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Festival. L'actualité des festivals en France et et à l'international. Tous les billets consacrés à ce thème sur Saisons. Voir aussi l'actualité du festival d'avignon
Festival Les Européennes à Lyon
"Allô ? Allô ? Il y a quelqu’un ? Ici le vaisseau
Cette année, l’écossais très drôle et très joué (au Royaume-Uni) David Greig présente « Le dernier message du cosmonaute à la femme qu’il aima un jour dans l’ex-Union Soviétique » (mardi 8 à 19h). L’histoire de deux cosmonautes soviétiques coincés en orbite depuis tant d’années qu’ils ne sont même plus soviétiques mais russes et qu’il l’ignorent. En parallèle de ce drame social plus loufoque que tragique, une ribambelle de petits destins s’entrecroisent sur la terre : deux danseuses de charmes, un fonctionnaire de la Banque Mondiale, une orthophoniste, un ingénieur du projet Ariane, une jeune policière enceinte… Liste non exhaustive qui laisse espérer le meilleur… 3 questions à Joëlle Berrebi, autour du premier salon mondial du cirque.
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Pourquoi un salon mondial du cirque ? Je travaille dans une structure de production qui travaille avec des circassiens depuis 10 ans maintenant. Evoluant dans ce monde, j’ai pu faire plusieurs constats, tout d’abord que cet univers se développe de plus en plus, se professionnalise et se spécialise. Et un second constat, à savoir qu’ il n’existe pas de temps ou de lieu de rencontre et d’échange des professionnels du cirque. Les informations ne s’échangent pas facilement. Ce qui n'est pas évident autant, par exemple, pour des fabricants de chapiteaux que des artistes qui débutent...
Sur Flu : Gagnez 20 places avec le concours Fluctuat / Salon mondial du cirque
Illus. Flickr, cirque Krakatuk ©Promarket (propos recceuillis par Lucie Prost)
Le salon mondial du cirque (www), du 11 au 13 avril, Porte de Versailles. Plans d'avril au Point Ephémère
La programmation complète sur le site des Plans d’Avril. Voir également le site du Point éphémère. Ça Tchatche aux Subsistances (Lyon)
Et cette année « Ça Tchatche ». Performances, spectacles et installations questionneront « ce que parler veut dire » (c’est d’ailleurs le titre du spectacle de Jade Duviquet et Cyril Cazmèze). Voir le programme complet sur le site des Subsistances (site où il est d'ailleurs possible de créer son avatar en poussin...). Week end "Ça Tchatche" les 3-4-5-6 avril aux Subsistances, laboratoire internationale de création artistique, Lyon 1er. Off Limits : deuxième édition du festival expérimental
Dans un mois débutera la deuxième édition du festival Off Limits, programmation scénique expérimentale. Ou comment intégrer le spectateur dans le dispositif artistique ? Les artistes invités présenteront des objets théâtraux mystérieux et ludiques dont les formes oscillent entre spectacles et workshop.Clyde Chabot, qui est à l'origine du festival (metteuse en scène de La Communauté inavouable) désire interroger d'autres façons de faire du théâtre aujourd'hui. Elle propose de programmer des spectacles qui sont autant d' « interstices hors cadres, de chemins de traverses, de sentiers non balisés, joyeusement incertains ». Le festival se déroulera du 28 mars au 12 avril au Point Ephémère (Paris-10ème), à Mains d'œuvre (St-Ouen), à Gare au théâtre(Ivry), au château de la Roche Guyon (95, pour une virée privilégiée loin de la ville) et à l'espace Khiasma (Les Lilas). Les dates du Festival d'Avignon
ça y est, on connaît officiellement les dates du Festival d'Avignon 2008. Des festivals d'Avignon devrait-on dire, car cette année, les calendriers du In et du Off diffèrent étonnamment. Côté Festival In, lever de rideau prévu le 4 juillet, jusqu'au 26. On sait que Valérie Dreville et Romeo Castellucci sont artistes associés de cette soixante-deuxième édition. Outre la présence de "La Divine Comédie adaptée par Castellucci dans la Cour d'honneur, on sait aussi que Valerie Dreville s'attaquera au "Partage de midi", de Paul Claudel... dans la Carrière Boulbon. Reims fait sa comédie
Voilà six ans que Reims célèbre la diversité des poètes et écritures contemporaines au fil de son festival "Reims à scène ouverte". Six ans qu'elle convoque poètes donc, mais aussi acteurs, danseurs, chanteurs de quatre coins du monde pour une belle fête des mots et de l'esprit. Dès ce soir, et pour une grosse semaine, ils investissent la Comédie de Reims et plusieurs sites voisins. Impossible de tout citer, mais dans cette programmation tout feu tout flamme, on verra notamment un cabaret Nino Rota, orchestré par Alfredo Arias, en lever de rideau, ce soir. On entendra de nouveau les mots de Jules Renard par Jean-Louis Trintignant , ceux de Lee Hall par Romane Bohringer dans "Face de cuillère", mis en scène par Michel Didym, ceux de René Char par le comédien Hugues Quester. Enfin, Emmanuel Demarcy-Mota , encore directeur de la Comédie de Reims jusqu'en janvier prochain, date à laquelle il prendra les rênes du Théâtre de la Ville, explore Pasolini avec le collectif de la Comédie. Illus Romane Bohringer dans "Face de cuillère". dr Reims à scène ouverte, du 11 au 19 décembre. 03.26.48.49.00. www Attention, gros bazar à l'Est!
Gros Bazar, festival de formes brèves au Théâtre de l'Est parisien, Paris 20e, du 14 au 16 décembre. Réservation indispensable 01.43.64.80.80. Do you love Lvov ?Posté par Floriane le 12.10.07 à 15:56 | tags : international, sur la route, arts de la rue, festival
Etonnant pays que l’Ukraine. Certains vieillards détalent, littéralement terrifiés, dès qu’un artiste ou un clown tente de les approcher ; certains jeunes adoptent une attitude agressive ; d’autres au contraire se prêtent volontiers au jeu et se portent complices … Un festival de théâtre de rue est souvent une bonne façon de sentir un pays, sa progression vers la démocratie. A Lvov, le festival Golden Lion ne fait pas exception. Là où les révolutions se conçoivent comme une campagne de marketing et où les manifestants sont rémunérés à l’heure, la rue s’avère le reflet d’une population tiraillée entre vieux réflexes et progrès inexorablement en marche : l’Europe n’est pas loin.Quel écart pourtant entre le charme et le confort incomparables d’un hôtel comme le Swiss, sans conteste à l’heure occidentale, et le Lvov, vaisseau d’hébergement hors d’âge ! Quel inconfort de ne pouvoir communiquer directement avec les hôtes, lorsque les traductions entraînent d’inévitables (mais parfois « commodes ») incompréhensions … Il n’en reste pas moins que Golden Lion proposait à l’affiche, fin septembre, une brochette intéressante de spectacles divers : de l’art clownesque généreux du Portugais Enano à la mise en scène léchée et chronométrée de Dansk Rakkerpak dans Le Boxeur et la Ballerine, en passant par les joyeux Hongrois de Langaleta Garabonias sur leurs chevaux-échasses. Les Polonais de KTO présentaient en ouverture leur Don Quichotte tout neuf, où le champ de moulins se transforme visuellement en une image grouillante de clochers (interprétation toute personnelle). En clôture : La Cerisaie, montée par le théâtre Voskresinnia, organisateur du festival. Que dire de ce projet si ce n’est que les dernières images saisissent, en pleine actualité politique. Au moment même où le parti pro-russe remportait les élections législatives, les cerisiers, sur scène, partaient en flammes, la révolution bolchévique gagnait du terrain … Au final, c’est la coalition orange qui s’emparera du pouvoir à Kiev mais ce Tchékhov, à Lvov, avait un goût de clin d’œil, sans doute involontaire. Festival Temps d'Images 2007Posté par Arnaud le 08.10.07 à 18:24 | tags : festival, théâtre, danse, performance, ferme du buisson
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Le Festival Temps d'Images, qui se déroulera du 12 au 21 octobre, confronte la scène à l'image filmée. Au fil des évolutions technologiques, la scène s'est emparée de l'image mêlant le virtuel au vivant : notre dossier l'image en scène met en perspective ce phénomène. Pour cette sixième édition, Temps d'Images offre une programmation dense et éclectique, sur laquelle nous vous proposons de revenir en détail. A voir aussi dans ce dossier, un entretien vidéo de Jérôme Clément, directeur d'Arte-France et Jose Manuel Gonçalves, directeur de la Ferme du Buisson, tous deux créateurs et programmateurs du festival. Les Francophonies à l’affiche Il est bien loin, le temps où ceux qui faisaient le voyage à Limoges en revenaient parfois avec l’amer sentiment que la coopération avec l’Afrique, en matière théâtrale, se limitait à faire interpréter tant bien que mal à des autochtones les œuvres du grand répertoire français. Sans doute, ces pionniers n’avaient-ils pourtant pas tout à fait tort, puisque 24 ans après sa création, le festival Francophonies en Limousin propose une affiche résolument versée sur la création contemporaine, outre frontières.D’Afrique, bien sûr, mais aussi et surtout d’Europe, les créateurs de l’édition 2007 abordent résolument les questions qui agitent notre vivre ensemble, de l’échelle locale à l’aspect intercontinental. Car, enfin, qu’est-ce qui nous constitue si ce n’est une histoire, pas toujours commune, qu’elle soit ancienne ou contemporaine ? Théâtre, danse, musique, expositions, rencontres : le programme fourmille d’occasions de faire le point sur notre rapport à l’autre. Et le déplacement en vaut la peine : le Limousin, en début d’automne, est l’une des régions les plus charmantes de l’hexagone. Francophonies en Limousin jusqu’au 7 octobre, à Limoges et aux alentours (www) Le Festival Cergy soit ! a soufflé ses 10 bougies Le festival Cergy soit !, qui fêtait ses dix ans le week-end dernier à Cergy-Pontoise, avait décidément mis les petits plats dans les grands. Pas le temps de souffler, tant les propositions artistiques étaient nombreuses et variées. Car n’en déplaise à Serge Chaumier et à son brûlot récemment paru chez L’Harmattan, on ne voit pas très bien comment qualifier, sans les insulter, les centaines de personnes qui oeuvrent pour le divertissement du public sans tomber dans l’animation commerciale pure et dure.Toujours est-il que le public n’a pas boudé son plaisir face à une programmation éclectique, pour tous les âges et toutes les sensibilités. Théâtre d’ombres ingénieusement interactif d’une compagnie au nom improbable : Les chaussettes en pâte à modeler ! Hommage circassien inspiré à Chagall par la famille Rasposo. Voyage sensible et joliment onirique en compagnie de La Valise. Entresort de plein air avec Le Tennis. Chorégraphie ingénument coquine de La Vouivre … Sans oublier la « décoration » du parc : sculptures à base de matériaux de récupération, visant à sensibiliser aux questions environnementales ; pots à feu de Arts tout show … Qu’il est bon de se laisser aller sur l’herbe verte, par l’un des derniers week-ends ensoleillés de l’année, sans se poser de questions existentielles profondes, mais en jouissant de spectacles tout simplement de qualité ! Le site du festival (www) (illus : Prêt à porter, Histoire amère d'une douce frénésie, présenté en 2005) Théâtre de rue : 1er festival Miraklis à Vilnius Le bleu du ciel est tombé dans les yeux des Lithuaniens. Jeunes ou vieux, tous se pressent sur l’avenue rendue piétonne, parsemée de baraques à saucisses, qui jouxtent allègrement les stands d’animation pour gamins et les galeries (pas les pires !) de la capitale. Deux estrades émaillent le parcours, sans compter la grande scène qui trône sur la place de la cathédrale. Pendant trois jours, Vilnius pulse au rythme des Capital Days qui égaille la rentrée depuis 1993. Groupes musicaux bien sûr, sessions de danse en couple, pantomime, capoeira, chorales … tout cela se succède dans une ambiance bon enfant qui mêle les générations.Etonnante Vilnius, qui fêtera en 2009 ses 1000 ans et sera la capitale culturelle de l’Europe. A quelques encâblures du centre ville, les plus aisés barbotent dans « le plus grand parc aquatique couvert d’Europe centrale » : Vichy Vandens Parkas où les danseurs du groupe Tahiti Nui donnent un peu de couleur locale au décor de résine. Au milieu des gratte-ciel aux façades de verre, quelques maisons de bois subsistent, contraste saisissant, avant de replonger au cœur de la vieille ville. Dans le cadre de ces « Jours Capitale », le théâtre d’Oskaras Korsunovas tente, avec l’aide du théâtre de la vielle ville, de renouer avec la tradition du théâtre de rue. Débuts un peu timides pour cette première édition de Miraklis, mais preuve irréfutable que le public est loin d’être frileux et que les événements en plein air sont l’un des leviers majeurs pour les villes actives. Et l’art dans tout cela ? Andrius Rugevicius (illus.) peut en témoigner. Son projet de « DJ instrument collectif » est né dans les galeries d’art et les festivals multi media. Il pose ici en pleine foire ses trois ronds armés de capteurs, où les spectateurs sont invités à piétiner tandis qu’il mixe en direct. Certes le public ne se rend peut-être pas tout à fait compte du processus, mais quel bonheur de voir tout le monde, vraiment tout le monde, s’amuser à s’emparer de l’art contemporain ! Deux facettes d’Aurillac In
© Jean-Pierre Estournet La fête à Libourne Fest’Arts, à Libourne, est un festival sans prétention, ce qui ne signifie pas sans ambition. Patiemment, au fil des ans (16 jusqu’à présent), les organisateurs ont forgé un public, qui a pris l’habitude de ce rendez-vous estival. Dieu merci, cette année, les cieux ont épargné la manifestation, alors que la pluie arrosait généreusement la région quelques jours auparavant. Du coup, dès le jeudi après-midi, plus de mille personnes se pressaient pour les premiers spectacles au parc de l’Epinette. Un public bon enfant, prêt à rire et à s’émerveiller de tout - et malheureusement pas toujours du meilleur, mais comment endiguer ces Off Off Off, chanteurs indiens outrageusement remixés, qui s’incrustent ?Les écoles de cirque pourvoient chaque année le marché de dizaines de groupes plus ou moins originaux. Ils ont ici l’occasion de faire leurs premières armes ou de compléter leur expérience, aux côtés de noms plus reconnus, français et internationaux ; le tout dans une atmosphère de fête, de feria presque. Plus exigeantes, certaines propositions (A petit pas, Albémuth, La Valise) requièrent le repli dans un espace protégé, alors que d’autres (comme Tony Clifton Circus) étalent leur folie créative à découvert. Bref, tout cela est bien vivant et l’on se prend à rêver d’une proposition, un jour (ou une nuit), qui nous permette de redécouvrir les beautés architecturales de la bastide dont les murs dorés n’attendent qu’un chatouillis pour se révéler dans toute leur splendeur modeste. Vive la foi aux Orientales !Posté par Floriane le 07.07.07 à 10:05 | tags : sur la route, festival, musique, international, ici et là
Fin de matinée, dimanche, à Saint Florent le Vieil. A l’église, les ouailles recueillies digèrent le sermon. Au Palais Briau, le public tape dans les mains et scande « Djaï Guru » avec les Bauls, venus du Bengale, pour chanter leur foi en l’homme. Contraste saisissant et vivifiant. Il est des civilisations, en effet, où la religion n’est pas que sévère mais où elle s’exalte en rassemblements quasi festifs ou en tout cas pleins de ferveur communicative. Ainsi, les soufis d’Egypte, représentés au festival par Sheikh Taha, jamais sorti de sa congrégation de Louxor, contrastent-ils avec ceux de Turquie. Süleyman Erguner, digne joueur de flûte ney, avait plutôt plongé l’assistance de l’Abbatiale dans l’apaisement d’un retour sur soi-même.C’est cela, les Orientales, un petit goût d’ailleurs au cœur de la douceur angevine, un savant et joyeux mélange de guimbardes chinoises, touva ou rajasthanaises; un art de présenter, à côté de pointures reconnues, de tout jeunes artistes en devenir. Impossible de les nommer tous ; impossible et inutile, car ils sont avant tout les porte-parole de l’un des langages les plus universels qui soient : la musique. Toutes les infos sur le site des Orientales. Les Orientales : du rêve à portée de TGV![]() Programme complet sur le site Les Orientales. Marseille danse Comme à son habitude, le Festival de Marseille, qui en est à sa douzième édition, reste fidèle à son exigence d’intégrité et de découverte. Un vrai régal pour les aficionados de danse et de propositions artistiques « aux limites ». On flirtera pas mal avec les nouvelles technologies, époque oblige ; on retrouvera des grands noms incontournables mais intransigeants (Larrieu, Chouinard) ; on ira frayer avec le « in situ » (à la piscine, au parc) ; avec la musique aussi. Bref, c’est un programme éclectique à dessein qu’a concocté cette année Apolline Quintrand.Un mois (du 19 juin au 13 juillet) pour découvrir la ville à l’aune des créateurs internationaux, triés sur le volet, qui partagent l’affiche avec les pointures hexagonales. Photo : Ballet en deux actes de Marie Chouinard. Sur les trottoirs Ça y est, c’est la saison ! Les trottoirs vont refleurir de « propositions artistiques » comme on les appelle dans le sérail. Si, si, il s’agit bien de spectacles, mais avec un nom pareil, on peut se permettre de se planter. Ça a l’air méchant, dit comme ça, mais ça correspond plutôt à la réalité des arts de la rue : difficile de répéter efficacement dans sa cuisine ce qui ne prendra tout son sens que dans l’espace public. Du coup, les premières sont souvent chaotiques …Trois événements, parmi des dizaines d’autres (l’hexagone en compte plus de 200 !), feront la part belle aux arts de la rue, dans les semaines à suivre. Des manifestation costaudes, ayant suffisamment de bouteille mais aussi de curiosité pour savoir panacher les « valeurs sûres » et les découvertes. Impossible (et inutile) de citer les compagnies qui y passeront : d’une part parce qu’il y en a trop, d’autre part parce qu’elles ne sont pas connues du grand public. Et pourtant, certaines d’entre elles ont plus de vingt ans d’existence (et de résistance) et ont fait plus que leurs preuves ! Bref, à Nanterre les 1,2 et 3 juin (festival Parades), à Villeurbanne les 21,22 et 23 juin (Les Invites), à Chalon Sur Saône, du 19 au 22 juillet (Chalon dans la rue) et à Aurillac, du 22 5 août, les artistes et les spectateurs feront le trottoir. Un peu de fantaisie dans ce monde sécuritaire ne fera certainement de mal à personne. Illus. : Tout va bien, compagnie Kumulus, DR. 10 invitations 100 Dessus Dessous à gagnerPosté par Life on Mars le 17.04.07 à 16:26 | tags : performance, parc de la villette, festival, danse
![]() Le festival 100 Dessus Dessous (100dd pour les intimes) convie chaque année au Parc de la Villette des artistes, performeurs et danseurs "new gen". New gen pour "génération de la mobilité et du décloisonement des frontières et des genres". Quatre parcours sont proposés jusqu'au 21 avril pour illustrer la vitalité d'une scène émergente qui sert de fil rouge à la programmation Génération Europe. Le programme complet est disponible sur le site 100 Dessus Dessous. Fluctuat.net, partenaire du festival, offre 10 invitations à ses lecteurs pour la soirée du 21 avril, qui verra se succéder les chorégraphies d'Anne Juren (France), de Mette Ingvarsten (Danemark) et le Journal d'inquiétude de Thierry Baë (sur une musique de Benoît Delbecq). Une soirée qui promet de beaux contrastes rythmiques... - - - la liste est close ! merci à tous, et bon spectacle ! - - - Avignon nouveau
Festival In d'Avignon du 6 au 27 juillet. Standard Idéal 2007, un grand cru ! L'édition 2006 était particulièrement réussie, au point de figurer dans le Best of de la rédaction Scènes. Mais la programmation 2007 est tout aussi alléchante, avec quelques pièces qui devraient figurer parmi les grands événements de cette année théâtrale ! Merci donc à la MC 93 d'ouvrir la scène française aux plus grands metteurs en scène allemands et russes. Tout d'abord, on pourra retrouver des valeurs sûres du festival : Árpád Schilling qui poursuit son exploration d'un théâtre de plus en plus dépouillé, minimaliste, délesté de tout artifice, et qui réduit la théâtralité au travail sur le texte lui-même. La Mouette l'an dernier refusait ainsi tout décor, tout accessoire. Cette année c'est Hamlet qui nous est présenté avec en tout et pour tout trois comédiens. A voir assurément (du 7 au 15 février). Toujours dans les habitués, on retrouvera avec plaisir Frank Castorf, qui nous avait proposé en 2004 un torride Forever Young, et qui s'empare cette année d'une des premières pièces de Brecht, Dans la Jungle des villes (1923). Attention, seulement 3 dates (du 16 au 18 février). Mais le standard nous apporte aussi son lot de nouveautés. Avec en ouverture du festival, le roman fleuve de Vassili Grossman, Vie et Destin, véritable chef d'oeuvre littéraire, saisi par le KGB, qui place en son coeur les expériences totalitaires. C'est le célèbre metteur en scène russe Lev Dodine qui en assure la transposition théâtrale avec ses élèves de l'Académie théâtrale de St-Pétersbourg. Création mondiale à Bobigny (à partir de dimanche et jusqu'au 7 février). Ensuite on pourra découvrir pour la première fois en France Dimiter Gotscheff, grand metteur en scène de la Volksbühne, qui présente Ivanov de Tchekhov, spectacle plusieurs fois primé en Allemagne, au parti-pris anti naturaliste. (Deux dates seulement, les 10 et 11 février). Last but not least, tout aussi peu connu en France, Jürgen Gosch met en scène un Macbeth ultra-violent sans aucune concession, chaque corps devenant un véritable champ de bataille. Les photos disponibles sur le site de la MC sont impressionnantes. Ame sensible s'abstenir. Expérience radicale en perspective. (A voir les 24 et 25 février). Un grand cru donc ! Mais il faut se dépêcher pour avoir des places. On vous en reparle très vite sur ce blog et sur la rubrique Scènes ! Tous les renseignements ici, ou au 01-41-60-72-72. Nota : Fluctuat.net avait été partenaire de la première édition (voir le mini-site ; lire les chroniques). Les femmes en noir de Tarrega![]() Un peu plus loin, sur un grand espace vide, c’est le Teatro de la Saca qui a planté ses estrades pour ce que le festival compte sans doute de plus grave de toutes ses propositions de rue : « Führer », titre assez explicite. Parce que les peuples qui oublient leur passé sont immanquablement condamnés au repentir, tous en prennent pour leur grade : les représentants de l’Eglise catholique (et l’Espagne en compta beaucoup) qui, pendant la seconde guerre, se voilèrent la face et livrèrent des juifs aux nazis, mais aussi les victimes de l’holocauste dont le peuple, au nom de la défense d’un territoire, fait aujourd’hui des morts en Palestine. Vietnam, Kosovo, Guernica … autant de noms égrenés à la fin de ce spectacle, pour que personne dans l’assistance ne se sente dédouané. La rue en rose et noir, celle qui s’adresse « au plus grand nombre », pour la divertir mais aussi pour l’avertir. (illus. Fürher) Un caravansérail à Samarcande![]() Quel titre alléchant ! La mythique route de la soie, aux itinéraires variés, voyait s’y rencontrer les marchands et les cultures de l’Orient le plus extrême aux confins de l’Europe, en cette Asie centrale de steppes et de musiques. Sur la terrasse du château d’en haut, dans le domaine de Villarceaux où le Festival d’Ile de France a donné, dimanche dernier, le coup d’envoi de son édition 2006, les effluves se mélangent : voix rieuses des Ouzbèques de Mohi Sitora, chants diphoniques des Mongols du groupe Khan Bodg. Les Indiens, « gitans Dhoad du Rajasthan » (en fait implantés à Tours) sont un peu plus loin sur la prairie, où ils égrènent leurs ragas et leurs tours de fakir. Tout cela dans une atmosphère bon enfant, quoique cultivée : exigeants les chants et danses du Badakhstan (Tadjikistan), les bardes de Tengir-Too (Kirghistan), beaucoup plus en tout cas que l’entraînement irrésistible de l’orchestre tzigane de Turquie. En cette rentrée, le public mélangé écoute avec bonhomie, répandu sur les pelouses ou camouflé sous les parapluies. La Fondaton Aga Khan, voisine, a sponsorisé les musiciens d’Asie centrale, au nom de la protection de ce patrimoine oral en péril. On ne peut que souligner cet effort qui offre à certains l’occasion de voyager tout en rester chez soi. Un tout petit effort supplémentaire de scénographie n’aurait cependant pas été superflu pour que cet événement soit totalement à la hauteur de son titre. (illus. Via Kaboul ; (c) pidz) L'Orient en scène La rentrée parisienne s'annonce pimentée de toutes les saveurs de l'Orient. Celles de la Route de la Soie, de l'Asie Centrale au Caucase, grâce au Festival d'Ile de France ; celles de la Thaïlande, à laquelle Cultures France consacre une programmation choisie ; celles enfin de l'Inde à travers trois versions du Mahabharata au Théâtre Claude Lévi-Strauss, quai Branly.Le coup d'envoi de cette Route de la soie francilienne sera donné le dimanche 3 septembre, au Château de Villarceaux (95), sous le titre prometteur « Un caravansérail à Samarkand », pour se terminer le 15 octobre avec « Les voix de la méditerranée ». Entre temps, la Danse des derviches, l'Orient russe, les Nuits d'Istanbul, la Légende de Rama auront été évoqués par des artistes d'horizons divers, musiciens pour la plusieurs, mais aussi récitants. La Maison des cultures du monde accueillera, elle, du 15 au 17 septembre, la compagnie Joe Louis, l'une des rares compagnies de théâtre de marionnettes traditionnelles de Thaïlande. Chacune des poupées, manipulée par trois marionnettistes, représente l'une des figure du khon, ce théâtre traditionnel masqué et dansé que les Parisiens auront l'occasion de découvrir, dans le cadre du festival Tout à fait thai, à l'Opéra de Massy, les 29 et 30 septembre, joué par des acteurs en chair et en os, cette fois. Enfin, entre le 29 septembre et le 8 octobre, le quai Branly présentera, dans son Théâtre Claude Lévi-Strauss tout neuf, trois versions du Mahabharata, retraversé par des compagnies d'Inde, du Japon et d'Italie. Un mélange détonnant, à coup sûr ! (Crédit photo : © Alice Pitoëff) |
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