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L'actualité de la danse en France et à l'étranger. Tous les billets consacrés à ces manifestations sur Saisons.
Quelques extraits du troublant Sous Sol de Peeping Tom
Peeping Tom, le collectif belge qui n’a pas froid aux yeux poursuit la tournée française de son Sous Sol. Il se produira au Centre Chorégraphique National d’Aix en Provence du vendredi 25 au dimanche 27 avril. Quelques extraits (déconseillés à ceux qui auront la chance de les voir en live, ce serait dommage):
Sous Sol par Peeping Tom au Centre Chorégraphique National d'Aix en Provence (www) du vendredi 25 au dimanche 27 avril. Petit portrait de Sidi Larbi CherkaouiA partir du 22 avril certains chanceux (le spectacle est complet depuis longtemps) pourront aller voir la dernière création de Sidi Larbi Cherkaoui, Origine. Ici le danseur a comme point de départ l’énergie féminine.
Le 3 novembre 2007, Métropolis (Arté) dressait un petit portrait du chorégraphe. Alors faute de pouvoir voir le spectacle… Concordan(s)e au Colombier de Bagnolet![]() Le festival Concordan(s)es propose des rencontres singulières. Un chorégraphe est invité à proposer un parcours dansé autour de l’œuvre d’un auteur. Les 15 et 16 avril, le chorégraphe/acrobate Guillaume Bertrand et l'auteur Anne Luthaud exploreront le langage à travers "Comment dire…". Ces mêmes jours, Marion Lévy proposera "En somme", avec trois danseurs, deux comédiens et un vidéaste autour du sommeil et de l’œuvre de Fabrice Melquiot. Les 18 et 19 avril Christian Ubl et François Tessier s’associeront autour de "Klap Klap" et interrogeront l’acte d’applaudir. En clôture, Le chorégraphe Thierry Thieu Niang et Marie Despleschin, avec la collaboration artistique de Patrice Chéreau présenteront " Au bois dormant… où… à écrire le corps ". Illustr Klap Klap par Christian Ubl et François Tessier Concordan(s)es, jusqu’au 19 avril, au Colombier de Bagnolet. Voir le site de Concordan(s)es. Ça Tchatche aux Subsistances (Lyon)
Et cette année « Ça Tchatche ». Performances, spectacles et installations questionneront « ce que parler veut dire » (c’est d’ailleurs le titre du spectacle de Jade Duviquet et Cyril Cazmèze). Voir le programme complet sur le site des Subsistances (site où il est d'ailleurs possible de créer son avatar en poussin...). Week end "Ça Tchatche" les 3-4-5-6 avril aux Subsistances, laboratoire internationale de création artistique, Lyon 1er. Fin de cycle à BranlyLe cycle « Le corps miroir du féminin » s’est terminé, au Théâtre Claude Lévi-Strauss, avec City Number de la Body Dance Company de Taiwan. Parfaitement dans la thématique, cette pièce tresse les différentes réincarnations d’une prêtresse taoïste, perpétuellement à la recherche de son amant. Le théâtre asiatique est friand du travestissement. Dans certains cas, les rôles de femmes sont exclusivement joués par des hommes. C’est sur ce registre que le metteur en scène Lee Ming-Cheng a voulu jouer et, surprise pour les spectateurs qui avaient suivi le spectacle birman des Nat-kadaws quelques jours auparavant : les Nats étaient de retour ! Autrement dit, le comédien taiwanais porteur de l’une des réincarnations d’une âme de femme dans un corps d’homme avait l’allure, à s’y méprendre, des mediums birmans présents sur la même scène la semaine précédente. Jolie boucle pour ce cycle dont la problématique soulève bien des interrogations, en matière de société, s’entend.
Entre la Birmanie et Taiwan, les spectacles avaient fait un détour par la République de Touva, célèbre pour ses chants diphoniques. Fidèles au poste, trois musiciens et chanteurs accompagnaient un défilé de mode ethnique se donnant des airs de chorégraphie rituelle. Viacheslav Dongak, le styliste, sait lui jouer, dans ses broderies et ses accessoires, des symboles ancestraux, voire rituels. Une jolie combinaison de tradition et de modernité. Le prochain (et dernier) cycle de la saison sera consacré, du 17 au 28 juin, au « corps acrobatique ». Burmawood à BranlyLe cycle « Le corps, miroir du féminin » vient de débuter, au Théâtre Claude Levi-Strauss, par un très joli programme, consacré à la Birmanie. Affirmer que les mouvements des marionnettes sont à l’origine de la danse n’est pas un vain mot dans ce cas. Le décrochage des articulations des danseurs (poignets, coudes, épaules, chevilles, genoux) font irrémédiablement penser aux membres tirés par des fils. La démonstration est flagrante lorsque, dans un « défi » un petit personnage de bois et un enfant se lancent dans une joute.
D’ailleurs, les interprètes des danses de cour comme les marionnettes sont vêtues de strass et de paillettes à faire pâlir tout Bollywood, et certains déhanchés, décrochés d’épaules ou quelques portés audacieux ne sont pas en reste. Etonnante culture, où la majorité boudhiste ne sourcille pas à pratiquer le culte des nats, ces esprits protecteurs, dont le destin terrestre fut immanquablement tragique. Deux films documentaires et une cérémonie énergique ont permis aux Parisiens de se familiariser avec ces rituels bon enfant et festifs qui, là-bas, rendent bien des services à ceux qui y prennent part. Il est bien vivifiant, en Occident, de vivre de tels moments où la foi se décline aux couleurs de la fête, de la musique et de la danse. On le sait, tout est dans la croyance, et celle-ci n’en prend que plus de force quand le spectaculaire est au rendez-vous. Merci, nat jouisseur, d’avoir illuminé notre week-end pluvieux ! Christian Rizzo, Mon amour : Et si Gus Van Sant était chorégraphe...
Et ça évoque Gus Van Sant, une innocence déchue, une délicatesse qui devient parfois abrupte, et la sensualité du jean, le rock et les plantes… si vertes…
Illustr©Marc Domage Raimund Hoghe offre un hommage à la Callas
Lorsque le spectacle commence, quelques vêtements et objets sont disposés sur la scène. Un homme vient les entourer de peinture noire. Dans le fond, un masse recouverte d'une couverture qui se meut peu à peu. C'est Raimund Hoghe, dont la silouette petite, carrée, déformée par la scoliose se met débout et, au son des grands airs de Maria Callas, prend possession de l'espace et des objets qui le parsèment. Chaussures à talon et autres pièces d'habillement lui permettent de représenter un corps un peu hybride : le sien et un autre, celui fantasmée de la chanteuse.
36, avenue Georges Mandel de Raimund Hoghe, au théâtre de la Bastille (www), jusqu'au 14 mars. Réservez vos places avec Flu pour les prochains spectacles de Raimund Hoghe. llustr©Rosa Frank
« Danse en mars »: tarif "découverte" au Théâtre de la Ville
Christian Rizzo a un parcours atypique. Issu d’une formation en art plastique, il est devenu styliste et à créé une marque de vêtement. Il fut également musicien dans un groupe de rock avant d'arriver petit à petit à la performance, au théâtre, et… à la danse.
Egalement au "tarif":
-Le solo du chorégraphe Rachid Ouramdane Loin s’organisera autour du thème du déplacement, du voyage, de l’exil et des sensations de morcellement dont ces mouvements imprègnent le corps.
-Karine Ponties a construit sa dernière chorégraphie Holeulone autour d’un livre de science fiction de Daniel Keyes Des Fleurs pour Algernon. L’histoire d’un jeune homme manipulé par deux savants et qui devient alors une énigme pour lui-même.
-Text to speech est un logiciel de son, et c’est aussi le titre de la dernière création du chorégraphe suisse Gilles Jobin. Des bruits (texte historique, ou d’actualité, voix, musique, vibrations sonores) seront en effet remixés en direct par les interprètes (dont Jobin lui-même) afin de composer un spectacle entre composition chorégraphique et sonore.
Bali à Pleyel
Illustr, salle pleyel©Pierre-Emmanuel Rastouin Off Limits : deuxième édition du festival expérimental
Dans un mois débutera la deuxième édition du festival Off Limits, programmation scénique expérimentale. Ou comment intégrer le spectateur dans le dispositif artistique ? Les artistes invités présenteront des objets théâtraux mystérieux et ludiques dont les formes oscillent entre spectacles et workshop.Clyde Chabot, qui est à l'origine du festival (metteuse en scène de La Communauté inavouable) désire interroger d'autres façons de faire du théâtre aujourd'hui. Elle propose de programmer des spectacles qui sont autant d' « interstices hors cadres, de chemins de traverses, de sentiers non balisés, joyeusement incertains ». Le festival se déroulera du 28 mars au 12 avril au Point Ephémère (Paris-10ème), à Mains d'œuvre (St-Ouen), à Gare au théâtre(Ivry), au château de la Roche Guyon (95, pour une virée privilégiée loin de la ville) et à l'espace Khiasma (Les Lilas). Sur le pont d'Avignon, on y danse...![]() C'est un événement un peu à part dans le monde de la danse. L'autre festival d'Avignon aussi, celui qui célèbre la danse dans tous ses états depuis 1979. Créées par Amélie Grand, les Hivernales fêtent leurs 30 ans cette année sous le thème de l'apesanteur. Histoire d'illustrer la légèreté (éternelle?) d'un rendez-vous qui ne veut pas "s'alourdir avec les ans". Liberté, légèreté, audace donc au menu du festival qui a commencé ce samedi et se poursuit jusqu'au 23 février prochain. Aux Hivernales, on y danse donc. Mais pas seulement sur les scènes des théâtres. Dans les écoles, dans les gymnases, les salles polyvalentes etc. Tout au long de la semaine, du matin au soir, quelque 500 stagiaires venus des quatre coins de France et d'ailleurs se frottent aux techniques du jazz, du contemporain, de la comédie musicale, de la danse africaine, sévillane ou du hip-hop, sous la houlette des chorégraphes invités. Après l'effort, le réconfort... au spectacle. Des dizaines de spectacles sont à l'affiche le soir venu. A voir dans les jours à venir, Eric Lecomte et la compagnie 9.81, qui construit son langage entre danse et cirque, l'Aixoise Josette Baïz qui présente "Les araignées de Mars", ou encore les Belges de la compagnie Mossoux Bonté pour le spectacle "Khoom". Expositions, rencontres, vidéo-danses et joyeuses fiestas complètent le menu des réjouissances. Et bien dansez maintenant ! 30e Hivernales d'Avignon, jusqu'au 23 février 2008. www
Le Dansoir va ouvrir ses portesLe 17 mars, le Dansoir, nouveau lié dévolu à la danse (ou aux danses devrait-on dire) ouvrira ses portes sur le parvis de la BNF. Aux manettes de ce Magic Mirroir, salle semi-mobile circulaire et modulable, la chorégraphe Karine Saporta. Elle aura carte blanche pour créer, chaque année entre novembre et mai une saison dont le festival du Parvis sera un temps fort. Coup d'envoi des festivités avec le premier Festival du Parvis-Paris Printemps, qui verra notamment une collaboration avec Sasha Waltz, le festival italien Fabbrica Europa et le créateur d'arts numériques Philippe Baudelot. Belles promesses... Festival du Parvis-Paris Printemps au Dansoir, Parvis de la BNF du 17 mars au 25 avril. www Denses soirées à l'Opéra de Lyon
Leçon de vie au Théâtre de la VillePlus que tout autres, les Orientaux savent que le sens prévaut sur la forme. Les artistes de Dalian, réunis par Aurélien Bory, y excellent. Chanteurs d ‘exception, acrobates, danseurs, ils n’esquissent que quelques sauts, quelques échanges d’arts martiaux, mais font preuve, tout au long du spectacle, d’une incroyable maîtrise et d’un équilibre parfait. A ce titre, ils s’imposent comme les artistes les plus impressionnants qui soient. Dans Les Sept planches de la ruse, ce n’est pas la prouesse extérieure qui est mise en valeur, mais celle de la précision, de la patience nécessaires à la manipulation des éléments de ce puzzle géant, casse-tête ancestral et scénographique, le tangram.
Léchées, les lignes se profilent en contre-jour ou dans des rasants qui les découpent sur le cyclo dont les teintes varient au fil des transformations. Car le sens de tout cela est à trouver dans le Yi Jing, jeu divinatoire, à la base de la culture chinoise, et terriblement en accord avec la réalité contemporaine. Tout va extrêmement vite, dans ce vaste pays dont la « marche en avant » avait gelé, pur un temps, les rouages. Lentement, sans heurts, la Chine s’éveille aujourd’hui, à l’image de ces sept planches, glissant les unes sur les autres, s’équilibrant et formant des figures sans cesse renouvelées où l’homme a parfois du mal à trouver sa place. Ce poème visuel d’une pureté absolue est dû aux talents conjugués d’Aurélien Bory, qui s’impose ici comme l’une des figures les plus marquantes de la scène contemporaine internationale, et des artistes de Dalian, province chinoise côtière. La pièce ne tient que quelques jours l’affiche du Théâtre de la Ville, mais sera visible un peu partout en France jusque fin avril. Tout change, tout passe, mais tout finit par s’équilibrer et s’emboîter parfaitement. On devrait se le rappeler à chaque instant. Tarmac: bientôt la saison nouvelle
"Et pourtant il tourne..." l'intitulé de la saison nouvelle, qui commencera au Tarmac dans quelques jours. Ce haut lieu de la francophonie invite une fois de plus à la découverte d'auteurs, poètes et interprètes d'ici et d'ailleurs qui dévoilent, entre paroles et gestuelle, un peu de leurs horizons. C'est le Libanais Issam Bou Khaled qui imagine quatre chevaliers d'un autre monde, en 2100 dans une canalisation qui mène de Beyrouth à Chypre ("Archipel", du 19 février au 15 mars). C'est Vincent Goethals qui porte à la scène "Amour", roman de Marie Vieux Chauvet dénonçant la dictature de Duvalier (du 1er au 19 avril). C'est encore les marionnettistes réunionnais du Théâtre des Alberts qui glissent une belle humanité dans quelques bouts de bois ("Accidents" du 5 au 30 août). Pour en savoir plus sur ces spectacles-là, et les autres, le Tarmac de la Villette, sous la houlette de son heureuse directrice Valérie Baran vous convie à une présentation de saison, le 4 février. Flamand :l’expérimentateur invétéréÇa y est ! Frédéric Flamand vient de boucler sa trilogie sur les rapports entre la danse et l’architecture. Métapolis 2, que l’on verra à Sceaux en mai prochain, clôture un cycle, débuté avec La Cité radieuse, et ponctué de Silent Collisions, que vient de présenter le Théâtre National de Chaillot. On se dit, à regarder le parcours éblouissant de ce créateur hors norme, que toutes les fées ont dû se pencher sur son berceau. Flamand est véritablement l’un des artistes les plus visionnaires de ce tournant de millénaire. Dès les débuts du Plan K, à Bruxelles, il fait coexister les disciplines, à l’abri de tous les grands discours théoriques peu suivis d’effets, mais au contraire dans le quotidien de la pratique et de l’expérience. Tollé vite contenu lorsque la Communauté Française lui confie les rênes de Charleroi danse … Qui pourtant, mieux que lui, pouvait avoir une vision efficace du potentiel que constituait une friche industrielle (les anciennes acieries) et un ballet classique auquel un souffle devait être rendu ? Très vite, c’est vers l’expérimentation, la relation aux artistes visuels, aux architectes que Flamand se tourne pour réussir ce pari quasi impossible. Dix ans plus tard, plus personne ne dit mot lorsqu’il est placé à la tête du Ballet National de Marseille.
Chaillot vient de présenter Silent Collisions, concocté avec l’architecte américain Thom Mayne, et Métamorphoses, création toute récente, à laquelle les designers brésiliens Humberto et Fernando Campana ont été associés. Dans les deux cas, l’inventivité visuelle éclate, le métier aussi. Celui des danseurs, certes, vifs, précis, parfois un peu bavards peut-être dans la première pièce ; mais surtout celui du maître d’œuvre. Flamand fait ici la preuve d’un équilibre assuré entre les différentes ressources scéniques convoquées. Projections vidéo subtilement intégrées pour suggérer, souligner, élargir le propos ; lumière parfaitement dosée, active et activante ; scénographie et costumes (surtout dans Métamorphoses) résolument inventifs ne viennent jamais entraver la lisibilité de la chorégraphie. Au contraire, les corps s’appuient sur ces dispositifs, s’y coulent, et la matière spectaculaire est d’une homogénéité rare. Actes Sud vient de publier, sous la direction de Rafaël Magrou, un livre consacré à Frédéric Flamand. Un excellent moyen de retraverser le parcours de cet expérimentateur invétéré. Le 15 février à 19 heures, le Louvre lui donne carte blanche pour une traversée des salles inédite. Danse: les promesses de l'année nouvelle
Sur l'affiche de "Danse à Chaillot", des pieds nus sur des oeufs blancs. De là à dire qu'en matière de danse, le Théâtre national marche sur des oeufs... La saison prochaine, et les suivantes seront placées sous le signe de l'art chorégraphique on le sait, et les premiers mois de l'année donnent un avant-goût de la chose avec une riche programmation en la matière. Le chorégraphe Frédéric Flamand et son Ballet national de Marseille présenteront notamment "Silent collissions" (du 10 au 13 janvier) et "Métamorphoses", avec un tandem de designers brésiliens (du 16 au 19 janvier). Dans les autres salles parisiennes, parmi les mastodontes de l'art chorégraphique on attend Anne Teresa de Kersmaeker au théâtre de la Ville (du 11 au 19 janvier) et Maguy Marin avec "Umwelt" et "Ha ha" (illus). Ailleurs, Mourad Merzouki et Kader Attou, autrefois compagnons de route dans la compagnie Accrorap partagent l'affiche de Suresnes Cité Danse. En région, Dominique Hervieu et José Montalvo revisitent le "Porgy and Bess" de George Gershwin à l'Opéra de Lyon. Enfin, les Hivernales, "l'autre" festival d'Avignon, intégralement dévolu à la danse celui-là, fête ses 30 ans en fanfare. Parmi ses invités, Sylvie Guillermin, Ingeborg Liptay ou Carlotta Ikeda rassemblés sous le thème "Danse en apesanteur". Tout un programme. On y reviendra...
Un successeur pour Béjart![]()
Création mondiale à L’Onde![]()
Grand soir au Manège de Reims![]() Stéphanie Aubin, la directrice du Manège de Reims, a pour habitude de composer sa programmation selon des affinités électives. Le Grand soir de la semaine dernière a ainsi rassemblé Pascale Houbin et Dominique Boivin, entourés de Daniel Larrieu et de Abbi Patrix. Comme une plongée dans le temps, lorsqu’un certain style de danse contemporaine tenait le haut du panier en France.
Deux fois Caterina Sagna à Bastille
"Deux chorégraphies de Caterina Sagna sont reprises: Exercices spirituels (créée en 1998, re-créée en 2007), et Transgedy (création 2001). Deux soli apparemment très différents, mais dont la juxtaposition nous permet d'appercevoir le très vaste talent de la danseuse-chorégraphe. Le premier, interprété par elle-même, est sombre, sobre, épuré. D'abord, seuls les doigts dansent, précis, fins, ils racontent, ils sont fleurs, ils sont animaux. Puis ils laisseront les bras et le corps se mouvoir, au fur et à mesure que la danseuse se dépouille de ses couches de vêtements et que le décor tombe lui même en lambeaux de papier. Le très énergique Alessandro Bernardeschi interprète le second solo. Sorte de clown triste et habité par une sombre folie, il campe un artiste inspiré qui parfois ressemble à un chippendale ridicule, guidé par Shakespeare! Très drôle, il cherche à séduire le public, le regarde, le questionne, le fait rire. Il s'emporte, s'oublie, il tombe et se relève, et nous interpelle avec un humour éclatant. Présenter ces deux courtes pièces à la suite, qui semblent contraster complètement, permet d'aborder un travail chorégraphique très riche, aux multiples facettes et d'aborder l'étendue de l'expérience de Caterina Sagna." Exercices spirituels / Transgedy, chorégraphies de Caterina Sagna, Théâtre de la bastille du 28 novembre au 6 décembre. www Danses d'ailleurs en Normandie![]() Danses d'ailleurs, du 3 au 8 décembre à Caen et Cherbourg. www Les pas de Béjart à Paris
![]() Le chorégraphe Maurice Béjart est mort jeudi et ses obsèques auront lieu demain, à Lausanne. Pourtant, sa danse elle, bien vivante, reste à l'affiche. A Paris on reverra "L'oiseau de feu", "Le sacre du printemps" et "Igor & nous", comme autant de pièces mythiques du créateur, du 30 janvier au 4 février. Egalement à l'affiche, du 7 au 10 février, une création cette fois, "Le tour du monde en 80 minutes", à laquelle il travaillait encore durant ses derniers jours. Le tout, au Palais des sports. Béjart Ballet Lausanne à Paris, du 30 janvier au 10 février.
La danse au Louvre, acte II
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Walking the line, au Musée du Louvre, jusqu'au 24 novembre, 21h. |
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