Théâtre et danse : actu des spectacles. Blog Saisons.
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L'actualité de la danse en France et à l'étranger. Tous les billets consacrés à ces manifestations sur Saisons.

Quelques extraits du troublant Sous Sol de Peeping Tom

Posté par Lucie le 23.04.08 à 11:15 | tags : danse

 

Peeping Tom, le collectif belge qui n’a pas froid aux yeux poursuit la tournée française de son Sous Sol. Il se produira au Centre Chorégraphique National d’Aix en Provence du vendredi 25 au dimanche 27 avril. Quelques extraits (déconseillés à ceux qui auront la chance de les voir en live, ce serait dommage):

 

Sous Sol par Peeping Tom au Centre Chorégraphique National d'Aix en Provence (www) du vendredi 25 au dimanche 27 avril.


Petit portrait de Sidi Larbi Cherkaoui

Posté par Lucie le 21.04.08 à 10:47 | tags : danse, théâtre de la ville
A partir du 22 avril certains chanceux (le spectacle est complet depuis longtemps) pourront aller voir la dernière création de Sidi Larbi Cherkaoui, Origine. Ici le danseur a comme point de départ l’énergie féminine.
Le 3 novembre 2007, Métropolis (Arté) dressait un petit portrait du chorégraphe. Alors faute de pouvoir voir le spectacle…




Concordan(s)e au Colombier de Bagnolet

Posté par Lucie le 14.04.08 à 17:10 | tags : danse
Le festival Concordan(s)es propose des rencontres singulières. Un chorégraphe est invité à proposer un parcours dansé autour de l’œuvre d’un auteur.

Les 15 et 16 avril, le chorégraphe/acrobate Guillaume Bertrand et l'auteur Anne Luthaud exploreront le langage à travers "Comment dire…". Ces mêmes jours, Marion Lévy proposera "En somme", avec trois danseurs, deux comédiens et un vidéaste autour du sommeil et de l’œuvre de Fabrice Melquiot. Les 18 et 19 avril Christian Ubl et François Tessier s’associeront autour de "Klap Klap" et interrogeront l’acte d’applaudir. En clôture, Le chorégraphe Thierry Thieu Niang et Marie Despleschin, avec la collaboration artistique de Patrice Chéreau présenteront " Au bois dormant… où… à écrire le corps ".

Illustr Klap Klap par Christian Ubl et François Tessier

Concordan(s)es, jusqu’au 19 avril, au Colombier de Bagnolet.

Voir le site de Concordan(s)es.


Ça Tchatche aux Subsistances (Lyon)

Posté par Lucie le 27.03.08 à 15:42 | tags : cirque, performance, festival, danse, théâtre

 

Espérons que le temps sera clément pour le toujours très attendu week-end de printemps des Subsistances, le laboratoire artistique de Lyon.
Rendez-vous de la création contemporaine dans ce qu’elle a de plus expérimental et de plus vivant, ces quelques jours proposent chaque année des spectacles souvent détonnants et inattendus qui marquent les mémoires.

Et cette année « Ça Tchatche ». Performances, spectacles et installations questionneront « ce que parler veut dire » (c’est d’ailleurs le titre du spectacle de Jade Duviquet et Cyril Cazmèze).

Quatre jours denses et électriques avec des anciens des « Sub » (comme on dit à Lyon), le très respecté Michel Laubu (Turak) s’associe aux sonorités sombres et enivrantes de Rodolphe Burger (Kat Onoma). On est heureux de saluer la venue du performer Keith Hennessy qui marqua les esprits avec SDF USA, intense et radical, aux Sub en 2005. Gilles Pastor, grand habitué du lieu, sera de la partie avec « Conversation avec Léa (ou de la difficulté de s’exprimer) », « la Léa » est en effet sourde.

Dans les nouveaux venus, le jusqu’auboutiste Jérémy Wade, performer et chorégraphe, interrogera les communautés pentecôtistes américaines et le thème de la transe. Le chorégraphe burkinabé Serge Aimé Coulibaly explorera les écarts entre le geste et la parole en créant des passerelles entre la France, le pays mandingue et l’Inde.

Notons la présence des clowns décapants de la Maison des clowns qui raconteront leurs histoires ubuesques sur la passerelle de l’Homme de la Roche, proche des Subsistances - petit rendez-vous de 20 minutes qui se déclinera sur 2H30 et qui promet d’être sympathique.

Et beaucoup d’autres : Olivia Rosenthal et Marie Vialle, Daniel Aschwanden et Peter Stamer, Jörg Müller, Haim Adri, Steven Cohen, Cendrine Gallezot, Hyacinthe Reich, Sky de Sela, Angélique Clairand, Joachim Latarjet, Nicolas Cantillon et Laurence Yadi et le collectif des Bouffons de luxe.

Voir le programme complet sur le site des Subsistances (site où il est d'ailleurs possible de créer son avatar en poussin...).

Week end "Ça Tchatche" les 3-4-5-6 avril aux Subsistances, laboratoire internationale de création artistique, Lyon 1er.


Fin de cycle à Branly

Posté par Floriane le 24.03.08 à 11:06 | tags : ici et là, international, danse, mode
Le cycle « Le corps miroir du féminin » s’est terminé, au Théâtre Claude Lévi-Strauss, avec City Number de la Body Dance Company de Taiwan. Parfaitement dans la thématique, cette pièce tresse les différentes réincarnations d’une prêtresse taoïste, perpétuellement à la recherche de son amant. Le théâtre asiatique est friand du travestissement. Dans certains cas, les rôles de femmes sont exclusivement joués par des hommes. C’est sur ce registre que le metteur en scène Lee Ming-Cheng a voulu jouer et, surprise pour les spectateurs qui avaient suivi le spectacle birman des Nat-kadaws quelques jours auparavant : les Nats étaient de retour ! Autrement dit, le comédien taiwanais porteur de l’une des réincarnations d’une âme de femme dans un corps d’homme avait l’allure, à s’y méprendre, des mediums birmans présents sur la même scène la semaine précédente. Jolie boucle pour ce cycle dont la problématique soulève bien des interrogations, en matière de société, s’entend.
Entre la Birmanie et Taiwan, les spectacles avaient fait un détour par la République de Touva, célèbre pour ses chants diphoniques. Fidèles au poste, trois musiciens et chanteurs accompagnaient un défilé de mode ethnique se donnant des airs de chorégraphie rituelle. Viacheslav Dongak, le styliste, sait lui jouer, dans ses broderies et ses accessoires, des symboles ancestraux, voire rituels. Une jolie combinaison de tradition et de modernité.
Le prochain (et dernier) cycle de la saison sera consacré, du 17 au 28 juin, au « corps acrobatique ».

Burmawood à Branly

Posté par Floriane le 16.03.08 à 09:22 | tags : international, ici et là, danse, marionnettes
Le cycle « Le corps, miroir du féminin » vient de débuter, au Théâtre Claude Levi-Strauss, par un très joli programme, consacré à la Birmanie. Affirmer que les mouvements des marionnettes sont à l’origine de la danse n’est pas un vain mot dans ce cas. Le décrochage des articulations des danseurs (poignets, coudes, épaules, chevilles, genoux) font irrémédiablement penser aux membres tirés par des fils. La démonstration est flagrante lorsque, dans un « défi » un petit personnage de bois et un enfant se lancent dans une joute.
D’ailleurs, les interprètes des danses de cour comme les marionnettes sont vêtues de strass et de paillettes à faire pâlir tout Bollywood, et certains déhanchés, décrochés d’épaules ou quelques portés audacieux ne sont pas en reste.
Etonnante culture, où la majorité boudhiste ne sourcille pas à pratiquer le culte des nats, ces esprits protecteurs, dont le destin terrestre fut immanquablement tragique. Deux films documentaires et une cérémonie énergique ont permis aux Parisiens de se familiariser avec ces rituels bon enfant et festifs qui, là-bas, rendent bien des services à ceux qui y prennent part. Il est bien vivifiant, en Occident, de vivre de tels moments où la foi se décline aux couleurs de la fête, de la musique et de la danse. On le sait, tout est dans la croyance, et celle-ci n’en prend que plus de force quand le spectaculaire est au rendez-vous. Merci, nat jouisseur, d’avoir illuminé notre week-end pluvieux !



Christian Rizzo, Mon amour : Et si Gus Van Sant était chorégraphe...

Posté par Lucie le 13.03.08 à 18:01 | tags : théâtre de la ville, danse

Une bande de jeunes, en jeans slims ou jeans usés et sweat-shirt à capuche (capuches qu’ils ont remontées sur leur tête), nous tournent le dos et tapent le rythme d’un son électro-rock répétitif. Une immense boule noire sur le carré blanc de la scène, non sensible au son, reste, elle, imperturbable. Une plaque carrée est pendue à trois mètres du sol, parallèle à celui-ci. Le tout est baigné dans une fumée blanche qui confère une épaisseur plastique à l’espace.


-10 minutes, un quart d’heure, l’entrée du public, longue et périlleuse pour cette salle de 560 places.-


Ce sont les premières images du spectacle de Christian Rizzo, elles marquent l’esprit tant elles sont stimulantes, denses et solides.

Vont suivre des balais de plantes vertes, de chaises en bois et de boules noires captivantes. La chorégraphie oscille entre le mouvement pur, la danse contact et la danse. Les interprètes se portent beaucoup, et se déportent souvent. Sans vraiment d’attache. Pour repère le vert des plantes, éléments qui composent une nature en pot mais bien vivante, efficacement luxuriante, et qu’ils déplacent sans cesse. Certains la transportent même dans leurs sacs : pour reconstruire un monde ?


May I touch you ?
Et comme second repère l’Autre, le plus important, qu’on essaie d’embrasser mais qui s’échappe, qu’on porte, qu’on supporte ou qu’on emporte, mais jamais de force. Ces contacts semblent exprimer la fragilité de celui qui est porté, et la force obligée de celui qui porte.

En fond sonore, s’ajoute aux mélodies trip-hop rock les paroles (in english) de poèmes de William Carlos Williams et des chansons de Morrissey, Marianne Faithfull ou Patti Smith interprétées par Mark Tompkins. Et celles-ci parlent de l’amour, de l’errance, du pardon, de la renaissance, de l’enfance, de l’autre, de la fuite, de la porte ouverte. Les mots créent une nappe englobante, qu’on écoute ou qu’on n’entend plus vraiment par moment mais qui berce et caresse.


« May I touch you ? » comme une litanie que répète Tompkins au micro, sur des longs rifs de guitares - Les instruments sont à demi-visible derrière un tulle noir en fond de scène, batterie, contrebasse, table de mixage.

« May I touch yoooouuu » comme un chant d’amour désespéré mais qui se risque à l’expression.
En écho à ces possibles rencontres, on voit sur scène des pas de deux ou des expéditions solitaires, des gestes simples et des éclats frénétiques. Sans forcément de grâce rigide, sans aucun académisme, mais dans l’harmonie, dans la complicité des corps. On verra petit à petit le visage des danseurs et des morceaux de peau. Et plus tard une invasion de boules noires et Tompkins seul dans ce désert absurde et enfumé, écho d'une douce apocalypse.

Et ça évoque Gus Van Sant, une innocence déchue, une délicatesse qui devient parfois abrupte, et la sensualité du jean, le rock et les plantes… si vertes…

Illustr©Marc Domage
Mon amour de Christian Rizzo au Théâtre de la Ville (www) du 11 au 14 mars. Réservez vos places pour les prochains spectacles de Christian Rizzo.


Raimund Hoghe offre un hommage à la Callas

Posté par JdF le 10.03.08 à 16:32 | tags : théâtre, danse

C'est un spectacle déconcertant, comme l'est souvent la danse contemporaine.
Dans 36, avenue Georges Mandel, Raimund Hoghe ne danse pas, c'est vrai. Mais sa présence, ainsi que l'environnement sonore et visuel dans lequel il plonge le spectateur suffit pour donner une grande intensité au moment qu'il nous fait traverser avec lui.

Lorsque le spectacle commence, quelques vêtements et objets sont disposés sur la scène. Un homme vient les entourer de peinture noire. Dans le fond, un masse recouverte d'une couverture qui se meut peu à peu. C'est Raimund Hoghe, dont la silouette petite, carrée, déformée par la scoliose se met débout et, au son des grands airs de Maria Callas, prend possession de l'espace et des objets qui le parsèment. Chaussures à talon et autres pièces d'habillement lui permettent de représenter un corps un peu hybride : le sien et un autre, celui fantasmée de la chanteuse.

 

36, avenue Georges Mandel de Raimund Hoghe, au théâtre de la Bastille (www), jusqu'au 14 mars. Réservez vos places avec Flu pour les prochains spectacles de Raimund Hoghe.

llustr©Rosa Frank

 


« Danse en mars »: tarif "découverte" au Théâtre de la Ville

Posté par Lucie le 05.03.08 à 15:59 | tags : danse, théâtre de la ville


En mars, le Théâtre de la Ville propose un tarif à 8 euros pour quatre spectacles: Mon amour de Christian Rizzo, Loin de Rachid Ouramdane, Holeunone de Karine Ponties et Text to speech de Gilles Jobin.

 

Christian Rizzo a un parcours atypique. Issu d’une formation en art plastique, il est devenu styliste et à créé une marque de vêtement. Il fut également musicien dans un groupe de rock avant d'arriver petit à petit à la performance, au théâtre, et… à la danse.
Ce chemin biscornu que notre société du « toujours tout droit sinon ça fait peur » qualifierait au mieux d'"étonnant" au pire d’ « incohérent » fait la force du chorégraphe. Celui-ci propose des chorégraphies singulières, très plastiques, où la musique obtient une place importante. Le chant du charismatique Mark Tompkins (chorégraphe de son état), accompagnera sa dernière création sobrement nommé « Mon amour ». A découvrir donc...

 

Egalement au "tarif":

 

-Le solo du chorégraphe Rachid Ouramdane Loin s’organisera autour du thème du déplacement, du voyage, de l’exil et des sensations de morcellement dont ces mouvements imprègnent le corps.

 

-Karine Ponties a construit sa dernière chorégraphie Holeulone autour d’un livre de science fiction de Daniel Keyes Des Fleurs pour Algernon. L’histoire d’un jeune homme manipulé par deux savants et qui devient alors une énigme pour lui-même.

 

-Text to speech est un logiciel de son, et c’est aussi le titre de la dernière création du chorégraphe suisse Gilles Jobin. Des bruits (texte historique, ou d’actualité, voix, musique, vibrations sonores) seront en effet remixés en direct par les interprètes (dont Jobin lui-même) afin de composer un spectacle entre composition chorégraphique et sonore.

 


Bali à Pleyel

Posté par Floriane le 04.03.08 à 10:29 | tags : danse, international

Une affiche accrocheuse, un titre alléchant : Bali années vingt avait de quoi remplir Pleyel pour deux soirs. On s’étonne toujours de voir comment certains mélomanes sont prêts à sauter d’un genre à l’autre : du classique au contemporain savant, avec un crochet par les musiques du monde.
Public enthousiaste, donc, pour ces retrouvailles orchestrées avec cette troupe de Sebatu, connue mondialement.


Le programme, composé de façon linéaire, rend hommage aux grandes figures de la composition et de la chorégraphie balinaises. Moins acrobatiques que certaines danses indiennes, les évolutions font la part belle aux mouvements de bras, en position quasi statique ou parfois carrément assise.
Antonin Artaud, lorsqu’il découvrit cet art, en fut profondément marqué. On sait sans doute moins qu’il en alla de même pour Benjamin Britten …


Le plus étonnant, dans ce concert, relève sans doute de l’incroyable richesse de sons et d’harmonies du gamelan. Loin de la répétitivité rythmique et des sons plutôt généralement métalliques que l’on connaît, l’orchestre de Sebatu offre une palette de couleurs inouïe, au fil des compositions traditionnelles revisitées ou d’autres, tout à fait contemporaines, d’une incroyable richesse.

Les 7 et 8 avril prochains, le Ballet Royal du Cambodge se produira dans la même salle (www).
Un autre voyage extrême-oriental à ne pas rater.

 

Illustr, salle pleyel©Pierre-Emmanuel Rastouin


Off Limits : deuxième édition du festival expérimental

Posté par Lucie le 20.02.08 à 15:24 | tags : théâtre, danse, performance, festival

 

Dans un mois débutera la deuxième édition du festival Off Limits, programmation scénique expérimentale. Ou comment intégrer le spectateur dans le dispositif artistique ? Les artistes invités présenteront des objets théâtraux mystérieux et ludiques dont les formes oscillent entre spectacles et workshop.

Clyde Chabot, qui est à l'origine du festival (metteuse en scène de La Communauté inavouable) désire interroger d'autres façons de faire du théâtre aujourd'hui. Elle propose de programmer des spectacles qui sont autant d' « interstices hors cadres, de chemins de traverses, de sentiers non balisés, joyeusement incertains ».

Parmi les invités, Catherine Contour, chorégraphe, installera sa « plage » sur laquelle il sera possible de se détendre au cours d'un voyage sensoriel. Frédéric Ferrer, climatologiste reconverti, proposera un débat décalé autour de la question du développement durable.

Le festival s'ouvrira par une « conférence/action » au Point Ephémère (Paris-10ème) le 29 mars à 14h30 où seront présents Catherine Contour, Frédéric Danos, Frédéric Ferrer, Giuseppe Chico, Jeanne Revel et Gilles Ruard.

L'ensemble du programme est en ligne sur le site de La Communauté inavouable :

Le festival se déroulera du 28 mars au 12 avril au Point Ephémère (Paris-10ème), à Mains d'œuvre (St-Ouen), à Gare au théâtre(Ivry), au château de la Roche Guyon (95, pour une virée privilégiée loin de la ville) et à l'espace Khiasma (Les Lilas).


Sur le pont d'Avignon, on y danse...

Posté par Nedjma le 19.02.08 à 10:44 | tags : danse

C'est un événement un peu à part dans le monde de la danse. L'autre festival d'Avignon aussi, celui qui célèbre la danse dans tous ses états depuis 1979. Créées par Amélie Grand, les Hivernales fêtent leurs 30 ans cette année sous le thème de l'apesanteur. Histoire d'illustrer la légèreté (éternelle?) d'un rendez-vous qui ne veut pas "s'alourdir avec les ans". Liberté, légèreté, audace donc au menu du festival qui a commencé ce samedi et se poursuit jusqu'au 23 février prochain. Aux Hivernales, on y danse donc. Mais pas seulement sur les scènes des théâtres. Dans les écoles, dans les gymnases, les salles polyvalentes etc. Tout au long de la semaine, du matin au soir, quelque 500 stagiaires venus des quatre coins de France et d'ailleurs se frottent aux techniques du jazz, du contemporain, de la comédie musicale, de la danse africaine, sévillane ou du hip-hop, sous la houlette des chorégraphes invités. Après l'effort, le réconfort... au spectacle. Des dizaines de spectacles sont à l'affiche le soir venu. A voir dans les jours à venir, Eric Lecomte et la compagnie 9.81, qui construit son langage entre danse et cirque, l'Aixoise Josette Baïz qui présente "Les araignées de Mars", ou encore les Belges de la compagnie Mossoux Bonté pour le spectacle "Khoom". Expositions, rencontres, vidéo-danses et joyeuses fiestas complètent le menu des réjouissances. Et bien dansez maintenant !

30e Hivernales d'Avignon, jusqu'au 23 février 2008. www

 


Le Dansoir va ouvrir ses portes

Posté par Nedjma le 13.02.08 à 18:31 | tags : danse

Le 17 mars, le Dansoir, nouveau lié dévolu à la danse (ou aux danses devrait-on dire) ouvrira ses portes sur le parvis de la BNF. Aux manettes de ce Magic Mirroir, salle semi-mobile circulaire et modulable, la chorégraphe Karine Saporta. Elle aura carte blanche pour créer, chaque année entre novembre et mai une saison dont le festival du Parvis sera un temps fort. Coup d'envoi des festivités avec le premier Festival du Parvis-Paris Printemps, qui verra notamment une collaboration avec Sasha Waltz, le festival italien Fabbrica Europa et le créateur d'arts numériques Philippe Baudelot. Belles promesses...

Festival du Parvis-Paris Printemps au Dansoir, Parvis de la BNF du 17 mars au 25 avril. www


Denses soirées à l'Opéra de Lyon

Posté par Nedjma le 06.02.08 à 10:36 | tags : danse

 Deux grands noms de la danse valant mieux qu'un, l'Opéra de Lyon réunit rien moins que les deux étoiles de la danse américaine, en un seul et même programme. Merce Cunningham et Trisha Brown. Le premier a travaillé avec John Cage, l'autre Robert Rauschenberg. Musique d'un côté, arts plastiques de l'autre, croisement des arts, nourrissement mutuel des influences pour faire avancer, chacun à sa façon, avec son esthétique propre la danse américaine, à mille lieues des codes traditionnels. Trois pièces majeures seront donc présentées: "Newark" et "Set & Reset/ Reset" de Trisha Brown, "Beach Birds" de Merce Cunningham. Le tout, avec le Ballet de l'Opéra. Illus Set and Reset dr.
Merce Cunningham et Trisha Brown, Opéra de Lyon, du 10 au 15 février. www


Leçon de vie au Théâtre de la Ville

Posté par Floriane le 04.02.08 à 13:21 | tags : danse, cirque, théâtre
Plus que tout autres, les Orientaux savent que le sens prévaut sur la forme. Les artistes de Dalian, réunis par Aurélien Bory, y excellent. Chanteurs d ‘exception, acrobates, danseurs, ils n’esquissent que quelques sauts, quelques échanges d’arts martiaux, mais font preuve, tout au long du spectacle, d’une incroyable maîtrise et d’un équilibre parfait. A ce titre, ils s’imposent comme les artistes les plus impressionnants qui soient. Dans Les Sept planches de la ruse, ce n’est pas la prouesse extérieure qui est mise en valeur, mais celle de la précision, de la patience nécessaires à la manipulation des éléments de ce puzzle géant, casse-tête ancestral et scénographique, le tangram.
Léchées, les lignes se profilent en contre-jour ou dans des rasants qui les découpent sur le cyclo dont les teintes varient au fil des transformations. Car le sens de tout cela est à trouver dans le Yi Jing, jeu divinatoire, à la base de la culture chinoise, et terriblement en accord avec la réalité contemporaine. Tout va extrêmement vite, dans ce vaste pays dont la « marche en avant » avait gelé, pur un temps, les rouages. Lentement, sans heurts, la Chine s’éveille aujourd’hui, à l’image de ces sept planches, glissant les unes sur les autres, s’équilibrant et formant des figures sans cesse renouvelées où l’homme a parfois du mal à trouver sa place.
Ce poème visuel d’une pureté absolue est dû aux talents conjugués d’Aurélien Bory, qui s’impose ici comme l’une des figures les plus marquantes de la scène contemporaine internationale, et des artistes de Dalian, province chinoise côtière. La pièce ne tient que quelques jours l’affiche du Théâtre de la Ville, mais sera visible un peu partout en France jusque fin avril. Tout change, tout passe, mais tout finit par s’équilibrer et s’emboîter parfaitement. On devrait se le rappeler à chaque instant.

Tarmac: bientôt la saison nouvelle

Posté par Nedjma le 01.02.08 à 10:06 | tags : théâtre, marionnettes, danse

"Et pourtant il tourne..." l'intitulé de la saison nouvelle, qui commencera au Tarmac dans quelques jours. Ce haut lieu de la francophonie invite une fois de plus à la découverte d'auteurs, poètes et interprètes d'ici et d'ailleurs qui dévoilent, entre paroles et gestuelle, un peu de leurs horizons. C'est le Libanais Issam Bou Khaled qui imagine quatre chevaliers d'un autre monde, en 2100 dans une canalisation qui mène de Beyrouth à Chypre ("Archipel", du 19 février au 15 mars). C'est Vincent Goethals qui porte à la scène "Amour", roman de Marie Vieux Chauvet dénonçant la dictature de Duvalier (du 1er au 19 avril). C'est encore les marionnettistes réunionnais du Théâtre des  Alberts qui glissent une belle humanité dans quelques bouts de bois ("Accidents" du 5 au 30 août). Pour en savoir plus sur ces spectacles-là, et les autres, le Tarmac de la Villette, sous la houlette de son heureuse directrice Valérie Baran vous convie à une présentation de saison, le 4 février.
Tarmac de la Villette, présentation publique de la saison 2008, le 4 février, 20 heures. www


Flamand :l’expérimentateur invétéré

Posté par Floriane le 19.01.08 à 12:37 | tags : danse
Ça y est ! Frédéric Flamand vient de boucler sa trilogie sur les rapports entre la danse et l’architecture. Métapolis 2, que l’on verra à Sceaux en mai prochain, clôture un cycle, débuté avec La Cité radieuse, et ponctué de Silent Collisions, que vient de présenter le Théâtre National de Chaillot. On se dit, à regarder le parcours éblouissant de ce  créateur hors norme, que toutes les fées ont dû se pencher sur son berceau. Flamand est véritablement l’un des artistes les plus visionnaires de ce tournant de millénaire. Dès les débuts du Plan K, à Bruxelles, il fait coexister les disciplines, à l’abri de tous les grands discours théoriques peu suivis d’effets, mais au contraire dans le quotidien de la pratique et de l’expérience. Tollé vite contenu lorsque la Communauté Française lui confie les rênes de Charleroi danse … Qui pourtant, mieux que lui, pouvait avoir une vision efficace du potentiel que constituait une friche industrielle (les anciennes acieries) et un ballet classique auquel un souffle devait être rendu ? Très vite, c’est vers l’expérimentation, la relation aux artistes visuels, aux architectes que Flamand se tourne pour réussir ce pari quasi impossible. Dix ans plus tard, plus personne ne dit mot lorsqu’il est placé à la tête du Ballet National de Marseille.
Chaillot vient de présenter Silent Collisions, concocté avec l’architecte américain Thom Mayne, et Métamorphoses, création toute récente, à laquelle les designers brésiliens Humberto et Fernando Campana ont été associés. Dans les deux cas, l’inventivité visuelle éclate, le métier aussi. Celui des danseurs, certes, vifs, précis, parfois un peu bavards peut-être dans la première pièce ; mais surtout celui du maître d’œuvre. Flamand fait ici la preuve d’un équilibre assuré entre les différentes ressources scéniques convoquées. Projections vidéo subtilement intégrées pour suggérer, souligner, élargir le propos ; lumière parfaitement dosée, active et activante ; scénographie et costumes (surtout dans Métamorphoses) résolument inventifs ne viennent jamais entraver la lisibilité de la chorégraphie. Au contraire, les corps s’appuient sur ces dispositifs, s’y coulent, et la matière spectaculaire est d’une homogénéité rare.
Actes Sud vient de publier, sous la direction de Rafaël Magrou, un livre consacré à Frédéric Flamand. Un excellent moyen de retraverser le parcours de cet expérimentateur invétéré.
Le 15 février à 19 heures, le Louvre lui donne carte blanche pour une traversée des salles inédite.

Danse: les promesses de l'année nouvelle

Posté par Nedjma le 10.01.08 à 09:31 | tags : danse

Sur l'affiche de "Danse à Chaillot", des pieds nus sur des oeufs blancs. De là à dire qu'en matière de danse, le Théâtre national marche sur des oeufs... La saison prochaine, et les suivantes seront placées sous le signe de l'art chorégraphique on le sait, et les premiers mois de l'année donnent un avant-goût de la chose avec une riche programmation en la matière. Le chorégraphe Frédéric Flamand et son Ballet national de Marseille présenteront notamment "Silent collissions" (du 10 au 13 janvier) et "Métamorphoses", avec un tandem de designers brésiliens (du 16 au 19 janvier). Dans les autres salles parisiennes, parmi les mastodontes de l'art chorégraphique on attend Anne Teresa de Kersmaeker au théâtre de la Ville (du 11 au 19 janvier) et Maguy Marin avec "Umwelt" et "Ha ha" (illus). Ailleurs, Mourad Merzouki et Kader Attou, autrefois compagnons de route dans la compagnie Accrorap partagent l'affiche de Suresnes Cité Danse. En région, Dominique Hervieu et José Montalvo revisitent le "Porgy and Bess" de George Gershwin à l'Opéra de Lyon. Enfin, les Hivernales, "l'autre" festival d'Avignon, intégralement dévolu à la danse celui-là, fête ses 30 ans en fanfare. Parmi ses invités, Sylvie Guillermin, Ingeborg Liptay ou Carlotta Ikeda rassemblés sous le thème "Danse en apesanteur". Tout un programme. On y reviendra...

 


Un successeur pour Béjart

Posté par Nedjma le 07.12.07 à 17:32 | tags : danse
Maurice Béjart disait de lui qu'il était son fils spirituel: le danseur et chorégraphe Gil Roman, directeur adjoint du Ballet de Lausanne depuis près de quinze ans va succéder au maître, disparu le 22 novembre dernier à l'âge de 80 ans. Il avait rejoint le Ballet Béjart à Bruxelles en 1979, et s'était fait connaître en incarnant la figure centrale de "Messe pour le temps futur", en 1983. C'est lui qui dirige actuellement les répétitions du "Tour du monde en 80 minutes", qui sera dévoilé le 20 décembre prochain. Gil Roman prend la direction artistique de la compagnie, à l'âge de 47 ans. Illus dr.

 

 


Création mondiale à L’Onde

Posté par Floriane le 05.12.07 à 19:30 | tags : danse
Après avoir accueilli, il y a une semaine, le spectacle chorégraphié et interpété par Via Katlehong, L’Onde (www) à Vélizy-Villacoublay présentait samedi, en création mondiale, deux pièces que Christian Rizzo et Robin Orlyn ont créées avec les danseurs. Trois œuvres, trois styles, mettant en valeur toutes les richesses de cette distribution éclectique, issue d’un ghetto de Johannesburg. Le premier spectacle, patchwork de claquettes, de pantsula (la danse de ce ghetto), de hip hop et d’autres figures traditionnelles tribales, explose de rythme et d’énergie. Un condensé de toutes les influences qui permettent à la troupe de revendiquer son histoire et ses racines. Avec Christian Rizzo, les jeunes hommes bouillonnants ont appris à canaliser leur expression et, sans renier leurs racines et leur envie de développer une thématique, ils tendent à une expression plus stylisée, plus intérieure, moins explosive. Avec Robin Orlyn, la pantsula (danse où l’on tortille les fesses comme un canard) est littéralement prise au pied de la lettre. Jeu avec l’eau, masques de canard et inévitable vidéo si chère à la chorégraphe concourent à l’humour de cette deuxième partie de soirée, comme un pendant nécessaire à l’expression retenue proposée juste avant. Illust © John Hogg

 


Via Katlehong est en tournée en France jusqu’au printemps.


Grand soir au Manège de Reims

Posté par Floriane le 04.12.07 à 15:03 | tags : danse

Stéphanie Aubin, la directrice du Manège de Reims, a pour habitude de composer sa programmation selon des affinités électives. Le Grand soir de la semaine dernière a ainsi rassemblé Pascale Houbin et Dominique Boivin, entourés de Daniel Larrieu et de Abbi Patrix. Comme une plongée dans le temps, lorsqu’un certain style de danse contemporaine tenait le haut du panier en France.
Il est émouvant de voir comment ces créateurs continuent à chercher, à explorer des voies qui leur sont propres. Pascale Houbin, après le langage des signes, s’attache aujourd’hui aux gestes du travail, notamment à ceux des « chevaliers du ciel ». Avec Boivin et Larrieu, elle revisite un pot-pourri de chansons françaises, signées et chorégraphiées avec humour et tendresse. Le Cirque de Reims s’est paré, pour l’occasion, d’une installation de pommes rouges, véritable conducteur de la soirée. Juste avant, au Manège, la dernière création signée Boivin-Houbin, Ni d’Eve ni d’Adam, était présentée. Humour finesse et témoignages de quidams rendent ce spectacle accessible à tous. Illus © Quentin Bertoux


Le prochain Grand soir au Manège de Reims (www) sera consacré à Thierry de Mey, le 15 janvier prochain.


Deux fois Caterina Sagna à Bastille

Posté par Nedjma le 29.11.07 à 18:00 | tags : spectacle à paris, danse

Marion Diouris, qui a vu les spectacles de Caterina Sagna, et les a aimés, partage avec nous son enthousiasme...

 

"Deux chorégraphies de Caterina Sagna sont reprises: Exercices spirituels (créée en 1998, re-créée en 2007), et Transgedy (création 2001). Deux soli apparemment très différents, mais dont la juxtaposition nous permet d'appercevoir le très vaste talent de la danseuse-chorégraphe. Le premier, interprété par elle-même, est sombre, sobre, épuré. D'abord, seuls les doigts dansent, précis, fins, ils racontent, ils sont fleurs, ils sont animaux. Puis ils laisseront les bras et le corps se mouvoir, au fur et à mesure que la danseuse se dépouille de ses couches de vêtements et que le décor tombe lui même en lambeaux de papier. Le très énergique Alessandro Bernardeschi interprète le second solo. Sorte de clown triste et habité par une sombre folie, il campe un artiste inspiré qui parfois ressemble à un chippendale ridicule, guidé par Shakespeare! Très drôle, il cherche à séduire le public, le regarde, le questionne, le fait rire. Il s'emporte, s'oublie, il tombe et se relève, et nous interpelle avec un humour éclatant. Présenter ces deux courtes pièces à la suite, qui semblent contraster complètement, permet d'aborder un travail chorégraphique très riche, aux multiples facettes et d'aborder l'étendue de l'expérience de Caterina Sagna."

Exercices spirituels / Transgedy, chorégraphies de Caterina Sagna, Théâtre de la bastille du 28 novembre au 6 décembre. www


Danses d'ailleurs en Normandie

Posté par Nedjma le 29.11.07 à 10:27 | tags : danse
Des nouvelles du monde en Normandie... Pour la troisième année, le Centre chorégraphique national de Normandie, dirigé par Héla Fattoumi et Eric Lamoureux propose un temps consacré aux danses d'ailleurs. Cette fois, ce sont des compagnies du Congo, du Maroc ou d'Algérie qui investiront le Théâtre des Cordes ou la Halle aux Granges de Caen, encore le Trident de Cherbourg. Au programme, ateliers, rencontres, débats et spectacles, bien sûr. Parmi les créateurs attendus, le Marocain Taoufiq Izzediou, qui explore la réalité des clandestins, ou le Kenyan Opiyo Okach qui chorégraphie un solo d'Andreya Ouamba. Enfin, Faustin Linyekula, l'une des découvertes du dernier Festival d'Avignon, présentera de nouveau Dinozord III, pièce pour six interprètes, qui décloisonne ldes disciplines et mêle danse, théâtre, musique et vidéo.

Danses d'ailleurs, du 3 au 8 décembre à Caen et Cherbourg. www


Les pas de Béjart à Paris

Posté par Nedjma le 26.11.07 à 17:24 | tags : danse

 


Le chorégraphe Maurice Béjart est mort jeudi et ses obsèques auront lieu demain, à Lausanne. Pourtant, sa danse elle, bien vivante, reste à l'affiche. A Paris on reverra "L'oiseau de feu", "Le sacre du printemps" et "Igor & nous", comme autant de pièces mythiques du créateur, du 30 janvier au 4 février. Egalement à l'affiche, du 7 au 10 février, une création cette fois, "Le tour du monde en 80 minutes", à laquelle il travaillait encore durant ses derniers jours. Le tout, au Palais des sports.
Béjart Ballet Lausanne à Paris, du 30 janvier au 10 février.

 


La danse au Louvre, acte II

Posté par Nedjma le 22.11.07 à 18:01 | tags : danse

Le haut lieu muséal ouvre ses portes à la danse une nouvelle fois. L'an dernier, William Forsythe y livrait Retranslation/ Final unfinished portrait, u ne performance inspirée de Francis Bacon. Mais la pièce était filmée, et retransmie sur de vastes écrans. Cette fois, la prestation est live: l'artiste Anselm Kiefer a invité Bill T.Jones dans le cadre du Festival d'automne. Son solo "Walking the line" investit la galerie des Esclaves et la galerie Daru. Le choc de la rencontre entre le corps mouvant, sublime du chorégraphe et danseur et les statues d'albâtre du musée doivent valoir le détour... Illus ©Angèle Dequier.

Walking the line, au Musée du Louvre, jusqu'au 24 novembre, 21h.




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