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Théâtre de Chaillot à Paris. Tous les billets consacrés à ce théâtre parisien sur Saisons.
La Paranoïa à Chaillot
Illus. Élise Vigier en Brenda © D.R. Marcial Di Fonzo Bo, Pierre Maillet, Clément Sibony et Rodolfo de Souza © Christian Berthelot
Le match Labiche / Feydeau![]() A Chaillot, c'est "Un Chapeau de Paille d'Italie" qu'on découvrira dès ce week-end dans une mise en scène de Jean-Baptiste Sastre. Cavalcade délirante et effets en cascade à partir d'un pauvre bout de chapeau orné de coquelicots... Avec notamment Denis Podalydès, Patrice Kerbrat, Marie Payen. Le système Ribardier de Feydeau, au Théâtre Montparnasse (www). Un chapeau de paille d'Italie de Labiche, au Théâtre National de Chaillot. (www) Marivaudages en série
Quatre pièces de Marivaux sont à l'affiche en ce moment en région parisienne. Faux semblants et travestissements, jeux de l'amour et du hasard, légèreté plus profonde qu'il n'y paraît sont autant de constantes dans sa belle écriture. Dans La double inconstance, présentée à Chaillot, Silvia, jeune paysanne est arrachée à son amoureux, Arlequin, par le prince épris d'elle, tandis que Flaminia, complice du prince tente de se faire aimer d'Arlequin. Oubliable, et évitable, cette version portée à la scène par Christian Colin dont on ne comprend pas la volonté de mise en scène. Dans un quatuor d'acteurs maladroits, la palme revient à Isild le Besco, insupportable de mièvrerie, dont ce sont ici les premiers pas sur une scène. Mieux vaut filer à Ivry voir La fausse suivante. Une femme travestie en chevalier pour mieux percer le mystère de l'époux qu'on lui destine. Truculent jeu de rôles, où l'envers du décor dévoile les hommes dans toute leur cruauté et leur imposture. Mise en scène par Elisabeth Chailloux, une comédie rondement menée qui fait la part belle aux comédiens. Et si Natalie Royer force un peu trop le trait en fausse suivante, Charlie Windelshmidt campe un sous-Don Juan habile et convaincant, et Adel Hakim un Trivelin réjouissant. La double inconstance, Théâtre national de Chaillot, mis en scène par Christian Colin (à droite, photo Brigitte Enguerand) jusqu'au 4 février. Les mathématiques à la scène Jean-François Peyret, qu'on a l'habitude de trouver là où l'on ne l'y attend pas, consacre cette fois un spectacle à la mathématicienne russe Sophia Kovalevskaïa. C'est lorsque Une Nihiliste, le roman de notre mathématicienne parait en français, qu'il remarque, sur la quatrième de couverture, qu’elle avait épousé le traducteur russe de Darwin et qu’elle avait rencontré l’auteur de L’Origine des espèces. Au moment où précisément, Peyret préparait Les Variations Darwin. Coïncidence fructueuse. Il s'agit, selon le metteur en scène, d'un "travail d’approche par les moyens propres du théâtre (Les mathématiques à la scènetrois comédiennes et un comédien en quête de Sophie K) prolongés par l’apport d’autres pratiques artistiques, comme ceux de la vidéo, de la musique électro-acoustique ou internet". Trois comédiennes, Olga Kokorina, Elina Löwenshon et Nathalie Richard, seront donc confrontées à Sophia Kovalevskaïa; mathématicienne russe de la fin du XIXème siècle, première femme à obtenir une chaire de mathématiques à l’Université; romancière aussi. Et peut-être plus particulièrement à son cerveau : imagination mathématique, imagination poétique. Voir le site de la Compagnie TF2. Une rencontre avec Jean-François Peyret est prévue le mercredi 3 mai, à 18H30, à la B.N.F., petit auditorium, site François Mitterand. L'entrée est libre. Le Cas de Sophie K., jusqu'au 27 mai 2006 au Théâtre national de Chaillot Philippe Genty à Chaillot Pendant que les duettistes Perez et Boussiron dynamitent la salle Gémier de Chaillot, Philippe Genty et Mary Underwood ont pris leurs quartiers salle Jean Vilar. Une fois encore, la compagnie construit son spectacle sur la part de rêve et d’inconscient qui sommeille en chacun de nous. Pas de fil narratif donc, mais un thème : un homme tente de retrouver une femme qui s’est perdue. Mails, courriers, fil brouillé par les rêves et cauchemars d’enfants : comment établir le contact ? Danse, jeu, les images se suivent et ne se ressemblent pas. Des hommes chapeautés et costumés à la Magritte s’élancent dans des lumières bleutées, des poupées colossales tentent de s’approcher, un insecte animé frétillant emprisonne une femme (une scène superbe), une mer de plastique recrache des créatures dérisoires, de petites maisons englouties par le sol évoquent le deuil de l’enfance. Sur la partition de Torgue et Houppin, on se laisse porter par le spectacle comme on feuillette un grand livre d’images. Interprètes aériens, belles images, éclairages au cordeau, tout ça est très bien léché… Il manque pourtant quelque chose pour émouvoir vraiment votre serviteur. Le supplément d’âme ? La Fin des terres, jusqu’au 8 avril, salle Jean Vilar de Chaillot. (illus. La Fin des terres, répétitions. (c) Cie Philippe Genty) Dostoïevski + Castorf à Chaillot Crime et châtiment de Fédor Dostoïevski (remember? L'étudiant Raskolnikov qui tue sa logeuse à Saint-Pétersbourg, car il n'est pas juste qu'une vieille ratatinée garde tant d'argent alors que la Russie croupit dans la pauvreté - et la confrontation métaphysique qui s'ensuit avec le commissaire Porfire Petrovitch).Adaptation théâtrale par Frank Castorf, le directeur de la Volksbühne de Berlin... C'est à Chaillot, pour trois soirs, à partir d'après-demain. (illus. Crime et Châtiment - photo © Thomas Aurin) |
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