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L'actualité du Festival off d'Avignon. Tous les billets consacrés à cette manifestation sur Saisons. Voir aussi l'actualité du festival d'avignon
Le cul de Judas au Théâtre Marigny « Si j’avais 15 théâtres, je programmerais 15 fois par jour le Cul de Judas. Comme je n’ai pas de théâtre, je me suis contenté de le voir 15 fois ». La phrase, signée Daniel Pennac, est placée en exergue du programme du spectacle. On ne partage pas franchement son avis. La pièce, grand succès du festival off d'Avignon en 2005 et 2006 montre selon nous, les limites de l’exercice du monologue au théâtre. Le très beau texte d’Antonio Lobo Antunes est le récit de la descente aux enfers d’un médecin des armées dans l’enfer du bourbier angolais. L’écriture est ténue, imagée, l’histoire poignante et l’acteur, François Duval, plutôt convaincant. Pourtant, le spectacle tient difficilement la durée, et la mise en scène quasi-inexistante – un homme assis seul sur une chaise pendant une heure quarante - nous fait perdre le fil d’un récit qui aurait pu nous passionner. Le cul de Judas d’Antonio Lobo Antunes, mis en scène et interprété par François Duval, jusqu’au 30 décembre, mar-sam 21h, dim 16h30. 01 53 96 70 00. (www) Avignon, sa rumeur, son bar-barPosté par Nedjma le 24.07.06 à 16:41 | tags : avignon off
"- Tu trouves pas qu'il y a moins de monde que d'habitude ?
- Ah non au contraire... - Moi je crois que les gens sont pas venus parce qu'ils croyaient qu'il y aurait des grèves...
- Non, c'est à cause de la crise dans le Off... - Ouais ou plutôt du programme... - J'ai entendu dire qu'un tiers des compagnies étaient déjà parties" Ainsi va Avignon. Ainsi va son festival. Ainsi vont les discussions du type café du commerce. Ce genre de phrases, on les entend à peu près chaque année, à peu près partout... Au bistrot, dans les files d'attente, dans les allées du Cloître Saint-louis ou chez la boulangère du coin. L'édition 2006, soixantième du nom, ne déroge donc pas à la règle.
Quoi qu'il en soit, quinze jours après le lever de rideau, cinq jours avant la fin du In, une semaine avant celle du Off, le public est là - il faudra attendre un peu pour les bilans -, les comédiens jouent, les tracteurs tractent, les commerçants commercent, et les intermittents luttent encore. Et c'est normal, et ça n'est pas gagné... Quant à moi, qui ai pris le relais de Julie, Catherine et Julien, j'arrive... Le temps de goûter à l'ambiance d'un festival presque en touriste - ce qui me change -, et aux rhums coca du Bar-Bar. Le lieu de rencontre, et plus si affinités, des équipes du In - dont Catherine a dit le plus grand bien après une soirée de fête - est cette année plus convivial. Scénographié par Camille Perreau, il joue la carte de la couleur, du bois, et de la bonne musique. Le temps de goûter, aussi et surtout, aux spectacles, je vous rassure.
On y revient... très vite. Alis, la langue coupée en 2Posté par Julien le 18.07.06 à 18:25 | tags : avignon off
![]() Petite entreprise onirique depuis près de 20 ans, Alis officie aux frontières du spectacle vivant, de l’édition, des arts plastiques et des arts numériques. Essentiellement visuels, ses spectacles procèdent d’une étonnante découverte : chaque mot de la langue française, écrit, peut être sectionné « d’un gigantesque coup de bistouri horizontal », puis chacune des moitiés célibataires recollées à une autre selon un nombre conséquent de possibilités. Par ce procédé que les surréalistes n’auraient pas renié, on découvre que des mots qu’on croyait familiers recèlent tous des moitiés insoupçonnées et parfois cocasses. Voici la poésie à 2 mi-mots. Montée comme une conférence et une pseudo-enquête historique, à la fois très docte et complètement branque, La langue coupée en deux est le genre de spectacle qui vous décroche lentement la mâchoire inférieure et vous fait lâcher des « ooh » béats.La langue coupée en 2 de Pierre Fourny, Cie ALIS / Picardie à 14h00 | du lundi 10 au 21 juillet, sans relâches. Durée : 1h10 au Palace Théâtre 38, cours Jean-Jaurès, Avignon Une laborieuse entreprise - H. Levin à AvignonPosté par Catherine le 17.07.06 à 12:34 | tags : théâtre, festival d'avignon 2006, avignon off, arts visuels
Koffi Kwahulé - reproduire l'émotion de l'improvisationPosté par Catherine le 16.07.06 à 08:17 | tags : théâtre, entretien, festival d'avignon 2006, avignon off
Est-ce la première fois que vous mettez en scène vos pièces ? Blue-S-cat / le temps suspendu
Peepshow dans les Alpes / théâtre-réalité
Tenue de Soirée : Demain j'arrête
L'ADAMI en AvignonPosté par JdF le 10.07.06 à 09:57 | tags : théâtre, avignon off, festival d'avignon 2006, arts visuels
Le programme est disponible sur le site de l'Adami. Tragédie des enfants-soldats dans le offPosté par JdF le 04.07.06 à 10:27 | tags : théâtre, avignon off, des planches et des livres, cinéma, arts visuels
1933 : Brecht, Weill et Friends Le festival d'Avignon approchant à grands pas, je consulte les dossiers reçus et conservés à cet effet pour vous livrer une (modeste) sélection de spectacles joués dans le off. Modeste, car, comme chaque année, il y a plétore. Commençons par un spectacle musical : à l'AJMI (association pour le jazz et la musique improvisée), la Compagnie Dual Band présente 1933 : Brecht, Weill et Friends. Le titre est alléchant, bien qu'en 1933, Brecht ne travaillait plus avec Kurt Weill (à vrai dire, leur collaboration n'avait pas été au-delà de l'Opéra de Quat'sous), mais bon, on ne commencera pas par chipoter, surout que le sous-titre : "Le Cabaret des destins entrecroisés" indique manifestement qu'il s'agit d'un état des lieux de la nébuleuse artistique allemande au moment où tous pliaient bagages pour fuire le Reich. 1933 : Brecht, Weill et Friends avec Anna Zapparoli Piano : Mario Borciani Contrebasse : Sandro Dandria Percussions : Carlo Battisti Mise en scène et direction musicale : Mario Borciani Du 6 au 22 juillet à 21 heures Ajmi 4, rue des Escaliers Sainte Anne 84000 Avignon Prix des Places : 15 et 9 € Réservations au 04 90 86 08 61 Avignon d'août à juin Bon, puisque je viens de m'éreinter à expliquer que mon propos n'était pas de moquer les efforts de ceux qui s'emploient à développer une vie culturelle dans les villes laissées pour compte de la décentralisation théâtrale, je m'attaque à l'autre versant du problème : Avignon et sa sur-offre culturelle (si vous me permettez le néologisme). Vous me direz, cela ne dure que trois semaines : en comptant le off, cela fait donc plusieurs dizaine de spectacles différents par jours. Le reste de l'année, néanmoins, le Théâtre municipal (illus.), le Théâtre du Chêne noir ou le Théâtre des Carmes programment des spectacles toute l'année. Bref, je voulais parler de la programmation du Festival 2006, mais voilà que je me suis laissée entraîner à parler de tout autre chose. Vous ne perdez rien pour attendre : j'y reviendrai.Qui organisera le festival d'Avignon off en 2006 ?Haro sur la refondation ? On avait vu apparaître l'Alfa (association des lieux et festival d'Avignon) l'été dernier en ligne, sans trop comprendre la portée de cette nouvelle asssociation dans la géographie festivalière du Avignon Off. Le festival était organisé depuis sa céation par l'asssociation APO, pour Avignon Public OFF, dirigée par Alain Léonard. Depuis qu'il en a quitté la direction, les acronymes et les stuctures se sont multipliés. APO donc, ALFA, et plus récemment ARTO. Comment ça, des guerres pycrocolynes dans l'enceinte de la cité des Papes ? APO en a quand même déménagé cet hiver (depuis le 28 décembre dernier, l'association siège en effet à l'année en Avignon). Bref, c'était à y perdre son latin de festivaliers. Question donc : qui organise le festival d'Avignon off en 2006 ? A qui s'adresser demain pour avoir le programme ou réserver des places ? Heureusement, un papier dans Libé fait le point. [lire aussi le communiqué de l'APO sur Rue du théâtre] Avignon, Bruxelles, Belgrade - La Trilogie de Biljana Srbljanovic
La Trilogie de Belgrade raconte le conflit Yougoslave du début des années 90 à travers les histoires de trois groupes de Serbes exilés en Europe, aux Etats-Unis et en Australie : l'impossibililté de rester au pays, l'arrachement, les difficultés rencontrées en exil, d'autant plus terribles qu'inavouables à ceux qui sont restés... La Trilogie de Belgrade, mise en scène Yves Claessens, Compagnie Petite âme, au 59ème festival d'Avignon (off) Dura Vita Sed Vita - Durax Lex de Marianne GrovesMAJ : Voir aussi l'actualité du festival d'Avignon 2006
Dure vie que celle du festivalier qui, à peine commence-t-il à s'acclimater à un univers, est aussitôt catapulté dans un monde totalement autre.C'est ainsi que je passai avec pour seule transition un rapide panini, de l'univers éthéré et silencieux de l'Italien Roméo Castellucci (Berlin B. #03 ) au monde bavard et bien réel de l'Américain Stephen Adely Guirgis. Dura Lex (Jesus hopped the 'A' train en version originale), troisième pièce de ce jeune auteur New Yorkais encore inconnu par chez nous, raconte comment Angel se retrouve en prison pour avoir tiré sur le gourou de la secte qui détient son meilleur ami. Dans le quartier d'isolement, il croise Lucius, tueur en série en fauteuil roulant qui a rencontré Dieu. Son avocate, la jeune Mary Jane, se prend de compassion pour lui mais rate complètement sa défense. Il écope de 35 ans. Peu de moyens pour cette compagnie parisienne : décors, costumes, accessoires, lumières, tout est très simple et sans éclat. Le texte, bien que très dense, est tout à fait honorable, avec son lot de répliques bien lancées à la manière de ces personnages des séries policières qui trouvent toujours la petite expression ironique parfaite dans les pires moments. Un petit côté série B donc, pour cette pièce qui vaut malgré tout le détour d'une part pour ceux qui n'ont pas la télé et sont par conséquent en manque de ce genre de programmes, et d'autre part pour la qualité du jeu d'acteur très "méthode américaine" : personnages pleinement incarnés, action / réaction, émotions vraies. Du bon vieux jeu de comédien comme on n'en fait plus guère. Dura Lex de Stephen Adly Guirgis, traduit de l'américain et mis en scène par Marianne Groves, au 59ème festival d'Avignon (off) Présence Pasteur du 8 au 30 juillet 2005 à 21h30 [illus. © Florence Dugowson]
Quelques pas de danse dans le off - Nathalie Béasse Au Grenier à Sel où je m'étais rendue pour voir un spectacle d'objets (c'est bien, les objets, c'est souvent moins agaçant que les humains) sans avoir pris garde au fait que le spectacle en question ne commençait que la semaine suivante, je me suis trouvée, un peu par hasard, devant un spectacle de danse/théâtre. C'était chorégraphié et mis en scène par une certaine Nathalie Béasse (qui a notamment travaillé avec le mirifique groupe Zur ndlr). Ce spectacle m'a confirmé qu'une même personne n'était pas forcément apte à assumer les deux rôles. Dans le cas précis, le spectacle est découpé en trois scénettes : les deux premières étant plutôt des sketches joués sans parole (ou dans des langues étrangères), la troisième étant dansée. Nathalie Béasse parle, dans la plaquette consacrée au spectacle, de trois "paysages", d'où le titre. Personnellement, je distingue difficilement la relation entre cet énoncé et le spectacle : il n'est pas vraiment question de paysages (pas même de paysages intérieurs) mais de rapports interpersonnels entre des hommes et des femmes. Ces rapports sont montrés dans les deux premières scènes de façon minimale et pour tout dire assez fruste : gestes d'approche, mouvements non synchronisés aussi évoquant - on peut du moins l'imaginer - l'incompréhension mutuelle. Heureusement, les deux danseurs, intervenant dans la troisième scène, donnent au spectacle la tension et le lyrisme qui lui manquait précédemment. Carole Bonneau donne à ses envolées une chaleur et un dynamisme qui fait pendant à la danse de son partenaire, Ivan Fatjo, remarquable d'intensité retenue, évoquant par des mouvements entravés et comme involontaires, par des tremblements et des déséquilibres maîtrisés, un personnage miné par l'angoisse et la prostration. Landscape de Nathalie Béasse au 59e Festival d'Avignon (Off) Reprise. Au Grenier à Sel jusqu'au 18 juillet [photo Jeff Rabillon DR] Encore une fois Sarah Kane... Décidément, Sarah Kane est présente dans cette édition 2005 de l'Avignon off... Crave, par-ci, Anéantis par-là... Alors j'ai voulu essayer... a last one... et je me suis retrouvée à deux heures de l'après-midi, au cœur d'une boîte noire, devant une mise en scène d'Anéantis. Heureusement, la mise en scène a évité le principal écueil et n'ont pas versé dans l'hyper-réalisme. Durant la première partie, la télévision allumée distrait l'attention et permet d'échapper à la tension présente entre les deux personnages. Ensuite, quand cela devient vraiment gore, les didascalies sont lues et des visages d'autres acteurs grimaçant et donnant une interprétation à la Kastrof de ce qui est censé se jouer sur scène sont projetés sur les moniteurs vidéo, donnant eux aussi du champ à l'insoutenable décrit dans le texte de Kane. Mais finalement ? La violence répond à la violence, d'accord : œil pour œil (c'est le cas de le dire), on a compris ! Mais la raison de cette fascination pour l'horreur et le mal qui émane de la pièce ? Je n'ai pas encore trouvé la réponse, peut-être faut-il la demander à Jacques Deculleverie qui commence à devenir spécialiste en la matière, lui aussi. Anéantis de Sarh Kane par la Compagnie Thec, au 59e Festival d'Avignon (Off) Mise en scène, Antoine Lemaire Jusqu'au 29 juillet à 14 h 30 à l'Espace Présence Pasteur Réservations : 04 32 74 18 54 [Illus Avignon Off DR] |
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