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L'actualité du Lavoir moderne parisien à Paris. Tous les billets consacrés à ce lieu sur Saisons.
Allah n’est pas obligé au Lavoir ModernePosté par Nedjma le 30.11.06 à 17:30 | tags : lavoir moderne parisien
Drôle de gageure que de porter Allah n’est pas obligé, farce carnassière d’Ahmadou Kourouma au théâtre. Comment donner chair au récit de Birahima, sans tomber dans la représentation linéaire, ou le pathos ? Comment donner vie à ce môme propulsé dans l’horreur et devenu enfant-soldat dans le bordel au carré des guerres de Sierra-Leone et du Libéria ? Elles sont deux (Caroline Filipek et Vanessa Bettane), non pas à incarner mais à filer la métaphore. A prêter leurs voix et leurs corps énergiques, tout de noir vêtus, à celui qui s’appelle lui-même « p’tit nègre », et à tous ceux qui l’entourent, du griot au commandant, en passant par les membres de la famille. Elles ont 30 printemps, de grands yeux incandescents, une énergie de tous les diables et elles racontent. Comme un gosse qui jouerait à… sauf que celui-là ne joue pas à la guerre, il la fait. Elles disent l’atrocité des massacres, les heures jetés sur les routes, les premiers joints, et puis les fous-rires et l’insouciance de l’enfance, malgré tout. Plateau nu, en toile de fond des projections. Cartes d’Afrique, avalanche de mots et de photos orchestrées par Guaritoto Gonzalez.
L’ensemble est émouvant et intelligent même si parfois trop répétitif.
Allah n’est pas obligé par la compagnie L’Antre-Deux. Texte d’Ahmadou Kourouma mis en scène par Laurent Maurel au Lavoir moderne parisien. Jusqu’au 7 décembre, à 21 heures du mardi au jeudi. Réservations 01 42 52 09 14. www.rueleon.net Comment te le dire ? Un spectacle audacieux
On a beau s'attendre à être bousculé en allant voir une pièce d'Armando Llamas, lorsqu'on se retrouve face à un travesti en robe de mariée à l'exubérance toute clichée, on se demande bien où la harangue de ce "Tata" (c'est son nom, au masculin) veut nous mener. Est-il question des difficultés de couple de Tata, et donc de la difficulté de la vie du couple homosexuel ? Si le spectacle s'arrêtait après vingt minutes, ce serait le cas et la farce serait bien navrante. La critique moqueuse du couple homo frôle parfois l'homophobie de si près qu'on est obligé, pour réprimer son malaise, de se souvenir qu'Armando Llamas ne fait que pratiquer l'auto-dérisison. Après les premières trente-cinq minutes, on ne sait toujours pas où l'on est, pourquoi on est là ni si on doit y rester. Et puis imperceptiblement le vernis se craquèle, les perruques tombent et les jalons posés ça et là finissent par indiquer un chemin, une piste bien différente de toutes celles sur lesquelles on pensait être mené. Au bout de cinquante minutes, nous voici retournés, avec l'impression assez étrange de s'être pris une petite claque dans la figure et que c'est bien fait pour nous. Comment te le dire ? d'Armando Llamas, par la compagnie Sambre, mise en scène Carole Thibaut Les nourritures Novarina (3) : suite du menuPosté par Catherine le 17.02.06 à 10:34 | tags : théâtre, novarina, festival, lavoir moderne parisien
Vous qui habitez le temps Les Nourritures Novarina (2) : suite du menuPosté par Catherine le 21.01.06 à 10:04 | tags : théâtre, novarina, festival, lavoir moderne parisien
Le Lavoir Moderne Parisien fête ses 20 ansPosté par Catherine le 13.01.06 à 11:53 | tags : théâtre, novarina, festival, lavoir moderne parisien
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