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Istanbul est en lisse avec deux autres villes pour être désignée comme capitale européenne de la culture en 2010. D'ici là, toutes les bonnes raisons (les spectacles à voir, les compagnies à repérer, les créateurs qui font bouger la ville) pour s'y rendre.
Istanbul 2010 : le garage des arts (2) L'endroit est halluciné : pas de porte, l’architecture de ce qu’on devine être le sous-sol d’un parking collectif, aperçu de l’autre côté du bloc, des centaines de petites bougies parfumées, un minuscule gradin. Des bouteilles de verre transparentes, encapuchonnées de foulards rouges (qui rappellent la couleur du drapeau turc) tracent au sol des parcours aléatoires, comme ceux de ces populations perpétuellement en fuite, dont la langue et la présence par vagues régulières ont été interdites sur le territoire. Et pourtant, quand la litanie des cultures qui ont façonné la Turquie (kurde, arménienne, kopte, juive, etc) s’égrenne, faisant écho aux chants d’amour et de douleur, de séparation, on se dit qu’une telle richesse humaine ne peut se laisser perdre. Avec Ashura (illus.), c’est précisément cela que vise 5. Sokak Tiyatrosu (le Théâtre du 5e jour), issu d’Antalya et installé dans ce Garaj, au cœur de Beyoglu, avec l’espoir et la ferme intention d’en faire un centre d’art contemporain, et un plateau permanent pour les artistes chorégraphiques. La foi soulève les montagnes. Mustafa Avkiran et son équipe y arriveront certainement. En attendant, ils préparent leur prochaine création qui sera présentée dans le cadre du Festival international de théâtre et traitera des violences contre les femmes, encore trop répandues dans cette région du monde. Istanbul 2010 : les coulisses artistiques (1)tle="Istambul : un atelier Mouvement" height="100" alt="" width="100" align="left" src="http://files.fluctuat.net/images/i/s/istambul-atelier-mouvement.jpg" />Le Bosphore, la mosquée bleue, Sainte Sophie ! Ces noms évocateurs servent d’écran à la réalité extrêmement vivante et fertile d’une cité aux coulisses impensables pour qui n’ose affronter les escaliers louches des palais de l’ancienne Pera. La rue Istiklal, regorgeant de boutiques et de banques qui financent et abritent des galeries d’art contemporain, on la vit jour et nuit, aux rythmes des boîtes et du tramway ancestral. Mais qui pourrait imaginer qu’Estima, dans un bâtiment truffé de dance floors, est aussi l’adresse d’une salle de théâtre ? Petite, coquette, une grande loge, un plateau honorable pour les petites formes. Le patron, acteur, la fait survivre grâce aux revenus du bar-boîte Estima. C’est « l’esprit d’entreprise » tel qu’il se définit à Istanbul.
Et la ville est littéralement truffée de ce genre d’endroits comme Maya Sahnesi où l’on peut écouter le chanteur classique Ahmet Ortaçdag dans le foyer d’une petite salle de spectacle ; ou l’ improbable Nnaco, 5ème étage du Rumeli Han, galerie, lieu d’expérimentation, où se produisent les femmes si touchantes de Hareket Atölyesi, atelier du mouvement mené vaillamment par Zeynep Günsür (illus.). Un peu plus loin, c'est l'agence artistique Bimeras qui organise une grande soirée chorégraphique, Istanbul REconnects, où se produisent des artistes de toute la région. Istanbul, capitale européenne de la culture en 2010, est dores et déjà une destination à ne pas Istanbul : capitale européenne de la culture en 2010Istanbul a été choisie comme capitale européenne de la culture en 2010, tout comme Essen (Allemagne) et Pecs (Hongrie) (plus d'info sur le site europa.eu). Selon le Routard.com, "ce statut est très intéressant pour les villes retenues, car il attire les touristes et s’accompagne d’un soutien financier de l’Union européenne aux projets culturels des municipalités. La métropole turque, qui espère accueillir 10 millions de touristes étrangers en 2010, a annoncé divers chantiers de mise en valeur de son patrimoine historique." Le choix de la ville lauréate sera connu en novembre 2006, après décision des ministres de la Culture des pays membres de l’UE.
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