Théâtre et danse : actu des spectacles. Blog Saisons.
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Toute l'actu du festival d'Avignon 2007. 

Dernière ligne droite à Avignon

Posté par Nedjma le 03.07.09 à 17:36 | tags : avignon off, festival d'avignon, théâtre, festival

 

 
Maurice Jarre s’est tu, mais ses trompettes continuent. A Avignon, elles rythmeront, encore, toujours les soirées du festival… Un festival qui commence dans cinq jours pour le In, six pour le Off. Depuis quelques années en effet, l’événement né dans le bouillonnement de 68, à côté de son glorieux aîné se démarque légèrement côté dates.

 

Ici et là, dernière ligne droite donc, et équipes à pied d’œuvre.

Côté In, on visse, ajuste, répète. Après Krzysztof Warlikowski qui a répété du 24 au 26 juin, c’est Wajdi Mouawad, l’artiste associé de l'édition 2009 qui prend la (dé)mesure de la Cour et fait l’épreuve du plateau pour clôre les répétitions de sa longue odyssée : onze heures de théâtre pour la trilogie de ses pièces « Littoral », « Forêts », « Incendies ».

Pourtant le véritable lever de rideau, le 7, aura lieu à quelques kilomètres de là, à la Carrière de Boulbon. « La Guerre des fils de lumière contre les fils des ténèbres » : Jeanne Moreau dirigée par Amos Gitai dans une œuvre adaptée de « La guerre des juifs ». Deux figures du cinéma donc. Autres figures du cinéma, Christophe Honoré, Emmanuelle Devos, Clotilde Hesme dans « Angelo tyran de Padoue » d’Hugo.

Côté Off, les compagnies ont déjà largement abreuvé la ville d’affiches et de tracts, les parades vont aussi commencer. Parmi le petit millier de spectacles au programme, il a aussi ses vedettes de cinoche : Emma de Caunes joue une actrice qui joue Marilyn, sous la houlette de Diastème, Clémentine Célarié explore Valletti, Tom Novembre et Claire Nebout partagent l’affiche de « Ne pas oublier de mourir vivre ». Denis Lavant –plusieurs fois à l’affiche du In- joue « Big shoot » de Koffi Kwahulé.

On garde bien sûr un œil sur les pièces des théâtres permanents avignonnais : le très beau « Confidences à Allah » au Théâtre du Chêne noir, la reprise du réjouissant « Je veux qu’on me parle » de Calaferte et la création de « Une voix sous la cendre » de Zalmen Gradowski, au Théâtre des Halles, et puis « La disgrâce de Jean-Sébastien Bach » au Théâtre du Balcon… On reste fidèles à certains lieux qui sont des valeurs sûres : le Grenier à sel –et les artistes des pays de Loire-, le Théâtre des Doms –et se compagnies belges de haute volée-, la Manufacture –et ses textes contemporains-. Et puis tous ceux qu’on ne connaît pas encore, ceux que le bouche-à-oreille du Off portera au sommet, ceux qui jouent dans les cours et jardins, dans les écoles et appartements, dans les théâtres saisonniers ou dans la rue. A suivre, tout au long du mois, sur "Saisons"…

Festival d'Avignon du 7 au 29 juillet. Festival Off du 8 au 31 juillet.




Wajdi Mouawad primé par l’Académie française

Posté par Nedjma le 29.06.09 à 12:30 | tags : festival d'avignon, théâtre

À quelques jours de l'ouverture du Festival d'Avignon, dont il est cette année l'artiste associé, l’auteur, acteur, metteur en scène Wajdi Mouawad vient de voir son oeuvre saluée par l'Académie française.

Les membres de la Coupole du quai Conti lui ont décerné leur Grand Prix du théâtre pour l'ensemble de son oeuvre dramatique dans le cadre d’un palmarès qui comprend quelque 70 prix (de littérature, de la nouvelle, de l'essai, de la biographie).

 

Le Grand Prix du théâtre a été créé en 1980. Mouawad, qui succède à Jean Anouilh, Marguerite Duras, Roland Dubillard et Valère Novarina recevra sa récompense en décembre prochain.

En attendant, le créateur libano-québecois met la touche finale à son quatuor « Le sang des promesses », dont une partie (« Littoral, Incendies, Forêts ») sera présenté en intégrale dans la Cour d’honneur, lors d’une odyssée de onze heure. Le dernier volet, « Ciels » sera dévoilé dans la deuxième partie du festival…

Illus © Jean-Louis Fernandez









Ils n'iront pas à Avignon...

Posté par Nedjma le 25.06.09 à 16:08 | tags : festival d'avignon, festival, danse, théâtre

Ils n'iront pas à Avignon? Nous, si. Mais on ira aussi à Ivry et à Vitry-sur-Seine. Car c'est là que, depuis plus de dix ans, se déploie un chouette festival, alternative au mastodonte vilarien. Pas ennemi, mais différent.

Pendant donc que la cité des Papes résonne des 40 spectacles du In et du petit millier du Off, entre cours et jardins, cloîtres et écoles, théâtres et rue, "Nous n'irons pas à Avignon" joue une autre musique, ça se passe cette année, du 1er au 26 juillet. L'affiche de la onzième édition montre un petit gars, jumelles à la main et titre "Vers l'infini et l'au delà". Voilà qui ouvre de larges horizons. Au menu, théâtre et danse, jeune public et jongle, cabaret et théâtre de rue. Des spectacles, et des débats, des reprises et des créations par des compagnies singulières, inventives, foisonnantes.

Demandez le programme...

Du 1er au 5 juillet: "Quanta ou la terrible histoire de Lulu Schrodinger", "Accroche-toi aux étourneaux", "Piano-Ball", "Les petites comédies de l'eau", "Oa", "Le cabaret historique de l'histoire de France"

Du 8 au 12 juillet: "Ah bon", "Contre-image"; "Le titanos débarque", "Gênes 01" (adapté du très bon texte de Fausto Paravidino), "ça va bien", "Macbeth", "Penetrator".

Du 15 au 19 juillet: "Fée fofolles", "Délivrez-nous du bien", "PP Pasolini: vif et conscience", "Conflits", "Délivrance publique", "La soeur de Marcel", des spectacles de la Fabrique Ephéméride, lieu de résidence et de création pour les compagnies.

Du 22 au 26 juillet: "L'enfant qui ne fermait pas les yeux", "Les failles", "Spectractes", "Pourquoi Parce que j'ai tué Mme Ivan: c'est pas notre maman", "Quelques certitudes", "Les étriqués", "Le trombinoscope du voyageur".

Festival "Nous n'irons pas à Avignon" à Ivry et Vitry-sur-Seine, du 1er au 26 juillet. Réservations 01 55 53 22 26. Plus d'infos ici.




Vent nouveau sur les Hivernales

Posté par Nedjma le 28.05.09 à 10:26 | tags : danse, festival d'avignon
Après trente ans de bons et loyaux services, Amélie Grand, fondatrice et directrice artistique des Hivernales prend le large. C’est elle qui avait initié, un beau matin de 1979 ce rendez-vous de la danse à Avignon, à une période de l’année plutôt morose. Les Hivernales ont fait les beaux jours de la danse, en hiver donc, puis en été. Trois décennies durant, spectacles, stages, rencontres, débats, expos ont réuni les grands noms de la danse contemporaine dans ce haut lieu du théâtre.

Le 1er septembre prochain, Emmanuel Serafini succèdera à Amélie Grand à la tête de ce qui est aujourd’hui le Centre de Développement Chorégraphique Avignon Vaucluse Provence-Alpes-Côte d’azur. Agé de 43 ans, il a fondé en 1990 le groupe Prodanse, premier rassemblement de professionnels de la danse, puis a travaillé comme administrateur, pro­ducteur ou conseiller artistique auprès de nombreuses compagnies (Daniel Larrieu, Fattoumi-Lamoureux, Pascal Rambert…). Membre du conseil national du Syndeac en charge de la danse, il en a été ensuite le secré­taire national. Il est actuellement en charge du service Culture, éducation, jeunesse et sport à l’Assemblée des départements de France (ADF).

Avant cela, encore un bel été en perspective aux Hivernales. Parallèlement au Festival d'Avignon, la structure fait son festival à elle, entièrement dansé.

Du solo à des pièces pour huit danseurs, le Studio des Hivernales et le Théâtre de la danse accueilleront notamment Delgado Fuchs et son spectacle à l’improbable titre : « Manteau en laine marine porté sur un pull à encolure détendue avec un pantalon peau de pêche et des chaussures pointues en nubuck rouge » Ouf ! La pièce évoquera la vie, l’amour, la mort, et l’artiste se veut « radical sans être radicalement chiant ».

Egalement à l’affiche, Rita Cioffi et sa compagnie Aurelia, les virtuoses percussionnistes corporels d’Onstap, et la compagnie La Liseuse de Georges Appaix.
Comme de coutume, spectacles, expos, vidéo-danse, rencontres complèteront le dense programme de l'été. Et bien dansez maintenant!

L'été des Hivernales d'Avignon, du 10 au 26 juillet. 




Avignon 2009: demandez le programme

Posté par Nedjma le 26.05.09 à 08:27 | tags : festival d'avignon, théâtre
Nous évoquions voilà quelques semaines les grandes lignes du programme 2009 du festival d'Avignon, telles que les avaient dévoilées les deux directeurs, Vincent Baudriller et Hortense Archambault. Cette fois, ça y est: le programme officiel est paru -disponible dans toutes les bonnes crèmeries, et plus largement sur le site web du festival. Wajdi Mouawad artiste associé, Amos Gitai ordonnateur du spectacle d'ouverture, Emmanuelle Devos qui rejoint la distribution de "Angelo tyran de padoue", première mise en scène de Christophe Honoré pour le théâtre, avec une édition en large part placée sous le signe des relations entre théâtre et cinéma. Et puis la Cour d'honneur enfin livrée à Warlikovski -on attend ça de pied ferme... On en oublie forcément. On y reviendra, quotidiennement, bien sûr, dès le 7 juillet, sur le pont...
63e Festival d'Avignon, du 7 au 29 juillet 2009.



Don quichotte fait halte à Paris

Posté par JdF le 20.04.09 à 11:19 | tags : festival d'avignon

Somewhere La Mancha se jouant au Théâtre des Bouffes du Nord, je retrouve cette petite bafouille écrite dans la chaleur avignonaise, que je livre à l'intention de ceux qui aurait la curiosité  de voir ce dernier opus d'Irina Brook :

Poussé par mon instinct d'aventurière, je décidai  de prendre un bus, direction Villeneuve, pour voir ce qui se passait du côté de l'autre festival, celui qui s'intitule "Villeneuve en scène" (www). Première impression : l'endroit est enchanteur ! Une immense étendue de verdure, où se succèdent chapiteaux et caravanes, des guirlandes lumineuses indiquant l'entrée des spectacles de plein air. On se croiraient dans une kermesse à l'ancienne, avec un petit côté flok que le spectacle d'Irina Brook, Somewhere La Mancha, promet de confirmer....

Alors en effet, c'est country, c'est folk, mais c'est aussi un peu n'importe quoi... Les scénettes se succèdent racontant les pérégrinations d'un Don Quichotte  contemporain de la manière la plus désinvolte qui soit, un peu comme un spectacle de vacance qu'on monte entre copains. L'ensemble demeure sympathique, les acteurs sembent heureux d'être là, mais on attendait mieux de la part d'Irina Brook.

Somewhere La Mancha, librement adapté de Don Quichotte de Cervantes par Irina Brook et Marie-Paule Ramo.

Jusqu'au 9 mai au théâtre des Bouffes du Nordd, (www)




Avignon 2009 et les bouleversements du monde

Posté par Nedjma le 20.03.09 à 15:48 | tags : festival d'avignon, théâtre, danse, cinéma
Après Avignon, c’est au 104 parisien que le tandem de direction du festival, Vincent Baudriller et Hortense Archambault, ainsi que l’artiste associé, Wajdi Mouawad, ont présenté les grandes lignes de la programmation 2009.

Le 63e festival -dont le visuel évoque tant des oiseaux de sang, que des avions...- sera placé sous plusieurs signes : celui d’un monde marqué par des bouleversements, depuis les révoltes en Grèce aux différents conflits en passant par l’élection de Barack Obama (sic) ; celui d’un territoire géographique de la Méditerranée élargie. Mouawad est Libanais installé au Québec, et plusieurs artistes invités cette année viennent du Moyen Orient, mais pas seulement. D’Histoire et d’histoires, il sera question, car Mouawad est un grand conteur, adepte des récits-voyages, qui interrogent inlassablement les thèmes de l’exil, la guerre, les racines. Son art ? « Tenter de dire le monde en le colmatant, en comblant ses fissures, ses blessures »…

C’est au cinéaste Amos Gitaï que revient l’honneur d’ouvrir les réjouissances, à la Carrière Boulbon. « La guerre des fils de la lumière contre les fils des ténèbres » mêlera cinéma, musique et théâtre (7-13 juillet).

Les trois temps programmés dans la Cour s’avèrent plein de promesses.
« Le sang des promesses » justement, orchestré par Mouawad, renoue avec les marathons nocturnes d’Avignon –cf le cultissime « Soulier de satin » de Vitezou « Le Mahabbaratah » de Peter Brook, pour ne citer que les plus connus-. Une véritable aventure épique attendue puisque l’auteur-metteur en scène remonte ses trois pièces fleuves, « Littoral », « Incendies » et « Forêts » sous forme d’intégrale. Ça commence à 20 heures… et se termine à 6h30 du matin. Entre les grandes traversées et quêtes identitaires de ses héros, le public fera quelques pauses pour se restaurer… (8-12 juillet). En complément de cette intégrale, il crée au Parc des Expositions « Ciels », avec notamment Stanislas Nordey. Une œuvre dont il dit qu’elle viendra contredire toutes les précédentes… (18-29 juillet)

Dans la foulée, Krzysztof Warlikovski, enfant chéri d’Avignon monte (A)pollonia, montage de textes antiques et contemporains (16-19 juillet). Enfin, très attendu aussi, en baisser de rideau, le « Casimir et Caroline » de Johan Simons, dont on garde en mémoire la fantastique « Chute des dieux », en 2004 (23-29 juillet).

Nombre d’artistes québecois également de la partie: Christian Lapointe, qui présente « CHS », Dave Saint-Pierre et ses quinze danseurs débridés pour « Un peu de tendresse, bordel de merde » et le très subtilDenis Marleau qui porte à la scène le premier texte de Thomas Bernhard, « Une fête pour Boris », plongée festive et dingue chez les culs-de-jatte !

Côté français, Claude Régy, longtemps absent d’Avignon s’attaque au long poème de Fernando Pessoa, « Ode maritime », avec Jean-Quentin Châtelain. Hubert Colas revient cinq ans après « Hamlet », avec un texte qu’il signe « Le livre d’or de Jan ». L’écrivain et réalisateur Christophe Honoré fait ses premiers pas au théâtre avec « Angelo, tyran de Padoue », adapté de Victor Hugo (12-27 juillet). La comédienne Clotilde Hesme notamment sera de la partie.

Parmi les fidèles d’Avignon, noter le retour réjouissant de Jan Lauwers, qui boucle sa trilogie « Sad Face, Happy Face », de Jan Fabre, artiste associé de 2005, ou encore de Pippo Delbono (18-27 juillet) qui, avec « La Menzogna » revisite le drame d’une usine de Turin où plusieurs ouvriers avaient péri brûlés. Et puis événement annoncé, la venue de Christoph Marthaler avec « Butzbach-le-Gros, une colonie durable » (23-26 juillet) premier temps fort de sa collaboration avignonnaise. Il sera artiste associé de l’édition 2010, aux côtés de l’auteur Olivier Cadiot

63e festival d’Avignon , du 7 au 29 juillet. Programme complet disponible en mai.

Festival Off du 8 au 30 juillet.




63e festival d'Avignon: un avant-goût...

Posté par Nedjma le 24.02.09 à 09:54 | tags : théâtre, festival d'avignon

La soixante-troisième édition du festival d'Avignon se tiendra du 7 au 29 juillet prochain. On connaîtra les grandes lignes de la programmation le 20 mars prochain et le programme détaillé mi-mai. On a déjà quelques éléments propices à nous faire saliver... Wajdi Mouawad sera l'artiste associé du festival 2009, la chose est connue depuis près de deux ans. L'auteur-acteur-metteur en scène libanais devrait reprendre la mise en scène de certaines de ses pièces et dévoiler une création. Le metteur en scène Stanislas Nordey notamment jouera l'acteur pour Mouawad, dont il avait mis en scène "Incendies" à l'automne dernier. Par ailleurs, le metteur en scène Joël Jouanneau présentera "Sous l'oeil d'Oedipe". L'artiste est coutumier de l'événement, où il a déjà présenté une dizaine de projets depuis 1989. Enfin, le chorégraphe Rachid Ouramdane -qui partage en ce moment l'affiche avec Pascal Rambert, au Théâtre2Gennevilliers- dévoilera sa nouvelle création "Des témoins ordinaires". Il rencontrera le public avignonnais pour lui dévoiler les grandes lignes de cette pièce le 16 mars prochain.

Pour ce qui est du Off, il faudra attendre juillet pour connaître les temps forts à venir. 

Illus Joël Jouanneau dr 

63e Festival d'Avignon, du 7 au 29 juillet 2009.




Derniers bonheurs du "Offeur"

Posté par Nedjma le 02.08.08 à 09:53 | tags : festival d'avignon

Voilà, c'est -presque- fini. Ce soir, une semaine tout juste après le In, le Off baisse le rideau. Fin de trois semaines de spectacles, de files d'attente, de coups de chaud, de coups de coeur, de parades, de tractages, d'échanges de tuyaux de théâtrophiles etc. Si vous êtes encore dans cette bonne vieille ville d'Avignon et si vous gardez quelque énergie intacte pour des grandes émotions de théâtre, nos derniers conseils pour une belle journée, et un marathon réussi, avec des destinations soigneusement choisies. A vos marques, prêts, partez.

Ce matin, à 11h, direction le Théâtre des Halles pour "Le jour où Nina Simone a cessé de chanter". Une pièce de Darina al-Joundi, mise en scène par Alain Timar, le maître des lieux. Sous la plume de Mohamed Kacimi, elle raconte son Liban et ses rêves fracassés par la guerre civile. Elle est belle, renversante, poignante et le coeur d'un des succès fous de ce festival. Après une première découverte l'an dernier, dans la Chapelle des Halles, la pièce est revenue, cette fois dans la grande salle du Chapitre, et c'est bondé tous les jours. Alors allez-y tôt.

Si c'était complet, on file au Théâtre du Chien qui fume pour un autre spectacle de vive émotion, "Erendira", adapté de Gabriel Garcia Marquez. Poétique, riche d'images, l'histoire d'une orpheline prostituée par sa grand-mère. Un buzz de l'édition 2008.

Il vous faudra courir un peu, mais le jeu en vaut la chandelle. A 12h20, au Théâtre des Lucioles, les Marseillais du Cartoun Sardines Théatre, grands habitués du Off -où ils avaient planté leur chapiteau sur l'Ile de la Barthelasse, voilà quelques années- vous entraînent dans un monde inracontable, dans les coulisses de la fabrication d'un film muet. C'est drôle et foisonnant, singulier et embarquant. ça s'appelle tout simplement "Le bonheur"

A 14h, on reste aux Halles, pour un changement d'ambiance, mais un solo de grande qualité. Mikaël Chirinian interprète "Rapport sur moi" de Grégoire Bouillet. Un condensé de vie, un récit doux-amer, plein d'humour et servi par un acteur dynamite.

Pause bien méritée dans la foulée, visite d'expos, balade le nez au vent, dînette, et retour au théâtre dans la soirée... 

A 22 heures, Philippe Caubère boucle son "Homme qui danse" au Théâtre du Chêne noir, avec un Epilogue en deux temps: "La Ficelle" et "la Mort d'Avignon". La deuxième partie est clairement la meilleure et l'évocation de Paul Pipe (Paul Puaux, ancien directeur du festival d'Avignon), Georges Wilson, et le jour qui tombe dans la cour d'honneur prend une saveur toute particulière ici-même. Si vous l'avez raté à Paris, au Théâtre du Rond-Point, ne le ratez pas cette fois! 

 




Le In au beau fixe

Posté par Nedjma le 25.07.08 à 18:50 | tags : festival d'avignon

Le festival In d'Avignon s'achève demain, comme il avait commencé, avec une représentation de "Partage de midi", à la Carrière Boulbon. Si les avis sont mitigés sur ce Claudel à la mise en scène collective (lire ici), le reste de la programmation a plutôt tenu ses promesses. Avec Valérie Dreville et surtout Romeo Castellucci comme artistes associés, on pouvait attendre le meilleur de cette 62e édition, on n'aura pas été déçu. Parmi les grands moments de ce In 2009, la trilogie de l'Italien, (très) librement adaptée de Dante. Un "Purgatorio" marquant, un "Inferno" de grande beauté et un "Paradiso" comme vision d'une fulgurante beauté. Le retour de Joël Pommerat, deux ans après sa première étape avignonnaise est aussi un des grands moments de ce festival, tout comme celui de Johann Le Guillerm, OVNI dans la galaxie circassienne française. Citons aussi des mômes très présents, depuis Airport Kids jusqu'à Inferno, des acteurs flamboyants, ceux de Thomas Ostermeier ou des Sujets à Vif qui, une fois n'est pas coutume, a ouvert sa programmation au théâtre. Au total, quelque 116 000 entrées ont été enregistrées pour l'ensemble des spectacles. Les expositions et installations ont aussi fait le plein, avec 14 000 personnes. Ce qui porte le nombre total de spectateurs à 130 000 pour le seul In, et le taux de remplissage à 93%. Autant dire une fréquentation record. Enfin, Seuls est l'un des moments forts de ce festival et augure d'une édition 2009 de belle tenue.
Il faudra attendre le 2 août pour connaître les comptes du Off 2008, qui joue les prolongations encore une semaine, et quelques mois de plus pour savoir quels spectacles poursuivront leur route après le baisser de rideau...




Avignon comme si vous y étiez - la fin

Posté par Catherine le 25.07.08 à 13:15 | tags : festival d'avignon
Festival d'Avignon



L'Ecole d'art, face public

Posté par Nedjma le 24.07.08 à 10:32 | tags : festival d'avignon

Comme l'an dernier, l'Ecole d'art d'Avignon joue les relais entre public et créateurs du festival In. Le matin on y assiste, sous un soleil de plomb, aux rencontres avec les différents créateurs du festival. Une nouvelle fois, on se régale aussi d'y lire les résultats d'ateliers d'écriture animés par les CEMEA: critiques pleines d'humour et lettres aux acteurs des spectacles. Dans un petit coin joliment aménagé et confortable on peut, assis ou couché, feuilleter les revues de presse dédiées aux spectacles programmés. Enfin, on parcourt les différentes expos installées au gré des salles. L'une dévoile des photos signées par Antoine Vitez -on le connait metteur en scène, moins photographe, lui le fils d'un photographe de quartier- et permet de pénétrer dans les coulisses de Don Juan, et de (re)découvrir Dominique Valadié, Ludmilla Mikaël ou Valérie Dréville, en 1988 dans "Le soulier de satin". L'autre nous conduit sur les traces du public de la cour d'honneur saisi, l'an dernier, par le photographe Frédéric Nauziciel. Elle s'intitule "Public/Faces" et trouve impeccablement sa place dans ce lieu. Face public.

Ecole d'art, tous les jours, de 11h à 20h. Aujourd'hui, dialogue avec Joël Pommerat et l'équipe de "Je tremble" à 11h30.




Wajdi Mouawad, seul(s) en scène

Posté par Nedjma le 23.07.08 à 16:12 | tags : festival d'avignon

Wajdi Mouawad délaisse un temps les fresques flamboyantes dont il a le secret, de Littoral à Incendies, en passant par Forêts, pour une œuvre en solo. Mais, seul sur le plateau, l’auteur-metteur en scène québeco-libanais revisite pourtant les mêmes thèmes : l’identité, la mémoire, les racines. C’est déroutant, bouleversant et laisse présager le meilleur de l'édition 2009 du festival d'Avignon qui le verra succéder comme artiste associé à Valérie Dreville et Romeo Castellucci.

 

Lire la chronique de Seul(s) sur le mag.


 

"Seuls" de, avec et mis en scène par Wajdi Mouawad au Gymnase Aubanel jusqu'au 25 juillet.

Illus : Christophe Raynaud de Lage.

 


 




Un Radeau qui laisse à quai

Posté par Nedjma le 23.07.08 à 10:54 | tags : festival d'avignon

Un plateau profond. Il y a des panneaux, mobiles. Il y a des tables, des chaises, qui se mêlent. Des dames emperruquées, chapeautées, poudrées, des hommes costumés. Du rouge, du jaune, du blanc. Qui sont-ils ? Où vont-ils ? On ne le saura pas. Dans un mouvement perpétuel, ils livrent des textes par bribes, une parole fragmentée. Tour à tour déclament et murmurent. En français, en allemand, en italien. Pirandello, Dante, Lucrèce, Büchner, entre autres. Certaines scènes jouent la carte de l’impressionnisme, il y a de l’humour, de l’incongruité, de la cocasserie. Il y a de la musique, fulgurante, éclatante. Verdi, Chostakovitch, Stravinsky. Des symphonies, des moments plus doux. C’est précisément que le Ricercar, qui donne son titre à la pièce du théâtre du Radeau, évoque une forme musicale, « moins élaborée que la fugue » et qui « enchaîne des épisodes différents qui peuvent être sans lien thématique », précise le programme. Une grande beauté plastique se dégage de l'ensemble. Mais face à cette succession de notes et d’images, on s’interroge sur le sens de tout cela. Certains, y voyant un moment rare de poésie, se sont enflammés pour ce spectacle, créé au Théâtre national de Bretagne à l'automne dernier (lire ici). Mais ce radeau ne nous a pas embarqués, nous a laissés à quai dans un sentiment mêlé d’ennui et de vacuité.

Illus Christophe Raynaud de Lage. Festival d'Avignon.

"Ricercar", au Festival In d'Avignon jusqu'au 25 juillet, puis au Théâtre de l'Odéon du 23 septembre au 19 octobre, au Théâtre national de Strasbourg du 2 au 21 février, à Espaces Pluriels de Pau, du 25 au 28 mars.




Avignon comme si vous y étiez - la nuit, le calme

Posté par Catherine le 23.07.08 à 03:06 | tags : festival d'avignon
Avignon la nuit



Hamlet bouffon

Posté par Nedjma le 22.07.08 à 10:37 | tags : festival d'avignon

Quatre ans après "Woyzeck", lors d'un festival d'Avignon dont il était l'artiste associé, Thomas Ostermeier revient dans la Cour avec « son » Hamlet. Un Hamlet de plus ? Pas vraiment. Dans une nouvelle traduction de son accolyte, Marius von Mayenburg, le directeur de la Schaubühne berlinoise offre une nouvelle lecture de la pièce. « En colère contre Hamlet », et désireux de lui mettre un « coup de pied aux fesses », le metteur en scène montre la figure shakespearienne, non pas comme un héros tourmenté, romantique, mais plutôt comme un bouffon lourdaud et paranoïaque, qui commence par jouer la folie, avant d’y sombrer véritablement. Pourquoi pas ? Le brillant Lars Eidinger, paré d’un costume rembourré, traîne sa carcasse imposante, depuis les obsèques de son père –qui, pour une fois ouvrent la pièce, plutôt que les secondes noces de Gertrude- jusqu’à la représentation théâtrale d’Elseneur, aux allures de cabaret. Il se balade caméra au poing et filme en temps réel une action projetée sur un écran de rideaux or. C’est très réussi. Ils sont six seulement, pour endosser tous les rôles. Simplicité et virtuosité de l’illusion. Gertrude devient Ophélie en un simple glissement de perruque, Polonius est aussi Osrik et Claudius Fortinbras, tandis que Laert joue également les fossoyeurs maladroits. Comme toujours, Ostermeier fait merveille dans une direction d’acteurs énergique et une mise en scène fulgurante. Un plateau mobile recouvert de terre figure à la fois l’obscurité du dehors et la lumière du dedans.

Musique rock à fond la caisse, images coups de poing, glissements burlesques, table de banquet recouverte de cubis de rouge et briques de lait… Le lever de rideau est magistral. Dommage que cette tragédie majeure sombre parfois dans une comédie à gros bouillons : un duel Laert/ Hamlet transformé en match de tennis, Gertrude qui entonne la chanson « Ma came » de Carla Bruni, des allers et venues limite dans le public, une adaptation du texte à l’humour facile… L’équilibriste Ostermeier, d’habitude d’une grande habileté, tire trop sur la corde potache plutôt que de rester sur le fil.

Illus © Christophe Raynaud de Lage. Festival d'Avignon

"Hamlet", Cour d'honneur du Palais des Papes puis à la Schaubühne de Berlin du 17 au 21 septembre et aux Gémeaux de Sceaux scène nationale, du 28 janvier au 8 février 2009.

 




Jean Vilar à la barre

Posté par Nedjma le 21.07.08 à 11:52 | tags : festival d'avignon

Avignon emboîte le pas au cortège de célébrations de mai 68 –célébrations à foison, jusqu’à l’overdose- car on ne le sait pas forcément, mais le mouvement a cheminé jusqu’au sud, quelques mois après la France entière. Et s’est déplacée depuis le social jusqu’à la culture. C’est à la Maison Jean Vilar que ça se passe, au travers d’une expo qui rappelle combien Jean Vilar, maître du festival fut mis à mal après celui de l’Odéon,Jean-Louis Barrault, à l’été 68 par une légion de jeunes enflammés que lui voyait comme des fils de bourgeois. D’un côté l’extrême gauche, de l’autre l’extrême droite, lui furent endosser, dans le bruit et la fureur tous les maux de la terre théâtrale. Julian Beck et son Living Theatre tenaient le haut du pavé, le off naissait dans la foulée. Passionnante revue de presse –Le Monde titrant « Vilar est-il un traître ? » !-, photos d’archives et films se succèdent pour rappeler ces temps pas si lointains où le fondateur du TNP était cloué au piloris au son de « Béjart, Vilar, Salazar ». Egalement des affiches d’époque où on peut notamment lire « Non à la culture du papape » ou encore « Les ouvriers au théâtre non, le théâtre aux ouvriers ». Clou du parcours, une suite de notes prises par Vilar en réponse au mouvement, un texte inédit. « Ce n’est pas l’imagination que vous avez amenée au pouvoir, c’est la masturbation, l’emmanuelisation (…) Vous défendez extrêmement mal une cause juste (…). Après le dialogue, j’ignore toujours quelle est votre doctrine politique et –si cela est trop ardu pour vos petites têtes de fils de bourgeois quel but vous souhaitez atteindre. »

Ironie du sort, c’est lui-même qui, d’une certaine façon initiait le débat avec une réflexion s’interrogeant sur le devenir des festivals et, au-delà, de la culture. « Il s’agit de savoir si les festivals ont fait leur temps, ce qu’ils ont désormais dans le ventre. Que représentent-ils aux yeux du public. Tourisme ? Passe-temps ? Esthétisme des petits loisirs ? Perception des taxes municipales ? Accroissement des recettes des commerçants ? Le théâtre n’est utile que s’il secoue ses manies collectives, lutte contre ses scléroses, dit comme le père Ubu : Merdre ». C’était dans la revue Janus. En 1964…

« Vilar, Béjart, le bazar », exposition à la Maison Jean Vilar, jusqu’au 26 juillet.




Avignon comme si vous y étiez - la nuit aussi

Posté par Catherine le 21.07.08 à 01:09 | tags : festival d'avignon
Avignon le soir  parade de nuit



Calaferte à la fête

Posté par Nedjma le 20.07.08 à 11:36 | tags : festival d'avignon

Alain Timar, metteur en scène avignonnais a rajeuni de 2O ans. Au moins. L'homme, adepte de forts univers plastiques, nous avait habitués à une profondeur plutôt sombre, montant Samuel Beckett et Albert Cohen, Gao Xingjian et Valère Novarina . Cette fois il s'attèle à Louis Calaferte, pour un voyage en son pays, et, ce n'est pas une mince affaire, puise dans mille et un textes de l'auteur, qu'il tricote à sa façon. Plutôt habilement. "Un riche, trois pauvres" ; "Droit de cité", "Pièces intimistes" ou encore "Septentrion"... autant d'œuvres auxquelles il emprunte pour construire « Je veux qu'on me parle ». Le langage comme préoccupation centrale. La difficulté des petites gens à échanger, à dire.

Cercle de gazon vert en guise de piste, loupiotes dessinant un toit de chapiteau, rideaux de velours rouge. Bienvenue dans le grand cirque de la vie. Deux hommes, une femmes, un peu bêtes, un peu méchants, médiocres attachants et losers magnifiques campent des duos et trios aux prises avec une existence tant absurde que terrible, une angoisse profonde sous les éclats de rire et une métaphysique débridée. A travers tous ces personnages, Calaferte dit son amour « des crapules, bandits, escrocs » et Timar livre une mise en scène au cordeau, derrière une apparente nonchalance. Jusqu'à la ritournelle finale, qui nous suivra longtemps, le trio d'acteurs bondissants jubile, et nous avec. Mention spéciale à Roland Pichaud, qui fait merveille, tour à tour en idiot truculent, employé harcelé, môme mélancolique, rouleur de mécaniques.

Je veux qu'on me parle, festival Off, jusqu'au 1er août, Théâtre des Halles, 17h.




Avignon comme si vous y étiez - parade toujours

Posté par Catherine le 20.07.08 à 09:49 | tags : festival d'avignon


 

 Photos de la rue des Teinturiers à Avignon. En 3 : la compagnie du Mystère Bouffe en parade.




Avignon comme si vous y étiez - plus de parades

Posté par Catherine le 19.07.08 à 11:42 | tags : festival d'avignon

Juliette ou la clef des songes

Tristan et Yseult

Dee gauche à droite et de haut en bas : le bonheur au travail, Juliette ou la clef des songes, Tristan et Yseult, un spectacle parmi (tant) d'autres. 

 

 




C'est du 36 mais ça chausse grand - Cendrillon tout simplement

Posté par Catherine le 19.07.08 à 08:18 | tags : festival d'avignon
Ces deux-là font tous leurs efforts pour présenter le spectacle que le public est venu voir. Ils ont prévu de jouer Cendrillon au moyen de quelques chaussures et d'une cassette enregistrée. Enfin, sans la cassette puisque le poste ne fonctionne pas. Enfin, rien ne fonctionne vraiment comme prévu. Les spectateurs finiront par voir le spectacle, mais cela ne sera pas sans quelques oublis, retards, explosions et électrocutions... Jouer le ratage, rien de plus difficile. Mais Olivier Chancelier et Alain Merlet le font avec tant de douceur et de gentillesse qu'on les excuse même de s'excuser à la fin du spectacle. Un doux moment de théâtre sans prétention, pour les petits comme pour les grands.

C'est du 36 mais ça chausse grand, à l'Espace Alya à 10h45
Jusqu'au 25 juillet - Avignon Festival Off



Clowns en liberté - Folygamie

Posté par Catherine le 18.07.08 à 19:15 | tags : festival d'avignon
FolygamieLes Nouveaux-Nez ont été parmi les premiers à amener le clown vers le théâtre à la fin des années 80. Puis au début des années 2000, ils ont eu envie de retourner voir du côté du cirque ce que le clown pouvait y faire. C'est ainsi qu'ils ont tourné pendant quatre ans, sous chapiteau, le Cirque des Nouveaux Nez. Mais voilà, les Nouveaux Nez ont à nouveau envie de légèreté, de simplicité, et pour tout dire, de théâtre ! Alors ils ont créé deux spectacles qu'ils testent en ce moment au festival d'Avignon. Madame Framboise s'adonne pour la première fois au solo avec Alpha-bête, et c'est un vrai bonheur. Et puis Georges Pétard (Nicolas Bernard) propose un duo avec une nouvelle venue dans la troupe, Motoreta (Raquel Esteve Mora). Intitulé Folygamie, le spectacle fonctionne sur le principe de la conférence qui foire plus ou moins ou à peu près. Le duo hésite un peu sur le chemin à emprunter, se perd et tournicote, finit par soudoyer le public pour s'arracher ses faveurs, et se décide finalement pour le sentier du numéro musical, avec une embardée assez peu commune pour des clowns, du côté de la manipulation d'objets et de la vidéo. Au final, Folygamie est un moment encore un peu chaotique mais emprunt d'une savoureuse poésie. Un spectacle sans danger, à apprécier en famille.

Folygamie, par la Compagnie des Nouveaux-nez, au Collège de la Salle à 20h45.
Avignon festival Off



Le Guillerm, c'est sûr, il est d'ailleurs...

Posté par Nedjma le 18.07.08 à 18:28 | tags : festival d'avignon

Qui est donc cette créature étrange, longue et au corps bien dessiné, fines tresses blondes, pelure rouge, chaussures de métal pointu ? Qui donc est ce personnage, homme à l'allure animale, mi-reptile, mi-fauve, au regard inquiétant et au claquement de langue idoine ? Où va-t-il chercher tout ça ? Johann Le Guillerm, enfant prodige du cirque, sorti de l'école de Châlon « avec les félicitations du jury » précise le programme du festival, est un artiste singulier, virtuose, passionnant.

Déjà présent à Avignon en 2004, il y revient cette année avec une nouvelle version de son spectacle « Secret » A la fois lointaine et proche. Jamais dans l'épate, plus dans l'épure, mais toujours dans un climat à nul autre pareil. Lumières, musiques, réglées au millimètre par une armada de techniciens aux costumes futuristes, pendant que le maître de la scène, le maître de la piste semble, lui, venu du moyen-âge.
Il dompte des carrés de peluche synthétique, joue au grimpeur fou sur une pyramide de bouquins à l'équilibre savamment maîtrisé, toujours sur le fil du rasoir, manie le rodéo sur un cheval de métal et construit planche après planche une improbable embarcation. Qui l'embarque loin. Et nous avec lui. C'est minutieux et virtuose, étonnant et inquiétant, poétique et d'une imagination foisonnante. Le Guillerm propose aussi une installation à la Miroiterie, "Attraction", -on y revient très vite-.

Secret, festival In, jusqu'au 26 juillet, Lycée Mistral, 22h.




La pluie, l'enfer, le monde

Posté par Nedjma le 18.07.08 à 15:27 | tags : festival d'avignon

Ça y est, le passage de relais est effectué, Catherine et Julie voguent vers d'autres cieux, j'ai pris la suite. Dans les conversations, au fil des rues, des troquets, et des files d'attente, les festivaliers évoquent 1. le temps -il fait chaud, il fait froid, il pleut etc.- La pluie d'ailleurs qui a provoqué, voilà quelques jours, l'annulation de moult spectacles de plein air, le report d'autres, le retard enfin des derniers. Voir "Inferno" est une expérience chamboulante. Voir "Inferno" les fesses dans l'eau, une expérience éprouvante... 2. l'affluence : y a plus, moins de monde, ou autant, que les années précédentes ? Chacun a son avis sur la question 3. le démarrage un peu cafouilleux entre les deux festivals, qui ont levé leur rideau avec une semaine d'intervalle. Du coup, pas mal de spectateurs se sont cassés les dents les premiers jours. Conclusion provisoire : un festival unifié, c'est pas franchement pour demain ! 4. Bien sûr, les-spectacles-qui-comptent. Si côté in, les réservations sont bouclées depuis longtemps, pour ce qui est du off, le bouche à oreille règne en maître. Pas étonnant alors, si la première question qu'on pose aux autres c'est : « alors, faut voir quoi cette année ? » Réponse ardue, puisque rien moins qu'un millier de pièces se partagent l'affiche de cette édition 2008. On ne les verra pas toutes, alors on vous guide seulement, depuis le début, sur les traces de quelques coups de cœur, ou de gueule... A bon entendeur...

 






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