Théâtre et danse : actu des spectacles. Blog Saisons.
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L'actualité du cirque en France et à l'étranger. Tous les billets consacrés à ces manifestations sur Saisons. Voir aussi la collection art s de la rue.

Le retour des Romanès

Posté par Floriane le 06.04.08 à 09:23 | tags : cirque
Du 11 avril au 4 mai, le cirque Romanès pose à nouveau son chapiteau à Paris, boulevard de Reims. Le spectacle s’appelle, cette fois, « Rien dans les poches » ; joli titre pour des marcheurs de grand chemin. On se souvient de l’éclosion de ces spectacles pas ordinaires, il y a quelques années, vers Clichy. Une odeur d’authenticité, une envie de partager un moment avec ces gens du voyage. Bon an mal an, l’expérience se poursuit, et revoilà les Romanès à Paris, inchangés, fidèles à eux-mêmes. Le 30 avril, une nuit tzigane permettra, annonce-t-on, de danser jusqu’au but de la nuit. Cet été, Alexandre Romanès, à qui l’on doit déjà Paroles perdues, publié chez Gallimard, se lancera dans le cinéma, avec la complicité de Robert Guédiguian. Son projet de spectacle imaginé avec Jean Genet n’avait pas abouti. Espérons que cette fois, il pourra aller jusqu’au bout.

3 questions à Joëlle Berrebi, autour du premier salon mondial du cirque.

Posté par Lucie le 03.04.08 à 15:34 | tags : cirque, festival

 

 

Pourquoi un salon mondial du cirque ?

Je travaille dans une structure de production qui travaille avec des circassiens depuis 10 ans maintenant. Evoluant dans ce monde, j’ai pu faire plusieurs constats, tout d’abord que cet univers se développe de plus en plus, se professionnalise et se spécialise. Et un second constat, à savoir qu’ il n’existe pas de temps ou de lieu de rencontre et d’échange des professionnels du cirque. Les informations ne s’échangent pas facilement. Ce qui n'est pas évident autant, par exemple, pour des fabricants de chapiteaux que des artistes qui débutent...


Quels sont les enjeux de ce salon ?

Un des enjeux est donc de créer des échanges entre professionnels. Une journée entière leur est consacrée. On organise pour se faire plusieurs tables rondes. Avec la SACD par exemple autour des droits d’auteurs ; beaucoup d’artistes souffrent de voir leur numéros se faire copier, notamment en Russie, sans savoir qu’ils peuvent les protéger.

Un autre enjeu est aussi de rassembler des formes contemporaines et traditionnelles. Ça c’est très important pour moi. C’est d’ailleurs tout à fait possible avec le cirque russe, les européens sont plus réfractaires à ce mélange et je trouve ça un peu dommage. L’idée nous est venue d’une table ronde autour du thème de l’itinérance. Au départ très pratiquée par les cirques traditionnels, on observe que les compagnies contemporaines investissent de plus en plus dans des chapiteaux et se posent cette question du déplacement. Peut-être que ce sera une sorte de dénominateur commun rassembleur …C'est ce que l'on espère en tout cas...


Pourquoi un focus sur le cirque russe ?


Tout d’abord parce que je le connais bien, J’ai découvert le cirque en Russie, c’est là que j’ai attrapé le virus… aussi parce que c’est un Grand cirque, le cirque est très populaire en Russie. Et puis justement parce que c’est tout à fait possible avec eux de rassembler des formes traditionnelles voir même très traditionnelles, on accueille par exemple sur le salon la troupe de Safari circus qui a une grande animalerie, et des compagnies qui explorent des formes très contemporaines de cirque, comme Krakatuk, ou le spectacle de Ruslan Ganeev.

 

Sur Flu : Gagnez 20 places avec le concours Fluctuat / Salon mondial du cirque

 

Illus. Flickr, cirque Krakatuk ©Promarket

(propos recceuillis par Lucie Prost)

 

Le salon mondial du cirque (www), du 11 au 13 avril, Porte de Versailles.


Tous en piste !

Posté par Floriane le 03.04.08 à 07:47 | tags : cirque
C’est sous le chapiteau du cirque Diana Moreno-Bormann que la soirée caritative de l’association Tous en piste a eu lieu, en fin de semaine dernière. Trop peu de public, malheureusement, pour cette action généreuse et nécessaire. Aucun élève des écoles de cirque, pas de centre de ressources national … Mais des artistes, nombreux, engagés, investis par leur art. On peut ne pas aimer la présence des animaux sur la piste ou les fesses nues de l’assistante du numéro de lasso. Pincer le nez ne sert à rien. Le cirque, tel qu’il se pratique sous toutes les latitudes, véhicule aussi ce genre d’images. On ne changera pas la piste en un jour. Plus surprenante pour les novices, et encourageante, est la présence de nombreux juniors, enfants de la balle tombés tout petits dans l’atmosphère de la sciure et des chapiteaux et qui ne font pas mentir l’adage.
Bref, une soirée joyeuse, malgré la pluie et le froid au dehors, au profit d’une cause importante : les artistes en difficulté. Une tempête et un chapiteau s’envole ; une partenaire enceinte et le duo de trapèze est à l’eau … Les aléas du métier sont suffisamment nombreux pour que l’on vienne en aide à ceux qui en ont besoin. Tous en piste le fait. Il n’est pas trop tard, pour les absents de la semaine dernière, de faire un geste généreux. Les dons sont toujours les bienvenus.

Ça Tchatche aux Subsistances (Lyon)

Posté par Lucie le 27.03.08 à 15:42 | tags : cirque, performance, festival, danse, théâtre

 

Espérons que le temps sera clément pour le toujours très attendu week-end de printemps des Subsistances, le laboratoire artistique de Lyon.
Rendez-vous de la création contemporaine dans ce qu’elle a de plus expérimental et de plus vivant, ces quelques jours proposent chaque année des spectacles souvent détonnants et inattendus qui marquent les mémoires.

Et cette année « Ça Tchatche ». Performances, spectacles et installations questionneront « ce que parler veut dire » (c’est d’ailleurs le titre du spectacle de Jade Duviquet et Cyril Cazmèze).

Quatre jours denses et électriques avec des anciens des « Sub » (comme on dit à Lyon), le très respecté Michel Laubu (Turak) s’associe aux sonorités sombres et enivrantes de Rodolphe Burger (Kat Onoma). On est heureux de saluer la venue du performer Keith Hennessy qui marqua les esprits avec SDF USA, intense et radical, aux Sub en 2005. Gilles Pastor, grand habitué du lieu, sera de la partie avec « Conversation avec Léa (ou de la difficulté de s’exprimer) », « la Léa » est en effet sourde.

Dans les nouveaux venus, le jusqu’auboutiste Jérémy Wade, performer et chorégraphe, interrogera les communautés pentecôtistes américaines et le thème de la transe. Le chorégraphe burkinabé Serge Aimé Coulibaly explorera les écarts entre le geste et la parole en créant des passerelles entre la France, le pays mandingue et l’Inde.

Notons la présence des clowns décapants de la Maison des clowns qui raconteront leurs histoires ubuesques sur la passerelle de l’Homme de la Roche, proche des Subsistances - petit rendez-vous de 20 minutes qui se déclinera sur 2H30 et qui promet d’être sympathique.

Et beaucoup d’autres : Olivia Rosenthal et Marie Vialle, Daniel Aschwanden et Peter Stamer, Jörg Müller, Haim Adri, Steven Cohen, Cendrine Gallezot, Hyacinthe Reich, Sky de Sela, Angélique Clairand, Joachim Latarjet, Nicolas Cantillon et Laurence Yadi et le collectif des Bouffons de luxe.

Voir le programme complet sur le site des Subsistances (site où il est d'ailleurs possible de créer son avatar en poussin...).

Week end "Ça Tchatche" les 3-4-5-6 avril aux Subsistances, laboratoire internationale de création artistique, Lyon 1er.


Housch-Ma-Housch, clown waouh au Samovar

Posté par Catherine le 19.03.08 à 12:17 | tags : théâtre, cirque


Housh-Ma-Housch a le crâne chauve. Il porte de grandes godasses. Pour le rouge, il arbore un foulard et des chaussettes. Mais son nez est simplement poudré. Housh-Ma-Housch est un clown venu d'Ukraine. Après avoir ravi le public de Vertige au Cirque d'hiver Bouglione, il offre ses clins d'oeil malicieux, ses tours de passe-passe fantasques et ses "waouh" au public du Samovar. Et attention, ce clown-là aime son public si fort qu'il lui demande une implication de tous les instants dans son spectacle. Premiers rangs, vous êtes prévenus. Trois soirs, trois soirs seulement pour profiter de ce joli moment de délire clownesque avant que Housch-Ma-Housch ne reparte à travers le monde.

Housch-Ma-Housch au Théâtre du Samovar, les 18, 19 et 20 mars à 20h30
Réservation 01 43 63 80 79


Cannibales (Ronan Chéneau, David Bobée) : Pas iDéal, iKéal…

Posté par Lucie le 07.03.08 à 17:41 | tags : cirque, théâtre


Le metteur en scène David Bobée et son acolyte le dramaturge Ronan Chéneau présentent la dernière partie de leur triptyque Cannibales qui succède à Res/persona et Fées.


Il y eut un temps où les romantiques souffraient de ne pas comprendre le mouvement du monde. Il semble que la compagnie Rictus s’attache à montrer un monde que l’on ne comprend que trop bien. Transparent, lisible, fluide - flexible, banquable, fashionable. Et qui fait d’autant plus mal.


Comme cette chaise translucide au milieu de la scène qui ne bougera pas; comme ces bouteilles en plastique vertes ou bleues de shampoings, eau minérale, liquides ménagers névrotiquement alignées sur des étagères. Il ne dérange pas ce monde, il est discret, mais il angoisse…
Il s’agit alors de partir à la quête d’une émotion. Trouver un interstice dans cet univers aseptisé pour éprouver quelque chose. Cannibales, c’est l’histoire de deux amoureux qui décident de s’immoler par le feu afin d’atteindre à une sensation. L’histoire d’un couple qui découvre que leur appart est plus ikéal qu’idéal…:
« Non mon amour,
non nous ne changerons pas le monde,
ensemble,
mon amour,
sur le canapé deux places de chez Habitat »


Ironie douce amère, cynisme pas totalement désespéré, auto-dérision, confidences rigolottes, vraies colères contenues et beaucoup de paroles d’amour s’expriment sur la scène et créent un tout fragmenté, rythmé et cohérent. Bobée explore des formes hybrides, à la lisère de la performance. Il entrechoque des esthétiques : des écrans et des sons, des voix et des caméras, de la danse et des lumières, du cirque et des mots. Parfois la friction fait évènement et s’ouvre sur un chemin de significations sensibles, parfois moins - on regrette les instants où le discours, sur le ton de l’auto-fiction se perd dans des lieux communs politiques, il rejoint alors cette culture de la transparence et de la simplification.

On apprécie à l’inverse les moments (nombreux) où la poésie s’extrait de ces assemblages. Lorsqu’on voit sur l’écran les rues d’une mégalopole américaine qui défilent à toute allure, et qu’on entend un texte (proche de la poésie sonore) sur les soirées glamour de Cannes qui dérivent sur les backrooms obscènes de cannes. L’investissement physique du comédien rivalise avec la dose d’énervement que contient le discours et la furie de la vidéo et crée un cocktail détonnant.
Même émotion lorsqu’on voit partir du corps d’un comédien une obsession pour la propreté « ramasse ces miettes » qui devient une danse violentée et des mouvements abruptes.
Ou ce personnage de Spiderman, remarquable incarnation des fantasmes d’un des personnages (qui nous renvoient au nôtre) : beauté, dextérité, infaillibilité de l’être aimé et figures clichées (rire dans la salle) comprises.


La compagnie offre un regard réflexif fait d’autodérision et de pathétisme sur les fantasmes, les craintes et les espoirs d’une génération. Elle ne fait qu’effleurer le tragique si elle prétendait le saisir. Le metteur en scène aborde dans sa note d’intention le thème de la névrose, de la phobie et autres maladies narcissiques, mais il ne semble pas que le spectacle y réponde.
Cela dit la tonalité légère et douce de Cannibales fait du bien au moral et à nos ikdéaux.

Illustr©Sophie Colleu

Cannibales de Ronan Chéneau, mise en scène David Bobée, au Théâtre de la Cité Internationale (www) du 6 mars au 5 avril 2008.


Le cirque de demain

Posté par Floriane le 04.02.08 à 16:37 | tags : cirque
Ce n’est plus au Cirque d’hiver mais sous le chapiteau du Cirque Phénix, à la pelouse de Reuilly, que s'est niché le Festival mondial du cirque de demain. Pour sa vingt-neuvième édition, lancée jeudi soir, ce rendez-vous incontournable fait, une fois de plus, le plein de talents en passe de séduire les scènes du monde. Par « cirque de demain », il ne faut pas entendre une conception étroite du « nouveau cirque » à la française. Les organisateurs, renifleurs planétaires, vont puiser dans toutes les esthétiques circassiennes pour composer le plateau des deux soirées qu’ils proposent. Ecritures traditionnelles ou plus contemporaines se côtoient donc, et la palette est large. Indescriptible équilibriste arménienne (Arevik Seyranyan), efficaces aériens russes (Garamovs), talentueux équilibristes chinois (troupe de Suining) partagent l’affiche avec la poésie plus délicate du Carré curieux (jonglage et diabolo) ou encore de la troupe québécoise Les sept doigts de la main, présentant un extrait du spectacle Traces.
Les deux programmes ont été repris samedi, en matinée et en soirée. Enfin, dimanche à 14 heures, un hommage au cirque français a rassemblé tous les lauréats hexagonaux des éditions précédentes. L'an prochain, le festival fêtera sa trentème édition. On ne la ratera pas!

Leçon de vie au Théâtre de la Ville

Posté par Floriane le 04.02.08 à 13:21 | tags : danse, cirque, théâtre
Plus que tout autres, les Orientaux savent que le sens prévaut sur la forme. Les artistes de Dalian, réunis par Aurélien Bory, y excellent. Chanteurs d ‘exception, acrobates, danseurs, ils n’esquissent que quelques sauts, quelques échanges d’arts martiaux, mais font preuve, tout au long du spectacle, d’une incroyable maîtrise et d’un équilibre parfait. A ce titre, ils s’imposent comme les artistes les plus impressionnants qui soient. Dans Les Sept planches de la ruse, ce n’est pas la prouesse extérieure qui est mise en valeur, mais celle de la précision, de la patience nécessaires à la manipulation des éléments de ce puzzle géant, casse-tête ancestral et scénographique, le tangram.
Léchées, les lignes se profilent en contre-jour ou dans des rasants qui les découpent sur le cyclo dont les teintes varient au fil des transformations. Car le sens de tout cela est à trouver dans le Yi Jing, jeu divinatoire, à la base de la culture chinoise, et terriblement en accord avec la réalité contemporaine. Tout va extrêmement vite, dans ce vaste pays dont la « marche en avant » avait gelé, pur un temps, les rouages. Lentement, sans heurts, la Chine s’éveille aujourd’hui, à l’image de ces sept planches, glissant les unes sur les autres, s’équilibrant et formant des figures sans cesse renouvelées où l’homme a parfois du mal à trouver sa place.
Ce poème visuel d’une pureté absolue est dû aux talents conjugués d’Aurélien Bory, qui s’impose ici comme l’une des figures les plus marquantes de la scène contemporaine internationale, et des artistes de Dalian, province chinoise côtière. La pièce ne tient que quelques jours l’affiche du Théâtre de la Ville, mais sera visible un peu partout en France jusque fin avril. Tout change, tout passe, mais tout finit par s’équilibrer et s’emboîter parfaitement. On devrait se le rappeler à chaque instant.

"Rain": la pluie tombe encore... à Lyon

Posté par Nedjma le 01.02.08 à 15:18 | tags : cirque

 

Chaque venue du cirque Eloize en France est un enchantement. En mai 2006, la création du spectacle "Rain, comme une pluie dans tes yeux" avait réjoui le public du Trianon. Un spectacle qui se veut "comme une caresse, simple et directe, pleine de sensualité et d'un doux espoir", de l'aveu de son auteur et metteur en scène Daniele Finzi Pasca. Dans le cadre d'une tournée au long cours, la troupe canadienne est aux Célestins de Lyon. Ne la manquez pas... Lire ici la chronique du spectacle, sur le mag Scènes.  Illus © Cirque Eloize 2005-Agnieszka Stalkoper

Rain, comme une pluie dans tes yeux, du 13 au 23 février, Théâtre des Célestins, Lyon. www


Quand le cirque flirte avec le music hall

Posté par Floriane le 26.01.08 à 10:15 | tags : cirque
Le Cirque d’hiver se donne des allures de casino, cet hiver. Pas de lion ni de panthère, mais des girls (sans plumes) pour rythmer le spectacle, semé de numéros dans le ton.
Pour son dernier spectacle, Vertige, la famille Bouglione flirte avec les paillettes et les jongleurs, quelques animaux et l’éléphante Micky rappelant néanmoins que nous sommes sur la piste, et non au music hall. Monsieur Loyal, très stylé, égrène au fil du spectacle l’histoire du lieu, jeune cent cinquantenaire. Il est vrai que, les cirques en dur disparaissant de plus en plus dans l’Hexagone, ce rescapé n’en a que plus de mérite de poursuivre la tradition. Pourtant, le spectacle présenté, s’il alterne les morceaux de bravoure ou d’humour, fait plutôt penser aux revues où se glissent quelques « attractions ». Un coup de jeune, pour cet art ancestral polymorphe.
Cochons et chèvres, numéro de tissu ou de danse aquatique, jongleur plus rapide que la musique et cyclistes chinoises retiennent toute l’attention. Mais le fil rouge du spectacle, ce Housh-ma-Housch ukrainien qui remporta une médaille de bronze au Festival Mondial du cirque de demain, est sans conteste le personnage le plus attachant. Rappelant Buster Keaton par ses mimiques et sa mutité, il embarque le public à qui, sans ciller, il fait jouer le beau rôle.
Pas étonnant que Vertige joue les prolongations. Le spectacle devait s’arrêter fin janvier, mais la ferveur des spectateurs a poussé les organisateurs à tenir l’affiche jusqu’au 9 mars. Un joli moment à passer, en famille ; enfants, adolescents, parents et grands-parents : tous y trouveront leur plaisir.

L'envol du grand Céleste

Posté par Nedjma le 03.01.08 à 13:19 | tags : cirque
C'est un cirque pas tout à fait comme les autres, qui a planté ses chapiteaux de toile bleue à deux pas du périphérique, porte des Lilas, rue Paul Meurice exactement. On n'y voit pas d'animaux, de coups d'épate qui font se décrocher le coeur du public - quoique... -, bouche ouverte, yeux écarquillés, à grands renforts de "ahhhhhhhh" et de "ohhhhhhhhhh". Non, le Cirque du grand Céleste, c'est bien mieux que ça. C'est un monde à part, bouillonnant d'humanité et de poésie, d'humour et de trouvailles improbables. C'est un cirque où on jongle sans tête, où on danse à trois pieds, où on fait de la musique avec des boûtes en métal. Où on s'offre quelques moments de virtuosité pure, incroyable: les numéros d'acrobatie de Melina et Farid notamment.. Mais aussi où on dit des choses -belles- en musique. Le supplément d'âme de cette équipe là tient à son équipe de musiciens excellents. Premier d'entre eux, le co-fondateur du cirque qui écrit, chante, et joue du piano, Ben Joyce, et s'offre des envolées jazz ou blues. Un antidote à la morosité et aux clichés.

Drôle de monde 2, Cirque du grand Céleste, Paris 20e. Jusqu'au 27 janvier. www


Dernier tour de piste pour Battuta à Aubervilliers

Posté par Nedjma le 27.12.07 à 11:35 | tags : cirque, zingaro

Grosse colère pour Bartabas ! Informé de sa baisse drastique de subventions, le créateur de Zingaro a saccagé, le 21 décembre dernier, une partie du mobilier de la DRAC (Direction régional des affaires culturelles) d'Ile de France, et placé, pour cela, en garde à vue une partie de la nuit. On quitte la rubrique faits divers pour revenir à l'artistique : que cela ne vous empêche surtout pas d'aller voir Battuta, dernier spectacle de Zingaro, création réjouissante, où l'artiste a retrouvé la spontanéité échevelée des débuts, après un détour vers l'épure. On retrouve dans cet univers festif en diable quelque chose des films d'Emir Kusturica: une mariée singulière, une fumeuse de pipe et une cohorte d'animaux, chevaux en tête, bien sûr. Il ne vous reste que quelques jours pour découvrir le spectacle au Fort d'Aubervilliers. Ensuite Zingaro s'envole direction Hong-Kong...

Battuta, Fort d'Aubervilliers, jusqu'au 31 décembre 2007. www


Du cirque pour les fêtes

Posté par Floriane le 17.12.07 à 17:42 | tags : spectacle à paris, cirque

Sans faillir à la tradition, le cirque refait son apparition à l’occasion de Noël, même si tous les spectacles présentés ne sont pas destinés a priori aux enfants. Avec Taoub, La Villette (www) ne prend pas de grands risques. Le spectacle, créé il y a quatre ans, a déjà tourné un peu partout et l’on connaît ses vertus rassembleuses. Rien que la mention du « groupe acrobatique de Tanger » peut évoquer aux uns les vacances, aux autres les pratiques ancestrales, et attirer un public familial. Pourtant, le nom d’Aurélien Bory, bien connu des scènes parisiennes, devrait alerter, car le sieur s’est plutôt illustré dans des créations basées sur l’utilisation de technologies de pointe et les illusions visuelles. Mariage de la carpe et du lapin, le spectacle Taoub réussit pourtant à dérouler une historiette joliment illustrative, dont ceux qui comprennent les chansons en marocain peuvent pleinement profiter. Les autres se contentent de regarder les images et d’applaudir aux quelques prouesses, dont la technicité n’est pas le cœur du propos.
C’est un univers radicalement différent que propose le Cirque Trottola, dont la dernière création, Volchok, vient d’être présentée à l’Espace Cirque d’Antony. Les personnages principaux restent les mêmes que dans le premier spectacle de la troupe : un balaise et une puce, figure habituelle du couple de main à main. Mais alors qu’un univers fellinien se dégageait de leur première production, c’est un rythme clownesque qui s’impose ici, fait d’entrées et de sorties, de numéros s’enchaînant. Mention spéciale pour le maniement inédit du balai alors que les autres séquences sont plus convenues.
A signaler enfin, la présence dans le 18è, du Cirque Binet (www), dont la programmation est assurée par Adrienne Larue, le printemps et l’été et par la Mairie de Paris l’automne et l’hiver.

Reservez vos places pour Taoub sur Flu!


Taoub dans la hotte du Barbu

Posté par Arnaud le 06.12.07 à 13:01 | tags : parc de la villette, cirque, spectacle à paris

De la rencontres de l'acrobatie marocaine et du nouveau cirque est né Taoub, ou Tissu en arabe. Conjugant le cirque, le théâtre et la vidéo, ce spectacle questionne "les ressources d'un tissu social ou familial." Avec pour seul décor un immense drap, les douzes acrobates de Tanger et le metteur en scène Aurélien Bory signent une fresque éclatante et audacieuse. Autant de bonnes raisons pour que Taoub fasse partie de la hotte de Flu ! Illus © Aglaé Bory

Taoub,

Par Aurélien Bory et le Groupe Acrobatique de Tanger,

Jusqu'au 6 janvier au Parc de la Villette. (www)

Réservez vos places pour le spectacle Taoub sur Flu!


Un cercle diabolique

Posté par Nedjma le 20.11.07 à 09:46 | tags : théâtre ranelagh, spectacle à paris, cirque

Drôle d'objet que ce diabolo qui tourne, virevolte, s'envole, revient sur son fil, sans jamais perdre sa légèreté aérienne. Tout un spectacle basé sur ce simple accessoire, ça semble improbable? Fou? En tout cas, la compagnie Tr'Espace invente grâce à lui un langage technique et virtuose, soit, mais aussi poétique, foisonnant, amusant. Il s'agit de cirque bien sûr, de danse aussi, tant les corps de Petronella von Zerboni et Roman Müller, acrobates-danseurs diablement doués s'accordent au mouvement de leur instrument, le diabolo donc. A leurs côtés, le musicien Mischa Blau signe une riche partition contemporaine et, à mille lieux de faire tapisserie sonore est partie intégrante de la pièce, tout comme la lumière. Le tout tissé autour d'un cercle lumineux majestueux qui va, et vient. Le spectacle "Le cercle" annonce "diabolos, danse, contrebasses et bien d'autres choses encore". C'est aussi pour ces mille autres choses qu'il faut courir le découvrir, dans l'écrin magnifique qu'est le Ranelagh.

Le Cercle, Théâtre Ranelagh, jusqu'au 25 novembre. 01 42 88 64 44.


Le Festival Cergy soit ! a soufflé ses 10 bougies

Posté par Floriane le 25.09.07 à 12:12 | tags : cirque, arts de la rue, festival
Le festival Cergy soit !, qui fêtait ses dix ans le week-end dernier à Cergy-Pontoise, avait décidément mis les petits plats dans les grands. Pas le temps de souffler, tant les propositions artistiques étaient nombreuses et variées. Car n’en déplaise à Serge Chaumier et à son brûlot récemment paru chez L’Harmattan, on ne voit pas très bien comment qualifier, sans les insulter, les centaines de personnes qui oeuvrent pour le divertissement du public sans tomber dans l’animation commerciale pure et dure.
Toujours est-il que le public n’a pas boudé son plaisir face à une programmation éclectique, pour tous les âges et toutes les sensibilités. Théâtre d’ombres ingénieusement interactif d’une compagnie au nom improbable : Les chaussettes en pâte à modeler ! Hommage circassien inspiré à Chagall par la famille Rasposo. Voyage sensible et joliment onirique en compagnie de La Valise. Entresort de plein air avec Le Tennis. Chorégraphie ingénument coquine de La Vouivre … Sans oublier la « décoration » du parc : sculptures à base de matériaux de récupération, visant à sensibiliser aux questions environnementales ; pots à feu de Arts tout show … Qu’il est bon de se laisser aller sur l’herbe verte, par l’un des derniers week-ends ensoleillés de l’année, sans se poser de questions existentielles profondes, mais en jouissant de spectacles tout simplement de qualité ! Le site du festival (www) (illus : Prêt à porter, Histoire amère d'une douce frénésie, présenté en 2005)

Cirque Altai : la Piste là !

Posté par Floriane le 22.09.07 à 10:35 | tags : cirque
cirque aïtalOn les a connus débutants, encore au Centre National des Arts du Cirque de Chalon en Champagne. Ils avaient déjà cette même complicité, cette même attention espiègle l’un à l’autre. Le porté, le main à main, ils faisaient ça sérieusement, professionnellement, mais aussi, lors des pauses, comme des gamins qui jouent. On leur souhaitait de garder toujours cette fraîcheur.
La piste là, le premier « vrai » spectacle de Victor Cathala et Kati Pikkarainen, en est la meilleure preuve. Pour développer leur univers, ils se sont associés à Mathieu Levavasseur, un ancien du CNAC lui aussi. Dès lors, le main à main s’étoffe de numéros de banquine, le piège du duo « amour-haine » sur tous les tons est évité, et la fraîcheur de leur regard sur le cirque peut s’exhaler. Il ne s’agit pas pour autant d’un essai de débutants. C’est la technique parfaitement maîtrisée qui permet la fantaisie dans le propos et l’apparente légèreté.
Avant l’univers plus sombre du Phare (du 2 au 7 octobre), la pelouse de Reuilly accueille, jusqu’au 7 octobre et sous l’égide de De rue et de Cirque, ce tout jeune mais si prometteur Cirque Altai.

Sans noms ou sans raisons : le cirque

Posté par Floriane le 25.07.07 à 12:36 | tags : cirque, chalon dans la rue
On les a connus plus nombreux, une vraie petite tribu qui, après des formations diverses en arts de la piste, avait fait l’effort d’acquérir un chapiteau, des camions, et de vivre la « vraie vie » des nomades. On les retrouve allégés d’une bonne partie de la distribution, égayée en quête d’autres aventures circassiennes. N’est resté que le noyau : un acrobate, un clown et un musicien. A eux trois, ils tentent de faire tenir une heure de spectacle, multipliant les apparitions, les techniques, les gags. L’écriture s’essouffle un peu, vers la fin ; on aimerait juste que la magie des premières apparitions se prolonge, que certaines trouvailles se développent. Mais on aime, malgré tout, l’atmosphère si particulière qui se dégage de l’ensemble, ce chapiteau-bar-brocante qu’ils ont aménagé comme ils vivent : avec simplicité et honnêteté. On aime la juste place laissée aux trois interprètes principaux, leurs rôles dans la petite musique qui s’égrène. Mention spéciale, et sans conteste, à cette incroyable figure de clown impassible née de la personnalité d’Amandine. C’est cela, le Cirque sans noms : un morceau de vie, en forme de spectacle.
[à lire côté mag : compte rendu du festival Chalon dans la rue 2007]

La cartoon attitude d'Housch-ma-Housch

Posté par Nedjma le 23.07.07 à 11:00 | tags : cirque, festival d'avignon

Short de laine à carreaux, foulard et chaussettes rouges, chaussures bicolores et cheveux hirsutes, forcément hirsutes, de part et d'autre d'une sacrée trogne. En voyant arriver ce drôle de clown-mime, on l'imagine grand frère ou cousin lointain de Julien Cottereau, qui présentait son spectacle dans ce même théâtre l'an dernier et recevait, voilà quelques mois, le Molière de la révélation théâtrale. Mais il y a là moins de poésie, moins de part belle faite à l'imaginaire. Housch-ma-Housch (alias Semen Shuster) est un clown russe. Espiègle, il s'essaie à la magie, claquette, fait participer le public à grand renfort de rouleaux de scotch, fausses guitares et mains baladeuses. Il casse tout ce qu'il touche, d'où les « kaput » qu'il lance à répétition. Il joue la carte du cartoon efficace, petits et grands se gondolent. Sympathique, pourtant rien de neuf sous le soleil du cirque.

Kaput par Housch-ma-Housch à la Luna, Festival Off d'Avignon jusqu'au 28 juillet.


J'ai mis une jupe - solo de clown au féminin

Posté par Catherine le 19.07.07 à 14:06 | tags : festival d'avignon, cirque

j'ai mis une jupeClaudia Nottale a un message à faire passer. Un beau texte sur les profondeurs de l'âme. Le problème, c'est qu'en plus de son béret et de sa jupe elle porte... un nez rouge. Affublée d'un tel appendice, impossible pour elle de ne pas entendre résonner dans sa bouche l'écho étrange de chaque syllabe prononcée, impossible de ne pas ressentir l'arrogance de la chaise sur laquelle elle est assise, impossible de ne pas voir que le public lorgne sur sa jupe trop courte.
Dommage que Claudia Nottale se perde parfois en mots, car quand elle laisse son corps parler, sa clown-conférencière sait nous transporter de joie et même nous amener vers de grands moments de poésie. Joli.

J'ai mis une jupe, Compagnie Claudia N.
Festival Avignon Off
Au Grenier à Sel

A noter: après Avignon, Claudia Nottale sera à Châlon dans la rue où elle présentera une nouvelle création, Mariage(s), du 19 au 22 juillet à 16 heures dans la cour de l'école maternelle Louis Lechère


Semianyki - la famille en russe et en clown

Posté par Catherine le 03.06.07 à 09:55 | tags : cirque, théâtre du rond point
Il ne fait pas beau en ce printemps bien avancé et il devient bien difficile de garder le moral au beau fixe... Heureusement, le théâtre du Rond-Point avait prévu le coup et est allé dénicher une compagnie de clown paraît-il très célèbre en Russie, le Teatr Licedei. Et voilà que ça déménage à fond les gamelles au Rond-Point des Champs Elysées! Ah oui, des gamelles, des vieilles photos, des poupées décapitées, des trucs, des machins et des bidules, la scène du théâtre en regorge. C'est qu'une drôle de famille y a élu domicile, et pour plus d'un mois. Un père, gentil moustachu alcoolique, prompt à la menace d'abandon de famille. Trois enfants et un bébé, soudés comme les doigts d'une main, bien que toujours prêts à s'entretuer. Et une mère, enceinte à ras-bord, amoureuse de son mari et jamais en reste d'une bonne blague. Car n'oublions pas que cette petite famille ("Semianyki" en russe, le titre du spectacle) a ceci de particulier qu'elle habite la planète clown. Et que donc tout est permis. Même de tenter d'étouffer le père, même de s'embrasser goulument à pleine bouche devant tout le monde, même d'attaquer le public à coup de polochons... Succession d'instants de la vie de cette famille bizarroïde, Semianyki ravit du début à la fin, au gré d'une bande-son (peut-être un peu trop présente) qui distille des vieux standards... d'Europe de l'Ouest. De gros éclats de rire, beaucoup de poésie, et un final explosif qu'on n'est pas prêt d'oublier. N'attendez pas : courez-y.

(La famille) Semianyki, création collective du Teatr Licedei
Théâtre du Rond-Point (www), du 10 mai au 8 juillet 2007
Photo : Philippe Delacroix.


Au revoir parapluie

Posté par Floriane le 22.05.07 à 11:38 | tags : théâtre de la ville, cirque, théâtre
On aimerait tant être sorti de la salle à la fin de la première partie, au bout de 45 minutes de spectacle exactement … Ce serait tellement merveilleux de rester sur cette impression de génie absolu, incarné sous nos yeux, sur scène, alliant l’inventivité la plus débridée et la maîtrise parfaite des enchaînements … Mais il y a la deuxième partie, les images non pas de trop (ce serait criminel de qualifier ainsi ces perles) mais comme jetées d’un geste incontrôlé sur la page du plateau. Comme on aimerait que James Thierrée n’ait pas souhaité « tout donner », comme à son habitude, en un seul spectacle mais qu’il ait gardé en réserve quelques-unes de ses idées prodigieuses pour les développer dans une prochaine production.
On avait un peu le même sentiment dans le spectacle du Cirque Invisible, au Rond-Point. Un rythme de music-hall endiablé, peu habituel sur les scènes françaises, y entraînait les parents de James au surplus d’images qui, toutes plus drôles ou inventives les unes que les autres, finissaient par déboussoler le public, rassasié avant que le rideau finisse par tomber.
Dommage … On a tant d’admiration pour le talent multi-facette de cet artiste incroyable, petit fils de …, qui s’est donné les moyens d’une formation éclectique mais solide. Et ces idées qu’il a dans la tête, de fuite, de perte, de voyages aboutissant inévitablement au cœur du chapiteau protecteur, lui sont tellement personnelles mais tellement proches de nous. Mais ce serait tellement bien si la chanteuse était aussi bonne dans le lyrique que dans l’ethnique, et si le mime sur la musique était exploité de façon moins systématique … Reste l’interprétation irréprochable d’une sorte de lutin danseur japonais et d’un clown suédois aguerri qui apportent un écho et un contre-poids essentiels à l’interprétation de James Thierrée qui a remporté cette année le Molière du théâtre en région.
Au revoir parapluie - A l’affiche du Théâtre de la Ville jusqu’au 30 mai (www).

Base 11/19 : à quoi l'art sert-il ?

Posté par Floriane le 11.05.07 à 18:58 | tags : cirque, théâtre
Guy Alloucherie est fils de mineur ; il en sera marqué toute sa vie. Il n'aurait pas pu, lui, descendre à la mine : elles ont toutes fermé, dans le Nord, par décision économique, laissant sur le carreau des milliers de familles aujourd'hui désoeuvrées. Destiné à des études scientifiques, Guy Alloucherie rencontre le théâtre au hasard d'un stage, mais pas n'importe quel théâtre : un théâtre physique où le texte n'est que l'un des supports d'expression. Son premier spectacle, monté avec Eric Lacascade, est une pièce de Topor : " Chez Panic ". Tout Alloucherie s'y trouve déjà : les détresses que l'on noie dans l'alcool, la violence, la chorégraphie déjà très présente.
Depuis Alloucherie et Lacascade se sont séparés, le cirque a croisé la route du premier et la compagnie HVDZ est née, installée alors qu'il avait tout fait pour partir de là, dans le bassin minier du Nord, sur la base 11/19 précisément. Au fil des spectacles, Alloucherie se raconte, et les ouvriers déchus par la même occasion. Il questionne l'art aussi, et la culture, et la place que les deux peuvent bien avoir à tenir dans une zone sinistrée où les vies ne le sont pas moins (et il y a énormément des deux en France et dans le monde).
Ces derniers temps, la compagnie HVDZ s'est lancée dans des Veillées, partant à la rencontre des habitants d'un quartier, pendant quelques jours, leur parlant d'eux, de leur histoire, et d'art. Base 11/19 est ainsi le concentré de plusieurs rencontres, humaines et artistiques ; la collision d'éléments circassiens, textuels, vidéos, témoignages qui tous font choc. Au fil de ses litanies, Alloucherie se met à nu ; les autres textes abordent des questions plus sociales, voire politiques, et convoquent l'univers des performers. Les corps s'ébrouent dans la terre, s'emprisonnent dans du film plastique, s'enterrent littéralement ou s'envolent , touchés par la grâce de l'art ; car tout le dilemme est bien là : que fait-on de sa vie dans une situation critique ? En quoi l'art peut-il aider à s'en sortir ? A quoi peut-il bien servir ?
C'est par des images physiques et visuelles fortes, auxquelles les textes font écho, que la compagnie HVDZ tente d'y répondre. Un spectacle sincère, engagé et sans concession.

Base 11/19 par la compagnie HVDZ, mise en scène de Guy Alloucherie, à voir en mai à Martigues, Strasbourg puis à Aubusson, à Saint-Nazaire et à Martigues
Sur le mag : florilège circassien de printemps (Dédale, le Cirque invisible, Solstice, etc.)


Plus ou moins l'infini ?!?

Posté par Floriane le 20.04.07 à 15:45 | tags : théâtre de la ville, cirque, danse
Plus ou moins l'infiniPour ceux qui ont aimé Erection de Pierre Rigal présenté récemment au Théâtre des Abbesses, le dernier spectacle de la Cie 111 devrait être un régal. Petit organigramme : Aurélien Bory a conçu et mis en scène Erection ; il a également conçu Plus ou moins l'infini, mis en scène par Phil Soltanoff, le directeur artistique de mad dog, une compagnie de théâtre expérimental new yorkaise. Bory vient de la physique, du cinéma, de l'acoustique architecturale et (pas accessoirement du tout) du jonglage. Nourri de références liées au Bauhaus et au constructivisme, c'est tout naturellement que la trilogie dont le spectacle présenté au Théâtre de la Ville est le dernier volet soit basé sur les jeux du corps dans l'espace. Ici, c'est la ligne qui est reine dans ce que Bory n'hésite pas à appeler son " théâtre cinétique ". Tout cela a l'air très compliqué mais sur le plateau, c'est tout bonnement la magie qui opère, au sens le plus littéral d'une illusion parfaitement maîtrisée.
Plus ou moins l'infini, du 19 au 26 avril au Théâtre de la Ville (www)

Théâtre pour navigateur

Posté par Life on Mars le 16.11.06 à 22:06 | tags : cirque

Le duo Circo Ripopolo (www) présente sur son site web un sketch exquis, utilisant un espace scénique assez peu exploré... le navigateur. Cliquez, montez le son, et laissez la fenêtre ouverte !



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