Théâtre et danse : actu des spectacles. Blog Saisons.
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Nouveau tour de piste avec le cirque Romanès

Posté par Nedjma le 02.11.09 à 16:42 | tags : musique sur scène, cirque
C'est une de ces "institutions" qu'on aime. Mais pas classique, pas académique. Le cirque Romanès et son chapiteau, à implantation variable, mais bonheur toujours égal. Le fondateur du cirque Romanès, metteur en scène et poète, Alexandre, couche régulièrement ses souvenirs sur papier. Son troisième livre va paraître chez Gallimard. En attendant donc, on retrouve en piste les différentes générations de cette joyeuse tribu. Après "Rien dans les poches", voici "Paradis tzigane". Pas de gros moyens mais des bouts de ficelles magiques. Des étincelles et des coups d'éclats, un joyeux désordre organisé, une trentaine de numéros et une générosité débordante qui circule, entre artistes, entre artistes et spectateurs. Voici donc contorsionnistes et trapézistes, funambule et jongleuse, acrobates, musiciens, animaux... Enfin, un seul, une chèvre. Et puis toujours, Délia, madame Romanès, en maîtresse de cérémonie, chevelure folle, voix éraillée, sourire d'or.

 

Comme toujours, les Romanès invitent à un réveillon festif en leur compagnie, le 31 décembre prochain. Au milieu des bulles de champagne, fanfare, danse, et chants...

Illus Cirque Romanès.

Paradis tzigane, Cirque Romanès, jusqu'au 31 janvier, 42-44 Bd de Reims, Paris 17e.




L'atelier du peintre du Cirque Plume. Plim. Ploum. Paf.

Posté par Catherine le 20.10.09 à 08:00 | tags : cirque plume, cirque

Cirque PlumeDans un rythme bien à lui, avec des numéros qui laissent le temps au temps, le Cirque Plume sait fabriquer de belles images et il le prouve une nouvelle fois avec son Atelier du Peintre, actuellement de passage à Paris.

Le spectacle est très lisse et on a parfois l'impression étrange d'assister à un grand show de "nouveau cirque à papa", mais on ne doute pas une seconde que cet atelier peinturluré ravira un public familial en cet hiver qui commence sérieusement à se rapprocher de Noël...

 

L'Atelier du peintre, par le Cirque Plume
Au Parc de la Villette, Espace Chapiteaux, jusqu'au 20 décembre 2009

 







Le cirque facile et sans risque

Posté par Catherine le 16.10.09 à 20:00 | tags : cirque

 

Que ceux qui ne se sont pas encore précipités admirer le fabuleux Cirque des Gueux au Village de Cirque le fassent (mais vite, il ne reste plus que deux jours !), et que tout le monde se prépare à aller applaudir bientôt la Compagnie Galapiat et son Risque Zéro qui fait très peur. Petite mise en bouche avec cette descente de mât chinois par le petit clown rouge de la compagnie, Moïse Bernier, offerte à la soirée d'ouverture du Village.
Le Cirque des Gueux par le Cirque Baroque, jusqu'au 18 octobre
Risque Zéro par la Compagnie Galapiat, du 21 octobre au 1er novembre
Au Village de Cirque, pelouse de Reuilly

 




Quand le cirque flirte avec la science

Posté par Floriane le 16.10.09 à 06:49 | tags : cirque, international
In Vitro 09Dans la pénombre, des formes s’agitent. Tête en bas, suspendues en haut de la structure d’acier que l’on devine à peine, elles s’extraient péniblement d’un magma de membres. En haut des bras, quelques traces de plumage. Malheur ! L’expérience du Professeur, cloneur fou désireux de croiser l’homme et la bête, a une fois de plus raté. La « bête de cirque », aux capacités plus qu’humaines, n’est pas encore sortie de ses éprouvettes.
Basé sur le scénario écrit par Guy Carrara en 1997 et publié ce printemps chez L’Entretemps, In Vitro 09 est une version totalement revisitée du spectacle créé il y a dix ans. Montée en partenariat avec l’Ecole nationale de cirque de Rio, cette production fait la part belle à l’insertion professionnelle de jeunes artistes brésiliens et européens. Soutenu par le programme Culture de la Commission européenne, le projet a vu le jour grâce à la collaboration de nombreux opérateurs et écoles européens et brésiliens, rassemblés autour de la compagnie française Archaos.
Après les bêtes à plumes, ce sont des bêtes à toison qui naissent dans le laboratoire. Dolly, la brebis, avait fait les gros titres dans les années 90. Les deux artistes qui s’affrontent au mât chinois en sont les lointains descendants. Une fois de plus, le Professeur trépigne, arpentant la scène à la vitesse de ses rollers. Les laborantins équilibristes n’ont qu’à poursuivre les travaux.
Ce petit monde s’agite de plus belle jusqu’à qu’enfin, une créature, de rouge vêtue, apparaisse, inerte sur un double fil. Pas de plumes, pas de toison, mais que peut-elle bien faire de plus qu’une simple humaine dont elle a toutes les apparences ? En s’éveillant, maladroitement d’abord, elle se risque sur les cordes, poussée par le Professeur à se mettre debout, puis à progresser sur cette assise fragile. Et là, miracle ! La « créature », prenant de l’assurance, acquiert les postures et les attitudes de la féminité la plus délicate, la plus tentatrice, la plus dangereuse. Le Professeur n’est pas le seul à tomber sous le charme.
Il adviendra ensuite ce qui arrive toujours dans ces cas-là : un des laborantins, ayant chassé le Professeur jongleur d’embryons, finit par conquérir le cœur de la belle. Finies les expériences ; le spectacle se termine par un duo d’équilibre sur mains et sur cannes d’une sensualité très délicate.
Créé le 8 septembre dernier à Rio, In Vitro 09 débute sa tournée et est présenté, en première européenne, ce soir au Cirque Théâtre d’Elbeuf. La scénographie inventive (une sorte de « diamant » tournant, un prototype de structure autoportée signé Archaos) permet de le jouer en configuration frontale ou en cercle. Après Elbeuf, le Professeur et ses créatures s’envoleront pour le festival della Scienza à Gênes (Italie), puis ils iront au Havre (fin novembre), à Doua (mi décembre), Montpellier (fin décembre), avant Bruxelles (fin janvier), Londres (avril) et enfin La Villette, fin 2010.



Village de cirque, la fête sous chapiteau

Posté par Nedjma le 24.09.09 à 17:44 | tags : cirque

 

La saison automnale? Les jours qui raccourcissent, le temps qui s'assombrit, pas de quoi se réjouir. Mais c'est aussi celle du retour du Village de cirque, joyeux chapiteau hissé haut par la Coopérative De rue et de cirque. Sur la pelouse de Reuilly donc (Paris 12e), une fête d'ouverture accueillera, jeudi 1er octobre, des clowns, des acrobates, des virtuoses volants ou rampants, des artistes en liberté, des spectacles... Et vous?

 

Le coup d'envoi d'un mois de cirque, qui met à l'affiche le Cirque baroque et son "Cirque des gueux", librement inspiré de "L'opéra des gueux" de John Gay. Les désordres du monde en trois actes, vus par trois metteurs en scène et trois compositeurs. Un collectif de jeunes artistes issus du Centre national des arts du cirque, la Compagnie Galapiat présentera "Risque zéro". Enfin, les Nouveaux Nez mettent "Madame Françoise" sur scène, en direction du jeune public.

En marge des spectacles, des week-ends kidnapping avec des petites formes ou spectacles insolites, des ateliers de pratique pour petits et grands et une programmation de films sous chapiteau.

Illus Philippe Cibille 

Village de cirque, du 1er octobre au 1er novembre, Paris 12e, Pelouse de Reuilly, organisé par la Coopérative de rue et de cirque.

Lire l'entretien avec Rémy Bovis, directeur de De rue de cirque, réalisé en octobre 2008.




Les projets du Conseil de la création artistique

Posté par Nedjma le 10.09.09 à 16:34 | tags : théâtre, musées, cirque, musique

Nicolas Sarkozy avait annoncé sa création en janvier dernier , on connaissait sa composition en février. Et depuis, on ne savait pas bien ce que mitonnait le Conseil de la création artistique orchestré par Marin Karmitz.

Réponse ce matin, lors d’une conférence de presse où le Conseil a dévoilé les grands axes de ses projets. Parmi eux, la création d’une colline des arts, vaste pôle culturel installé près de la Colline de Chaillot ; la mise en place, à l’horizon 2010, d’une quarantaine d’orchestres de jeunes âgés de 7 à 12 ans, et novices dans la pratique d’un instrument ; la formation d’une cinémathèque de l’étudiant. Une fête des jeunes artistes devrait encore, dès juillet 2010, mettre en avant le travail de créateurs de moins de 30 ans et sillonner huit villes françaises. Un projet défendu par Dominique Hervieu, membre du Conseil et co-directrice du Théâtre national de Chaillot. A ses côtés, parmi les douze membres de la structure, trois autres représentants du spectacle vivant : Jacques Blanc, directeur du Quartz, scène nationale de Brest, Olivier Meyer, directeur du Théâtre de l’Ouest parisien et du Théâtre Jean Vilar de Suresnes, enfin Jean Vinet, directeur du centre des arts du cirque de Basse Normandie…

Illus Deux membres du Conseil, Dominique Hervieu et Olivier Meyer dr





Risque ZérO ? : mon œil !

Posté par Floriane le 05.08.09 à 10:41 | tags : cirque
GalapiatMais où donc ont-ils appris ça ? A Rosny ? Au CNAC ? Leurs CV mettent en avant ces formations académiques. Il y a longtemps pourtant que l’on a vu (si l’on en vit) des lanceurs de couteaux, de haches, de fléchettes et de pétards sortir de ces cursus. Eux s’en donnent à cœur joie, bousculant le public trop proche du tapis énorme où ira se poser le voltigeur ou de l’échafaudage enflammé où s’envolera l’acrobate. Les guitares et la fille hurlent comme des damnées, les garçons galopent, les spectateurs tentent de suivre.
C’est fou ce que ces galapiats-là ont de Cirque Aligre. Il faut, en effet, remonter aux années 70 pour trouver cet esprit frondeur, casse-cou, cette énergie pure et communicative qui n’a pas peur de malmener le public. Ça change des mièvreries nombrilistes de certaines autres propositions. Vivre à 200 à l’heure et à 300% pourrait être leur devise. Et pour les Parisiens qui auront besoin d’une bonne dose d’adrénaline à la rentrée, c’est au Village de cirque de 2r2c qu’ils pourront retrouver cette équipe de choc, du 21 octobre au 1er novembre.
Ill : © Nelly Sabbagh





Autres pistes à la Cité internationale

Posté par Floriane le 23.07.09 à 08:36 | tags : paris quartier d'été, festival, cirque
 
Certains ont la grâce ; d’autres un peu moins. Chez les circassiens, l’apparente facilité cache pourtant souvent un travail énorme, d’autant plus remarquable qu’il ne se voit pas ou se devine à peine. L’artiste alors peut pleinement développer son interprétation, faire corps avec son agrès ou avec son partenaire. Et le public d’oublier le danger, la difficulté, l’apprentissage, la pesanteur même.

La transition est aisée, puisque c’est précisément Kitsou Dubois, chorégraphe connue pour ses recherches sur le sujet, qui a concocté le programme de Autres pistes, présenté au Théâtre de la Cité Internationale, en partenariat avec Paris Quartier d’été. Dubois a même fait mieux, puisqu’elle a dirigé les deux interprètes de Contrepoids (Virginie Frémaux et Mika Lafforgue), perchés sur leur trapèze, dont ils démantèlent la forme et la fonction pour se jouer de la hauteur et des rapports entre leurs deux corps, solidaires, en balance ou se détachant un bref instant, pour mieux se rattraper.
Une même grâce habite Marie-Anne Michel qui, depuis plusieurs années déjà, promène son solo de mâts chinois, avec l’indifférence souriante de celle qui a totalement maîtrisé l’agrès, le corps et l’image qu’elle souhaite donner, celle d’une jeune femme en Sieste verticale. Le programme souligne utilement sa répartition fine des appuis et son art de « bouger avec l’air de ne pas bouger ». La Cité Internationale a eu l’intelligence de placer son numéro, inaugural de la série de ces Autres pistes, au centre du hall d’accueil. Perdue dans les moulures du plafond, Marie-Anne Michel semble littéralement flotter, somnolente, et son bien-être apparent détend et émerveille le spectateur, parfois surpris dans sa traversée, ses tracas administratifs ou ses élans amoureux. Quelle jolie façon de mettre l’art au cœur de la vie !
Autres pistes se poursuit jusqu’au 9 août, avec différents programmes.

Ill : Contrepoids, © Christophe Reynaud de Lage



Lang Toi: le Vietnam illustré

Posté par Floriane le 03.07.09 à 07:30 | tags : international, cirque
Lang ToiJolie histoire que celle de Lang Toi, ce projet de cirque rêvé par des Vietnamiens exilés, formés à l’Ecole du cirque national de Hanoi, qui reviennent apporter à leur pays d’origine l’expérience qu’ils ont acquise en Europe. Au final, cela donne un joli spectacle, flirtant avec les traditions, non pas circassiennes mais ethniques, car le Vietnam compte de nombreuses minorités dont il apprend aujourd’hui à mettre en valeur les coutumes. Les diverses séquences de Lang Toi parsèment ainsi les images d’Epinal d’un Vietnam d’affiches touristiques de quelques figures reconnaissables sur les estampes anciennes et d’autres, tirées des jeux villageois. Le véritable intérêt de l’exercice réside sans aucun doute dans l’interprétation contemporaine de ces images connues, l’appropriation par les trois directeurs artistiques de ce fonds traditionnel pour en faire une création d’aujourd’hui. Ainsi, l’usage du bambou est l’exemple même du matériau réinventé, utilisé tantôt comme scénographie, tantôt à la manière traditionnelle des ponts et autres ouvrages de construction, tantôt enfin comme des agrès permettant à la fois la joliesse de l’image et la prouesse technique.
Invité au Théâtre Claude Lévi-Strauss du Quai Branly, du 18 au 27 juin, pour sa première en Europe, le spectacle a cependant pâti des limites du plateau, où les dix-sept interprètes (musiciens compris) étaient plus qu’à l’étroit. Impossible de jouir là de la poésie, qui échappera sans doute au mièvre, une fois étalée sur une scène plus vaste ; étriqués, certains effets (notamment lumineux) demandant plus de profondeur pour prendre toute leur amplitude. Le seul avantage d’une proximité rendue possible par la petitesse de la salle, est finalement l’intimité avec les artistes, que l’on s’attend à tout moment à voir déborder de la scène trop petite. Là, on peut vraiment voir le plaisir qu’ils prennent dans ce spectacle et qu’ils ont eu à replonger dans des racines qui paradoxalement ne sont pas les leurs, car ils sont Viets et ont dû découvrir les minorités dont s’inspirent la plupart des jeux mis en scène.
A voir, en tournée, du 2 au 12 juillet au festival d’Anvers (Belgique), puis en novembre à Chambéry, Draguigan et Dôle, en décembre à Brest, La Rochelle, Senart, Bordeaux et Caen, et enfin en janver 2010 à Bayonne, Vienne (Autriche), Calais et Londres.



4'sous d'cirq: trois artistes pour un spectacle

Posté par Floriane le 01.07.09 à 11:11 | tags : cirque, arts de la rue

4'sous d'cirqueUne fois de plus, un art dit mineur prouve, par son audace et son inventivité, que les marges du théâtre offrent une liberté enviable.

On l’avait déjà souligné lorsque le Théâtre de l’Unité avait sorti Oncle Vania des salles, pour le plonger à la campagne, dans le décor naturel dont il est question dans le texte. Une relecture intelligente de la pièce donnait tout son piquant au spectacle. Cette fois, le Cirque Baroque va plus loin : en confiant la mise en scène de L’Opéra des gueux de John Gay à trois artistes, c’est un triple éclairage qu’il permet de porter sur l’œuvre dont il s’inspire. Quasi jamais, en salle, on n’ose pareille approche. Et le plus fort, c’est que ça fonctionne !
4’ sous d’cirq … ou Le Cirque des gueux propose une progression vraiment éclairante, qu’un seul metteur en scène ne pourrait vraisemblablement réussir, tant elle repose sur la diversité des esthétiques. Ce qui aurait pu s’avérer une fausse bonne idée aboutit ici à un spectacle jouissif, festif, plein de rebondissements et de surprises. L’univers saltimbanque mis en œuvre par Kushida pour la première partie permet d’entrer en douceur dans la fable et de faire la découverte des personnages en même temps que des techniques circassiennes qu’ils déploient. Plus torturé, comme à son habitude, Celedon s’est emparé de la seconde partie et y met toute la rage dont il sait faire montre, dans un camaïeu de noir et blanc explosif. A cette révolte de la base, rappelant par certains côtés un expressionnisme à la Pabst, succède l’ambiance délétère de Karelle Prugnaud, la plus jeune du trio, qui tire le spectacle vers la boîte de nuit, le cabaret, le clinquant, l’interlope, autre vision du monde développé par Gay et repris ensuite par Brecht.
4’sous d’cirq …, conçu par Christian Taguet qui dirige le Cirque Baroque depuis vingt-cinq ans, met définitivement en joie ceux pour qui la création reste ludique et l’iconoclasme salvateur. Il fallait oser imposer trois signatures au sein d’une même œuvre. Et pourquoi pas, après tout ? Pourquoi ne pas emmener le public dans un univers inventif, qui met en valeur la pièce par ses éclairages inventifs ? Que les puristes grincheux aillent se coucher et laissent les spectateurs ne pas bouder leur plaisir !
A voir au Village de cirque de 2r2c, sur la pelouse de Reuilly, du 1er au 18 octobre 2009.

© C. Taguet (représentation en plein air, au festival Parade(s) à Nanterre)




Festival des clowns, des burlesques et des excentriques - huitième !

Posté par Catherine le 29.03.09 à 18:58 | tags : cirque, théâtre

Et c'est parti pour une folle semaine au Samovar avec le Festival des clowns, des burlesques et des excentriques, rendez-vous désormais traditionnel puisque le voici en sa huitième édition. Un nom à rallonge pour un festival qui sait rassembler tous les inclassables au nez plus ou moins rouge, à l'allure plutôt bizarre et à l'esprit pas mal barré... Des soirées vitaminées et en plusieurs parties, la forme courte ne faisant pas peur à ce genre d'individus !

Au programme, pas mal d'anciens du Samovar : Benjamin Beneventi, Les Paraconteurs, les Flantaisistes, Jackie Star, Hélène Ventoura... Les petits nouveaux ne sont pas oubliés et feront leurs premières armes clownesques au sein de fanfares ou à l'occasion de cabarets. A noter également l'adaptation très prometteuse de Carmen par la compagnie Contre Pour, spectacle soutenu par le Hangar des Mines - haut lieu de formation clownesque. Le programme complet mérite qu'on y jette un oeil : cliquer ici.

Est-il besoin de rappeler que les clowns, c'est pas que pour les enfants ?

 

Le festival des Clowns, des Burlesques et des Excentriques, au théâtre du Samovar et sous le chapiteau du parc Jean Moulin à Bagnolet, du 1er au 5 avril 2009

 

Ce festival s'inscrit au sein de l'événement cirque Sous le Chapitô, organisé par la ville de Bagnolet, qui se poursuit jusqu'au 11 avril sous le chapiteau, avec le Cheptel Aleïkoum, un groupement d'artistes et de compagnies de cirque contemporain issus de la 15ème promotion du CNAC. Formes spectaculaires, pièces de cirque, concerts, le programme complet est ici.

 

Illustration : Le dernier numéro, de et avec Hélène Ventoura, © Sylvain Granjon 




Les fondateurs des Arts Sauts à Silvia Monfort

Posté par Nedjma le 05.03.09 à 16:27 | tags : théâtre, cirque
Pour une nouvelle ! Stéphane Ricordel et Laurence de Magalhaes ont été désignés à l’unanimité par le Conseil d’administration comme nouveaux directeurs du Théâtre Silvia Monfort. Depuis sa création en 1992, ce lieu était dirigé par le metteur en scène Régis Santon et quelque 700 000 spectateurs y ont afflué en 17 ans.

Une bonne raison de se réjouir : tous deux créateurs, producteurs, gestionnaires, ces quadragénaires sont les cofondateurs des Arts Sauts, qu’ils ont emmenés sur les scènes du monde pendant plus de quinze ans. Une aventure foisonnante, virtuose, autour d’un collectif de 35 personnes. Les Arts Sauts ont fait leurs adieux au public au printemps 2007, avec une présentation en apothéose de leur dernier spectacle, Ola Kala. Le nouveau tandem de direction affiche un projet pluridisciplinaire, qui se veut « inventif et populaire », mêlera musique, théâtre, danse, cirque contemporain et fera la part belle à la jeune création. Il prendra les rênes du théâtre au 1er juillet prochain, après une période de transition assurée par Régis Santon.

Théâtre Silvia Monfort, Paris 15. Illus dr

Lire notre dossier spécial consacré aux Arts Sauts, à l’occasion du spectacle Ola Kala.

 




Aurelia Chaplin Thierrée fait son Oratorio

Posté par Nedjma le 03.03.09 à 11:17 | tags : théâtre, cirque

 

Vous avez aimé les parents, Victoria et Jean-Baptiste Thierrée, qui présentaient leur "Cirque invisible" au Théâtre du Rond-Point à l'automne dernier? Vous avez aimé le frère James Thierrée, qui livrait sa magistrale "Veillée des Abysses", toujours au Rond-Point, en décembre? Vous allez adorer Aurélia Thierrée Chaplin, la petite dernière qui, encore et toujours au Rond-Point -pas de doute, la famille s'y sent bien!- fait escale avec son "Oratorio". Si chacun affiche une personnalité propre, ils partagent la même fantaisie poétique, la même virtuosité, la même incroyable aptitude à inviter au rêve, à la magie. Ce spectacle, qui tourne depuis trois ans, est mis en scène par Victoria. Quelle tribu! Illus dr

 

L'Oratorio d'Aurelia, du 3 au 14 mars, Théâtre du Rond-Point, Paris. 




Rêve de cirque déshabillé - 20e / Première

Posté par Catherine le 10.02.09 à 09:00 | tags : cirque

Oh qu'ils sont croustillants les acrobates en boxers noirs de la 20ème promotion du CNAC ! En voici un petit aperçu à gauche, mais croyez moi, une photo n'est rien comparée au plaisir d'admirer leur... hum, agilité, de près, à l'Espace chapiteaux de la Villette, où ils n'attendent que vous pour une petite semaine encore.

Ils sont beaux donc, souples bien sûr, et facétieux aussi, ce qui ne gâche rien. Georges Lavaudant a accompagné ces charmants jeunes hommes voltigeurs et leurs comparses au fil, au mât chinois, au mât pendulaire, ou encore, agrès assez impressionnant, au fil souple, dans une présentation de leur savoir-faire en forme de clin d'oeil au cirque traditionnel, voire au cirque à grand spectacle, avec une échappée nostalgique vers des horizons plus cinématographiques. Moultes références, certaines très rigolotes comme ce numéro de domptage de bicyclettes féroces au sérieux déconcertant, d'autres plus pointues, surtout côté cinéma, mais l'ensemble reste très lisible et offre de vrais instants de ravissement. Un beau rêve de cirque dont il serait dommage de se priver.

 

20e/Première - spectacle des étudiants de la 20ème promotion du Centre National des Arts du Cirque.
Mise en piste Georges Lavaudant / Cie LG théâtre
Espace Chapiteaux de la Villette - jusqu'au 15 février




Les circassiens de demain à Reuilly

Posté par Nedjma le 30.01.09 à 15:16 | tags : cirque, festival

C'était il y a trente ans tout rond. Isabelle et Dominique Mauclair, deux mordus de cirque créaient le festival mondial du cirque de demain, avec un objectif affiché: offrir une tribune à de jeunes artistes. Jury international et public avide de découvertes: depuis 30 ans, ils ont assisté aux différents numéros (946 au total!) d'acrobates, équilibristes, danseurs, musiciens, jongleurs, voltigeurs et autres contorsionnistes audacieux parfois, virtuoses souvent. Rebelote ce week-end avec la trentième édition du rendez-vous. 24 candidats à l'affiche sous le chapiteau du cirque Phénix. Et vous?

Illus dr 

30e festival mondial du cirque de demain, le 30 janvier à 20h30, le 31 à 14h30 et 20h30, le 1er février à 15h, cirque Phénix, pelouse de Reuilly, Paris. 




Chacun cherche son show

Posté par Nedjma le 10.12.08 à 12:00 | tags : opéra, théâtre, comédie musicale, cirque, odéon

Bon voilà, Noël approche, Tonton Marcel débarque à Paris et vous pose, comme chaque année, la même question : « Qu’est-ce qu’on pourrait aller voir pour les fêtes ? » Sous-entendu, quel spectacle joyeux, magique, kitsch et invitant au rêve ? Quoi, Lagarce, Noren, Strindberg, pas des auteurs pour les fêtes ? On voit pas bien pourquoi…

M’enfin, on a quand même trouvé et avec plaisir encore, cinq pépites au rayon danse, comédie musicale, théâtre, cirque qui auront chacune leurs adeptes. Suivez le guide…

-Pour les férus de Broadway. "On the town", évidemment ! Initié par Jérome Robbins et composé par Léonard Bernstein, autrement dit les déjà heureux créateurs de "West Side Story", ce musical là, moins connu, n’en est pas pour autant moins recommandable. Trois matelots en goguette sont en virée dans un bar new-yorkais… Jude Kelly signe la mise en scène et Stephen Mear la chorégraphie pour 50 artistes virevoltants. Le tout, dans l’écrin du Châtelet. Inmanquable. Jusqu’au 4 janvier.

Théâtre du Châtelet

-Pour les bambins esthètes. Le spectacle jeune public entre à l’Odéon, c’est une première. Olivier Py, son nouveau directeur, met en scène trois contes de Grimm : « La vraie fiancée », « La jeune fille, le diable et le moulin » et « L’eau de la vie ».Du 23 décembre au 18 janvier. Théâtre de l'Odéon

-Pour les rêveurs invétérés. Est-il besoin de dire et redire tout le bien qu’on pense de la lignée Thierrée-Chaplin. Victoria, fille de Charlie Chaplin, femme de Jean-Baptiste Thierrée a enfanté deux jeunes génies, Aurélia Thierrée, et James Thierrée, encensé sur tout ce que l’Europe compte de plateaux, ou presque. Il pratique un art foisonnant et protéiforme, débordant de poésie. « La veillée des abysses » revient au Rond-Point quatre ans après le théâtre de la Ville. On y court (même si les places s’arrachent).Du 10 décembre au 4 janvier. Illus dr Théâtre du Rond-Point

-Pour les addicts de Béjart. Un an après la mort du fondateur du Ballet de Lausanne, cet Hommage à Maurice Béjart, signé de Brigitte Lefèvre, qui a dansé dans le Ballet de l’Opéra, réunit « Serait-ce la mort », « L’oiseau de feu » et « Le sacre du printemps ». En attendant Le Boléro… Du 9 au 29 décembre, Opéra Bastille. Opéra de Paris

-Pour les amateurs de frissons. Les 7 Doigts de la main, issus de l’école de cirque de Montréal marient danse et acrobatique dans un spectacle sur le fil… C’est « Traces », pour deux petites semaines seulement. On y reviendra…
Du 17 au 31 décembre, La Cigale.




Le cirque, c’est pas qu’à Noël

Posté par Floriane le 01.10.08 à 20:00 | tags : cirque
Cirque ElectriqueFidèle à son habitude, la coopérative De Rue et De Cirque s’installe, tout le mois d’octobre, sur la Pelouse de Reuilly. Spectacles, afters, cartes blanches, brunchs, ateliers, films, lecture : cette année, 2r2c y va fort ! « Nous pensons que le cirque a sa place dans le tissu urbain et parions sur la création circassienne contemporaine », affirment ses responsables. Quatre compagnies (Cie La Valise, Cie Le Nadir, Cie Cirque Electrique, Nikolaus/Cie Pré-O-Ccupé) présenteront des propositions accessibles à partir de 2, 4 ou 10 ans. La Fédération Française des Ecoles de Cirque, Clowns sans frontières et le théâtre-école du Samovar se verront offrir des cartes blanches le mardi soir. Les vendredis soir, après le spectacle, seront occupés par la programmation musicale concoctée par Le Petit Bain ; les autres soirées seront mitonnées par les compagnies invitées. Des ateliers de pratique pour tout âge, encadrés par Les Noctambules et des ateliers de découverte scientifique donnés par les Petits débrouillards viendront compléter les nombreuses activités de ce fourmillant village, posé comme « un moment de résistance à la normalisation ».
Ill : Cie Cirque Electrique, DR



Calvino au cirque

Posté par Floriane le 05.09.08 à 13:18 | tags : cirque
Le Chapiteau des destins croisésLe nouveau spectacle d’Adrienne Larue s’intitule Le Chapiteau des destins croisés et est librement inspiré d’une nouvelle de Calvino, Le Château des destins croisés, où les « hasards » des lames du tarot tracent les lignes de vie. Adapter les figures des arcanes au cirque est tentant ; les images symboliques sont en effet très parlantes. Pas facile, pourtant, de rendre tout un univers avec une succession de solos.
Le Chapiteau des destins croisés, présidé par une femme à barbe resplendissante (Adrienne elle-même), rassemble un jongleur, une contorsionniste, un magicien et une artiste à la corde lisse. La lune, la mort, le pendu, l’amoureux … autant de séquences, illustrant plus ou moins directement l’image ou le sens de la carte. Adrienne Larue a toujours été curieuse d’univers singuliers ; c’est avec Michel Bertier, aux instruments de musique improbables, qu’elle mène cette fois cette aventure aux côtés de jeunes interprètes.
Avec un peu de bouteille, ce Chapiteau-là abritera une perle d’étrangeté et de malice. A voir, pour l’instant, jusqu’au 21 septembre, 62 rue Binet, Paris 18.




100%Finlande à la Villette: cirque singulier

Posté par Lucie le 24.05.08 à 13:45 | tags : cirque, paris villette


La Grande Halle de la Villette propose des spectacles de nouveau cirque dans le cadre du festival 100% Finlande. La compagnie internationale "cirque Aero" occupe une place de choix - bien méritée - au sein de la programmation.

Fur rassemble du mât chinois, de la jonglerie et de l'équilibrisme pour un spectacle pas tout à fait « 100% Finlande » puisque les cinq artistes sont finnois, ukrainiens, japonnais et suédois.
Témoignage de la vitalité de la création circassienne, Fur est rempli de trouvailles gestuelles, d'assemblages incongrus de mouvements. Chaque discipline est investie de façon singulière, les artistes tentent véritablement d'imposer leur univers original, en retenu, un rien sombre et murmurée. Centré autour de la relation à l'autre, une cage centrale apparente les hommes à de drôles d'animaux qui tantôt se battent, tantôt s'amourachent. Le temps d'un tableau, un travail fin sur le son oppose un homme en équilibre sur une main et le bruit métallique du sol, amplifié par une bande son. Fur fait partie des spectacles qui rendent compte de la force poétique et du dynamisme du nouveau cirque.
On regrette peut-être une bande son un tantinet orientée vers les années 1990 qui entrave parfois la force des images. Mais elle n'empêche pas de faire beau voyage.

 

(illustr ©Heli Sorjonen)


Fur, de Maksim Komaro/ Cirque Aero, jusqu'au 25 mai, Grande halle de la Villette- NEF Nord (www).

Certains spectacles de la programmation cirque de 100 % Finlande se poursuivent en Juin à Nexon, Nantes ou Chalons en Champagne: Regarder le programme complet (www).




Le retour des Romanès

Posté par Floriane le 06.04.08 à 09:23 | tags : cirque
Du 11 avril au 4 mai, le cirque Romanès pose à nouveau son chapiteau à Paris, boulevard de Reims. Le spectacle s’appelle, cette fois, « Rien dans les poches » ; joli titre pour des marcheurs de grand chemin. On se souvient de l’éclosion de ces spectacles pas ordinaires, il y a quelques années, vers Clichy. Une odeur d’authenticité, une envie de partager un moment avec ces gens du voyage. Bon an mal an, l’expérience se poursuit, et revoilà les Romanès à Paris, inchangés, fidèles à eux-mêmes. Le 30 avril, une nuit tzigane permettra, annonce-t-on, de danser jusqu’au but de la nuit. Cet été, Alexandre Romanès, à qui l’on doit déjà Paroles perdues, publié chez Gallimard, se lancera dans le cinéma, avec la complicité de Robert Guédiguian. Son projet de spectacle imaginé avec Jean Genet n’avait pas abouti. Espérons que cette fois, il pourra aller jusqu’au bout.



3 questions à Joëlle Berrebi, autour du premier salon mondial du cirque.

Posté par Lucie le 03.04.08 à 15:34 | tags : cirque, festival

 

 

Pourquoi un salon mondial du cirque ?

Je travaille dans une structure de production qui travaille avec des circassiens depuis 10 ans maintenant. Evoluant dans ce monde, j’ai pu faire plusieurs constats, tout d’abord que cet univers se développe de plus en plus, se professionnalise et se spécialise. Et un second constat, à savoir qu’ il n’existe pas de temps ou de lieu de rencontre et d’échange des professionnels du cirque. Les informations ne s’échangent pas facilement. Ce qui n'est pas évident autant, par exemple, pour des fabricants de chapiteaux que des artistes qui débutent...


Quels sont les enjeux de ce salon ?

Un des enjeux est donc de créer des échanges entre professionnels. Une journée entière leur est consacrée. On organise pour se faire plusieurs tables rondes. Avec la SACD par exemple autour des droits d’auteurs ; beaucoup d’artistes souffrent de voir leur numéros se faire copier, notamment en Russie, sans savoir qu’ils peuvent les protéger.

Un autre enjeu est aussi de rassembler des formes contemporaines et traditionnelles. Ça c’est très important pour moi. C’est d’ailleurs tout à fait possible avec le cirque russe, les européens sont plus réfractaires à ce mélange et je trouve ça un peu dommage. L’idée nous est venue d’une table ronde autour du thème de l’itinérance. Au départ très pratiquée par les cirques traditionnels, on observe que les compagnies contemporaines investissent de plus en plus dans des chapiteaux et se posent cette question du déplacement. Peut-être que ce sera une sorte de dénominateur commun rassembleur …C'est ce que l'on espère en tout cas...


Pourquoi un focus sur le cirque russe ?


Tout d’abord parce que je le connais bien, J’ai découvert le cirque en Russie, c’est là que j’ai attrapé le virus… aussi parce que c’est un Grand cirque, le cirque est très populaire en Russie. Et puis justement parce que c’est tout à fait possible avec eux de rassembler des formes traditionnelles voir même très traditionnelles, on accueille par exemple sur le salon la troupe de Safari circus qui a une grande animalerie, et des compagnies qui explorent des formes très contemporaines de cirque, comme Krakatuk, ou le spectacle de Ruslan Ganeev.

 

Sur Flu : Gagnez 20 places avec le concours Fluctuat / Salon mondial du cirque

 

Illus. Flickr, cirque Krakatuk ©Promarket

(propos recceuillis par Lucie Prost)

 

Le salon mondial du cirque (www), du 11 au 13 avril, Porte de Versailles.




Tous en piste !

Posté par Floriane le 03.04.08 à 07:47 | tags : cirque
C’est sous le chapiteau du cirque Diana Moreno-Bormann que la soirée caritative de l’association Tous en piste a eu lieu, en fin de semaine dernière. Trop peu de public, malheureusement, pour cette action généreuse et nécessaire. Aucun élève des écoles de cirque, pas de centre de ressources national … Mais des artistes, nombreux, engagés, investis par leur art. On peut ne pas aimer la présence des animaux sur la piste ou les fesses nues de l’assistante du numéro de lasso. Pincer le nez ne sert à rien. Le cirque, tel qu’il se pratique sous toutes les latitudes, véhicule aussi ce genre d’images. On ne changera pas la piste en un jour. Plus surprenante pour les novices, et encourageante, est la présence de nombreux juniors, enfants de la balle tombés tout petits dans l’atmosphère de la sciure et des chapiteaux et qui ne font pas mentir l’adage.
Bref, une soirée joyeuse, malgré la pluie et le froid au dehors, au profit d’une cause importante : les artistes en difficulté. Une tempête et un chapiteau s’envole ; une partenaire enceinte et le duo de trapèze est à l’eau … Les aléas du métier sont suffisamment nombreux pour que l’on vienne en aide à ceux qui en ont besoin. Tous en piste le fait. Il n’est pas trop tard, pour les absents de la semaine dernière, de faire un geste généreux. Les dons sont toujours les bienvenus.



Ça Tchatche aux Subsistances (Lyon)

Posté par Lucie le 27.03.08 à 15:42 | tags : cirque, danse, festival, performance, théâtre

 

Espérons que le temps sera clément pour le toujours très attendu week-end de printemps des Subsistances, le laboratoire artistique de Lyon.
Rendez-vous de la création contemporaine dans ce qu’elle a de plus expérimental et de plus vivant, ces quelques jours proposent chaque année des spectacles souvent détonnants et inattendus qui marquent les mémoires.

Et cette année « Ça Tchatche ». Performances, spectacles et installations questionneront « ce que parler veut dire » (c’est d’ailleurs le titre du spectacle de Jade Duviquet et Cyril Cazmèze).

Quatre jours denses et électriques avec des anciens des « Sub » (comme on dit à Lyon), le très respecté Michel Laubu (Turak) s’associe aux sonorités sombres et enivrantes de Rodolphe Burger (Kat Onoma). On est heureux de saluer la venue du performer Keith Hennessy qui marqua les esprits avec SDF USA, intense et radical, aux Sub en 2005. Gilles Pastor, grand habitué du lieu, sera de la partie avec « Conversation avec Léa (ou de la difficulté de s’exprimer) », « la Léa » est en effet sourde.

Dans les nouveaux venus, le jusqu’auboutiste Jérémy Wade, performer et chorégraphe, interrogera les communautés pentecôtistes américaines et le thème de la transe. Le chorégraphe burkinabé Serge Aimé Coulibaly explorera les écarts entre le geste et la parole en créant des passerelles entre la France, le pays mandingue et l’Inde.

Notons la présence des clowns décapants de la Maison des clowns qui raconteront leurs histoires ubuesques sur la passerelle de l’Homme de la Roche, proche des Subsistances - petit rendez-vous de 20 minutes qui se déclinera sur 2H30 et qui promet d’être sympathique.

Et beaucoup d’autres : Olivia Rosenthal et Marie Vialle, Daniel Aschwanden et Peter Stamer, Jörg Müller, Haim Adri, Steven Cohen, Cendrine Gallezot, Hyacinthe Reich, Sky de Sela, Angélique Clairand, Joachim Latarjet, Nicolas Cantillon et Laurence Yadi et le collectif des Bouffons de luxe.

Voir le programme complet sur le site des Subsistances (site où il est d'ailleurs possible de créer son avatar en poussin...).

Week end "Ça Tchatche" les 3-4-5-6 avril aux Subsistances, laboratoire internationale de création artistique, Lyon 1er.




Housch-Ma-Housch, clown waouh au Samovar

Posté par Catherine le 19.03.08 à 12:17 | tags : cirque, théâtre


Housh-Ma-Housch a le crâne chauve. Il porte de grandes godasses. Pour le rouge, il arbore un foulard et des chaussettes. Mais son nez est simplement poudré. Housh-Ma-Housch est un clown venu d'Ukraine. Après avoir ravi le public de Vertige au Cirque d'hiver Bouglione, il offre ses clins d'oeil malicieux, ses tours de passe-passe fantasques et ses "waouh" au public du Samovar. Et attention, ce clown-là aime son public si fort qu'il lui demande une implication de tous les instants dans son spectacle. Premiers rangs, vous êtes prévenus. Trois soirs, trois soirs seulement pour profiter de ce joli moment de délire clownesque avant que Housch-Ma-Housch ne reparte à travers le monde.

Housch-Ma-Housch au Théâtre du Samovar, les 18, 19 et 20 mars à 20h30
Réservation 01 43 63 80 79




Cannibales (Ronan Chéneau, David Bobée) : Pas iDéal, iKéal…

Posté par Lucie le 07.03.08 à 17:41 | tags : cirque, théâtre


Le metteur en scène David Bobée et son acolyte le dramaturge Ronan Chéneau présentent la dernière partie de leur triptyque Cannibales qui succède à Res/persona et Fées.


Il y eut un temps où les romantiques souffraient de ne pas comprendre le mouvement du monde. Il semble que la compagnie Rictus s’attache à montrer un monde que l’on ne comprend que trop bien. Transparent, lisible, fluide - flexible, banquable, fashionable. Et qui fait d’autant plus mal.


Comme cette chaise translucide au milieu de la scène qui ne bougera pas; comme ces bouteilles en plastique vertes ou bleues de shampoings, eau minérale, liquides ménagers névrotiquement alignées sur des étagères. Il ne dérange pas ce monde, il est discret, mais il angoisse…
Il s’agit alors de partir à la quête d’une émotion. Trouver un interstice dans cet univers aseptisé pour éprouver quelque chose. Cannibales, c’est l’histoire de deux amoureux qui décident de s’immoler par le feu afin d’atteindre à une sensation. L’histoire d’un couple qui découvre que leur appart est plus ikéal qu’idéal…:
« Non mon amour,
non nous ne changerons pas le monde,
ensemble,
mon amour,
sur le canapé deux places de chez Habitat »


Ironie douce amère, cynisme pas totalement désespéré, auto-dérision, confidences rigolottes, vraies colères contenues et beaucoup de paroles d’amour s’expriment sur la scène et créent un tout fragmenté, rythmé et cohérent. Bobée explore des formes hybrides, à la lisère de la performance. Il entrechoque des esthétiques : des écrans et des sons, des voix et des caméras, de la danse et des lumières, du cirque et des mots. Parfois la friction fait évènement et s’ouvre sur un chemin de significations sensibles, parfois moins - on regrette les instants où le discours, sur le ton de l’auto-fiction se perd dans des lieux communs politiques, il rejoint alors cette culture de la transparence et de la simplification.

On apprécie à l’inverse les moments (nombreux) où la poésie s’extrait de ces assemblages. Lorsqu’on voit sur l’écran les rues d’une mégalopole américaine qui défilent à toute allure, et qu’on entend un texte (proche de la poésie sonore) sur les soirées glamour de Cannes qui dérivent sur les backrooms obscènes de cannes. L’investissement physique du comédien rivalise avec la dose d’énervement que contient le discours et la furie de la vidéo et crée un cocktail détonnant.
Même émotion lorsqu’on voit partir du corps d’un comédien une obsession pour la propreté « ramasse ces miettes » qui devient une danse violentée et des mouvements abruptes.
Ou ce personnage de Spiderman, remarquable incarnation des fantasmes d’un des personnages (qui nous renvoient au nôtre) : beauté, dextérité, infaillibilité de l’être aimé et figures clichées (rire dans la salle) comprises.


La compagnie offre un regard réflexif fait d’autodérision et de pathétisme sur les fantasmes, les craintes et les espoirs d’une génération. Elle ne fait qu’effleurer le tragique si elle prétendait le saisir. Le metteur en scène aborde dans sa note d’intention le thème de la névrose, de la phobie et autres maladies narcissiques, mais il ne semble pas que le spectacle y réponde.
Cela dit la tonalité légère et douce de Cannibales fait du bien au moral et à nos ikdéaux.

Illustr©Sophie Colleu

Cannibales de Ronan Chéneau, mise en scène David Bobée, au Théâtre de la Cité Internationale (www) du 6 mars au 5 avril 2008.






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