La divine comédie de Castellucci
On le sait depuis juillet dernier: Romeo Castellucci sera, en juillet 2008 le nouvel artiste associé du festival d'Avignon, aux côtés de la comédienne Valérie Dreville. Ce qu'on a appris récemment, c'est qu'il y mettra en scène plusieurs spectacles d'après "La divine comédie" de Dante. L'un investira notamment la Cour d'honneur du Palais des Papes -"l'enfer, c'est les papes", aurait déclaré Castellucci sous forme de boutade-. L'autre prendrait la forme d'une installation plastique. 62 e Festival d'Avignon, juillet 2008. Le festival Off d'Avignon sur la route de la refondation
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Castellucci et Dreville artistes associés en 2008Posté par Nedjma le 26.07.07 à 15:20 | tags : festival d'avignon
Fade HippolytePosté par Nedjma le 24.07.07 à 12:24 | tags : festival d'avignon
![]() Hippolyte, mis en scène par Robert Cantarella. Festival In d'Avignon jusqu'au 26 juillet, gymnase du lycée Mistral. Photo : © Christophe Raynaud de Lage. Lear / Sivadier : La machine théâtre s'active à vuePosté par Gflu le 24.07.07 à 12:00 | tags : festival d'avignon
![]() "On est là dans la tradition d'un théâtre de tréteaux sans esbrouffe qui existe surtout par l'incroyable investissement de ses acteurs - Sivadier se donne le rôle discret du roi de France. Des acteurs virevoltants, généreux dans une perpétuelle adresse au public" Lire la chronique du Roi Lear mis en scène par Jean-François Sivadier. Attention! Ububerlus...Posté par Nedjma le 23.07.07 à 21:21 | tags : festival d'avignon
Ubu Roi d'Alfred Jarry mis en scène par Alain Timar. Festival Off d'Avignon au Théâtre des Halles (17h30). La cartoon attitude d'Housch-ma-Housch
Kaput par Housch-ma-Housch à la Luna, Festival Off d'Avignon jusqu'au 28 juillet. Le monde à l'envers des Epis noirsPosté par Nedjma le 22.07.07 à 10:03 | tags : festival d'avignon
Le monde à l'envers par les Epis Noirs, Festival Off d'Avignon, au Paris (10h30). 60 ans en imagesPosté par Nedjma le 21.07.07 à 11:09 | tags : festival d'avignon
60 ans, 60 portraits, Maison Jean Vilar. Je me souviens de Vilar en Avignon, chapelle Saint-Charles. Photo : Vilar dans sa loge, photos d'Agnès Varda. Lire aussi l'entretien avec Agnès Varda. Cher Vincent ReitzPosté par Nedjma le 20.07.07 à 18:32 | tags : festival d'avignon
Parmi les nouveaux lieux mis en place par le festival cette année, le foyer des spectateurs et des artistes. Installé dans l'école d'art de la ville, un cocon tranquille où il fait bon se poser pour fuir la frénésie des rues chaudes et débordantes de musiques, de cris et de tracts. Dans le jardin, des transats multicolores et des tables basses. Une cour accueille les rencontres quotidiennes entre artistes et public. A l'intérieur, musique jazz, bar, revue de presse et plusieurs expositions consacrées à Novarina, Castorf et Dieudonné Niangouna (très beaux portraits de l'artiste dans les rues de Brazzaville). Mais aussi, et surtout, les mots des spectateurs. Les CEMEA animent des ateliers d'écritures de critiques de spectacles et leurs résultats se découvrent sur les murs. Amin, Marianne et les autres y disent tout le bien ou le mal qu'ils ont pensé des œuvres de Rodrigo Garcia, Frédéric Fisbach, entre autres artistes invités de l'édition 2007. Parmi eux, une lettre à Valère Novarina signée Vincent Reitz et titrée le plus simplement du monde : « Cher Valère Novarina ». Trois lignes et une multitude de post-scriptums pour évoquer L'acte inconnu, Dieu, la langue française et la voiture de tonton! C'est drôle et intelligent, loufoque et inattendu. Cher Vincent Reitz, merci... PS : où avez-vous trouvé tout ça ? Foyer du public, Ecole d'art, 15 bd Raspail, tlj 11h-18h. Richard III, entre farce et film de genrePosté par Nedjma le 20.07.07 à 15:13 | tags : festival d'avignon
Richard III par la compagnie Ludovic Lagarde, Festival In d'Avignon, Cloître des Carmes, 22 heures jusqu'au 26 juillet. J'ai mis une jupe - solo de clown au féminin
J'ai mis une jupe, Compagnie Claudia N. A noter: après Avignon, Claudia Nottale sera à Châlon dans la rue où elle présentera une nouvelle création, Mariage(s), du 19 au 22 juillet à 16 heures dans la cour de l'école maternelle Louis Lechère Les potes potaches de Superamas Une bande de potes à l'humour potache. Les garçons, torse nu, jouent de la guitare en buvant de la bière, les filles, dents blanches et corps de rêve se la racontent en salle de gym et rêvent de Mitch, Carlos, Bruce tout en dissertant sur les mérites du body-danza pour l'entretien des fessiers ! Bienvenue chez Superamas. Collectif de créateurs franco-autrichien estampillé danse-théâtre. Ils ont créé une série intitulée Big dont ils présentent le troisième épisode, sous-titré Happy end à Avignon. Ça commence comme une fête du patronage et se poursuit, entre extraits de films empruntés au répertoire, documentaire plutôt hilarant sur leur prétendue conquête de New-York, et répétition inlassable de dialogues de Sex and the City. Les créateurs affichent leur objectif : « ne pas laisser à Walt Disney le monopole de l'amusement ». Et c'est vrai qu'on s'amuse franchement, par moments. Mais ils assurent aussi qu'il ne s'agit pas de faire seulement des œuvres faciles et séduisantes ou tout simplement belles, mais de rendre compte de la réalité contemporaine, et « allier légèreté et complexité ». Pour être francs, on n'a jamais trouvé la complexité sous la légèreté et on a oublié cette pièce, quelques minutes seulement après le baisser de rideau. Big 3nd Episode par le collectif Superamas au Festival In d'Avignon, Gymnase Aubanel jusqu'au 21 juillet à 18h. Du pain plein les poches - romaneste fara efort*Posté par Catherine le 19.07.07 à 13:14 | tags : festival d'avignon
(*le roumain sans effort) Avignon Festival Off La claque Angels in AmericaUne plongée remuante et foisonnante dans l'Amérique reaganienne hantée par le sida. Le texte de Tony Kushner (en polonais sous-titré), l'incroyable équipe d'acteurs et la mise en scène de Krzysztof Warlikovski au lycée Saint-Joseph valent vraiment le voyage. On sort fourbu, mais heureux d'en avoir été. A voir à Avignon, ou ailleurs, plus tard. Pour lire la chronique dans le mag, c'est ici.
Les petites perles du Off : Urgences ! au RingPosté par Nedjma le 18.07.07 à 18:11 | tags : festival d'avignon
Urgences ! Par la compagnie Marie Pagès. Festival Off d'Avignon, 15h au Ring. Puis à la Maison des Métallos, Paris, en février 2008. Photo : DR. Le soleil, l'entretien et l'échangePosté par Nedjma le 17.07.07 à 12:48 | tags : festival d'avignon
Me voilà à Avignon. Passage de relais effectué. Je ne m'éterniserai pas sur la différence thermique entre Paris et ici, mais quand même... c'est bon d'avoir chaud ! Pour ce qui est de l'ambiance, on entre dans la deuxième partie du marathon. La fatigue commence donc à pointer le bout de son nez, la tension aussi, mais apparemment les salles font le plein. Premiers spectacles, premières déceptions. Côté Off, la rencontre au sommet entre les Mesguich père et fils au Théâtre du Chêne noir est un magnifique duo de comédiens entravé par un texte décevant (L'entretien de M.Descartes et M.Pascal le jeune par Brisville, à 16h au Chêne noir). Côté In, je n'ai pas résisté à l'envie d'aller voir l'Echange, malgré tout le mal qu'en a pensé Julie, dont j'attends avec impatience le « point de vue circonstancié ». Le texte est sublime, le lieu aussi... mais les deux tapis pendant à la corde à linge et le polyinstrumentiste Frédéric Le Junter sont à mille lieux de figurer l'immensité peinte par Claudel. Julie Brochen ne convainc pas dans le rôle de Marthe. Dommage.
Les petites perles du Off : Groupe TOCPosté par Catherine le 17.07.07 à 00:13 | tags : festival d'avignon
Moi, Michèle Mercier, 52 ans, Morte création du groupe TOC, collectif artistique bruxellois Le prix de la viande à AvignonPosté par Catherine le 16.07.07 à 18:02 | tags : festival d'avignon
Le prix de la viande, compagnie du Vieux Balancier Attitude clando : la voix de l'autrePosté par JdF le 16.07.07 à 15:52 | tags : festival d'avignon
Il a capté cette parole tue ou déballée en vrac. Le clando, c'est le clandestin, celui qui ne va ni à la Poste, ni nulle part de peur d'être dévisagé, contrôlé, arrêté, renvoyé. Il s'est construit un univers dont il ne peut pas vraiment sortir. Les autres, ceux du dehors, il les insulte, il les envie. Attitude Clando, c'est ça. De la souffrance brute et de la violence rentrée. La fiche du spectacle sur le site du Festival d'Avigon. Insideout : danse, performance, installation ?Posté par JdF le 16.07.07 à 15:12 | tags : festival d'avignon
Résultat : les spectateurs (ou plutôt les visiteurs/voyeurs) s'agglutinent aux porte et aux ouvertures (certaines ne sont que des fentes) pour tenter de distinguer quelque chose à ce qui se passe dans les boîtes. Certains n'y parviennent pas et vont voir ailleurs, d'autres jettent carrément l'éponge et s'assoient à l'extérieur, là où il ne se passe rien et contemple tout cela d'un air morne. Ont-ils déjà trop marché ? Sont-ils sceptique quant à l'intérêt d'un tel disposotif ? Je serais tenté de le croire. Car, au fond, pourquoi donner les apparances d'une représentation (places à 30 euros, entrée et sortie des spectateurs à une heure donnée) à quelque chose qui devrait être un déambulatoire où les visiteurs entrent, se promènent, observent selon un flux qui pourrait s'étaler sur une grande partie de la journée. Eh puisque Sasha Waltz cherche à faire intéragir acteurs et spectateurs (sans grand succès, il faut le dire), pourquoi ne pas organiser des ateliers préparatoires pour les plus motivés qui pourraient ensuite réellement intégrer le dispositif et réagir aux injonctions des actants ? Bref, plein de possibilités qui surgissent au sortir d'une proposition qui ne tient pas vraiment ses promesses. La fiche du spectacle sur le site du Festival d'Avigon. Melopeya Tanguera - tango paisible au Rouge-GorgePosté par Catherine le 16.07.07 à 12:31 | tags : festival d'avignon
Il fait si beau à Avignon qu'on a parfois envie d'un petit plaisir simple. Tiens, un spectacle de tango argentin, de la musique, de la danse, en fin de soirée, ça pourrait faire l'affaire. C'est l'occasion de découvrir le Rouge-Gorge, espace étonnant à deux pas du Palais des Papes, plus saloon que salle de théâtre. Le public est nombreux à venir applaudir Melopeya Tanguera, l'ambiance dans la salle est chaude et tendue comme un tango endiablé. Mince, le livret distribué à l'entrée indique que le quartet Melopeya, qui accompagne sur scène les danseurs, se distingue par sa composition (clarinette, alto, guitare, contrebasse). C'est-à-dire que... nous n'entendrons pas de bandonéon ! La troupe poussera même le vice jusqu'à en apporter un sur scène, le laisser se morfondre sur un tabouret, et même le manipuler sans en sortir aucun son. Torture! La musique est malgré tout bien agréable. Le couple de danseurs est charmant comme il se doit. Les jeux de jambe semblent être leur fort. Le tout manque un peu de souplesse et de fougue (que voulez-vous, sans bandonéon...), mais pas de charme. Melopeya Tanguera, une façon paisible de clore une dure journée de festival. Melopeya Tanguera, spectacle de tango argentin, musique et danse Christophe Fiat : l'interviewPosté par JdF le 15.07.07 à 22:22 | tags : festival d'avignon
Dans mon précédent billet, je disais tout le bien que je pensais des performances que Christophe Fiat a présenté durant le festival. Voici donc l'interview promis : Fluctuat : Vous avez instauré un dispositif déroutant pour le public : les lecteurs/acteurs se présentent dos au public, cherchez-vous par là à casser l'accès direct à la fiction ? Christophe Fiat : Je ne veux rien casser du tout, ce qui m'intéresse, c'est le dispositif de la scène rock : des individus postés devant des pieds de micro pour faire une lecture amplifiée. Les punks chantent de dos : les clash, le velvet. Ce qui fait partie de la scène rock, c'est jouer sa vie comme si on était toujours filmé. Les majors du rock des années 50 se sont inspirés des studios de cinéma hollywoodiens. À partir du moment où il y avait une caméra sur scène qui symbolisait la société de contrôle et que je travaille sur un dispositif rock, il fallait, pour que cela fonctionne, non pas tourner le dos au public, mais que la camera filme quelque chose qui se passe sur scène que le public ne voit pas. Cela peut-être interprété comme une provocation ou une rupture avec le représentation traditionnelle de la fiction, mais ce n'est pas mon problème. Je ne vois aucun intérêt à faire jouer des acteurs qui connaîtraient mon texte par cœur et qui font croire que c'est une histoire. J'aime bien aller au théâtre, mais quand je vois des comédiens qui récitent un texte par cœur, je n'y crois pas. Cela ne correspond à rien de ce qui est dans la vie, je préfère le cinéma. Flu : La figure de Stephen King, qui est au cœur de la performance que vous intitulez précisément Strepehn King's stories, est aussi présente dans La jeune fille à la bombe. Vous voyez en lui un "mythe contemporain". Vous lui rendez un hommage qui, me semble-t-il est aussi un hommage à la culture populaire. C. F. : Pas à la culture populaire "en général", je rends hommage à un écrivain dont il n'y a pas d'équivalent en France. Donnez-moi un exemple d'un écrivain qui raconte des histoire intéressantes et qui vend beaucoup d'exemplaires... Il n'y en a pas, voilà. Ce qui est intéressant avec Stephen King, c'est que c'est un vrai écrivain pour adolescents. En France, on prend les adolescents pour des cons. Peut-être, si, il y aurait l'équivalent de ce point de vu là, même s'il n'a pas publié de best-sellers, c'est Boris Vian. C'est un des rares écrivains à s'adresser aux adolescents. sinon, il y a une rupture en France entre la littérature pour enfants et la littérature pour adultes. Les nouveaux auteurs de best-sellers français n'arrivent pas à la cheville de Stephen King en terme d'œuvre et de proposition d'imaginaire. Carrie, c'est un libre sublime. En France, il y a une sorte de tabou : il faut être désintéressé pour faire de la bonne littérature. Ce qui est aberrant : depuis quand doit-on être désintéressé pour faire de l'art ? On peut être intéressé et être un bon artiste. Flu : Vous n'hésitez ni à rendre hommage à Stephen King, ni à emprunter à la série b, aux films de Fung fu ou au cinéma fantastique, pour tirer la matière de vos spectaclese. Vous contester la hierarchie entre les genres ou plutôt, vous ne la considérez pas comme donnée. C. F. : Pourtant elle existe, cette hiérarchie, mais c'est de l'idéologie, c'est une fabrication : J'aime beaucoup le livre d'Adorno et Horkeimer, La Dialectique de la raison, dans lequel ils expliquent que cette hiérarchie a été construite de toutes pièces. Lorsque Adorno et Horkeimer se demandent comment cela se fait que le cinéma abrutisse les gens, Pour eux, l'art doit être populaire, mais dans un système qui ne soit pas capitaliste, ni bourgeois. Ils se demandent comment l'art a raté le courant du divertissemnt : pas le divertissemnt, dans son sens pascalien, divertissemnt qui permet à l'esprit de se reposer pour ensuite être plus productif au boulot, l'art doit devenir un art de vivre. Selon Hannah Arendt le fait qu'il n'y ait pas de culture populaire intéressante, c'est quand elle est un instument de domination. Cela s'appelle le philistinisme, c'est-à-dire quand le bourgois ont intérêt à faire croire aux artistes et aux masses populaires que tout cela c'est du fun. Moi, je ne crais pas non plus à un art populaire, mais ce que je fais dans La jeune fille à la bombe et dans Stepehn King's story, c'est attaquer la culture d'élite. Ce qui est paradoxal de s'y attaquer dans le cadre du Festival d'Avignon. Mais si je veux m'adresser à beaucoup de monde, il faut bien être invité dans des lieux comme celui-là. N'allez pas croire que je suis dans le relativisme: que Wagner vaut Stephen King, ou que Nijinsky vaut Courtney Love ou Sissi. Quand on lit les portraits que je leur ai consacrés, on voit bien que je n'en parle pas dans la même manière. Ce que je traque, dans ces figures de la culture populaire, c'est le moyen de démystifier la culture d'élite. Le site de Christophe Fiat : www Le In dans tous ses états avec Faustin LinyekulaPosté par Catherine le 15.07.07 à 20:12 | tags : festival d'avignon
A Avignon, de nombreux festivaliers ne jurent que par le Off, regrettant d'être trop souvent déçus par les propositions du In. Je ne reviendrai pas sur le cas Fiat dont Julie a clairement laissé entendre que je n'en pensais pas que du bien. En tout cas, je conçois très bien que des passionnés de théâtre ne trouvent pas toujours leur compte dans certains spectacles du In.Pourtant, en sortant du spectacle que propose Faustin Linyekula en cette édition 2007 du festival, ce n'est pas tant l'impression de "ne pas en avoir eu pour ses sous" qui peut saisir le spectateur. En effet, au bout de l'heure et demi extensible qu'a duré l'événement, le public repart chargé de suffisamment de souvenirs : tout d'abord, il y a l'image de ce jeune homme noir à la peau peinte en blanc qui salue personnellement le public à l'entrée et à la sortie, qui chante quand il en a envie, se présente comme grillot et se fait appeler Faustin par ses camarades de scène. Ses compagnons, ce sont six hommes noirs, à l'accoutrement si excessivement africain, culotte en peau de léopard et corps peints. Et puis il y a du mouvement, des textes, des vidéos, du chant lyrique, dans le désordre, sur le mode tantôt du solo de danse, tantôt de l'installation plastique, tantôt de la veillée commémorative à rebondissements... Avec Dinozord : The Dialogue Series III, Faustin Linyekula évoque son retour au pays natal (la République Démocratique du Congo, ex-Zaïre), après huit ans d'absence. Une vidéo présente Vumi, l'ami qui jadis lui fit découvrir la poésie, aujourd'hui en prison. Il témoigne de son expérience de la torture. Forcément poignant. D'autres films montrent les habitants de Kisangani, répondant à Faustin qui leur demande "quel est votre rêve?". Le spectacle est aussi le fruit de rencontres. Sur le plateau, donc, un contre-ténor de Lubumbashi qui a appris seul le chant lyrique, distille le Requiem de Mozart, étrange voix sortie d'un corps qu'on imaginait imprégné d'autres traditions. Dinozord, un danseur de hip-hop rencontré à Kinshasa explique avec beaucoup de poésie le pourquoi de son surnom. Papy Mbwiti, lui, recruté comme comédien, crie au scandale puisqu'on ne lui donne rien à jouer ! Faustin se dédouane en s'adressant au public : il a conscience de pouvoir lasser à force de ressasser sa mémoire. Alors, que doit faire le spectateur ? Pour peu qu'il accepte de ne pouvoir définir le moment qu'il est en train de vivre, il peut certainement apprécier la sincérité de l'artiste et attendre patiemment de voir quelles traces laissera en lui cette expérience. Telle une rencontre inattendue dont on devine qu'elle ne restera pas sans séquelles. Dinozord : The Dialogue Series III, Faustin Linyekula / Studios Kabako Les petites perles du Off - Système CastafiorePosté par Catherine le 14.07.07 à 16:16 | tags : festival d'avignon
Encyclopédie des tendances souterraines par Système Castafiore (compagnie conventionnée, Provence-Alpes-Côte d'Azur) |
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