|
L'actualité du Théâtre de la Commune d'Aubervilliers. Tous les billets consacrés à ce théâtre sur Saisons.
Désespoir russe et déjanté à la Commune d'Aubervilliers
Seulement quelques dates au théâtre de la Commune pour découvrir le travail d'Oskaras Korsunovas, suivies d'une petite tournée en province. Mais le jeune metteur en scène lituanien reviendra en décembre présenter la Mégère Apprivoisée à la Comédie Française. Dans le rôle de la victime Frères Presniakov, mise en scène Oskaras Korsunovas Un froid de Kronos - spectacle pour jeune public averti
Un Froid de Kronos, au Théâtre de la Commune d'Aubervilliers Profitons-en pour mentionner le très beau spectacle d'Ilka Schönbein, Chair de ma Chair, où l'on retrouve la même lenteur mais sur des images tout à fait splendides. Lire la chronique du spectacle et l'interview d'Ilka Schönbein dans le magazine. Objet perdu au Théâtre de la Commune À partir d'aujourd'hui, le Théâtre de la Commune d'Aubervilliers présente Objet perdu de Daniel Keene (photo) dans une mise en scène de Didier Bezace. En mars 200, le théâtre avait présenté la première pièce de l'auteur australien qui fut créée en France, Silence complice, mise en scène par Jacques Nichet, puis, la saison passée, avis aux intéressés, pièce courte mise en scène par Didier Bezace, et Paradise, pièce écrite à la demande de Laurent Laffargue.Objet perdu se passe dans un bar où, à l’heure de la fermeture, sous les traits énigmatiques d’un étranger, la mémoire vient se glisser insidieusement près de M. Skelton. Elle ne le lâchera plus et l’entraînera malgré lui vers la reconnaissance de son histoire. Au Théâtre de la Commune d'Aubervilliers (www), jusqu'au 16 juin. Folie ambulante On les a connus plus inspirés, ces baladins du Cinerama, en fait compagnie Le Quarantième Rugissant qui « pour des raisons affectives et pratiques » ont d’abord joué sous l’égide la compagnie Babylone, mais sont aujourd’hui acoquinés avec Les Chiffonnières … Faut suivre !En bref, le Cinerama, c’est le lieu, une roulotte à l’origine, transformée en théâtre ambulant, et dont le concept aujourd’hui s’est élargi jusqu’à prendre les formes d’un habitacle forain posé sur un camion déployé. Sympa, la déco, rétro juste ce qu’il faut. Mais là où, par la force et l’inventivité scéniques de la bande de Babylone, à l’époque le lieu prenait tout son sens de théâtre itinérant et terriblement inventif, les Chiffonnières aujourd’hui ont du mal à relever le défi. Le Bal des fous reste un joli petit spectacle pour enfants (mention spéciale aux écoliers d’Aubervilliers, remarquablement sages et attentifs en matinée), dont on a de la peine à comprendre l’enchaînement des séquences : Le Crocodile de Dostoievski succède à une version de Moby Dick de Melville se terminant en queue de poisson … On a vu mieux comme adaptations, mais le lieu reste le principal attrait de cette proposition, à Aubervillers, derrière le Théâtre de la Commune, jusqu’au 20 mai. Korsunovas à Aubervilliers Oskaras Korsunovas est lithuanien (vous me direz qu'avec un nom pareil, on ne s'attendrait pas à ce qu'il soit breton) et jusqu'à preuve du contraire, c'est un des grands metteurs en scène vivants. Il travaille dans la tradition propre à l'Europe de l’Est, c'est-à-dire avec une troupe soudée qui le suit de spectacle en spectacle. Il canalise ainsi l' énergie de ses acteurs dans une dynamique collective qui donne à ses mises en scène un rythme et une charge émotionnelle tout à fait exceptionnels.À partir d'aujourd'hui et jusqu'à dimanche 19 mars, il présente une adaptation du Maître et Marguerite au Théâtre de la Commune d'Aubervilliers. Il va falloir se battre pour avoir des places, mais un spectacle de Korsunovas vaut bien quelques uppercuts. Le Roi-grenouille : les métamorphoses d'Ilka Schönbein Ilka Schönbein se métamorphose en crapaud, sorcière, princesse, à l’aide de masques, accessoires et marionnettes en tous genres. Elle grimace, se contorsionne, confectionne des mixtures dégoûtantes à souhait. Elle est secondée par des partenaires grimés et costumés comme elle dans les tons verdâtres de la vase qui croupie dans la fontaine ensorcellée. Entre chaque étape du récit, l’un d’eux chante des Lied, rattachant judicieusement l’univers grimmesque au romantisme allemand qui en fut la matrice. Le tout est affreux et sublime à la fois. Les enfants, manifestement, adorent, les adultes aussi.Le Roi grenouille, d'après les frères Grimm, avec Ilka Schönbein, Simone Decloedt, Brita Arste, Rainer Philipp Kais, Rudi Meier. Jusqu'au 29 janvier 2006 au Théâtre de la Commune d'Aubervilliers. |
Discussions en cours sur le forum théâtre :
|