Théâtre et danse : actu des spectacles. Blog Saisons.
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L'actualité des spectacles Jeune Public en France. Tous les billets consacrés à ces manifestations sur Saisons.

Le jeune public, c’est chic !

Posté par Nedjma le 20.10.09 à 15:48 | tags : théâtre de la ville, théâtre, jeune public

Le théâtre jeune public, on croit connaître. Des contes de fées ou des récits d’aventures bricolés, des marionnettes ou du théâtre d’objet, pas toujours de bonne qualité? C’est ce qu’on croit. En fait, les jeunes spectateurs, comme leurs aînés, ou presque, ont à leur disposition une quantité de spectacles étonnante. Eclectisme, qualité, inventivité, se déclinent aux quatre coins de Paris et de France, dans des théâtres de poche ou des salles plus imposantes. Et peu à peu, des metteurs en scène de renom s’emparent de ce genre spécifique. Joël Pommerat avait en son temps revisité Le petit chaperon rouge  ou Pinocchio  avec bonheur. Olivier Py, lui, explorait les frères Grimm et écrivait même des textes à l’attention des jeunes spectateurs. Derniers en date, Emmanuel Demarcy-Mota et Pascal Rambert.

Le premier, directeur du Théâtre de la Ville ouvre précisément, et pour la première fois, le site à des œuvres jeune public, « tout public » préfère-t-il dire. C'est le cas en ce moment avec « Wanted Petula ». Le troisième volet des aventures de Bouli Miro, signé de l’auteur Fabrice Melquiot et mis en scène avec talent et malice par le maître des lieux. Bienvenue dans un monde de rires et de larmes, de désillusions et de rêves, où un petit Prince fait à Taïwan côtoie une puce géante férue de littérature…

De son côté, Pascal Rambert, nouveau directeur du Théâtre de Gennevilliers écrit et met en scène « Mon fantôme ». Il confie : « L’idée m’est venue en observant mon fils, lorsque je le mettais au lit, il préférait les histoires que j’inventais à celles que je lui lisais (…) Avec Mon fantôme, je veux offrir aux enfants la possibilité de travailler sur leur imaginaire. Sous une tente. Sous des couvertures. En chaussettes et les yeux grands ouverts dans le noir. En somme, en petit, pour les petits, ce que nous faisons, ici au théâtre, en grand, pour les grands. »

Pas un langage différent, pas du théâtre gagatisant non, des images, des mots, des notes parfois de belle tenue, qui forgent de belle manière le goût du « vieux » public de demain…

Wanted Petula, Théâtre de la Ville. www.theatredelaville.com. Jusqu’au 27 octobre. A partir de 7 ans. Illus dr
Mon fantôme, Théâtre de Gennevilliers. www.theatre2gennevilliers.com. Du 2 au 9 décembre. A partir de 4 ans.




Besoin de contes de fées - Peau d'âne sur les planches

Posté par Catherine le 18.09.09 à 08:00 | tags : jeune public
Allez, en cette rentrée, il est bien normal que nous ayons une pensée plus empressée pour ce "jeune public" qui, après plusieurs longs mois de vacances (mais oui mais oui, ils verront quand ils seront grands !) doit à nouveau user ses culottes sur les bancs de l'école.
Donc, après le conte inuit tout mignon que nous vous recommandions il n'y a pas deux jours, nous vous avons dégotté une version de Peau d'âne parfaitement magique - malgré l'absence brillante de Catherine Deneuve.
La preuve par la vidéo : 

Peau d'Âne
, mise en scène Clémentine Niewdanski
A la Manufacture des Abbesses, du 13 septembre au 11 octobre 2009, le dimanche et le mercredi à 15 heures

 







Conte inuit à l'Atelier de la Bonne Graine

Posté par Catherine le 16.09.09 à 08:00 | tags : jeune public

"Au moment même où Timmiak va décocher sa flèche, l'aigle, déployant ses ailes, atterrit juste devant lui. Il enlève les plumes qui lui recouvrent la tête et, devant les yeux du chasseur, l'aigle se transforme en jeune homme..." Un aigle qui se transforme en jeune homme, ça n'est pas banal ! Qu'on entende cette chose nous être racontée, on imagine, on rêve. Qu'on voie, devant nos yeux, sur une petite valise dans laquelle se déroule l'histoire du jeune eskimo parti chasser le caribou et qui rencontre la joie de la danse et de la fête, oui, qu'on voie l'aigle voler, qu'on voie les pieds et le corps du jeune homme apparaître, la tête de l'aigle s'y poser et puis se déplier en une tête de jeune homme, nous voici amusés, enchantés devant tant de simplicité : l'aigle devient jeune homme, mais oui, bien sûr !

Pour ajouter à la magie du conte, la Compagnie Auriculaire utilise de petits objets et des marionnettes.  Il faut avoir envie de fréquenter la froideur blanche du Pôle Nord dès maintenant, mais les plus jeunes n'auront peut-être pas envie d'attendre que l'hiver soit installé pour s'émerveiller de ce conte tout simple et tout joli.


La fête des animaux et des hommes par la Compagnie Auriculaire
Conception : Nadine Allibert / Interprétation : Isabelle Hazaël
Spectacle tout public à partir de 3 ans

A l'Atelier de la Bonne Graine, Paris 11ème
Du 12 septembre au 7 octobre 2009, mercredi à 10h30, samedi à 17h, dimanche à 11h
du 8 au 25 novembre 2009, mercredi 17h, dimanche 17h
du 26 décembre 2009 au 3 janvier 2010, tous les jours à 10h30, sauf le samedi et le dimanche à 11h




Et moi alors?, un festival jeune public

Posté par Nedjma le 06.04.09 à 15:32 | tags : théâtre, jeune public, marionnettes

Et moi alors? demandent les gosses qui voient leurs parents se ruer au théâtre... Heureusement, ça fait un bail déjà que le spectacle n'est plus l'apanage des grands. Loin des seuls Guignol et autres chapiteaux de cirque, les petits -et même tout petits petits- trouvent des spectacles riches, intelligents, et denses pour leur en mettre plein les mirettes. Des festivals tout entiers leur sont même consacrés! C'est le cas de "Et moi alors?". Au coeur de sa programmation, le théâtre, mais aussi la danse, la musique, la chanson, les marionnettes. Des histoires drôles et insolites, folles et belles, entre notes et mots. Sept pièces sont à l'affiche ce printemps à Saint-Denis. Pour ne citer qu'elles, "Faim de loup", inspiré du Petit Chaperon rouge, "Chansons pour les petits oreilles", entre piano et scie musical, ou encore "Stone!", qui explore les coups de gueule et de coeur des ados. Et puis "86 cm", proposé aux tout petits dès l'âge de 18 mois, où ils mesurent approximativement... 86 centimètres.

Festival jeune public, Théâtre Gérard-Philipe de Saint-Denis, du 24 avril au 17 mai. 




Ernest, ou comment l'oublier - le petit cirque des oubliées

Posté par Catherine le 29.03.09 à 17:53 | tags : théâtre, jeune public
Après une tournée à travers la France, une série de dates qui s'achève maintenant au Théâtre de l'Est Parisien, un petit détour prochain par la Suisse, la dernière création de Ahmed Madani s'arrêtera bientôt au Centre Dramatique Nationale de Sartrouville, pour le bonheur des petits et des grands.
Ernest,  ou comment l'oublier, c'est l'histoire de deux petites vieilles qui croient encore à l'amour. Vieux couple qui n'en finit pas de jouer le jeu de l'amour/haine, elles vivent dans le souvenir de leurs heures glorieuses, l'une Miss Saltarella, extraordinaire trapéziste, l'autre Mademoiselle Lévitos, merveilleuse funambule. Jour après jour, elles attendent le retour du directeur du cirque qui les a laissées là, ce bel Ernest dont toutes deux sont amoureuses. Pour elle, le quotidien est un cirque permanent, et elles ne sont pas à une extravagance ni à une acrobatie près. Où l'on comprend que la vieillesse a ses secrets pour mettre fin aux rêves impossibles...

Ernest, ou comment l'oublier  texte et mise en scène de Ahmed Madani
Au Théâtre de l'Est Parisien jusqu'au 31 mars 2009
Au Théâtre Am Stram Gram à Genève du 3 au 7 avril 2009
Au Centre Dramatique National de Sartrouville du 12 au 16 mai 2009

Illus © François-Louis Athéna



Pour bien démarrer l'année : Le guide pour réussir sa vie

Posté par Catherine le 04.01.09 à 14:12 | tags : jeune public

Le guide pour réussir sa vieElle s'appelle Zeldine, il s'appelle Aldix. Il n'a pas de bonnes notes à l'école; elle se fait du souci pour son avenir. Ils ont douze ans, treize maximum. Ils se voient le mercredi après-midi et discutent. Zeldine pose beaucoup de questions. Aldix cherche plutôt des preuves d'affection.
Des couleurs vives pour les costumes, de grandes barres de bois blanches modulables à l'envi pour tout décor, la nouvelle création de la compagnie Les chants de Lames avance par petites touches enrobées de beaucoup de poésie. Les pré-ados peuvent se réjouir de trouver enfin un texte dramatique qui leur soit destiné. Quant aux autres, ceux pour qui leur première fois est loin derrière, ils se réjouiront de voir décortiquées les relations homme / femme avec beaucoup de justesse et autant de tendresse. Notons que le texte est publié dans une très belle édition des Cahiers de l'Egaré, joliment illustrée par Sylvain Mérot.



Ferme les yeux et regarde au loin ou le guide pour réussir sa vie, de Nathalie Rafal, avec Franck Magnier et Nathalie Rafal, mise en scène Jérôme Pisani et Catherine Dubois
Vu en novembre au Studio Théâtre de Charenton.
Prochaines dates :
mercredi 14 janvier à 15H : Auditorium du centre culturel, Saint Raphaël,
vendredi 30 janvier à 20h30 : MJC Espace europe, Crepy-en Valois (60)
vendredi 6 Février à 19h : Espace le comédia, à Toulon

Illus Normal 0 21 © Sylvain Mérot




Des mots qui content au Grand Parquet

Posté par Lucie le 01.05.08 à 10:00 | tags : jeune public

Profitons de ce week end de 1er mai pour se rendre au Grand Parquet, chaleureux chapiteau de foire dans le 18ème arrondissement et découvrir des spectacles contés tout public. Entre autres, Sorties d’usine ! Récits du monde ouvrier, Temps de chien ou Ma mère l’Algérie.

Voir la programmation complète sur le site du Grand Parquet.

Festival Des mots qui content au Grand Parquet.




Un froid de Kronos - spectacle pour jeune public averti

Posté par Catherine le 19.01.07 à 18:23 | tags : jeune public, la commune/aubervilliers

Il me semble que les petits élèves qui ont assisté mardi après-midi à la représentation de Un froid de Kronos au théâtre de la Commune sont prêts à assurer la relève du public dans la catégorie "spectacles plastiques obscurs". En effet, leur attitude de spectateur m'a rappelé celle de certains de leurs aînés, disons par exemple, les habitués des spectacles de Romeo Castellucci. Ces élèves de sixième, préparés à la représentation, c'est-à-dire qu'ils ont lu le conte d'Andersen dont est inspiré le spectacle et qu'on leur a bien précisé qu'il n'y aura pas de paroles, sont pour ainsi dire "avertis". Sur scène, une dame en bleu manipule deux petits visages qui, lentement, vont, viennent, tournent, se retournent. Puis tout se passe autour d'une espèce de cocon géant (une trappe s'ouvre et un visage apparaît, tout doucement, une fois, deux fois, trois fois...), lumière, ombre, lumière, trois ou quatre motifs musicaux échappés en boucle d'un synthé... Images lentes, lointaines et répétitives. Tout averti qu'il est, le jeune public (à qui ce spectacle s'adresse bien) ne peut s'empêcher de remuer, de tousser, de parler (« c'est nul » « on comprend rien » « c'est toujours pareil » « je regrette mes 5 euros » « tu viens à mon anniversaire ? »). Certains se raclent ostensiblement la gorge, respirent bruyamment (!), d'autres mettent des coups de pieds dans mon siège, rappel bienvenu à l'ordre : je ne suis pas venue ici pour dormir. L'ennui général est avéré. Mais ils restent finalement bien sages, ces petits sixième. La contestation est constante mais maîtrisée, et son niveau sonore maintenu à un degré poli. Les applaudissements sont d'ailleurs très polis. Seule une poignée de têtes brûlées ose quelques « ouh ! » (non sans craindre de le payer en heures de colle). Ils n'ont pas aimé et se le disent entre eux, mais ils font bonne figure devant les profs et posent des questions tout à fait honorables lors de la rencontre avec Mary Sharp après le spectacle (« vous avez commencé à manipuler des marionnettes à quelle âge ?», « ça vous a pris combien de temps pour monter le spectacle ?»). Ils savent endurer un spectacle obscur, ils savent identifier ses faiblesses (trop répétitif, pas assez lisible, manque de proximité avec le public), ils ont déjà des références (« j'ai préféré Le Petit Chaperon Rouge »), bref, ils sont plutôt épatants, ces gamins !

Un Froid de Kronos, au Théâtre de la Commune d'Aubervilliers
du mardi 16 au vendredi 26 janvier 2007, le mardi, le mercredi et le vendredi à 14h15
Avec Mary Sharp, mise en scène Ilka Schönbein

Profitons-en pour mentionner le très beau spectacle d'Ilka Schönbein, Chair de ma Chair, où l'on retrouve la même lenteur mais sur des images tout à fait splendides. Lire la chronique du spectacle et l'interview d'Ilka Schönbein dans le magazine.




Folie ambulante

Posté par Floriane le 28.04.06 à 12:37 | tags : jeune public, la commune/aubervilliers, théâtre
On les a connus plus inspirés, ces baladins du Cinerama, en fait compagnie Le Quarantième Rugissant qui « pour des raisons affectives et pratiques » ont d’abord joué sous l’égide la compagnie Babylone, mais sont aujourd’hui acoquinés avec Les Chiffonnières … Faut suivre !
En bref, le Cinerama, c’est le lieu, une roulotte à l’origine, transformée en théâtre ambulant, et dont le concept aujourd’hui s’est élargi jusqu’à prendre les formes d’un habitacle forain posé sur un camion déployé. Sympa, la déco, rétro juste ce qu’il faut.  Mais là où, par la force et l’inventivité scéniques de la bande de Babylone, à l’époque le lieu prenait tout son sens de théâtre itinérant et terriblement inventif, les Chiffonnières aujourd’hui ont du mal à relever le défi.
Le Bal des fous reste un joli petit spectacle pour enfants (mention spéciale aux écoliers d’Aubervilliers, remarquablement sages et attentifs en matinée), dont on a de la peine à comprendre l’enchaînement des séquences : Le Crocodile de Dostoievski succède à une version de Moby Dick de Melville se terminant en queue de poisson … On a vu mieux comme adaptations,  mais le lieu reste le principal attrait de cette proposition, à Aubervillers, derrière le Théâtre de la Commune, jusqu’au 20 mai.



Les enfants à l'honneur à Saint-Denis

Posté par JdF le 06.04.06 à 09:32 | tags : danse, gérard philipe/saint-denis, jeune public, théâtre
Du 6 avril a 13 mai un festival multiforme est dédié au jeune public. au programme: Dégage petit, théâtre d'objets, Le Mioche et Les anges (photo) marionnettes,  Eniki Beniki, théâtre d'ombres, Issea, longues jambes, un conte sénégalais, musical et dansé, Récréation primitive, spectacle dansé par une compagnie camerounaise, L'assassin sans scrupules, une adaptation d'un roman policier suédois.
Autant à voir qu'à entendre, autant d'horizons à découvrir au Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis.



Le Roi-grenouille : les métamorphoses d'Ilka Schönbein

Posté par JdF le 26.01.06 à 10:11 | tags : danse, jeune public, la commune/aubervilliers, théâtre
Ilka Schönbein et le crapaudIlka Schönbein se métamorphose en crapaud, sorcière, princesse, à l’aide de masques, accessoires et marionnettes en tous genres. Elle grimace, se contorsionne, confectionne des mixtures dégoûtantes à souhait. Elle est secondée par des partenaires grimés et costumés comme elle dans les tons verdâtres de la vase qui croupie dans la fontaine ensorcellée. Entre chaque étape du récit, l’un d’eux chante des Lied, rattachant judicieusement l’univers grimmesque au romantisme allemand qui en fut la matrice. Le tout est affreux et sublime à la fois. Les enfants, manifestement, adorent, les adultes aussi.

Le Roi grenouille, d'après les frères Grimm, avec Ilka Schönbein, Simone Decloedt, Brita Arste, Rainer Philipp Kais, Rudi Meier.
J
usqu'au 29 janvier 2006 au Théâtre de la Commune d'Aubervilliers.





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