve. L’attrait d’une rencontre en dehors des sentiers battus, qui permet davantage de spontanéité dans les réactions, semble la principale cause de cet engouement pour le plein air, mais pas dans n’importe quelles conditions ! Ainsi, les jauges trop élevées, les perturbations sonores (circulation, buvette, beuglements de certains passants plus ou moins éméchés etc) sont les bêtes noires de ces artistes qui, paradoxalement, recherchent l’intime dans les espaces publics … La quadrature du cercle ? Pas tellement, si l’on en croit les compagnies invitées à Fest’Arts dont la plupart réussissent à préserver la qualité de leur travail en adaptant leur écriture à la rue et en choisissant soigneusement leur environnement. Encore faut-il que les organisateurs les respectent, ce qui peut être le cas si un dialogue s’instaure. Car ce que les artistes voient et vivent de l’intérieur n’est toujours pas ce que le public vit lui-même, et la confiance dans le professionnalisme des programmateurs est sans doute une base indispensable pour la compréhension mutuelle. Qui a dit que jouer dans la rue était une synécure ?Les Arts de la rue à Aurillac![]() Bientôt commence la nouvelle édition du Festival des Arts de la rue d'Aurillac. Déjà et jusqu'au 15 août, se déroulent les préalables, durant lesquelles huit des compagnies invitées donnent un avant-goût du festival qui aura lieu du 16 au 19 août. Aurillac sera alors investi par des centaines de compagnies et des dizaines de milliers de festivaliers. Beaucoup de spectacles sont gratuits et il ne restent au spectateurs qu'à se laisser porter de découvertes en découvertes selon ses envies et ses coups de cœur. La Strada de Graz : un festival en actionsPosté par Floriane le 10.08.06 à 11:58 | tags : arts de la rue, international, festival, sur la route
![]() Pascal et et Josy se baladent, en plein centre ville, vêtus de leurs seuls sous-vêtements. Aux terrasses, on les regarde à peine, deux policiers suivent à distance respectable et rassurent ceux qui s’interrogeraient, même pas interloqués : « C’est Strada ! », et les sourires de s’installer sur les faces, avant de replonger qui dans le journal, qui dans la conversation entre amis. Strada fêtera l’an prochain ses dix ans, c’est beaucoup pour un festival, le seul du genre, dédié aux arts de la rue et à la marionnette, en cette Styrie verdoyante. Assez, en tout cas, pour que la population y soit habituée et considère comme acquis ces « légers décalages dans les rouages du quotidien » qu’affectionnent particulièrement la compagnie Cacahuète. Polis, les Autrichiens, policés même, voire indifférents (ce qui pourrait s’avérer pire, vu les scores d’un certain parti, pas tout à fait à gauche, il y a quelques années). Les compagnies françaises étaient à l’honneur cette année : Jo Bithume qui signait l’inauguration, et le final (avec son spectacle sur Frankenstein), Tango Sumo, toujours vifs et courageux malgré les intempéries, les Alama’s givrés, fidèles au festival au point d’avoir traduit une partie du texte en allemand, pour la plus grande joie des spectateurs.De production locale ? Point, pas dans la rue en tout cas, ou pas encore, car les stagiaires de Cacahuète, qui ont appris en une petite semaine les principes rouages de l’intervention, pourraient bien, si on leur donne la chance de persévérer, s’inscrire dans la filière de ce qui, il n’y a pas si longtemps, s’affichait sous le nom d’actionnisme (viennois) dont l’un des fers de lance était précisément de Graz ! Et ça tomberait particulièrement bien puisque sa fille, Diana, n’est autre que la co-directrice du festival. Pas morte, la relève ! La Strada Du 25 juillet au 5 août 2006 à Graz (Autriche) Site officiel Les arts de la rue à Libourne À Libourne, en Gironde, les 10, 11 et 12 août seront consacrés aux arts de la rue. Le Festival Fest'Arts fait venir une vingtaine de compagnies qui proposent des spectacles de théâtre, de cirque, de clown... Quelque trente spectacle sont programmés chque jours, de 11h à 1h du matin : autant dire que les rues vont âtre animées... Renseignements à l'Office du tourisme Allées Robert Boulin Horaires d’ouverture : 10h à 21h Tèl : 05.57.51.15.04 fax : 05.57.25.00.58 Bureau du de Fest'Arts : «LA CENTRALE» Située à l’Ecole Jean Jaurès (rue perpendiculaire à la rue Gambetta). Horaires d’ouverture : 10h00 à 2h00 (du jeudi 10 au samedi 12 août 06) . Accueil des compagnies, des professionnels, de la presse et du public, . Programme du festival (gratuit), . Espace bar et restauration Le Far de Morlaix Jusqu'au 9 août, les arts de la rue se donnent rendez-vous à Morlaix. Le Royal de Luxe y retourne (il y a vingt ans, il avait montré à Morlaix sa première création) avec Soldes, deux spectacles pour le prix d'un qui raconte la tentative désespérée d’une compagnie théâtrale en fin d’existence de lier finance, culture, passion et reconnaissance perdue d’une vie partagée entre famille, public, théâtre, critiques et compagnons de route. Mais Le Far de Morlaix accueille aussi plus de vingt compagnies qui joueront sur les places, les parvis et sous quelques chapiteaux placés ça et là dans la ville. Renseignements : MJC 7 place du Dossen 29600 Morlaix tel : 02 98 46 19 46 Les Fondus du macadam à Thonon les bains Théâtre, musique, cirque se déploient dans les rues de Thonon-les bains du 3 au 6 août (eh oui, c'est court, trois jours) pour la dixiéme édition des Fondus du Macadam. De la grand place à la petite épicerie de quartier, de la cour d'école aux marches de la basilique, tout est bon pour être investi par les artistes.Alors pour les vacanciers en Haute-Savoie, entre deux randonnées, voilà une halte toute trouvée ! Office du Tourisme Place du Marché tel : 04 50 26 21 07 Mimos : un festival de mime à PérigueuxMimos, c'est un festival qui présente des spectacles mais qui donne aussi l'occasion à tous de s'initier au mime. Les spectacle se jouent dans la rue et sur des scènes. Certains intègrent la video, comme quoi, le mime s'adapte à toutes les techniques et les esthétiques contemporaines. Bureau du festival Festival Mimos, "L'Odyssée", Scène conventionnée de Périgueux Esplanade du Théâtre 24000 Périgueux Tél : 05 53 53 18 71 Fax : 05 53 35 08 57 Personnalités des arts de la scèneFluctuat.net inaugure une collection de fiches biographiques consacrées aux grandes personnalités des Arts (Artistes et peintres en Arts, Acteurs et réalisateurs en Cinéma, Ecrivains en Littérature..). Pour ce qui concerne les arts de la scène, nous nous sommes intéressés aux personnalités du théâtre et de la danse. Jugez plutôt :
- Dramaturges et théoriciens :Antonin Artaud Bertolt Brecht Copi Dario Fo Eugène Ionesco Jean Genet Tadeusz Kantor Arthur Miller Molière Jean Racine Giorgio Strehler William Shakespeare Antoine Vitez Jean Vilar - Chorégraphes : Jérôme Bel Pina Bausch Boris Charmatz Merce Cunningham Régine Chopinot Romeo Castellucci Mathilde Monnier Matthias Langhoff Alain Platel Angelin Preljocaj François Verret Robert Wilson - Metteurs en scène : Peter Brook Patrice Chéreau Daniel Mesguich Ariane MnouchkineJosef Nadj Stanislas Nordey Roger Planchon Jean-Michel Ribes Bernard Sobel Jérôme Savary Work in progress bien sûr. Pour toute remarque ou suggestion, utilisez le formulaire de soumission du blog. Des pieds et des mains à Lons-le -Saunier Lons-le Saunier, c'est dans le Jura et c'est une ville pleine d'arcades, un peu comme Bologne, en moins grand, mais très charmant. Eh bien, à Lons-le Saunier, se déroule ce week-end, le Festival de danse, de théâtre d'objets et de marionnettes à l'intention du jeune public. Chapiteau, roulottes et ambiance foraine garantie ! Un concert Tzigane est prévu samedi soir. Les spectacles se dérouleront au Parc des bains et les rues de la ville accueilleront des concerts-conférences et des percussions. Du 7 au 9 juillet 2006. à Lons-le-Saunier (39), le Festival des Pieds et des Mains Organisé par l’association Les piments givrés Charivarue à Cherbourg Avec cette grosse chaleur qui nous accable, on rêve d'horizons marins et on envie ceux qui sont . . . Tiens, à Cherbourg, sur les bord de la Manche, où se déroule, comme chaque année au début du mois de juillet, un festival des Arts de la Rue. Une trentaine représentations sont prévues en différents lieux de Cherbourg-Octeville. Grâce au Centre des Arts du cirque de Basse Normandie, le théâtre, le cirque et des spectacles de formes diverses viennet ainsi à la rencontre des spectateurs.CHARIVARUE Du 1 au 8 juillet 2006 Cherbourg-Octeville / Tourlaville Trois livres … à ne pas emporter sur les plages Tant pis pour « l’audience » ; disons-nous qu’il existe encore, parmi les lecteurs de ce blog, des gens qui aiment sortir des sentiers battus, et s’évader, le temps d’un spectacle ou d’un livre, d’une notion convenue de ce qu’est le théâtre, voire le « spectacle ». Pour ces curieux, trois livres sont parus récemment, trois objets qui emmènent aux confins. Aux confins de l’Europe d’abord, avec In Situ, Voyages d’artistes européens, aux Editions L’Entretemps. Variés, les expériences et les points de vue sur ce qu’est le spectacle de rue et comment la vivent ceux qui le font depuis toujours ou ailleurs. Fascinants, ces témoignages, drôles, sensibles et sortant résolument des « grands classiques » par la diversité des contributeurs que l’éditeur a eu l’intelligence de choisir au-delà des compagnies et des artistes les plus connus sur le bitume.Aux confins du monde, on est menés par Françoise Gründ, qui est allée jusque Sao Tome, sur l’Equateur, pour capter la magie du Tchiloli (chez Magellan & Cie) ou la Tragédie du Marquis de Mantoue et de l’Empereur Charlemagne. Au milieu de la forêt, le visage masqué d’un grillage, d’improbables costumes et une fanfare encore plus hallucinée, les comédiens improvisés donnent rendez-vous à leur auditoire et perpétuent une tradition ininterrompue, que l’on a pu découvrir cette année à Paris, dans le cadre du Festival de l’imaginaire. Enfin, à mettre dans le sac, juste à côté du miroir de poche, La Relation au public dans les arts de la rue. Ce recueil de témoignages donne une perspective originale sur les arts du bitume auxquels est consacré dans l’hexagone, depuis l’an dernier et jusque l’an prochain, un Temps des arts de la rue. La collection Carnets de rue aux Editions L’Entretemps leur est consacrée. Mais non, il n’y a pas que des jongleurs et des cracheurs de feu sur les trottoirs. Il y a des artistes, et même des spectateurs ! Viva Cité 2006 : c’est dans les vieux pots … Qu'on fait les meilleurs festivals. Celui de Sotteville-les-Rouen n’a jamais prétendu courir après les créations à tout prix, la direction artistique se réservant le droit de visionner les spectacles avant de les programmer. Frilosité ou prudence ? Cette année, en accueillant plusieurs « nouveautés » (Odysseus de Karnavire, Toro d’Oposito, Safari intime d’Opéra Pagai entre autres), Viva Cité a su jouer le pari du risque, tout en parsemant son programme de spectacles plus rodés. Pari réussi ! Pour qui sait se frayer un chemin parmi les nombreuses propositions, plusieurs moments forts se dégagent. KaO de la Cie A&O ou la quête éperdue d’un clown en quête d’ami, grand classique revisité avec maestria par Joel Colas, qui passe comme aucun autre du charme un peu naïf à l’agressivité qui mène à la solitude, un résumé saisissant des parcours de ces peuples et de ces individus qui se font la guerre pour de mauvaises raisons.Dans un registre différent, mais traitant également d’un thème universel de société, la compagnie espagnole Producciones Imperdibles poursuit son brillant chemin d’exploration du positionnement du public et des possibilités artistiques inouïes qu’offre un point de vue renouvelé. Voir la mort comme le début de quelque chose sonne là comme un message doux amer malgré l’image angélique idéalisée qui clôt le spectacle. Le Christ est mort mais la folie des hommes s’est perpétuée ; les victimes des guerres se comptent par billions et sans cesse, le scénario se perpétue avec la symétrie d’une composition de Bach. Les arts de la rue, accessibles à tous, permettent au plus grand nombre de se confronter à de telles propositions, auxquelles ils n'auraient à coup sûr pas l'idée d'avoir accès dans une salle dite d'art. Et pourtant, l'image d'Epinal d'animation et de divertissement colle encore à ce genre mais elle mérite d'être revue, quand on voit la profondeur et la qualité de certains spectacles, présentés à Sotteville et tout l'été, dans les festivals de l'hexagone. Festival RenaissanceS à Bar-le-Duc La bonne ville de Bar-le-Duc (pour ceux qui ne connaissent pas, c'est en Lorraine, Bar-le-Duc, et c'est la ville natale de Poincaré, non mais quand même, ce n'est pas rien !), la bonne ville de Bar-le Duc propose du 29 juin au 2 juillet un festival axé sur deux thématiques qu'on associe rarement : arts de la rue et ... musique ancienne !Pourquoi pas ? Il y en a pour tous les goûts ! Ainsi, les badauds pourront croiser des dharus, créatures hétéroclites que quelque audacieux a réussi à immortaliser par un cliché. On peut néanmoins constater que ces bestioles se laissent approcher par les enfants - est-ce bien prudent de la part des parents ? ? ? Allez savoir ... En cas de danger pressant, vous pourrez toujours faire appel au GIGN (groupe d'intervantion glogbalement nul) qui saura certainement résoudre vos difficultés et pour vous remettre de ces émotions, il vous sera loisible de suivre les contre-visites guidées de Josph K... Enfin, à quoi bon se fatiguer à énumérer toutes les activités passionnantes ? Vous n'avez cas vous reporter au programme, il est en ligne sur le site du festival. |
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