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L'actualité de la danse en France et à l'étranger. Tous les billets consacrés à ces manifestations sur Saisons.
SDF, le Festival de Marseille danse quand même
Nombre des représentations de son édition 2009 devaient avoir lieu dans le Hangar 15 du Port autonome de la ville. Mais la CGT en a décidé autrement, refusant que l'art s'exprime sur les ruines de l'emploi -l'Union Naval Marseille, énorme entreprise de réparation navale ayant été liquidée début mars- et l'exprimant ouvertement en avril. Voilà donc la manifestation sans domicile fixe, en quête de lieux pour 19 spectacles. Pavillon noir de Preljocaj, Théâtre du Merlan, Théâtre du Gymnase, Ballet de Marseille ont aussitôt répondu présent et proposé de mettre leurs plateaux à disposition. Une capacité d'accueil moindre au final, mais la possible tenue de l'événement. Le rideau s'est donc levé, comme prévu sur le rendez-vous chorégraphique le 17 juin dernier. On y a déjà vu Christian Rizzo, Wim Vandekeybus, Christophe Haleb et Aurélien Bory... La suite du programme se révèle tout aussi riche en promesses: le "Tango Toilet" de Rodrigo Pardo (du 3 au 7 juillet), le "Miroku" de Saburo Teshigawara, grand maître de la danse contemporaine japonaise notamment. Et puisque le Festival est estampillé "de danse et des arts multiples" Pina Bausch, la rétrospective vidéoPosté par Easywriter le 01.07.09 à 10:02 | tags : danse
Du Sacre du printemps (1975) où Pina Bausch entama magistralement l'exploration de l'un de ses thèmes majeurs, les rapports hommes-femmes, embourbés dans le terreau fertile du sacrifice jusqu'à Sweet Mambo, en passant par le grand classique Orphée et Eurydice, Fluctuat vous propose une petite rétrospective vidéo de près de 35 ans de chorégraphies inspirées .
Voir la Pina Bausch en vidéos, la rétrospective. Ils n'iront pas à Avignon...
Pendant donc que la cité des Papes résonne des 40 spectacles du In et du petit millier du Off, entre cours et jardins, cloîtres et écoles, théâtres et rue, "Nous n'irons pas à Avignon" joue une autre musique, ça se passe cette année, du 1er au 26 juillet. L'affiche de la onzième édition montre un petit gars, jumelles à la main et titre "Vers l'infini et l'au delà". Voilà qui ouvre de larges horizons. Au menu, théâtre et danse, jeune public et jongle, cabaret et théâtre de rue. Des spectacles, et des débats, des reprises et des créations par des compagnies singulières, inventives, foisonnantes. Demandez le programme... Du 1er au 5 juillet: "Quanta ou la terrible histoire de Lulu Schrodinger", "Accroche-toi aux étourneaux", "Piano-Ball", "Les petites comédies de l'eau", "Oa", "Le cabaret historique de l'histoire de France" Du 8 au 12 juillet: "Ah bon", "Contre-image"; "Le titanos débarque", "Gênes 01" (adapté du très bon texte de Fausto Paravidino), "ça va bien", "Macbeth", "Penetrator". Du 22 au 26 juillet: "L'enfant qui ne fermait pas les yeux", "Les failles", "Spectractes", " Festival "Nous n'irons pas à Avignon" à Ivry et Vitry-sur-Seine, du 1er au 26 juillet. Réservations 01 55 53 22 26. Plus d'infos ici. Montpellier dense C’est un peu le coup d’envoi, en forme de feu d’artifice, des grands festivals d’été. Cap sur Montpellier pour son temps fort chorégraphique, point de ralliement des créateurs d’ici et d’ailleurs (25 invités). 2009 sera danse, et dense. Coup d’envoi ce soir, avec une création attendue. Blanca Li, reine de tous les mariages audacieux (contemporain, hip-hop et flamenco) s’empare du « Jardin des délices » de Jérôme Bosch. Livre ses visites d’antan au Prado et sa fascination pour l’œuvre, avant de faire naître un ballet de cette peinture « sacrilège, où l’enfer se mêle au paradis, le plaisir au vice, et le satirique à la morale ». Autre temps fort, le solo d’Angelin Preljocaj. Coutumier des pièces pour danseurs à foison, spectaculaires et vastes, le chorégraphe s’élance seul en scène, à 52 ans. Pièce, pari sur le fil. Il s’inspire du texte de Genet, « Le funambule ». « Il parle tellement de l’engagement artistique, avec une syntaxe ciselée comme un diamant noir qui articule une pensée sur la mort, l’effacement, la mise en danger personnelle, physique, totale, qu’il est pour moi l’un des écrits les plus justes sur la danse. Ce mot revient toujours dans Le funambule, mais de façon décalée, comme métaphore pour parler d’autre chose. Et finalement, il se retourne comme un gant : ce texte prend une fulgurance étonnante quand on l’applique vraiment à la danse», souligne le danseur. Le grand festival offre aussi une foule d’événements gratuits : 18 au total, soit plus d’un quart de l’affiche. On ne manque pas le « Rendez-vous » de Patrice Barthès, spectacle déambulatoire qui réunira six danseurs professionnels et cent amateurs du grand Montpellier. Didier Deschamps et son Ballet de Lorraine propose « Tous à la barre ». Le 30 juin à midi, le public est invité à quelques exercices aux côtés des danseurs, sur la place du marché aux fleurs…
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Illus en haut "Le jardin des délices". En bas "Un funambule". DR Montpellier danse, du 19 juin a 4 juillet. 0800 600 740. Programmation détaillée. Rencontre avec Wim Vandekeybus, chorégraphe chocPosté par Céline le 16.06.09 à 10:00 | tags : danse, spectacle à paris, théâtre de la ville, entretien
Wim Vandekeybus a présenté la semaine dernière à Paris sa nouvelle création, nieuwZwart. A cette occasion, Fluctuat a rencontré le chorégraphe pour lui poser quelques questions sur sa dernière pièce et sur l'ensemble de son travail. A l'inverse des mouvements qu'il imprime à sa danse, Vandekeybus apparaît comme un homme élégant, calme et posé. Dans une loge du théâtre de la ville, il prend son temps pour nous expliquer l'orientation de sa nouvelle création, nieuwZwart, qu'il dit avoir voulu plus "abstraite" que les précédentes. Apocalypse show Si la présence d'un comédien sur scène, récitant le texte de l'écrivain Peter Verhelst, apporte effectivement une dimension poétique plus abstraite à la pièce, l'empreinte très brutale du chorégraphe est là : la pièce s'ouvre sur une ambiance de fin du monde. Des corps se meuvent, dans la douleur et l'hystérie. Une immense couverture de survie les recouvre ou les découvre. Un accessoire qui colle bien à Vandekeybus, chez qui les danseurs se jettent souvent à terre, se rentrent dedans, se ramassent après des courses de longue haleine. Même sur scène, il faut survivre. Survivre dans un monde dévasté, après l'accident (qui aura littéralement lieu vers la fin de la pièce). Survivre seul et devenir fou, comme les jeunes interprètes le font si bien. Survivre, enfin, comme le font les deux inoubliables personnages de La Route, le sublime roman de Cormac McCarthy auquel on ne peut s'empêcher de penser tout au long de la pièce... Voir l'entretien vidéo avec Wim Vandekeybus sur Fluctuat Rencontres chorégraphiques : arrêt à Montreuil
Les salles sont pleines à craquer au Nouveau Théâtre de Montreuil ces jours-ci : les rencontres chorégraphiques s'y arrêtent pour trois jours et le public - jeune dans sa grande majorité - est là, emballé et applaudissant à tout rompre. Un enthousiasme assez bluffant pour des propositions qui tendent toutes à leur façon vers l'abstraction, la lenteur et le mouvement a minima. Des pièces qu'il faut voir comme une expérience étrange qui nous arriverait, peut-être insignifiante, peut-être pas, et surtout, sans avoir peur de plonger allègrement dans une douce torpeur...
Le Vif du Sujet 2009, 27,28, 29 mai à 19h30, salle Maria Casarès, Montreuil Ad astra, création Emmanuelle Vo-Dinh, 27,28, 29 mai à 21h au Nouveau Théâtre de Montreuil Dans le cadre des rencontres chorégraphiques, jusqu'au 5 juin Illustration : Ad astra © Caroline Ablain
Vent nouveau sur les Hivernales Après trente ans de bons et loyaux services, Amélie Grand, fondatrice et directrice artistique des Hivernales prend le large. C’est elle qui avait initié, un beau matin de 1979 ce rendez-vous de la danse à Avignon, à une période de l’année plutôt morose. Les Hivernales ont fait les beaux jours de la danse, en hiver donc, puis en été. Trois décennies durant, spectacles, stages, rencontres, débats, expos ont réuni les grands noms de la danse contemporaine dans ce haut lieu du théâtre. Le 1er septembre prochain, Emmanuel Serafini succèdera à Amélie Grand à la tête de ce qui est aujourd’hui le Centre de Développement Chorégraphique Avignon Vaucluse Provence-Alpes-Côte d’azur. Agé de 43 ans, il a fondé en 1990 le groupe Prodanse, premier rassemblement de professionnels de la danse, puis a travaillé comme administrateur, producteur ou conseiller artistique auprès de nombreuses compagnies (Daniel Larrieu, Fattoumi-Lamoureux, Pascal Rambert…). Membre du conseil national du Syndeac en charge de la danse, il en a été ensuite le secrétaire national. Il est actuellement en charge du service Culture, éducation, jeunesse et sport à l’Assemblée des départements de France (ADF). Avant cela, encore un bel été en perspective aux Hivernales. Parallèlement au Festival d'Avignon, la structure fait son festival à elle, entièrement dansé. Du solo à des pièces pour huit danseurs, le Studio des Hivernales et le Théâtre de la danse accueilleront notamment Delgado Fuchs et son spectacle à l’improbable titre : « Manteau en laine marine porté sur un pull à encolure détendue avec un pantalon peau de pêche et des chaussures pointues en nubuck rouge » Ouf ! La pièce évoquera la vie, l’amour, la mort, et l’artiste se veut « radical sans être radicalement chiant ». Egalement à l’affiche, Rita Cioffi et sa compagnie Aurelia, les virtuoses percussionnistes corporels d’Onstap, et la compagnie La Liseuse de Georges Appaix. L'été des Hivernales d'Avignon, du 10 au 26 juillet. Rencontres chorégraphiques : le corps dans tous ses états La Seine Saint-Denis va danser, et de belle manière, dès aujourd’hui et jusqu’au 5 juin. Les origines du festival, qui a beaucoup évolué depuis ses débuts, remontent à 1969. Jaque Chaurand, ancien danseur, crée un concours chorégraphique pour « la nouvelle danse ». « Les Ballets pour demain » naissent à Bagnolet. Entre 1976 et 1985, les plus grands noms de la danse sont passés par là : Dominique Bagouet, Jean-Claude Gallotta, Karine Saporta, Maguy Marin, Régine Chopinot, Catherine Diverrès, Bernardo Montet, Mark Tompkins, Mathilde Monnier, Angelin Preljocaj. « Dans ce monde qui globalise, uniformise, libéralise, les regards engagés Serge Ricci et Bernardo Montet, Thomas Lebrun et Christophe Fiat, Emmanuelle Vo-Dinh et Cindy Van Acker. De la MC 93 de Bobigny à la Chaufferie de Saint-Denis, du Nouveau Théâtre de Montreuil au Colombier de Bagnolet, l’art chorégraphique s’exprimera dans toute sa diversité foisonnante…. En marge des représentations, des parcours découvertes des artistes (Emmanuelle Vo-Dinh), des ateliers d’écriture. Location 01 55 82 08 01. Sasha Waltz et ses petites scènes de la vie berlinoiseSasha Waltz est à l'affiche du Théâtre de la ville, où elle présente deux de ses pièces. La semaine dernière, on a pu redécouvrir Zweiland (1997) qui, comme l'indique son titre - Zweiland signifie "deux pays" - interroge l'état et l'avenir d'une Allemagne divisée. Des personnages hauts en couleur s'y croisent, dans la clameur et dans le chaos : les corps chez Sasha Waltz respirent la vie, et s'ils font une trêve, ce n'est jamais que pour repartir de plus belle. Vivants : il souffrent et se tapent dessus, pètent les plombs et crient au loup, valsant sur les airs vieillots de disques rayés. Les mouvements sont souvent nerveux, cocasses, traduisant tantôt le besoin de se laisser entraîner dans la danse, tantôt la volonté de rompre avec le réel. ![]() Une gestuelle que l'on retrouve dans Allée des cosmonautes, pièce créée en 1996 dans la lignée du cycle Travelogue (1993-1995), dans laquelle les six membres d'une famille berlinoise se supportent et s'insupportent dans le (trop) petit appartement d'une cité populaire. Le cadre social de la pièce est posé par les images du vidéaste américain Eliot Caplan, projetées sur plusieurs postes de téléviseurs (qui renvoient eux-mêmes à un certain mode de vie) : immeubles se détachant sur un ciel incertain, intérieurs sobres ou désuets... Dans un même immeuble, combien d'autres familles comme celle qui s'agite sur scène ? Il y a quelque chose de La Vie, mode d'emploi de Perec dans la présentation de ce quotidien disséqué au mouvement près, entre les moments de torpeur et ceux, plus nerveux, où tout le monde se cogne dessus. La pièce pourra également faire penser à Good bye Lenin !, pour la tension sociopolitique qui la traverse parfois, à Charlie Chaplin, pour les déambulations burlesques de ses personnages, à Pennac pour la tendresse que ces derniers vous inspirent. Au moment où la famille, après s'être autant démené sur un long medley composé de tubes populaires, airs traditionnels et ritournelles jouées à l'accordéon par le père, finit par faire silence à la fin de la pièce, on regrette de ne pouvoir assister, encore, au prochain sursaut, au prochain réveil, et de recevoir autre bouffée de vie insufflée par les danseurs de Sasha Waltz. ![]() Sasha Waltz & Guests au Théâtre de la Ville Zweiland, du 27 au 30 avril. Allée des cosmonautes, du 5 au 9 mai. Photos © Sebastian Bolesch Pierre Henry / Maurice Béjart - un long compagnonnage
Suit un concert du maître. Un concert ou ce que ses descendants accros aux samples et autres bizarreries sonores appelleraient aujourd'hui performance live, devant un public d'afficionados pleins de révérence pour le vieux monsieur à la barbe blanche. Pierre Henry, père de la musique électronique. Tout de même!
PIERRE HENRY / MAURICE BEJART / EMMANUELLE HUYNH Illus Variations... © JL Tanghe Retour à l'Origine
Reprise d'un spectacle qu'on reverrait volontiers, encore et encore. En 2008 le théâtre des Abbesses, en 2009 le grand plateau du Théâtre de la Ville : Sidi Larbi Cherkaoui enflamme une nouvelle fois le public parisien avec Origine, un spectacle plein d'humour, de couleurs et de poésie. Deux danseuses, deux danseurs, quatre coins de la planète, quatre identités. L'une se contorsionne en pantalon bleu, l'autre disjoncte en escarpins rouges. L'un est baillonné, l'autre s'explique en japonais. Tous se retrouvent régulièrement pour des instants de communion parfaite, moments de grâce dont s'échappent immédiatement les individualités. Origine (2008), mise en scène et chorégraphie Sidi Larbi Cherkaoui Travs, tutus et pointes![]() Les Ballets Trockadero, Théâtre du Châtelet, du 21 au 26 avril. Illus dr Martha Graham Dance Company : faire revivre le mytheMartha Graham est à la danse ce que Picasso fut à la peinture, Einstein à la physique, Stravinsky à la musique : une légende, une révolution. Hier au Théâtre du Châtelet, ce sont en ces termes que la chorégraphe - disparue en 1991 - a été présentée, avant que le rideau ne s'ouvre sur la première des trois pièces présentée dans la soirée par la Martha Graham Dance Company.
En dehors des trois pièces cités ci-dessus, deux autres programmes sont à l'affiche au Châtelet, jusqu'au 18 avril. La Martha Graham Company, qui n'était pas venu en France depuis dix ans, offre ainsi, pendant son passage à Paris, une occasion inespérée de redécouvrir la danse comme nous la voyons rarement : moderne, mémorable, mythique. Voir les vidéos et les images de Martha Graham sur Fluctuat Martha Graham Dance Company, au Théâtre du Châtelet du 14 au 18 avril. Photos © John Deane Le Lavoir moderne parisien au bord du dépôt de bilan
Lavoir Moderne Parisien, 35 rue Léon, Paris 18e. Illus dr
Vent nouveau à l'Opéra de ParisQue restera-t-il de Gérard Mortier, directeur de l'Opéra de Paris, qui s'apprête à céder son fauteuil? "Mortier au bûcher!", une phrase qui a souvent volé dans les rangs des spectateurs ces dernières saisons, qui lui a notamment reproché d'inviter quelques faiseurs radicaux à la mise en scène de classiques, Mortier qualifiant de son côté le public de "conservateur". Le réalisateur Michael Haneke pour "Don Giovanni", Peter Sellars pour "Tristan et Isolde", encore le Suisse Christoph Marthaler -qui sera artiste associé du festival d'Avignon 2010-. Il y eut aussi le Polonais Krzystof Warlikowski, jusqu'ici plus connu au théâtre. Un vent de modernité donc, et d'expérimentation, plutôt bienvenu. Un répertoire qui délaissait le XIXe siècle au profit du XXe, et une relation fougueuse et parfois virulente entre directeur et spectateurs, directeur et presse également.
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Les vies, les villes à Saint-Denis
Entre les spectacles, le public est invité à rencontrer des habitants, au détour de "chemins urbains de traverse"... Illus dr "Saleté". VI(LL)ES, jusqu'au 12 avril, Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis A la frontière des genres - festival Trans(e)
Egalement à voir deux spectacles déjà passés par Avignon et par d'autres villes: Stifters Dinge, œuvre plastique et sonore de Heiner Goebbels, et Airport Kids, conçue par les artistes suisses Lola Arias et Stefan Kaegi et jouée par des enfants de toutes nationalités, qui révèle une autre facette de la mondialisation. "Trans" comme transfrontalier aussi puisque ces propositions artistiques viennent de France, d'Allemagne et de Suisse, tout comme le public qui converge vers la si belle ville de Mulhouse ces jours-ci. Avignon 2009 et les bouleversements du monde Après Avignon, c’est au 104 parisien que le tandem de direction du festival, Vincent Baudriller et Hortense Archambault, ainsi que l’artiste associé, Wajdi Mouawad, ont présenté les grandes lignes de la programmation 2009. Le 63e festival -dont le visuel évoque tant des oiseaux de sang, que des avions...- sera placé sous plusieurs signes : celui d’un monde marqué par des bouleversements, depuis les révoltes en Grèce aux différents conflits en passant par l’élection de Barack Obama (sic) ; celui d’un territoire géographique de la Méditerranée élargie. Mouawad est Libanais installé au Québec, et plusieurs artistes invités cette année viennent du Moyen Orient, mais pas seulement. D’Histoire et d’histoires, il sera question, car Mouawad est un grand conteur, adepte des récits-voyages, qui interrogent inlassablement les thèmes de l’exil, la guerre, les racines. Son art ? « Tenter de dire le monde en le colmatant, en comblant ses fissures, ses blessures »… C’est au cinéaste Amos Gitaï que revient l’honneur d’ouvrir les réjouissances, à la Carrière Boulbon. « La guerre des fils de la lumière contre les fils des ténèbres » mêlera cinéma, musique et théâtre (7-13 juillet). Les trois temps programmés dans la Cour s’avèrent plein de promesses. Dans la foulée, Krzysztof Warlikovski, enfant chéri d’Avignon monte (A)pollonia, montage de textes antiques et contemporains (16-19 juillet). Enfin, très attendu aussi, en baisser de rideau, le « Casimir et Caroline » de Johan Simons, dont on garde en mémoire la fantastique « Chute des dieux », en 2004 (23-29 juillet). Nombre d’artistes québecois également de la partie: Christian Lapointe, qui présente « CHS », Dave Saint-Pierre et ses quinze danseurs débridés pour « Un peu de tendresse, bordel de merde » et le très subtilDenis Marleau qui porte à la scène le premier texte de Thomas Bernhard, « Une fête pour Boris », plongée festive et dingue chez les culs-de-jatte ! Côté français, Claude Régy, longtemps absent d’Avignon s’attaque au long poème de Fernando Pessoa, « Ode maritime », avec Jean-Quentin Châtelain. Hubert Colas revient cinq ans après « Hamlet », avec un texte qu’il signe « Le livre d’or de Jan ». L’écrivain et réalisateur Christophe Honoré fait ses premiers pas au théâtre avec « Angelo, tyran de Padoue », adapté de Victor Hugo (12-27 juillet). La comédienne Clotilde Hesme notamment sera de la partie. Parmi les fidèles d’Avignon, noter le retour réjouissant de Jan Lauwers, qui boucle sa trilogie « Sad Face, Happy Face », de Jan Fabre, artiste associé de 2005, ou encore de Pippo Delbono (18-27 juillet) qui, avec « La Menzogna » revisite le drame d’une usine de Turin où plusieurs ouvriers avaient péri brûlés. Et puis événement annoncé, la venue de Christoph Marthaler avec « Butzbach-le-Gros, une colonie durable » (23-26 juillet) premier temps fort de sa collaboration avignonnaise. Il sera artiste associé de l’édition 2010, aux côtés de l’auteur Olivier Cadiot… 63e festival d’Avignon , du 7 au 29 juillet. Programme complet disponible en mai. Festival Off du 8 au 30 juillet. Dita remet çaOn ne change pas une formule qui gagne... En ces temps moroses, l'effeuillage affiche un franc succès. Miss Dita Von Teese le vérifie à chacune de ses apparitions. Après le triomphe de son premier show au Crazy Horse, voilà quelques semaines, la strip-teaseuse remet ça... et enlève tout. Trois tableaux qui la font tour à tour diva, ou héroïne de film noir, mais toujours diablement sexy... Illus dr Dita Von Teese revient, Crazy Horse jusqu'au 27 mars.
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Double anniversaire à la Biennale du Val-De-Marne
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Par ailleurs, la Biennale, commencée le 4 mars dernier, accueille Georges Momboye, Thomas Lebrun, Nacera Belaza, Rosalind Crisp, Karine Pontiès ou Virgilio Sieni, soit 25 spectacles au total. Et bien, dansez maintenant! Quinzième Biennale de danse en Val-de-Marne, jusqu'au 9 avril. Zorro, sacré héros aux Folies-Bergère
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Qui porte la moustache avec classe, le masque et la cape noire avec éclat, et signe ses prouesses à la pointe de l’épée d’un Z ?… Zorro, évidemment ! Après « le Roi Lion », après « Cabaret », la machine de guerre Stage Entertainment s’attaque à Zorro, héros culte s’il en est, né dans l’imagination de la romancière Isabel Allende voilà tout juste 90 ans. Depuis, le héros a fait les belles heures de la BD, du cinéma, de la télévision. Le voilà donc désormais à la scène. La musique ? Composée des tubes des Gipsy Kings. La danse ? Livrée par les ballets flamenco de Rafael Amargo, rien de moins… La mise en scène, elle, sera signée Christopher Renshaw à qui l’on doit déjà « The King and I » ou « We Will Rock You » et les décors et les costumes seront l'œuvre de Tom Piper, créateur rattaché à la prestigieuse Royal Shakespeare Company. Au menu de cette comédie musicale d’un nouveau genre, chants et danse flamenco, bien sûr, mais aussi moult morceaux de bravoure type combats à l’épée, cascades, romance et aventure. Ça va chauffer ! Présenté en 2008 à Londres, le musical Zorro a conquis plus de 300 000 spectateurs et raflé quelques prix. Pour l’heure les auditions commencent et les équipes seront à pied d’œuvre d’ici peu pour présenter un Zorro flamboyant, en version française à l’automne prochain, aux Folies Bergère, nouvelle propriété de la société de production… Zorro aux Folies-Bergère, automne 2009. Itinéraire d'un danseur grassouillet
"Danser en rond", spectacle de Thomas Lebrun aux Subsistances de Lyon, jusqu'au 10 mars. Vanves danse jusqu'au printemps
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Une longue saison de danse. Le théâtre de Vanves, scène conventionnée pour la danse célèbre l'art chorégraphique avec, depuis septembre dernier, cette onzième édition d'Artdanthé, rendez-vous toujours foisonnant. Au total 36 compagnies invitées, 43 spectacles présentés, des rési-danses, des conférences et des soirées festives pour un "festival sans ligne ni tabou, mais la danse toujours en première ligne". Après François Chaigneau et Cécilia Bengolea, Kataline Patkaï et Yves-Noël Genod, une petite quinzaine de jours encore, et des spectacles à découvrir, signés Boris Charmatz, Frédérika UNger et Jérôle Ferron. Puis viendra le printemps... Hip-hop dans tous ses états au 104 DJ’s, Mc’s, breakeurs, graffeurs et slameurs à l’affiche au 104 pour un week-end tout entier dédié aux cultures urbaines. Spectacles, réalisation de fresque en public, concerts et expos au programme. Suivez le guide Vendredi 20, 20h : « Lol » par la compagnie Rualité : un conte de fée moderne entre danse, graff, humour et vidéo. Samedi 21, 15h : Noé Two réalise une fresque dans la Nef Curial. 16h : Projection du film « Slam, ce qui nous brûle » avec le réalisateur Pascal Tessaud et les slameurs qu’on y découvre. 18h : Scène ouverte de slam. 21h : soirée hip-hop et show case de plusieurs groupes : Les sages poètes de la rue, Busta Flex etc. Dimanche 22, 15h : Projection d’un documentaire consacré aux Sages poètes de la rue (illus dr). 17h : slam session. Egalement, tout au long du week-end, des expos, et des parcours déambulations dans le quartier… Week-end cultures urbaines au 104 Sur le pont d'Avignon, on y danse
Hivernales d'Avignon, du 19 au 28 février. Tel 04 90 82 33 12. |
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