Théâtre et danse : actu des spectacles. Blog Saisons.
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L'actualité de la danse en France et à l'étranger. Tous les billets consacrés à ces manifestations sur Saisons.

SDF, le Festival de Marseille danse quand même

Posté par Nedjma le 03.07.09 à 09:06 | tags : danse, festival

Le Festival de Marseille revient de loin...

Nombre des représentations de son édition 2009 devaient avoir lieu dans le Hangar 15 du Port autonome de la ville. Mais la CGT en a décidé autrement, refusant que l'art s'exprime sur les ruines de l'emploi -l'Union Naval Marseille, énorme entreprise de réparation navale ayant été liquidée début mars- et l'exprimant ouvertement en avril.

Voilà donc la manifestation sans domicile fixe, en quête de lieux pour 19 spectacles. Pavillon noir de Preljocaj, Théâtre du Merlan, Théâtre du Gymnase, Ballet de Marseille ont aussitôt répondu présent et proposé de mettre leurs plateaux à disposition. Une capacité d'accueil moindre au final, mais la possible tenue de l'événement.

Le rideau s'est donc levé, comme prévu sur le rendez-vous chorégraphique le 17 juin dernier.

On y a déjà vu Christian Rizzo, Wim Vandekeybus, Christophe Haleb et Aurélien Bory... La suite du programme se révèle tout aussi riche en promesses: le "Tango Toilet" de Rodrigo Pardo (du 3 au 7 juillet), le "Miroku" de Saburo Teshigawara, grand maître de la danse contemporaine japonaise notamment. Et puisque le Festival est estampillé "de danse et des arts multiples"
, on y verra encore des Screen Tests d'Andy Warhol en décor du concert de Dean et Britta, et des spectacles issus d'ateliers de slam et musique contemporaine...
Festival de Marseille, jusqu'au 11 juillet.




Pina Bausch, la rétrospective vidéo

Posté par Easywriter le 01.07.09 à 10:02 | tags : danse

Du Sacre du printemps (1975) où Pina Bausch entama magistralement l'exploration de l'un de ses  thèmes majeurs, les rapports hommes-femmes, embourbés dans le terreau fertile du sacrifice jusqu'à Sweet Mambo, en passant par le grand classique Orphée et Eurydice, Fluctuat vous propose une petite rétrospective vidéo de près de 35 ans de chorégraphies inspirées .

 


 

Voir la Pina Bausch en vidéos, la rétrospective. 







Ils n'iront pas à Avignon...

Posté par Nedjma le 25.06.09 à 16:08 | tags : festival d'avignon, festival, danse, théâtre

Ils n'iront pas à Avignon? Nous, si. Mais on ira aussi à Ivry et à Vitry-sur-Seine. Car c'est là que, depuis plus de dix ans, se déploie un chouette festival, alternative au mastodonte vilarien. Pas ennemi, mais différent.

Pendant donc que la cité des Papes résonne des 40 spectacles du In et du petit millier du Off, entre cours et jardins, cloîtres et écoles, théâtres et rue, "Nous n'irons pas à Avignon" joue une autre musique, ça se passe cette année, du 1er au 26 juillet. L'affiche de la onzième édition montre un petit gars, jumelles à la main et titre "Vers l'infini et l'au delà". Voilà qui ouvre de larges horizons. Au menu, théâtre et danse, jeune public et jongle, cabaret et théâtre de rue. Des spectacles, et des débats, des reprises et des créations par des compagnies singulières, inventives, foisonnantes.

Demandez le programme...

Du 1er au 5 juillet: "Quanta ou la terrible histoire de Lulu Schrodinger", "Accroche-toi aux étourneaux", "Piano-Ball", "Les petites comédies de l'eau", "Oa", "Le cabaret historique de l'histoire de France"

Du 8 au 12 juillet: "Ah bon", "Contre-image"; "Le titanos débarque", "Gênes 01" (adapté du très bon texte de Fausto Paravidino), "ça va bien", "Macbeth", "Penetrator".

Du 15 au 19 juillet: "Fée fofolles", "Délivrez-nous du bien", "PP Pasolini: vif et conscience", "Conflits", "Délivrance publique", "La soeur de Marcel", des spectacles de la Fabrique Ephéméride, lieu de résidence et de création pour les compagnies.

Du 22 au 26 juillet: "L'enfant qui ne fermait pas les yeux", "Les failles", "Spectractes", "Pourquoi Parce que j'ai tué Mme Ivan: c'est pas notre maman", "Quelques certitudes", "Les étriqués", "Le trombinoscope du voyageur".

Festival "Nous n'irons pas à Avignon" à Ivry et Vitry-sur-Seine, du 1er au 26 juillet. Réservations 01 55 53 22 26. Plus d'infos ici.




Montpellier dense

Posté par Nedjma le 19.06.09 à 10:09 | tags : danse, festival
C’est un peu le coup d’envoi, en forme de feu d’artifice, des grands festivals d’été. Cap sur Montpellier pour son temps fort chorégraphique, point de ralliement des créateurs d’ici et d’ailleurs (25 invités). 2009 sera danse, et dense. Coup d’envoi ce soir, avec une création attendue. Blanca Li, reine de tous les mariages audacieux (contemporain, hip-hop et flamenco) s’empare du « Jardin des délices » de Jérôme Bosch. Livre ses visites d’antan au Prado et sa fascination pour l’œuvre, avant de faire naître un ballet de cette peinture « sacrilège, où l’enfer se mêle au paradis, le plaisir au vice, et le satirique à la morale ».

Autre temps fort, le solo d’Angelin Preljocaj. Coutumier des pièces pour danseurs à foison, spectaculaires et vastes, le chorégraphe s’élance seul en scène, à 52 ans. Pièce, pari sur le fil. Il s’inspire du texte de Genet, « Le funambule ». « Il parle tellement de l’engagement artistique, avec une syntaxe ciselée comme un diamant noir qui articule une pensée sur la mort, l’effacement, la mise en danger personnelle, physique, totale, qu’il est pour moi l’un des écrits les plus justes sur la danse. Ce mot revient toujours dans Le funambule, mais de façon décalée, comme métaphore pour parler d’autre chose. Et finalement, il se retourne comme un gant : ce texte prend une fulgurance étonnante quand on l’applique vraiment à la danse», souligne le danseur.
Celui qu’on a qualifié de « Nijinski du flamenco », Israel Galvan présente « El final de este estado de cosas, Redux ». Autres invités de marque, Mathilde Monnier l’enfant du pays, le CCN Ballet de Lorraine pour un hommage à Dominique Bagouet, Raymond Hoghe, François Verret, le duo Fattoumi-Lamoureux.

Le grand festival offre aussi une foule d’événements gratuits : 18 au total, soit plus d’un quart de l’affiche. On ne manque pas le « Rendez-vous » de Patrice Barthès, spectacle déambulatoire qui réunira six danseurs professionnels et cent amateurs du grand Montpellier. Didier Deschamps et son Ballet de Lorraine propose « Tous à la barre ». Le 30 juin à midi, le public est invité à quelques exercices aux côtés des danseurs, sur la place du marché aux fleurs…

 

 

Illus en haut "Le jardin des délices". En bas "Un funambule". DR 

Montpellier danse, du 19 juin a 4 juillet. 0800 600 740. Programmation détaillée.





Rencontre avec Wim Vandekeybus, chorégraphe choc

Posté par Céline le 16.06.09 à 10:00 | tags : danse, spectacle à paris, théâtre de la ville, entretien
 
Wim Vandekeybus a présenté la semaine dernière à Paris sa nouvelle création, nieuwZwart. A cette occasion, Fluctuat a rencontré le chorégraphe pour lui poser quelques questions sur sa dernière pièce et sur l'ensemble de son travail.
A l'inverse des mouvements qu'il imprime à sa danse, Vandekeybus apparaît comme un homme élégant, calme et posé. Dans une loge du théâtre de la ville, il prend son temps pour nous expliquer l'orientation de sa nouvelle création, nieuwZwart, qu'il dit avoir voulu plus "abstraite" que les précédentes.
 
Apocalypse show

Si la présence d'un comédien sur scène, récitant le texte de l'écrivain Peter Verhelst, apporte effectivement une dimension poétique plus abstraite à la pièce, l'empreinte très brutale du chorégraphe est là : la pièce s'ouvre sur une ambiance de fin du monde. Des corps se meuvent, dans la douleur et l'hystérie. Une immense couverture de survie les recouvre ou les découvre. Un accessoire qui colle bien à Vandekeybus, chez qui les danseurs se jettent souvent à terre, se rentrent dedans, se ramassent après des courses de longue haleine. Même sur scène, il faut survivre. Survivre dans un monde dévasté, après l'accident (qui aura littéralement lieu vers la fin de la pièce). Survivre seul et devenir fou, comme les jeunes interprètes le font si bien. Survivre, enfin, comme le font les deux inoubliables personnages de La Route, le sublime roman de Cormac McCarthy auquel on ne peut s'empêcher de penser tout au long de la pièce...

Voir l'entretien vidéo avec Wim Vandekeybus sur Fluctuat




Rencontres chorégraphiques : arrêt à Montreuil

Posté par Catherine le 28.05.09 à 23:50 | tags : festival, danse

Les salles sont pleines à craquer au Nouveau Théâtre de Montreuil ces jours-ci : les rencontres chorégraphiques s'y arrêtent pour trois jours et le public - jeune dans sa grande majorité - est là, emballé et applaudissant à tout rompre. Un enthousiasme assez bluffant pour des propositions qui tendent toutes à leur façon vers l'abstraction, la lenteur et le mouvement a minima. Des pièces qu'il faut voir comme une expérience étrange qui nous arriverait, peut-être insignifiante, peut-être pas, et surtout, sans avoir peur de plonger allègrement dans une douce torpeur...

 

Le Vif du Sujet 2009, 27,28, 29 mai à 19h30, salle Maria Casarès, Montreuil
Avec trois pièces courtes :
Doc : chorégraphie : Arco Renz et Jung-Ae Kim, interprète : Jung-Ae Kim
Over the shoulder : création et interprétation Antionia Baehr et Tamar Sheif
Virga : conception Fabrice Lambert, interprète : Shlomi Tuizer

Ad astra, création Emmanuelle Vo-Dinh, 27,28, 29 mai à 21h  au Nouveau Théâtre de Montreuil

Dans le cadre des rencontres chorégraphiques, jusqu'au 5 juin

Illustration : Ad astra © Caroline Ablain

 




Vent nouveau sur les Hivernales

Posté par Nedjma le 28.05.09 à 10:26 | tags : danse, festival d'avignon
Après trente ans de bons et loyaux services, Amélie Grand, fondatrice et directrice artistique des Hivernales prend le large. C’est elle qui avait initié, un beau matin de 1979 ce rendez-vous de la danse à Avignon, à une période de l’année plutôt morose. Les Hivernales ont fait les beaux jours de la danse, en hiver donc, puis en été. Trois décennies durant, spectacles, stages, rencontres, débats, expos ont réuni les grands noms de la danse contemporaine dans ce haut lieu du théâtre.

Le 1er septembre prochain, Emmanuel Serafini succèdera à Amélie Grand à la tête de ce qui est aujourd’hui le Centre de Développement Chorégraphique Avignon Vaucluse Provence-Alpes-Côte d’azur. Agé de 43 ans, il a fondé en 1990 le groupe Prodanse, premier rassemblement de professionnels de la danse, puis a travaillé comme administrateur, pro­ducteur ou conseiller artistique auprès de nombreuses compagnies (Daniel Larrieu, Fattoumi-Lamoureux, Pascal Rambert…). Membre du conseil national du Syndeac en charge de la danse, il en a été ensuite le secré­taire national. Il est actuellement en charge du service Culture, éducation, jeunesse et sport à l’Assemblée des départements de France (ADF).

Avant cela, encore un bel été en perspective aux Hivernales. Parallèlement au Festival d'Avignon, la structure fait son festival à elle, entièrement dansé.

Du solo à des pièces pour huit danseurs, le Studio des Hivernales et le Théâtre de la danse accueilleront notamment Delgado Fuchs et son spectacle à l’improbable titre : « Manteau en laine marine porté sur un pull à encolure détendue avec un pantalon peau de pêche et des chaussures pointues en nubuck rouge » Ouf ! La pièce évoquera la vie, l’amour, la mort, et l’artiste se veut « radical sans être radicalement chiant ».

Egalement à l’affiche, Rita Cioffi et sa compagnie Aurelia, les virtuoses percussionnistes corporels d’Onstap, et la compagnie La Liseuse de Georges Appaix.
Comme de coutume, spectacles, expos, vidéo-danse, rencontres complèteront le dense programme de l'été. Et bien dansez maintenant!

L'été des Hivernales d'Avignon, du 10 au 26 juillet. 




Rencontres chorégraphiques : le corps dans tous ses états

Posté par Nedjma le 11.05.09 à 14:13 | tags : danse, festival
La Seine Saint-Denis va danser, et de belle manière, dès aujourd’hui et jusqu’au 5 juin.

Les origines du festival, qui a beaucoup évolué depuis ses débuts, remontent à 1969.  Jaque Chaurand, ancien danseur, crée un concours chorégraphique pour « la nouvelle danse ». « Les Ballets pour demain » naissent à Bagnolet. Entre 1976 et 1985, les plus grands noms de la danse sont passés par là : Dominique Bagouet, Jean-Claude Gallotta, Karine Saporta, Maguy Marin, Régine Chopinot, Catherine Diverrès, Bernardo Montet, Mark Tompkins, Mathilde Monnier, Angelin Preljocaj.
En 1988, le concours prend une nouvelle ampleur, sous la houlette de Lorrina Niclas, directrice du Centre international de Bagnolet pour œuvres chorégraphiques. En 1995, le Concours est rebaptisé « Rencontres chorégraphiques de Seine Saint-Denis » avant de devenir festival en 2002 et de rayonner dans divers lieux, sous l’impulsion d’Anita Mathieu.

« Dans ce monde qui globalise, uniformise, libéralise, les regards engagés Serge Ricci et Bernardo Montet, Thomas Lebrun et Christophe Fiat, Emmanuelle Vo-Dinh et Cindy Van Acker. De la MC 93 de Bobigny à la Chaufferie de Saint-Denis, du Nouveau Théâtre de Montreuil au Colombier de Bagnolet, l’art chorégraphique s’exprimera dans toute sa diversité foisonnante…. En marge des représentations, des parcours découvertes des artistes (Emmanuelle Vo-Dinh), des ateliers d’écriture.
Rencontres chorégraphiques, du 11 mai au 5 juin. 

Location 01 55 82 08 01.




Sasha Waltz et ses petites scènes de la vie berlinoise

Posté par Céline le 06.05.09 à 12:02 | tags : théâtre de la ville, danse
Sasha Waltz est à l'affiche du Théâtre de la ville, où elle présente deux de ses pièces. La semaine dernière, on a pu redécouvrir Zweiland (1997) qui, comme l'indique son titre - Zweiland signifie "deux pays" - interroge l'état et l'avenir d'une Allemagne divisée. Des personnages hauts en couleur s'y croisent, dans la clameur et dans le chaos : les corps chez Sasha Waltz respirent la vie, et s'ils font une trêve, ce n'est jamais que pour repartir de plus belle. Vivants : il souffrent et se tapent dessus, pètent les plombs et crient au loup, valsant sur les airs vieillots de disques rayés. Les mouvements sont souvent nerveux, cocasses, traduisant tantôt le besoin de se laisser entraîner dans la danse, tantôt la volonté de rompre avec le réel.
 


Une gestuelle que l'on retrouve dans Allée des cosmonautes, pièce créée en 1996 dans la lignée du cycle Travelogue (1993-1995), dans laquelle les six membres d'une famille berlinoise se supportent et s'insupportent dans le (trop) petit appartement d'une cité populaire. Le cadre social de la pièce est posé par les images du vidéaste américain Eliot Caplan, projetées sur plusieurs postes de téléviseurs (qui renvoient eux-mêmes à un certain mode de vie) : immeubles se détachant sur un ciel incertain, intérieurs sobres ou désuets...

Dans un même immeuble, combien d'autres familles comme celle qui s'agite sur scène ? Il y a quelque chose de La Vie, mode d'emploi de Perec dans la présentation de ce quotidien disséqué au mouvement près, entre les moments de torpeur et ceux, plus nerveux, où tout le monde se cogne dessus. La pièce pourra également faire penser à Good bye Lenin !, pour la tension sociopolitique qui la traverse parfois, à Charlie Chaplin, pour les déambulations burlesques de ses personnages, à Pennac pour la tendresse que ces derniers vous inspirent. Au moment où la famille, après s'être autant démené sur un long medley composé de tubes populaires, airs traditionnels et ritournelles jouées à l'accordéon par le père, finit par faire silence à la fin de la pièce, on regrette de ne pouvoir assister, encore, au prochain sursaut, au prochain réveil, et de recevoir autre bouffée de vie insufflée par les danseurs de Sasha Waltz.
 

Sasha Waltz & Guests au Théâtre de la Ville
Zweiland, du 27 au 30 avril.
Allée des cosmonautes, du 5 au 9 mai.
Photos © Sebastian Bolesch



Pierre Henry / Maurice Béjart - un long compagnonnage

Posté par Catherine le 24.04.09 à 00:04 | tags : danse, musique sur scène

Six soirées exceptionnelles au Théâtre de la Cité Internationale autour de Pierre Henry et de la musique qu'il a jadis composée pour les chorégraphies de Maurice Béjart.
Jolie mise en bouche avec Futago, un duo dansé sur beaucoup de silence et des extraits de la Messe pour un temps présent de Pierre Henry. Deux filles en pull blanc, collant et bottes marchent, traversent, en cadence. Dans une proximité siamoise, elle deviennent un seul corps sans tête. Monstre de chair comme la musique concrète a pu paraître monstrueuse aux oreilles inhabituées des premiers auditeurs du milieu du siècle dernier.

Suit un concert du maître. Un concert ou ce que ses descendants accros aux samples et autres bizarreries sonores appelleraient aujourd'hui performance live, devant un public d'afficionados pleins de révérence pour le vieux monsieur à la barbe blanche. Pierre Henry, père de la musique électronique. Tout de même!
Le musicien est courbé sur ses manettes, au premier rang, dos au public. Pour ceux qui n'ont jamais assisté à ce moment étrange qu'est un concert de musique concrète, rappelons la particularité visuelle de la chose, peu banale : sur scène, des enceintes, des petites enceintes, des grosses enceintes, des dizaines d'enceintes, qui fixent le public de leurs gros yeux immobiles. Au Théâtre de la Cité Internationale, le programme est différent chaque soir. Sur les six jours, Pierre Henry interprétera l'intégrale des musiques concrètes qu'il a composées pour Maurice Béjart, plus quelques remixes. Beaucoup ne voudraient manquer l'événement pour rien au monde.

Le troisième moment de ces soirées d'avril au Théâtre de la Cité Internationale est également différent chaque soir puisque la répartition des interventions de chaque danseur est tirée au sort au début de la pièce. Dans ces Variations pour une porte et un soupir, qui ont pour matériau principal des sons de portes qui grincent, "il n'y a pas de chorégraphe, il n'y a que des danseurs", disait Maurice Béjart de cette pièce qu'il avait conçue en 1965. Vêtus de noir et blanc, sur fond de hasard et d'aléatoire, cinq garçons et deux filles suivent le sentier balisé de ces variations furieusement libres.

 

PIERRE HENRY / MAURICE BEJART / EMMANUELLE HUYNH
Au théâtre de la Cité Internationale, du 21 au 28 avril
Futago, chorégraphie de EmmanuelleHuynh
Pierre Henry en concert, intégrale des musiques pour Maurice Béjart
Variations pour une porte et un soupir, Maurice Béjart, concept chorégraphique par le Ballet de l'Opéra national du Rhin

Illus © Futago Toshihiro Shimizu
Illus Variations... © JL Tanghe



Retour à l'Origine

Posté par Catherine le 21.04.09 à 00:24 | tags : danse, théâtre de la ville

Reprise d'un spectacle qu'on reverrait volontiers, encore et encore. En 2008 le théâtre des Abbesses, en 2009 le grand plateau du Théâtre de la Ville : Sidi Larbi Cherkaoui enflamme une nouvelle fois le public parisien avec Origine, un spectacle plein d'humour, de couleurs et de poésie. Deux danseuses, deux danseurs, quatre coins de la planète, quatre identités. L'une se contorsionne en pantalon bleu, l'autre disjoncte en escarpins rouges. L'un est baillonné, l'autre s'explique en japonais. Tous se retrouvent régulièrement pour des instants de communion parfaite, moments de grâce dont s'échappent immédiatement les individualités.
Bien évidemment, on retrouve les thèmes chers au jeune chorégraphe flamand - la différence, l'identité, les cultures. Mais la véritable matière explosive d'Origine, c'est la femme. D'abord, il y a les voix féminines qui accompagnent les danseurs sur le plateau, polyphonies traditionnelles ou religieuses parfaitement envoûtantes - même s'il est parfois étrange d'entendre "laudate Jesus" sur des images aussi décalées ! La femme indépendante, la femme par rapport à l'homme, en miroir et en complément. Quelques scènes de "ménage" raviront à n'en pas douter les femmes du public, mais les dévoiler serait gâcher le plaisir des heureux spectateurs qui ont toute la semaine pour applaudir le retour au Théâtre de la Ville de l'Origine de Sidi Larbi Cherkaoui.

Origine (2008), mise en scène et chorégraphie Sidi Larbi Cherkaoui
dansé et chorégraphié par Kazutomi Kazuki, Daisy Phillips, Valgerour Runarsdottir, Shawn Mothupi
avec l'Ensemble Sarband
Au Théâtre de la Ville, du 20 au 24 avril 2009




Travs, tutus et pointes

Posté par Nedjma le 16.04.09 à 13:16 | tags : théâtre du châtelet, danse
Ils chaussent du 44, et se tiennent bien droit sur leurs pointes, merci ! Ils ? Les membres des ballets Trockadero, ou « Trocks » pour les intimes. Ces sacrées créatures, issues pour certains des plus grands ballets internationaux, exécutent les grandes figures classiques sans le moindre complexe, et avec une assurance crâne : ils dansent rien moins que « Le lac des cygnes », ou « Paquita », et même un ballet inspiré de Merce Cunningham ! « Patterns in space ». Ils sont 17 sur scène, en tutu et diadème, ont tous des noms de scène et courent le monde avec leur spectacle… Et rencontrent le même engouement depuis plus de trente ans. A voir à Paris, cinq soirs seulement…

Les Ballets Trockadero, Théâtre du Châtelet, du 21 au 26 avril.

Illus dr




Martha Graham Dance Company : faire revivre le mythe

Posté par Céline le 16.04.09 à 12:20 | tags : danse, théâtre du chatelet, spectacle à paris
Martha Graham est à la danse ce que Picasso fut à la peinture, Einstein à la physique, Stravinsky à la musique : une légende, une révolution. Hier au Théâtre du Châtelet, ce sont en ces termes que la chorégraphe - disparue en 1991 - a été présentée, avant que le rideau ne s'ouvre sur la première des trois pièces présentée dans la soirée par la Martha Graham Dance Company.

 

Crée en 1958, Embattled Garden - ou « Jardin assiégé » si l'on traduit littéralement - met en scène Adam (Tadej Brdnik) et Eve (Miki Orihara), Lilith et son compagnon, « un étranger » qui, d'abord niché dans un arbre, ressemble à s'y méprendre à un serpent. Dans cet Eden élégant imaginé par le designer Isamu Noguchi, les deux couples s'ébattent, s'échangent, s'émeuvent. Vêtue d'une robe jaune, maniant comme une reine flamenca son éventail sur la musique de Carlos Surinach, Lilith (Carrie Ellmore-Tallitsch), s'avance, sûre d'elle, débaucher Eve et séduire Adam. Sous la grâce des danseurs pointent le désir, le remords, la passion : tous les quatre composent le ballet amoureux de personnages bibliques, dont l'actualité n'a jamais fini de nous étonner.

 

Après les parades érotiques d'Embattled Garden, place à la gravité avec Sketches from "chronicle", pièce politique créée en 1936, inspirée par la Première Guerre mondiale et la dépression américaine. Composée de trois tableaux, la pièce s'ouvre sur un solo, Spectre - 1914 : Jennifer DePalo, avec sa robe immense au revers rouge, incarne à la fois les mouvements révolutionnaires et les séquelles de la guerre. Ce sont ensuite neuf danseuses qui investissent la scène pour Steps in the Street - l'un des plus beaux moments du spectacle. Les rondes et les traversées de ce groupe de femmes austères disent l'aliénation, la colère, la souffrance. Avec la troisième partie cependant, Prelude to action, la pièce s'achèvera sur une note plus optimiste : parmi les autres interprètes vêtues de noir, une danseuse en blanc (Jennifer DePalo) incarne-t-elle l'espoir d'une nouvelle voie ?

 

Autre période, autre discours : dans Night Journey, crée en 1947, Martha Graham a cherché à explorer les passions humaines en remontant aux origines. Le mythe d'Œdipe est ici revisité sous une nouvelle perspective, celle de Jocaste (Katherine Crockett), qui, sous l'ordre de Tirésias armé de son bâton (David Martinez), doit revivre son destin avant d'en finir. Pulsions et répulsions, souffrance et jouissance : le théâtre antique est ici détourné de ses dieux, les mouvements de la danse soulignant avant tout les contradictions de l'âme. Le chœur de femmes qui survient par intermittence sur scène n'y pourra rien : Jocaste a couché avec son fils Œdipe (David Zurak) et Jocaste doit mourir. Et c'est sur la mort de l'héroïne tragique que le rideau se refermera.

 

En dehors des trois pièces cités ci-dessus, deux autres programmes sont à l'affiche au Châtelet, jusqu'au 18 avril. La Martha Graham Company, qui n'était pas venu en France depuis dix ans, offre ainsi, pendant son passage à Paris, une occasion inespérée de redécouvrir la danse comme nous la voyons rarement : moderne, mémorable, mythique.

Voir les vidéos et les images de Martha Graham sur Fluctuat

Martha Graham Dance Company, au Théâtre du Châtelet du 14 au 18 avril.

Photos © John Deane 

Le site du Théâtre du Châtelet




Le Lavoir moderne parisien au bord du dépôt de bilan

Posté par Nedjma le 01.04.09 à 15:30 | tags : musique sur scène, théâtre, danse

Mars ou crève ! Sous cet intitulé, le Lavoir Moderne parisien invite –incite- spectateurs passés, présents ou futurs à le soutenir, au risque de fermer ses portes définitivement. L’association gestionnaire du lieu affiche un endettement de 48 000 euros et s’est vue refuser toutes les propositions de règlements amiables. Et ce, « malgré les engagements de la Mairie de Paris, de l’Etat et de la région Ile-de-France  pour un montant global de 120 000 euros », comme le souligne Hervé Breuil, maître des lieux. Haut lieu de culture, de rencontres et d’échanges au cœur du quartier de la Goutte d’Or, le LMP compte 1000 adhérents et 7000 abonnés. Plus de 1500 artistes au rayon théâtre, musique, cirque, danse, ont investi ses planches depuis son ouverture voilà plus de 20 ans. Mars a été estampillé « mois de la protestation » mais le mouvement continue en avril… Un appel à la solidarité a été lancé sur le site web du lieu  une pétition peut être signée pour dire non à la liquidation annoncée. Pendant la lutte, le spectacle continue. Ce soir 1er avril, concert du Billie Raw Band, jeudi 2 avril Chicken Fate, et d’autres impromptus à venir, on l’espère.

Lavoir Moderne Parisien, 35 rue Léon, Paris 18e. Illus dr

 




Vent nouveau à l'Opéra de Paris

Posté par Nedjma le 25.03.09 à 10:48 | tags : opéra, danse, musique

Que restera-t-il de Gérard Mortier, directeur de l'Opéra de Paris, qui s'apprête à céder son fauteuil?

"Mortier au bûcher!", une phrase qui a souvent volé dans les rangs des spectateurs ces dernières saisons, qui lui a notamment reproché d'inviter quelques faiseurs radicaux à la mise en scène de classiques, Mortier qualifiant de son côté le public de "conservateur". Le réalisateur Michael Haneke pour "Don Giovanni", Peter Sellars pour "Tristan et Isolde", encore le Suisse Christoph Marthaler -qui sera artiste associé du festival d'Avignon 2010-. Il y eut aussi le Polonais Krzystof Warlikowski, jusqu'ici plus connu au théâtre. Un vent de modernité donc, et d'expérimentation, plutôt bienvenu. Un répertoire qui délaissait le XIXe siècle au profit du XXe, et une relation fougueuse et parfois virulente entre directeur et spectateurs, directeur et presse également.
Aujourd'hui, c'est le metteur en scène Nicolas Joel qui prend les rênes de la vénérable maison, après avoir dirigé le Capitole de Toulouse et mis en scène les plus grands classiques, de San Francisco à Milan. Au coeur de sa programmation future, le retour du répertoire français et italien du XIXe. Au total, 9 créations et 11 reprises. Parmi les grandes voix qui les serviront, Natalie Dessay et Rolando Villazon, Marcel Alvarez ou Jonas Kaufman. Côté danse, des grands classiques: "Giselle", "Casse Noisette", "la Dame aux Camelias"! Quelle audace... Côté contemporain, Angelin Preljocaj livrera "Siddharta" et le Béjart Ballet fait son retour avec une affiche Béjart-Boulez-Bartok. Lors de la saison 2007-2008, l'Opéra a enregistré 800 000 spectateurs, sur ses deux sites, Garnier et Bastille...

Opéra de Paris 

 


 




Les vies, les villes à Saint-Denis

Posté par Nedjma le 24.03.09 à 11:36 | tags : danse, théâtre

VI(LLE)S, un tout nouveau festival qui voit le jour au Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis pour "interroger à la fois l'espace politique et poétique de la société" et comprendre la complexité d'une violence humaine vive, vivante. Quatre spectacles de choix à l'affiche. "Saleté" d'abord, de la compagnie Farid'O adapté du texte poignant de Robert Schneider: l’histoire de Sad, irakien débarqué en Allemagne et vendeur de roses. Comment la société construit ses fantasme et ses préjugés sur l'étranger... Entre théâtre et hip-hop, sur une musique de Claise M'Passi. Après le Lavoir Moderne parisien et le Lucernaire, retour du spectacle "Ils habitent la Goutte d'Or", plongée dans un quartier à travers les destinées de trois de ses habitants. Réaliste -et pour cause, les témoignages ont été directement recueillis par Laurence Février au gré des rues du quartier- et théâtral.
François Rodinson adapte "Classe" de Blandine Keller et Stuart Seide met en scène "Baglady" deFrank Mc Guiness avec Cécile Garcia-Fogel.

Entre les spectacles, le public est invité à rencontrer des habitants, au détour de "chemins urbains de traverse"...

Illus dr "Saleté". 

VI(LL)ES, jusqu'au 12 avril, Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis 




A la frontière des genres - festival Trans(e)

Posté par Catherine le 23.03.09 à 23:59 | tags : danse, festival, théâtre

Le festival Trans(e) à Mulhouse bat son plein. Encore toute une semaine de découvertes trans...disciplinaires: de la marionnette et de la musique pour Zauberflöte - eine Prüfung La Flûte enchantée – un examen d’après Mozart et Schikaneder par les Thalias Kompagnons, de la musique mâtinée de théâtre avec le Palast Orchester avec les chanteur et acteur berlinois Max Raabe et Martin Wuttke, qui allient variété internationale, compositions de Kurt Weill et textes de Bertolt Brecht, ou encore de la danse qui flirte avec le théâtre dans la pièce dansée Cactus Bar de la chorégraphe allemande Stephanie Thiersch.

Egalement à voir deux spectacles déjà passés par Avignon et par d'autres villes: Stifters Dinge, œuvre plastique et sonore de Heiner Goebbels, et Airport Kids, conçue par les artistes suisses Lola Arias et Stefan Kaegi et jouée par des enfants de toutes nationalités, qui révèle une autre facette de la mondialisation.
Et puis bien d'autres propositions du côté des arts plastiques, des arts numériques, de la photographie... Le programme complet, c'est par ici (www).

"Trans" comme transfrontalier aussi puisque ces propositions artistiques viennent de France, d'Allemagne et de Suisse, tout comme le public qui converge vers la si belle ville de Mulhouse ces jours-ci.


Festival TRANS(E), immersion dans l’expression artistique allemande, française et suisse
à La Filature, Scène nationale – Mulhouse
du jeudi 19 au samedi 28 mars 2009 – deuxième édition




Avignon 2009 et les bouleversements du monde

Posté par Nedjma le 20.03.09 à 15:48 | tags : festival d'avignon, théâtre, danse, cinéma
Après Avignon, c’est au 104 parisien que le tandem de direction du festival, Vincent Baudriller et Hortense Archambault, ainsi que l’artiste associé, Wajdi Mouawad, ont présenté les grandes lignes de la programmation 2009.

Le 63e festival -dont le visuel évoque tant des oiseaux de sang, que des avions...- sera placé sous plusieurs signes : celui d’un monde marqué par des bouleversements, depuis les révoltes en Grèce aux différents conflits en passant par l’élection de Barack Obama (sic) ; celui d’un territoire géographique de la Méditerranée élargie. Mouawad est Libanais installé au Québec, et plusieurs artistes invités cette année viennent du Moyen Orient, mais pas seulement. D’Histoire et d’histoires, il sera question, car Mouawad est un grand conteur, adepte des récits-voyages, qui interrogent inlassablement les thèmes de l’exil, la guerre, les racines. Son art ? « Tenter de dire le monde en le colmatant, en comblant ses fissures, ses blessures »…

C’est au cinéaste Amos Gitaï que revient l’honneur d’ouvrir les réjouissances, à la Carrière Boulbon. « La guerre des fils de la lumière contre les fils des ténèbres » mêlera cinéma, musique et théâtre (7-13 juillet).

Les trois temps programmés dans la Cour s’avèrent plein de promesses.
« Le sang des promesses » justement, orchestré par Mouawad, renoue avec les marathons nocturnes d’Avignon –cf le cultissime « Soulier de satin » de Vitezou « Le Mahabbaratah » de Peter Brook, pour ne citer que les plus connus-. Une véritable aventure épique attendue puisque l’auteur-metteur en scène remonte ses trois pièces fleuves, « Littoral », « Incendies » et « Forêts » sous forme d’intégrale. Ça commence à 20 heures… et se termine à 6h30 du matin. Entre les grandes traversées et quêtes identitaires de ses héros, le public fera quelques pauses pour se restaurer… (8-12 juillet). En complément de cette intégrale, il crée au Parc des Expositions « Ciels », avec notamment Stanislas Nordey. Une œuvre dont il dit qu’elle viendra contredire toutes les précédentes… (18-29 juillet)

Dans la foulée, Krzysztof Warlikovski, enfant chéri d’Avignon monte (A)pollonia, montage de textes antiques et contemporains (16-19 juillet). Enfin, très attendu aussi, en baisser de rideau, le « Casimir et Caroline » de Johan Simons, dont on garde en mémoire la fantastique « Chute des dieux », en 2004 (23-29 juillet).

Nombre d’artistes québecois également de la partie: Christian Lapointe, qui présente « CHS », Dave Saint-Pierre et ses quinze danseurs débridés pour « Un peu de tendresse, bordel de merde » et le très subtilDenis Marleau qui porte à la scène le premier texte de Thomas Bernhard, « Une fête pour Boris », plongée festive et dingue chez les culs-de-jatte !

Côté français, Claude Régy, longtemps absent d’Avignon s’attaque au long poème de Fernando Pessoa, « Ode maritime », avec Jean-Quentin Châtelain. Hubert Colas revient cinq ans après « Hamlet », avec un texte qu’il signe « Le livre d’or de Jan ». L’écrivain et réalisateur Christophe Honoré fait ses premiers pas au théâtre avec « Angelo, tyran de Padoue », adapté de Victor Hugo (12-27 juillet). La comédienne Clotilde Hesme notamment sera de la partie.

Parmi les fidèles d’Avignon, noter le retour réjouissant de Jan Lauwers, qui boucle sa trilogie « Sad Face, Happy Face », de Jan Fabre, artiste associé de 2005, ou encore de Pippo Delbono (18-27 juillet) qui, avec « La Menzogna » revisite le drame d’une usine de Turin où plusieurs ouvriers avaient péri brûlés. Et puis événement annoncé, la venue de Christoph Marthaler avec « Butzbach-le-Gros, une colonie durable » (23-26 juillet) premier temps fort de sa collaboration avignonnaise. Il sera artiste associé de l’édition 2010, aux côtés de l’auteur Olivier Cadiot

63e festival d’Avignon , du 7 au 29 juillet. Programme complet disponible en mai.

Festival Off du 8 au 30 juillet.




Dita remet ça

Posté par Nedjma le 18.03.09 à 16:50 | tags : danse

On ne change pas une formule qui gagne... En ces temps moroses, l'effeuillage affiche un franc succès. Miss Dita Von Teese le vérifie à chacune de ses apparitions. Après le triomphe de son premier show au Crazy Horse, voilà quelques semaines, la strip-teaseuse remet ça... et enlève tout. Trois tableaux qui la font tour à tour diva, ou héroïne de film noir, mais toujours diablement sexy... Illus dr

Dita Von Teese revient, Crazy Horse jusqu'au 27 mars.

 

 


 




Double anniversaire à la Biennale du Val-De-Marne

Posté par Nedjma le 13.03.09 à 09:58 | tags : danse, festival

 

Voilà trente ans que le Val-de-Marne danse et que la Biennale investit gaiement une quinzaine de cités du département, sous la houlette de son fondateur, Michel Caserta. Diffusion et création au menu de chaque édition, pour un événement dûment estampillé Centres de Développement Chorégraphique, reconnus par le ministère de la Culture pour leur action transversale dans le domaine de la danse. L'année 2009 est riche puisqu'elle célèbre à la fois le trentième anniversaire de l'événement -quinzième du nom, oui, vous comptez bien!- et les 90 printemps de l'immense Merce Cunnigham. Le chorégraphe américain sera présent en force avec la compagnie qui porte son nom et sept escales au total pour plusieurs spectacles, parmi lequel l'emblématique "Suite for five".

 

Par ailleurs, la Biennale, commencée le 4 mars dernier, accueille Georges Momboye, Thomas Lebrun, Nacera Belaza, Rosalind Crisp, Karine Pontiès ou Virgilio Sieni, soit 25 spectacles au total. Et bien, dansez maintenant!

Quinzième Biennale de danse en Val-de-Marne, jusqu'au 9 avril.




Zorro, sacré héros aux Folies-Bergère

Posté par Nedjma le 12.03.09 à 11:17 | tags : musique sur scène, danse, théâtre, comédie musicale

 

 

Qui porte la moustache avec classe, le masque et la cape noire avec éclat, et signe ses prouesses à la pointe de l’épée d’un Z ?… Zorro, évidemment ! Après « le Roi Lion », après « Cabaret », la machine de guerre Stage Entertainment s’attaque à Zorro, héros culte s’il en est, né dans l’imagination de la romancière Isabel Allende voilà tout juste 90 ans. Depuis, le héros a fait les belles heures de la BD, du cinéma, de la télévision. Le voilà donc désormais à la scène.

La musique ? Composée des tubes des Gipsy Kings. La danse ? Livrée par les ballets flamenco de Rafael Amargo, rien de moins… La mise en scène, elle, sera signée Christopher Renshaw à qui l’on doit déjà « The King and I » ou « We Will Rock You » et les décors et les costumes seront l'œuvre de Tom Piper, créateur rattaché à la prestigieuse Royal Shakespeare Company. Au menu de cette comédie musicale d’un nouveau genre, chants et danse flamenco, bien sûr, mais aussi moult morceaux de bravoure type combats à l’épée, cascades, romance et aventure. Ça va chauffer ! Présenté en 2008 à Londres, le musical Zorro a conquis plus de 300 000 spectateurs et raflé quelques prix. Pour l’heure les auditions commencent et les équipes seront à pied d’œuvre d’ici peu pour présenter un Zorro flamboyant, en version française à l’automne prochain, aux Folies Bergère, nouvelle propriété de la société de production…

Zorro aux Folies-Bergère, automne 2009.




Itinéraire d'un danseur grassouillet

Posté par Nedjma le 06.03.09 à 16:08 | tags : danse

C'est vrai, il faut bien l'avouer, on s'était fait la réflexion, voilà quelques années, alors qu'il présentait sa dernière création aux Hivernales d'Avignon: Thomas Lebrun? un bon danseur oui, mais un peu rond, ce qui n'est pas si fréquent... Las d'entendre des réflexions sur ce thème, le danseur souvent qualifié de "grassouillet, potelé, rond ou bouboule" a choisi d'en faire un spectacle, "Danser en rond". Il y met en scène... et revendique des bourrelets qu'un justaucorps peut hisser haut... Autour de lui, quatre autres interprètes qui incarnent nutritionniste, commentateur etc. A voir aux Subsistances de Lyon. Et lire aussi, le passionnant article consacré par le journal Le Monde à ce sujet. Illus dr

"Danser en rond", spectacle de Thomas Lebrun aux Subsistances de Lyon, jusqu'au 10 mars. 




Vanves danse jusqu'au printemps

Posté par Nedjma le 25.02.09 à 17:30 | tags : danse, festival

 


 

Une longue saison de danse. Le théâtre de Vanves, scène conventionnée pour la danse célèbre l'art chorégraphique avec, depuis septembre dernier, cette onzième édition d'Artdanthé, rendez-vous toujours foisonnant. Au total 36 compagnies invitées, 43 spectacles présentés, des rési-danses, des conférences et des soirées festives pour un "festival sans ligne ni tabou, mais la danse toujours en première ligne". Après François Chaigneau et Cécilia Bengolea, Kataline Patkaï et Yves-Noël Genod, une petite quinzaine de jours encore, et des spectacles à découvrir, signés Boris Charmatz, Frédérika UNger et Jérôle Ferron. Puis viendra le printemps...




Hip-hop dans tous ses états au 104

Posté par Nedjma le 19.02.09 à 10:42 | tags : expos à paris, musique, danse, 104
DJ’s, Mc’s, breakeurs, graffeurs et slameurs à l’affiche au 104 pour un week-end tout entier dédié aux cultures urbaines. Spectacles, réalisation de fresque en public, concerts et expos au programme. Suivez le guide

Vendredi 20, 20h : « Lol » par la compagnie Rualité : un conte de fée moderne entre danse, graff, humour et vidéo.

Samedi 21, 15h : Noé Two réalise une fresque dans la Nef Curial. 16h : Projection du film « Slam, ce qui nous brûle » avec le réalisateur Pascal Tessaud et les slameurs qu’on y découvre. 18h : Scène ouverte de slam. 21h : soirée hip-hop et show case de plusieurs groupes : Les sages poètes de la rue, Busta Flex etc.

Dimanche 22, 15h : Projection d’un documentaire consacré aux Sages poètes de la rue (illus dr). 17h : slam session. Egalement, tout au long du week-end, des expos, et des parcours déambulations dans le quartier…

Week-end cultures urbaines au 104




Sur le pont d'Avignon, on y danse

Posté par Nedjma le 13.02.09 à 19:13 | tags : danse, festival

S'il n'y a pas tant de raisons que ça d'aimer la froide saison, celle-ci en est une bonne: les Hivernales d'Avignon. Le festival de danse, né pour rythmer un février très calme dans une terre de théâtre existe depuis trente ans déjà. Depuis trente ans déjà il célèbre la danse sous toutes ses formes, les danses, contemporain et hip-hop, jazz et baroque, en ouvrant grand ses bras à des chorégraphes de renom tout autant qu'à de jeunes talents. Depuis trente ans s'y sont succédés Josef Nadj et Maguy Marin, Régine Chopinot et Kader Attou, tant d'autres encore. La légende d'Avignon n'a jamais si bien porté son nom. Sur son pont, mais surtout partout ailleurs, on y danse du matin au soir. Car là est la spécificité de ce rendez-vous singulier. Le soir on y voit des spectacles, dans des salles conventionnelles, dans des chapelles, dans des studios, et la journée on y pratique l'art chorégraphique. Qu'on soit néophyte ou professionnel, on se frotte à la danse sous la houlette des chorégraphes invités. Danse africaine et danse contemporaine, salsa et méthode Feldenkrais, comédie musicale et jazz, un foisonnant mélange des genres. Et sitôt stages et spectacles terminés... on danse encore. Dans des bistrots, dans des bals. Etonnant, non? Si vous ne connaissez pas, c'est le moment ou jamais de boucler vos valises. La trente-et-unième édition commence dans une petite semaine. Thématique retenue, "Danses étranges". "A travers des univers mystérieux et énigmatiques, les chorégraphes n'auront de cesse de brouiller les pistes, naviguant entre virtuel et réel, nous entraînant dans des polars haletants ou convoquant des démons funestes ou bienveillants". Parmi les créateurs invités cette fois, Andy De Groat, Anna Ventura, Stéphane Gladyszewski, Stéphanie Nataf, Josef Nadj -grand habitué des lieux- et Thomas Lebrun (illus). Expositions, conférences, projections et promenades littéraires complèteront ce programme prometteur.

Hivernales d'Avignon, du 19 au 28 février. Tel 04 90 82 33 12.






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