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Le kunstenfestivaldsarts de Bruxellles, c'est parti. Tous les billets consacrés à cette édition 2006 sur Saisons.
Alice au pays de l'inutilité de bien des spectacles Eh, oui, ce titre désenchanté, exprime parfaitement le sentiment qui m'a saisi durant la représentation (heureusement courte) d'Alice Bell, du Lone Twin Theater. La troupe, venue de Brighton à Bruxelles pour le Kunsten Festival des Arts, aurait pu, à mon sens s'épargner le déplacement. Sur une scène en longueur que les spectateurs dominent depuis des gradins installés selon un dipositif bi-frontal, cinq comédiens se présentent : une femme d'une cinquantaine d'années, visiblement le mentor du groupe, deux jeunes femmes et deux garçons, dont l'un porte un masque, genre Goldorak. Il ont chacun un ukulele - vous savez, la petite guitare de Marilyn dans Certains l'aime chaud. Ils en jouent, chantent parfois un petit air country : le public est convié à les accompagner, chaque spectateur ayant trouvé sur son siège une feuille indiquant les paroles, un peu comme à l'église, lors de la communion de la petite cousine. Bref, ils racontent aussi une histoire et en miment , sans grande conviction, quelques scènes. L'histoire, pour ce que j'en ai compris, raconte l'histoire d'une jeune femme, qui est sauvée d'un attentat par celui-là même qui l'a commis. Voilà l'élément central. Mais il est question d'une foultitude de choses : de ses parents, de la "room mate" qui a partagé la chambre de l'héroïne (logique, puisque c'est sa room mate) lors de son séjour à l'université et qui lui a appris des jeux bizarres, mais rien de tout cela n'est vraiment rendu captivant. Selon, le programme, les Lone Twin "ont patiemment aimanté sa limaille, éparpillée dans le roman cubiste de Michael Ondaatje, In the Skin of a Lion". Alors, moi qui adore Michael Ondaatje (auteur du Patient anglais et du Fantôme d'Anil), mais qui n'est pas lu cet ouvrage, je doute qu'il gagne quelque chose à être réduit à ces quelques anecdotes dont le spectacle est parsemé. À Bruxelles, bruxellisons !Posté par JdF le 08.05.06 à 21:20 | tags : kunstenfestival
Nous voici donc à Bruxelles, à l'occasion du Kunsten Festival des Arts. Et depuis que je sillone la ville de part en part (c'est la première fois que je foule le sol bruxellois), je comprends la raison de ce nom étrange : c'est en biligue compressé. C'est comme les noms de rue ou de station de métro : les panneaux indiquent le quidam ou la chose qui a donné son nom à la rue précédé de "rue de" et suivi de "straat". Eh oui, puisque les génitifs latin et saxons se placent de part et d'autre du nom, cela donne une certaine symétrie à la chose. Et si le nom est le même dans les deux langues, on compresse le tout. Ainsi, "Kunsten Festival", c'est du flammand, et "Festival des Arts", c'est, pour ceux qui ne l'avaient pas remarqué, du français. Ingénieux, non ?Bref, Julien avait bien raison de placer au cœur de l'entretien qu'il a mené avec la directrice du festival la question de la coexistence des deux communautés linguistiques. Dans le spectacle auquel nous avons assisté hier au soir, Walking Oscar, (billet à suivre), je n'ai pas compris un mot aux surtitres. Pourquoi ? Ils étaient projetés (dans une semi-obscurité, il est vrai) sur un écran séparé en deux, la partie droite était dévolue au français, et l'autre au flamand. Pas de chance, j'étais situé tout à gauche de la salle. J'ai donc dû mobiliser mes faibles ressources d'anglais et, en fin de compte, renoncer et me laisser porter par la matière plastique et sonore du spectacle, très appéciable au demeurant. KunstenFestivaldesArts de Bruxelles : Rebelote À Bruxelles, le KunstenFestivaldesArts, est reparti pour un tour !Durant le moi de mai, la ville sera la proie aux expérimentations artistiques, qu'on espère audacieuses, selon les modes les plus variés : théâtre, danse, films, sont programmés dans différents lieux. L'an passé nous avions publié une interview de la directrice Frie Leysen. Le Tadorne, dans son blog consacré aux festivals donne quelques unes des impressions que la programmation lui inspire. Quant à moi qui me desespère à l'idée que je manquerai la nouvelle création de Marthaler, et sans connaître encore les autres artistes invités, je m'apprête à aller un peu à l'aveuglette. Ce qui est assez excitant finalement... À suivre toute la semaine, en direct, sur le blog Saisons. |
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