|
Toute l'actu du festival d'Avignon 2007.
Dernière ligne droite à Avignon
![]() ![]()
Ici et là, dernière ligne droite donc, et équipes à pied d’œuvre. Côté In, on visse, ajuste, répète. Après Krzysztof Warlikowski qui a répété du 24 au 26 juin, c’est Wajdi Mouawad, l’artiste associé de l'édition 2009 qui prend la (dé)mesure de la Cour et fait l’épreuve du plateau pour clôre les répétitions de sa longue odyssée : onze heures de théâtre pour la trilogie de ses pièces « Littoral », « Forêts », « Incendies ». Pourtant le véritable lever de rideau, le 7, aura lieu à quelques kilomètres de là, à la Carrière de Boulbon. « La Guerre des fils de lumière contre les fils des ténèbres » : Jeanne Moreau dirigée par Amos Gitai dans une œuvre adaptée de « La guerre des juifs ». Deux figures du cinéma donc. Autres figures du cinéma, Christophe Honoré, Emmanuelle Devos, Clotilde Hesme dans « Angelo tyran de Padoue » d’Hugo. Côté Off, les compagnies ont déjà largement abreuvé la ville d’affiches et de tracts, les parades vont aussi commencer. Parmi le petit millier de spectacles au programme, il a aussi ses vedettes de cinoche : Emma de Caunes joue une actrice qui joue Marilyn, sous la houlette de Diastème, Clémentine Célarié explore Valletti, Tom Novembre et Claire Nebout partagent l’affiche de « Ne pas oublier de On garde bien sûr un œil sur les pièces des théâtres permanents avignonnais : le très beau « Confidences à Allah » au Théâtre du Chêne noir, la reprise du réjouissant « Je veux qu’on me parle » de Calaferte et la création de « Une voix sous la cendre » de Zalmen Gradowski, au Théâtre des Halles, et puis « La disgrâce de Jean-Sébastien Bach » au Théâtre du Balcon… On reste fidèles à certains lieux qui sont des valeurs sûres : le Grenier à sel –et les artistes des pays de Loire-, le Théâtre des Doms –et se compagnies belges de haute volée-, la Manufacture –et ses textes contemporains-. Et puis tous ceux qu’on ne connaît pas encore, ceux que le bouche-à-oreille du Off portera au sommet, ceux qui jouent dans les cours et jardins, dans les écoles et appartements, dans les théâtres saisonniers ou dans la rue. A suivre, tout au long du mois, sur "Saisons"… Festival d'Avignon du 7 au 29 juillet. Festival Off du 8 au 31 juillet. Wajdi Mouawad primé par l’Académie française
Les membres de la Coupole du quai Conti lui ont décerné leur Grand Prix du théâtre pour l'ensemble de son oeuvre dramatique dans le cadre d’un palmarès qui comprend quelque 70 prix (de littérature, de la nouvelle, de l'essai, de la biographie).
Le Grand Prix du théâtre a été créé en 1980. Mouawad, qui succède à Jean Anouilh, Marguerite Duras, Roland Dubillard et Valère Novarina recevra sa récompense en décembre prochain. En attendant, le créateur libano-québecois met la touche finale à son quatuor « Le sang des promesses », dont une partie (« Littoral, Incendies, Forêts ») sera présenté en intégrale dans la Cour d’honneur, lors d’une odyssée de onze heure. Le dernier volet, « Ciels » sera dévoilé dans la deuxième partie du festival… Illus © Jean-Louis Fernandez Ils n'iront pas à Avignon...
Pendant donc que la cité des Papes résonne des 40 spectacles du In et du petit millier du Off, entre cours et jardins, cloîtres et écoles, théâtres et rue, "Nous n'irons pas à Avignon" joue une autre musique, ça se passe cette année, du 1er au 26 juillet. L'affiche de la onzième édition montre un petit gars, jumelles à la main et titre "Vers l'infini et l'au delà". Voilà qui ouvre de larges horizons. Au menu, théâtre et danse, jeune public et jongle, cabaret et théâtre de rue. Des spectacles, et des débats, des reprises et des créations par des compagnies singulières, inventives, foisonnantes. Demandez le programme... Du 1er au 5 juillet: "Quanta ou la terrible histoire de Lulu Schrodinger", "Accroche-toi aux étourneaux", "Piano-Ball", "Les petites comédies de l'eau", "Oa", "Le cabaret historique de l'histoire de France" Du 8 au 12 juillet: "Ah bon", "Contre-image"; "Le titanos débarque", "Gênes 01" (adapté du très bon texte de Fausto Paravidino), "ça va bien", "Macbeth", "Penetrator". Du 22 au 26 juillet: "L'enfant qui ne fermait pas les yeux", "Les failles", "Spectractes", " Festival "Nous n'irons pas à Avignon" à Ivry et Vitry-sur-Seine, du 1er au 26 juillet. Réservations 01 55 53 22 26. Plus d'infos ici. Vent nouveau sur les Hivernales Après trente ans de bons et loyaux services, Amélie Grand, fondatrice et directrice artistique des Hivernales prend le large. C’est elle qui avait initié, un beau matin de 1979 ce rendez-vous de la danse à Avignon, à une période de l’année plutôt morose. Les Hivernales ont fait les beaux jours de la danse, en hiver donc, puis en été. Trois décennies durant, spectacles, stages, rencontres, débats, expos ont réuni les grands noms de la danse contemporaine dans ce haut lieu du théâtre. Le 1er septembre prochain, Emmanuel Serafini succèdera à Amélie Grand à la tête de ce qui est aujourd’hui le Centre de Développement Chorégraphique Avignon Vaucluse Provence-Alpes-Côte d’azur. Agé de 43 ans, il a fondé en 1990 le groupe Prodanse, premier rassemblement de professionnels de la danse, puis a travaillé comme administrateur, producteur ou conseiller artistique auprès de nombreuses compagnies (Daniel Larrieu, Fattoumi-Lamoureux, Pascal Rambert…). Membre du conseil national du Syndeac en charge de la danse, il en a été ensuite le secrétaire national. Il est actuellement en charge du service Culture, éducation, jeunesse et sport à l’Assemblée des départements de France (ADF). Avant cela, encore un bel été en perspective aux Hivernales. Parallèlement au Festival d'Avignon, la structure fait son festival à elle, entièrement dansé. Du solo à des pièces pour huit danseurs, le Studio des Hivernales et le Théâtre de la danse accueilleront notamment Delgado Fuchs et son spectacle à l’improbable titre : « Manteau en laine marine porté sur un pull à encolure détendue avec un pantalon peau de pêche et des chaussures pointues en nubuck rouge » Ouf ! La pièce évoquera la vie, l’amour, la mort, et l’artiste se veut « radical sans être radicalement chiant ». Egalement à l’affiche, Rita Cioffi et sa compagnie Aurelia, les virtuoses percussionnistes corporels d’Onstap, et la compagnie La Liseuse de Georges Appaix. L'été des Hivernales d'Avignon, du 10 au 26 juillet. Avignon 2009: demandez le programme Nous évoquions voilà quelques semaines les grandes lignes du programme 2009 du festival d'Avignon, telles que les avaient dévoilées les deux directeurs, Vincent Baudriller et Hortense Archambault. Cette fois, ça y est: le programme officiel est paru -disponible dans toutes les bonnes crèmeries, et plus largement sur le site web du festival. Wajdi Mouawad artiste associé, Amos Gitai ordonnateur du spectacle d'ouverture, Emmanuelle Devos qui rejoint la distribution de "Angelo tyran de padoue", première mise en scène de Christophe Honoré pour le théâtre, avec une édition en large part placée sous le signe des relations entre théâtre et cinéma. Et puis la Cour d'honneur enfin livrée à Warlikovski -on attend ça de pied ferme... On en oublie forcément. On y reviendra, quotidiennement, bien sûr, dès le 7 juillet, sur le pont...63e Festival d'Avignon, du 7 au 29 juillet 2009. Don quichotte fait halte à ParisPosté par JdF le 20.04.09 à 11:19 | tags : festival d'avignon
Poussé par mon instinct d'aventurière, je décidai de prendre un bus, direction Villeneuve, pour voir ce qui se passait du côté de l'autre festival, celui qui s'intitule "Villeneuve en scène" (www). Première impression : l'endroit est enchanteur ! Une immense étendue de verdure, où se succèdent chapiteaux et caravanes, des guirlandes lumineuses indiquant l'entrée des spectacles de plein air. On se croiraient dans une kermesse à l'ancienne, avec un petit côté flok que le spectacle d'Irina Brook, Somewhere La Mancha, promet de confirmer.... Alors en effet, c'est country, c'est folk, mais c'est aussi un peu n'importe quoi... Les scénettes se succèdent racontant les pérégrinations d'un Don Quichotte contemporain de la manière la plus désinvolte qui soit, un peu comme un spectacle de vacance qu'on monte entre copains. L'ensemble demeure sympathique, les acteurs sembent heureux d'être là, mais on attendait mieux de la part d'Irina Brook. Somewhere La Mancha, librement adapté de Don Quichotte de Cervantes par Irina Brook et Marie-Paule Ramo. Jusqu'au 9 mai au théâtre des Bouffes du Nordd, (www) Avignon 2009 et les bouleversements du monde Après Avignon, c’est au 104 parisien que le tandem de direction du festival, Vincent Baudriller et Hortense Archambault, ainsi que l’artiste associé, Wajdi Mouawad, ont présenté les grandes lignes de la programmation 2009. Le 63e festival -dont le visuel évoque tant des oiseaux de sang, que des avions...- sera placé sous plusieurs signes : celui d’un monde marqué par des bouleversements, depuis les révoltes en Grèce aux différents conflits en passant par l’élection de Barack Obama (sic) ; celui d’un territoire géographique de la Méditerranée élargie. Mouawad est Libanais installé au Québec, et plusieurs artistes invités cette année viennent du Moyen Orient, mais pas seulement. D’Histoire et d’histoires, il sera question, car Mouawad est un grand conteur, adepte des récits-voyages, qui interrogent inlassablement les thèmes de l’exil, la guerre, les racines. Son art ? « Tenter de dire le monde en le colmatant, en comblant ses fissures, ses blessures »… C’est au cinéaste Amos Gitaï que revient l’honneur d’ouvrir les réjouissances, à la Carrière Boulbon. « La guerre des fils de la lumière contre les fils des ténèbres » mêlera cinéma, musique et théâtre (7-13 juillet). Les trois temps programmés dans la Cour s’avèrent plein de promesses. Dans la foulée, Krzysztof Warlikovski, enfant chéri d’Avignon monte (A)pollonia, montage de textes antiques et contemporains (16-19 juillet). Enfin, très attendu aussi, en baisser de rideau, le « Casimir et Caroline » de Johan Simons, dont on garde en mémoire la fantastique « Chute des dieux », en 2004 (23-29 juillet). Nombre d’artistes québecois également de la partie: Christian Lapointe, qui présente « CHS », Dave Saint-Pierre et ses quinze danseurs débridés pour « Un peu de tendresse, bordel de merde » et le très subtilDenis Marleau qui porte à la scène le premier texte de Thomas Bernhard, « Une fête pour Boris », plongée festive et dingue chez les culs-de-jatte ! Côté français, Claude Régy, longtemps absent d’Avignon s’attaque au long poème de Fernando Pessoa, « Ode maritime », avec Jean-Quentin Châtelain. Hubert Colas revient cinq ans après « Hamlet », avec un texte qu’il signe « Le livre d’or de Jan ». L’écrivain et réalisateur Christophe Honoré fait ses premiers pas au théâtre avec « Angelo, tyran de Padoue », adapté de Victor Hugo (12-27 juillet). La comédienne Clotilde Hesme notamment sera de la partie. Parmi les fidèles d’Avignon, noter le retour réjouissant de Jan Lauwers, qui boucle sa trilogie « Sad Face, Happy Face », de Jan Fabre, artiste associé de 2005, ou encore de Pippo Delbono (18-27 juillet) qui, avec « La Menzogna » revisite le drame d’une usine de Turin où plusieurs ouvriers avaient péri brûlés. Et puis événement annoncé, la venue de Christoph Marthaler avec « Butzbach-le-Gros, une colonie durable » (23-26 juillet) premier temps fort de sa collaboration avignonnaise. Il sera artiste associé de l’édition 2010, aux côtés de l’auteur Olivier Cadiot… 63e festival d’Avignon , du 7 au 29 juillet. Programme complet disponible en mai. Festival Off du 8 au 30 juillet. 63e festival d'Avignon: un avant-goût...
Pour ce qui est du Off, il faudra attendre juillet pour connaître les temps forts à venir. Illus Joël Jouanneau dr 63e Festival d'Avignon, du 7 au 29 juillet 2009. Derniers bonheurs du "Offeur"Posté par Nedjma le 02.08.08 à 09:53 | tags : festival d'avignon
Ce matin, à 11h, direction le Théâtre des Halles pour "Le jour où Nina Simone a cessé de chanter". Une pièce de Darina al-Joundi, mise en scène par Alain Timar, le maître des lieux. Sous la plume de Mohamed Kacimi, elle raconte son Liban et ses rêves fracassés par la guerre civile. Elle est belle, renversante, poignante et le coeur d'un des succès fous de ce festival. Après une première découverte l'an dernier, dans la Chapelle des Halles, la pièce est revenue, cette fois dans la grande salle du Chapitre, et c'est bondé tous les jours. Alors allez-y tôt. Si c'était complet, on file au Théâtre du Chien qui fume pour un autre spectacle de vive émotion, "Erendira", adapté de Gabriel Garcia Marquez. Poétique, riche d'images, l'histoire d'une orpheline prostituée par sa grand-mère. Un buzz de l'édition 2008. Il vous faudra courir un peu, mais le jeu en vaut la chandelle. A 12h20, au Théâtre des Lucioles, les Marseillais du Cartoun Sardines Théatre, grands habitués du Off -où ils avaient planté leur chapiteau sur l'Ile de la Barthelasse, voilà quelques années- vous entraînent dans un monde inracontable, dans les coulisses de la fabrication d'un film muet. C'est drôle et foisonnant, singulier et embarquant. ça s'appelle tout simplement "Le bonheur". A 14h, on reste aux Halles, pour un changement d'ambiance, mais un solo de grande qualité. Mikaël Chirinian interprète "Rapport sur moi" de Grégoire Bouillet. Un condensé de vie, un récit doux-amer, plein d'humour et servi par un acteur dynamite. Pause bien méritée dans la foulée, visite d'expos, balade le nez au vent, dînette, et retour au théâtre dans la soirée... A 22 heures, Philippe Caubère boucle son "Homme qui danse" au Théâtre du Chêne noir, avec un Epilogue en deux temps: "La Ficelle" et "la Mort d'Avignon". La deuxième partie est clairement la meilleure et l'évocation de Paul Pipe (Paul Puaux, ancien directeur du festival d'Avignon), Georges Wilson, et le jour qui tombe dans la cour d'honneur prend une saveur toute particulière ici-même. Si vous l'avez raté à Paris, au Théâtre du Rond-Point, ne le ratez pas cette fois!
Le In au beau fixePosté par Nedjma le 25.07.08 à 18:50 | tags : festival d'avignon
Avignon comme si vous y étiez - la finPosté par Catherine le 25.07.08 à 13:15 | tags : festival d'avignon
![]() L'Ecole d'art, face publicPosté par Nedjma le 24.07.08 à 10:32 | tags : festival d'avignon
Comme l'an dernier, l'Ecole d'art d'Avignon joue les relais entre public et créateurs du festival In. Le matin on y assiste, sous un soleil de plomb, aux rencontres avec les différents créateurs du festival. Une nouvelle fois, on se régale aussi d'y lire les résultats d'ateliers d'écriture animés par les CEMEA: critiques pleines d'humour et lettres aux acteurs des spectacles. Dans un petit coin joliment aménagé et confortable on peut, assis ou couché, feuilleter les revues de presse dédiées aux spectacles programmés. Enfin, on parcourt les différentes expos installées au gré des salles. L'une dévoile des photos signées par Antoine Vitez -on le connait metteur en scène, moins photographe, lui le fils d'un photographe de quartier- et permet de pénétrer dans les coulisses de Don Juan, et de (re)découvrir Dominique Valadié, Ludmilla Mikaël ou Valérie Dréville, en 1988 dans "Le soulier de satin". L'autre nous conduit sur les traces du public de la cour d'honneur saisi, l'an dernier, par le photographe Frédéric Nauziciel. Elle s'intitule "Public/Faces" et trouve impeccablement sa place dans ce lieu. Face public. Ecole d'art, tous les jours, de 11h à 20h. Aujourd'hui, dialogue avec Joël Pommerat et l'équipe de "Je tremble" à 11h30. Wajdi Mouawad, seul(s) en scènePosté par Nedjma le 23.07.08 à 16:12 | tags : festival d'avignon
Wajdi Mouawad délaisse un temps les fresques flamboyantes dont il a le secret, de Littoral à Incendies, en passant par Forêts, pour une œuvre en solo. Mais, seul sur le plateau, l’auteur-metteur en scène québeco-libanais revisite pourtant les mêmes thèmes : l’identité, la mémoire, les racines. C’est déroutant, bouleversant et laisse présager le meilleur de l'édition 2009 du festival d'Avignon qui le verra succéder comme artiste associé à Valérie Dreville et Romeo Castellucci.
Lire la chronique de Seul(s) sur le mag. ![]()
"Seuls" de, avec et mis en scène par Wajdi Mouawad au Gymnase Aubanel jusqu'au 25 juillet. Illus : Christophe Raynaud de Lage.
Un Radeau qui laisse à quaiPosté par Nedjma le 23.07.08 à 10:54 | tags : festival d'avignon
Illus Christophe Raynaud de Lage. Festival d'Avignon. "Ricercar", au Festival In d'Avignon jusqu'au 25 juillet, puis au Théâtre de l'Odéon du 23 septembre au 19 octobre, au Théâtre national de Strasbourg du 2 au 21 février, à Espaces Pluriels de Pau, du 25 au 28 mars. Avignon comme si vous y étiez - la nuit, le calmePosté par Catherine le 23.07.08 à 03:06 | tags : festival d'avignon
![]() Hamlet bouffonPosté par Nedjma le 22.07.08 à 10:37 | tags : festival d'avignon
Musique rock à fond la caisse, images coups de poing, glissements burlesques, table de banquet recouverte de cubis de rouge et briques de lait… Le lever de rideau est magistral. Dommage que cette tragédie majeure sombre parfois dans une comédie à gros bouillons : un duel Laert/ Hamlet transformé en match de tennis, Gertrude qui entonne la chanson « Ma came » de Carla Bruni, des allers et venues limite dans le public, une adaptation du texte à l’humour facile… L’équilibriste Ostermeier, d’habitude d’une grande habileté, tire trop sur la corde potache plutôt que de rester sur le fil. Illus © Christophe Raynaud de Lage. Festival d'Avignon "Hamlet", Cour d'honneur du Palais des Papes puis à la Schaubühne de Berlin du 17 au 21 septembre et aux Gémeaux de Sceaux scène nationale, du 28 janvier au 8 février 2009.
Jean Vilar à la barrePosté par Nedjma le 21.07.08 à 11:52 | tags : festival d'avignon
Ironie du sort, c’est lui-même qui, d’une certaine façon initiait le débat avec une réflexion s’interrogeant sur le devenir des festivals et, au-delà, de la culture. « Il s’agit de savoir si les festivals ont fait leur temps, ce qu’ils ont désormais dans le ventre. Que représentent-ils aux yeux du public. Tourisme ? Passe-temps ? Esthétisme des petits loisirs ? Perception des taxes municipales ? Accroissement des recettes des commerçants ? Le théâtre n’est utile que s’il secoue ses manies collectives, lutte contre ses scléroses, dit comme le père Ubu : Merdre ». C’était dans la revue Janus. En 1964… « Vilar, Béjart, le bazar », exposition à la Maison Jean Vilar, jusqu’au 26 juillet. Avignon comme si vous y étiez - la nuit aussiPosté par Catherine le 21.07.08 à 01:09 | tags : festival d'avignon
![]() Calaferte à la fêtePosté par Nedjma le 20.07.08 à 11:36 | tags : festival d'avignon
Alain Timar, metteur en scène avignonnais a rajeuni de 2O ans. Au moins. L'homme, adepte de forts univers plastiques, nous avait habitués à une profondeur plutôt sombre, montant Samuel Beckett et Albert Cohen, Gao Xingjian et Valère Novarina . Cette fois il s'attèle à Louis Calaferte, pour un voyage en son pays, et, ce n'est pas une mince affaire, puise dans mille et un textes de l'auteur, qu'il tricote à sa façon. Plutôt habilement. "Un riche, trois pauvres" ; "Droit de cité", "Pièces intimistes" ou encore "Septentrion"... autant d'œuvres auxquelles il emprunte pour construire « Je veux qu'on me parle ». Le langage comme préoccupation centrale. La difficulté des petites gens à échanger, à dire. Cercle de gazon vert en guise de piste, loupiotes dessinant un toit de chapiteau, rideaux de velours rouge. Bienvenue dans le grand cirque de la vie. Deux hommes, une femmes, un peu bêtes, un peu méchants, médiocres attachants et losers magnifiques campent des duos et trios aux prises avec une existence tant absurde que terrible, une angoisse profonde sous les éclats de rire et une métaphysique débridée. A travers tous ces personnages, Calaferte dit son amour « des crapules, bandits, escrocs » et Timar livre une mise en scène au cordeau, derrière une apparente nonchalance. Jusqu'à la ritournelle finale, qui nous suivra longtemps, le trio d'acteurs bondissants jubile, et nous avec. Mention spéciale à Roland Pichaud, qui fait merveille, tour à tour en idiot truculent, employé harcelé, môme mélancolique, rouleur de mécaniques. Je veux qu'on me parle, festival Off, jusqu'au 1er août, Théâtre des Halles, 17h. Avignon comme si vous y étiez - parade toujoursPosté par Catherine le 20.07.08 à 09:49 | tags : festival d'avignon
Photos de la rue des Teinturiers à Avignon. En 3 : la compagnie du Mystère Bouffe en parade. Avignon comme si vous y étiez - plus de paradesPosté par Catherine le 19.07.08 à 11:42 | tags : festival d'avignon
Dee gauche à droite et de haut en bas : le bonheur au travail, Juliette ou la clef des songes, Tristan et Yseult, un spectacle parmi (tant) d'autres.
C'est du 36 mais ça chausse grand - Cendrillon tout simplementPosté par Catherine le 19.07.08 à 08:18 | tags : festival d'avignon
Ces deux-là font tous leurs efforts pour présenter le spectacle que le public est venu voir. Ils ont prévu de jouer Cendrillon au moyen de quelques chaussures et d'une cassette enregistrée. Enfin, sans la cassette puisque le poste ne fonctionne pas. Enfin, rien ne fonctionne vraiment comme prévu. Les spectateurs finiront par voir le spectacle, mais cela ne sera pas sans quelques oublis, retards, explosions et électrocutions... Jouer le ratage, rien de plus difficile. Mais Olivier Chancelier et Alain Merlet le font avec tant de douceur et de gentillesse qu'on les excuse même de s'excuser à la fin du spectacle. Un doux moment de théâtre sans prétention, pour les petits comme pour les grands.C'est du 36 mais ça chausse grand, à l'Espace Alya à 10h45 Jusqu'au 25 juillet - Avignon Festival Off Clowns en liberté - FolygamiePosté par Catherine le 18.07.08 à 19:15 | tags : festival d'avignon
Les Nouveaux-Nez ont été parmi les premiers à amener le clown vers le théâtre à la fin des années 80. Puis au début des années 2000, ils ont eu envie de retourner voir du côté du cirque ce que le clown pouvait y faire. C'est ainsi qu'ils ont tourné pendant quatre ans, sous chapiteau, le Cirque des Nouveaux Nez. Mais voilà, les Nouveaux Nez ont à nouveau envie de légèreté, de simplicité, et pour tout dire, de théâtre ! Alors ils ont créé deux spectacles qu'ils testent en ce moment au festival d'Avignon. Madame Framboise s'adonne pour la première fois au solo avec Alpha-bête, et c'est un vrai bonheur. Et puis Georges Pétard (Nicolas Bernard) propose un duo avec une nouvelle venue dans la troupe, Motoreta (Raquel Esteve Mora). Intitulé Folygamie, le spectacle fonctionne sur le principe de la conférence qui foire plus ou moins ou à peu près. Le duo hésite un peu sur le chemin à emprunter, se perd et tournicote, finit par soudoyer le public pour s'arracher ses faveurs, et se décide finalement pour le sentier du numéro musical, avec une embardée assez peu commune pour des clowns, du côté de la manipulation d'objets et de la vidéo. Au final, Folygamie est un moment encore un peu chaotique mais emprunt d'une savoureuse poésie. Un spectacle sans danger, à apprécier en famille.Folygamie, par la Compagnie des Nouveaux-nez, au Collège de la Salle à 20h45. Avignon festival Off Le Guillerm, c'est sûr, il est d'ailleurs...Posté par Nedjma le 18.07.08 à 18:28 | tags : festival d'avignon
Déjà présent à Avignon en 2004, il y revient cette année avec une nouvelle version de son spectacle « Secret » A la fois lointaine et proche. Jamais dans l'épate, plus dans l'épure, mais toujours dans un climat à nul autre pareil. Lumières, musiques, réglées au millimètre par une armada de techniciens aux costumes futuristes, pendant que le maître de la scène, le maître de la piste semble, lui, venu du moyen-âge. Secret, festival In, jusqu'au 26 juillet, Lycée Mistral, 22h. La pluie, l'enfer, le mondePosté par Nedjma le 18.07.08 à 15:27 | tags : festival d'avignon
Ça y est, le passage de relais est effectué, Catherine et Julie voguent vers d'autres cieux, j'ai pris la suite. Dans les conversations, au fil des rues, des troquets, et des files d'attente, les festivaliers évoquent 1. le temps -il fait chaud, il fait froid, il pleut etc.- La pluie d'ailleurs qui a provoqué, voilà quelques jours, l'annulation de moult spectacles de plein air, le report d'autres, le retard enfin des derniers. Voir "Inferno" est une expérience chamboulante. Voir "Inferno" les fesses dans l'eau, une expérience éprouvante... 2. l'affluence : y a plus, moins de monde, ou autant, que les années précédentes ? Chacun a son avis sur la question 3. le démarrage un peu cafouilleux entre les deux festivals, qui ont levé leur rideau avec une semaine d'intervalle. Du coup, pas mal de spectateurs se sont cassés les dents les premiers jours. Conclusion provisoire : un festival unifié, c'est pas franchement pour demain ! 4. Bien sûr, les-spectacles-qui-comptent. Si côté in, les réservations sont bouclées depuis longtemps, pour ce qui est du off, le bouche à oreille règne en maître. Pas étonnant alors, si la première question qu'on pose aux autres c'est : « alors, faut voir quoi cette année ? » Réponse ardue, puisque rien moins qu'un millier de pièces se partagent l'affiche de cette édition 2008. On ne les verra pas toutes, alors on vous guide seulement, depuis le début, sur les traces de quelques coups de cœur, ou de gueule... A bon entendeur...
|
Discussions en cours sur le forum théâtre :
|