Théâtre et danse : actu des spectacles. Blog Saisons.
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L'actualité des spectacles Jeune Public en France. Tous les billets consacrés à ces manifestations sur Saisons.

Des mots qui content au Grand Parquet

Posté par Lucie le 01.05.08 à 10:00 | tags : jeune public

Profitons de ce week end de 1er mai pour se rendre au Grand Parquet, chaleureux chapiteau de foire dans le 18ème arrondissement et découvrir des spectacles contés tout public. Entre autres, Sorties d’usine ! Récits du monde ouvrier, Temps de chien ou Ma mère l’Algérie.

Voir la programmation complète sur le site du Grand Parquet.

Festival Des mots qui content au Grand Parquet.


Un froid de Kronos - spectacle pour jeune public averti

Posté par Catherine le 19.01.07 à 18:23 | tags : jeune public, la commune/aubervilliers

Il me semble que les petits élèves qui ont assisté mardi après-midi à la représentation de Un froid de Kronos au théâtre de la Commune sont prêts à assurer la relève du public dans la catégorie "spectacles plastiques obscurs". En effet, leur attitude de spectateur m'a rappelé celle de certains de leurs aînés, disons par exemple, les habitués des spectacles de Romeo Castellucci. Ces élèves de sixième, préparés à la représentation, c'est-à-dire qu'ils ont lu le conte d'Andersen dont est inspiré le spectacle et qu'on leur a bien précisé qu'il n'y aura pas de paroles, sont pour ainsi dire "avertis". Sur scène, une dame en bleu manipule deux petits visages qui, lentement, vont, viennent, tournent, se retournent. Puis tout se passe autour d'une espèce de cocon géant (une trappe s'ouvre et un visage apparaît, tout doucement, une fois, deux fois, trois fois...), lumière, ombre, lumière, trois ou quatre motifs musicaux échappés en boucle d'un synthé... Images lentes, lointaines et répétitives. Tout averti qu'il est, le jeune public (à qui ce spectacle s'adresse bien) ne peut s'empêcher de remuer, de tousser, de parler (« c'est nul » « on comprend rien » « c'est toujours pareil » « je regrette mes 5 euros » « tu viens à mon anniversaire ? »). Certains se raclent ostensiblement la gorge, respirent bruyamment (!), d'autres mettent des coups de pieds dans mon siège, rappel bienvenu à l'ordre : je ne suis pas venue ici pour dormir. L'ennui général est avéré. Mais ils restent finalement bien sages, ces petits sixième. La contestation est constante mais maîtrisée, et son niveau sonore maintenu à un degré poli. Les applaudissements sont d'ailleurs très polis. Seule une poignée de têtes brûlées ose quelques « ouh ! » (non sans craindre de le payer en heures de colle). Ils n'ont pas aimé et se le disent entre eux, mais ils font bonne figure devant les profs et posent des questions tout à fait honorables lors de la rencontre avec Mary Sharp après le spectacle (« vous avez commencé à manipuler des marionnettes à quelle âge ?», « ça vous a pris combien de temps pour monter le spectacle ?»). Ils savent endurer un spectacle obscur, ils savent identifier ses faiblesses (trop répétitif, pas assez lisible, manque de proximité avec le public), ils ont déjà des références (« j'ai préféré Le Petit Chaperon Rouge »), bref, ils sont plutôt épatants, ces gamins !

Un Froid de Kronos, au Théâtre de la Commune d'Aubervilliers
du mardi 16 au vendredi 26 janvier 2007, le mardi, le mercredi et le vendredi à 14h15
Avec Mary Sharp, mise en scène Ilka Schönbein

Profitons-en pour mentionner le très beau spectacle d', Chair de ma Chair, où l'on retrouve la même lenteur mais sur des images tout à fait splendides. Lire la chronique du spectacle et l'interview d'Ilka Schönbein dans le magazine.


Folie ambulante

Posté par Floriane le 28.04.06 à 12:37 | tags : théâtre, jeune public, la commune/aubervilliers
On les a connus plus inspirés, ces baladins du Cinerama, en fait compagnie Le Quarantième Rugissant qui « pour des raisons affectives et pratiques » ont d’abord joué sous l’égide la compagnie Babylone, mais sont aujourd’hui acoquinés avec Les Chiffonnières … Faut suivre !
En bref, le Cinerama, c’est le lieu, une roulotte à l’origine, transformée en théâtre ambulant, et dont le concept aujourd’hui s’est élargi jusqu’à prendre les formes d’un habitacle forain posé sur un camion déployé. Sympa, la déco, rétro juste ce qu’il faut.  Mais là où, par la force et l’inventivité scéniques de la bande de Babylone, à l’époque le lieu prenait tout son sens de théâtre itinérant et terriblement inventif, les Chiffonnières aujourd’hui ont du mal à relever le défi.
Le Bal des fous reste un joli petit spectacle pour enfants (mention spéciale aux écoliers d’Aubervilliers, remarquablement sages et attentifs en matinée), dont on a de la peine à comprendre l’enchaînement des séquences : Le Crocodile de Dostoievski succède à une version de Moby Dick de Melville se terminant en queue de poisson … On a vu mieux comme adaptations,  mais le lieu reste le principal attrait de cette proposition, à Aubervillers, derrière le Théâtre de la Commune, jusqu’au 20 mai.

Les enfants à l'honneur à Saint-Denis

Posté par JdF le 06.04.06 à 09:32 | tags : théâtre, jeune public, gérard philipe/saint-denis, danse
Du 6 avril a 13 mai un festival multiforme est dédié au jeune public. au programme: Dégage petit, théâtre d'objets, Le Mioche et Les anges (photo) marionnettes,  Eniki Beniki, théâtre d'ombres, Issea, longues jambes, un conte sénégalais, musical et dansé, Récréation primitive, spectacle dansé par une compagnie camerounaise, L'assassin sans scrupules, une adaptation d'un roman policier suédois.
Autant à voir qu'à entendre, autant d'horizons à découvrir au Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis.

Le Roi-grenouille : les métamorphoses d'Ilka Schönbein

Posté par JdF le 26.01.06 à 10:11 | tags : théâtre, jeune public, la commune/aubervilliers, danse
Ilka Schönbein et le crapaudIlka Schönbein se métamorphose en crapaud, sorcière, princesse, à l’aide de masques, accessoires et marionnettes en tous genres. Elle grimace, se contorsionne, confectionne des mixtures dégoûtantes à souhait. Elle est secondée par des partenaires grimés et costumés comme elle dans les tons verdâtres de la vase qui croupie dans la fontaine ensorcellée. Entre chaque étape du récit, l’un d’eux chante des Lied, rattachant judicieusement l’univers grimmesque au romantisme allemand qui en fut la matrice. Le tout est affreux et sublime à la fois. Les enfants, manifestement, adorent, les adultes aussi.

Le Roi grenouille, d'après les frères Grimm, avec Ilka Schönbein, Simone Decloedt, Brita Arste, Rainer Philipp Kais, Rudi Meier.
J
usqu'au 29 janvier 2006 au Théâtre de la Commune d'Aubervilliers.



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