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Théâtre de la Bastille à Paris. Tous les billets (spectacles et événement) consacrés à ce théâtre parisien sur Saisons.
La question black vue par les Iraniens
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C’est un spectacle fascinant que l’Iranien Koohestani propose, jusqu’au 18 novembre, au Théâtre de la Bastille. Certains avaient vu, dans le même lieu, son Dance on glasses. Cette fois, avec Recent experiences, c’est l’adaptation en farsi d’un texte d’auteurs canadiens que nous livre le metteur en scène. Recent experiences, Mis en scène par Amira Reza Koohestani, Au Théâtre de la Bastille, jusqu'au 18 novembre
Blessed : que reste-t-il quand il n'y a plus rien ?
Native de la Nouvele Orléans, Meg Stuart a voulu évoquer le ravage produit par le cyclône, il y a deux ans. Alors, bien sûr, cela peut sembler dérisoire face à la réalité du cataclysme qui a frappé la ville et les habitants qui n'avaient pu la fuir. Mais le spectacle est émouvant car Meg Stuart a conscience de la relative impuissance de l'artiste face aux désordres du monde : le danseur finit par faire corps avec le boue de carton dans laquelle il roule, geste par lequel il paraît à la fois lucide et résigné. Kotomi Nishiwafi, de son côté, fait une apparition spectaculaire (combinaison moirée, bottes blanches à talons XXL et la tête surmontée d'une coiffure à plumes), parade sur scène avec conviction dans ce qui semble une tentative désespérée de nier l'évidence de la destruction. Blessed, jusqu'au 2 novembre au Théâtre de la Bastille : 01 43 57 42 14 (www) Photo © Chris Van der Burght Égarés à la Bastille Pierre Meunier est de retour : il investit le plateau du Théâtre de la Bastille, non pas en personne (on ne le voit pas), mais par sa voix qui reste off. Les énergumènes qu'il a rassemblés se livrent à des variations sur son sujet de prédilection : le rapport de l'humain à la matière. Pierre meunier explique que ce spectacle est né d'un travail mené en 1997 avec les patients d'un hôpital psychiatrique. La forme kaleïdoscopique de l'ensemble, les épisodes qui se suivent selon une logique qui nous échappe parfois mais qui laissent un souvenir prégnant.Jean-Louis Coullo'ch (qui fut l'amant de Lady Chatterley dans le film de Pascale Ferran) commence très fort en infligeant à sa veste fourrée une tentative d'immolation par le feu. La suite montre des êtres qui affrontent un univers hostile, faits d'objets qui les emprisonnent ou les entravent. Lutte constante, rythmée par des moments d'un lyrisme poignant, tempérée par une bonne dose d'auto-dérision. Sans complaisance aucune, Meunier dresse un état des lieux des souffrances de nos contemporains. Les Égarés, de Pierre Meunier avec Jean-Louis Coullo'ch, Frédéric Kunze, Valérie Laroque, François Tizon, Isabelle Védie. Jusqu'au 1er juillet au Théâtre de la Bastille (www). Sur le mag : Lire la chronique de Floriane Gaber. Un spectacle qui ne porte pas bonheur Encore un spectacle alléchant à première vue. Déjà le titre : Je porte malheur aux femmes, mais je ne porte pas bonheur aux chiens : prometteur... Et d'ailleurs l'affaire ne commence pas trop mal. Disons que la première scène est belle : derrière un tulle, un homme nu et alitée, objet passif aux mains de l'infirmière qui le soigne, fumant cigarettes sur cigerettes. Cet homme, c'est l'écrivain, Joe Bousquet, qui est revenu paralysé du front, en 1918. Depuis il écrit. Le spectacle de Bruno Geslin tente de donner corps à son œuvre. Eh bien, à part ces premières minutes, c'est raté. Pourtant Denis Lavant est, comme chacun sait, un grand acteur et il fait tout ce qu'il peut pour sauver le spectacle. Mais comment lutter contre une déco qui se veut reconstitutive, mais pas trop : une lampe années 30, par ci, un fauteuil club par là... Comment lutter surtout contre la complaisance dont metteur en scène fait preuve en faisant sautiller sur le plateau des donzellles affriolantes, dont l'une se voit pourchassée par un grand méchant loup, ou plutôt un acteur qui en porte le masque (lupi personna)... Ah, non, pitié ! Je refuse de me souvenir de ce spectacle plus longtemps, la prochaine fois, je vous parle de l'OULIPO, cela changera. Je porte malheur aux femmes, mais je ne porte pas bonheur aux chiens, de Bruno Geslin, d'après Joe Bousquet, avec Denis Lavant, jusqu'au 1er décembre au Théâtre de la Bastille. Automne et hiver, miroir de toutes nos névroses![]() Automne et hiver, au théâtre de la Bastille, jusqu'au 8 avril (photo Christian Berthelot) Un spectacle noir, sang, et sale Hier au théâtre de la Bastille, second opus de Gisele Vienne : le feuilleton continue !Eh bien, I apologize n'a pas le côté S.M. chic, l'esthétique de papier glacé qui édulcorait, à mon sens, le propos d'Une belle enfant blonde. Autant ce dernier était blanc, rose et lisse, autant I apologize est noir, sang et sale. Les textes de Dennis Copper donnent le ton : bruts, incisifs, ils évoquent sa (?) vie de prostituée, sa dépendance à la drogue, sa détresse affective. Autobiographie ou fiction, peu importe. Le malaise qui en exsude empoisse le spectacle. Il est parfois difficile de ne pas détourner le regard quand les acteurs et danseurs se vautrent dans l'hémoglobine ou se roulent de longs baisers. C'est justement l'inconfort dans lequel se trouve le spectateur qui fait la force de I apologize. Malgré quelques passages à vide, le spectacle touche son but : le mal-être est contagieux. Gisèle Vienne sans latex : Sade édulcoré ? Bon, ça y est, j'ai vu Une belle enfant blonde, ce spectacle de Gisèle Vienne qui me plongeait dans l'expectative il y a quelques jours... Eh bien, à vrai dire, je suis décontenancée, car, finalement, contrairement à notre ami blogueur - qui, à mon sens, use des termes de "cruauté" et de "dégoût" de manière exagérée - Une belle enfant blonde m'a paru un peu lisse... Et je ne me considère pas comme recelant en mon âme un abîme de perversité.Les poupées sont bien là et sont très belles, rien à voir avec les poupées gonflables que j'avais imaginées, à la lecture de diverses présentations du spectacle. Une danseuse mime quelques postures évoquant les rites d'un univers sadien (très édulcoré) : bandeau sur les yeux, mains dans le dos, comme menottées. La danseuse, très belle, est glaçante. C'est étrange que le mythe sadien soit ainsi réinvesti d'un certain hygiénisme : blancheur immaculée du sol, corps fuselés : ici pas de chair à proprement parler, donc pas de mutilation (à peine une trace de sang), et pas d'excréments. Ce n'est pas que je le regrette, mais c'est simplement étonnant. Un personnage masculin, juché sur des talons aiguille, puis Catherine Robbe-Grillet en personne, rejoignent la belle enfant sur le plateau. Lui est dans la soumission, elle dans la domination. Mais, pour les raisons exposées ci-dessus, leur petit jeu dans ce sens n'est pas convaincant. En revanche, le récit que Dennis Cooper a fait de ses jeunes années - dit par Catherine Robbe-Grillet - entremêlé d'épisodes de sa propre vie, introduit brutalement la violence réelle dans ce spectacle un peu aseptisé. Gisèle Vienne : latex et poupées gonflables Le Théâtre de la Bastille présente deux spectacles de Gisele Vienne : Une belle enfant blonde et I Apologize. Tous deux avaient été joués lors du Festival d'Avignon 2005 et faisaient partie des productions qui avaient donné lieu à toutes sortes de controverses. A la Bastille, les premières étaient déjà complètes, tout ça pour dire que l'engouement que suscitent ces deux spectacles a fini par piquer ma curiosité. Bon, c'est sûr que l'on trouve beaucoup d'avis très négatifs sur le net et je parle uniquement de critiques glanées ça et là sur les blogs persos ou semi-persos et non de la presse "institutionnelle" (celle dont la revue de presse du théâtre propose des extraits) qui, pour des raisons d'ordre diplomatique, la crainte de passer pour ringard en ne criant pas au chef-d'œuvre devant toute tentative un brin provocatrice, admiration peut-être sincère, que sais-je encore ?, encensent Gisèle Vienne.Apparemment, son univers est plein de personnages en latex et de poupées (genre gonflables) et les uns font des misères aux autres. Pour ceux que cela intéresse, il y a Catherine Robbe-Grillet dans l'affaire. Bon, nous verrons bien, à suivre, donc. Une belle enfant blonde, du 1er au 5 février, et I Apologize, du 8 au 12 février, conception Gisèle Vienne, au Théâtre de la Bastille (Paris 11e) Danse : Déshabillage de saison(s)
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