Théâtre et danse : actu des spectacles. Blog Saisons.
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Tous les billets consacrés à la chorégraphe et intreprète Gisèle Vienne sur Saisons.

Un spectacle noir, sang, et sale

Posté par JdF le 10.02.06 à 16:40 | tags : bastille, danse, gisèle vienne
Hier au théâtre de la Bastille, second opus de Gisele Vienne : le feuilleton continue !
Eh bien, I apologize n'a pas le côté S.M. chic, l'esthétique de papier glacé qui édulcorait, à mon sens, le propos d'Une belle enfant blonde. Autant ce dernier était blanc, rose et lisse, autant I apologize est noir, sang et sale. Les textes de Dennis Copper donnent le ton : bruts, incisifs, ils évoquent sa (?) vie de prostituée, sa dépendance à la drogue, sa détresse affective. Autobiographie ou fiction, peu importe. Le malaise qui en exsude empoisse le spectacle. Il est parfois difficile de ne pas détourner le regard quand les acteurs et danseurs se vautrent dans l'hémoglobine ou se roulent de longs baisers. C'est justement l'inconfort dans lequel se trouve le spectateur qui fait la force de I apologize. Malgré quelques passages à vide, le spectacle touche son but : le mal-être est contagieux.



Gisèle Vienne sans latex : Sade édulcoré ?

Posté par JdF le 03.02.06 à 16:55 | tags : bastille, danse, gisèle vienne
Bon, ça y est, j'ai vu Une belle enfant blonde, ce spectacle de Gisèle Vienne qui me plongeait dans l'expectative il y a quelques jours... Eh bien, à vrai dire, je suis décontenancée, car, finalement, contrairement à notre ami blogueur - qui, à mon sens, use des termes de "cruauté" et de "dégoût" de manière exagérée - Une belle enfant blonde m'a paru un peu lisse... Et je ne me considère pas comme recelant en mon âme un abîme de perversité.
Les poupées sont bien là et sont très belles, rien à voir avec les poupées gonflables que j'avais imaginées, à la lecture de diverses présentations du spectacle. Une danseuse mime quelques postures évoquant les rites d'un univers sadien (très édulcoré) : bandeau sur les yeux, mains dans le dos, comme menottées. La danseuse, très belle, est glaçante. C'est étrange que le mythe sadien soit ainsi réinvesti d'un certain hygiénisme : blancheur immaculée du sol, corps fuselés : ici pas de chair à proprement parler, donc pas de mutilation (à peine une trace de sang), et pas d'excréments. Ce n'est pas que je le regrette, mais c'est simplement étonnant.
Un personnage masculin, juché sur des talons aiguille, puis Catherine Robbe-Grillet en personne, rejoignent la belle enfant sur le plateau. Lui est dans la soumission, elle dans la domination. Mais, pour les raisons exposées ci-dessus, leur petit jeu dans ce sens n'est pas convaincant. En revanche, le récit que Dennis Cooper a fait de ses jeunes années - dit par Catherine Robbe-Grillet - entremêlé d'épisodes de sa propre vie, introduit brutalement la violence réelle dans ce spectacle un peu aseptisé.






Gisèle Vienne : latex et poupées gonflables

Posté par JdF le 30.01.06 à 12:42 | tags : bastille, danse, gisèle vienne
I apologize de Gisele Vienne Le Théâtre de la Bastille présente deux spectacles de Gisele Vienne : Une belle enfant blonde et I Apologize. Tous deux avaient été joués lors du Festival d'Avignon 2005 et faisaient partie des productions qui avaient donné lieu à toutes sortes de controverses. A la Bastille, les premières étaient déjà complètes, tout ça pour dire que l'engouement que suscitent ces deux spectacles a fini par piquer ma curiosité. Bon, c'est sûr que l'on trouve beaucoup d'avis très négatifs sur le net et je parle uniquement de critiques glanées ça et là sur les blogs persos ou semi-persos et non de la presse "institutionnelle" (celle dont la revue de presse du théâtre propose des extraits) qui, pour des raisons d'ordre diplomatique, la crainte de passer pour ringard en ne criant pas au chef-d'œuvre devant toute tentative un brin provocatrice, admiration peut-être sincère, que sais-je encore ?, encensent Gisèle Vienne.
Apparemment, son univers est plein de personnages en latex et de poupées (genre gonflables) et les uns font des misères aux autres. Pour ceux que cela intéresse, il y a Catherine Robbe-Grillet dans l'affaire. Bon, nous verrons bien, à suivre, donc.

Une belle enfant blonde, du 1er au 5 février, et I Apologize, du 8 au 12 février, conception Gisèle Vienne, au Théâtre de la Bastille (Paris 11e)





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