Fil d'actu : lecture  L'actualité de la lecture côté scène. Tous les billets consacrés à ces manifestations sur Saisons.
Aujourd’hui commence la huitième édition du festival Les Européennes à Lyon qui comme chaque année promet son lot de bonnes surprises. Ce rendez-vous est consacré à la mise en lecture de textes inédits européens.
"Allô ? Allô ? Il y a quelqu’un ? Ici le vaisseau spatial soviétique Harmonie 114. Ici le docteur Casimir." Cette année, l’écossais très drôle et très joué (au Royaume-Uni) David Greig présente « Le dernier message du cosmonaute à la femme qu’il aima un jour dans l’ex-Union Soviétique » (mardi 8 à 19h). L’histoire de deux cosmonautes soviétiques coincés en orbite depuis tant d’années qu’ils ne sont même plus soviétiques mais russes et qu’il l’ignorent. En parallèle de ce drame social plus loufoque que tragique, une ribambelle de petits destins s’entrecroisent sur la terre : deux danseuses de charmes, un fonctionnaire de la Banque Mondiale, une orthophoniste, un ingénieur du projet Ariane, une jeune policière enceinte… Liste non exhaustive qui laisse espérer le meilleur…
Voir le programme complet sur le site du théâtre des Ateliers (www)
Les Européennes, mise en lecture de textes inédits, du 7 au 10 avril, au théâtre des Ateliers de Lyon.


Ce soir à la cartoucherie de Vincennes, Ariane Mnouchkine et les comédiens du Théâtre du Soleil proposent une mise en voix de lettres de soutien aux sans papier. Ces textes ont été envoyés à Noël au ministre de l’Immigration, Brice Hortefeux. Plus qu’une simple lecture, ces témoignages seront mis en scène, Ariane Mnouchkine tend à leur donner une véritable densité en les situant dans des « petits coins de France » et en dirigeant ses acteurs dans des tonalités différentes.
Le rendez-vous est à l’initiative de RESF, Réseaux Education Sans Frontière. L’ONG proposera également une lecture du « Manifeste des innombrables », un appel à la désobéissance civile qui a circulé sur le net dernièrement, à l’issue de la représentation. Un « banquet civique » sera également de la partie. Il s’appelle LiangLiang, il vit, il respire à la Cartoucherie de Vincennes à 19 h 30. Voir l’article/entretien avec Ariane Mnouchkine sur Libération ( www).


Pari tenu Fabrice Melquiot nous avait habitués à des titres de pièces singuliers. Rappelons-nous de « Autour de ma pierre, il ne fera pas nuit » ou de « Je peindrai des étoiles filantes et mon tableau n’aura pas le temps ». Il semblerait alors que l'auteur ait dépassé nos espérances les plus folles en proposant: « Faire l’amour est une maladie mentale qui gaspille du temps et de l’énergie » (Arche-éditeur). Titre revitalisant qui réconcilie avec brio l’ironie désespérée et la poésie lunatique de l’auteur.
Anniversaire Pour célébrer les 25 ans des Editions théâtrales, 25 auteurs de ses mêmes éditions proposent 25 (on l’aura compris) textes inédits. Parmi eux, le loufoque Hanokh Levin, le shakespearien Howard Barker et le cynique Grégory Motton. Bon anniversaire donc…
Délicate question Juan Mayorga, dramaturge et philosophe espagnol passionné par l’œuvre de Walter Benjamin, continue son exploration des notions d’histoire, de violence et de domination. Les Solitaires Intempestifs publient "Les insomniaques (suivi de) Copito (ou Les derniers mots de Flocon de Neige, le singe blanc du zoo de Barcelone)". La pièce se centre sur une question très actuelle, extrait : « N’ayez crainte‚ vous n’avez pas commis la moindre erreur et je ne me serais douté de rien ; ce fut comme un pressentiment. J’ai mené ma petite enquête‚ ce qui est à la portée de n’importe qui‚ suffit d’avoir un peu de temps à soi et je n’en manque pas. Et mon pressentiment s’est confirmé : vous n’avez pas de papiers. Vous êtes un « sans-papiers ». »
Autobiographie Enfin, rappelons la parution chez Actes-Sud Papier des « Récits de Juin », notes autobiographiques de Pippo Delbono (dont le puissant Questo buio feroce présenté au théâtre du Rond Point en janvier dernier poursuit sa tournée en région). Ce livre est né d’une conférence sur le thème de l’amour que le metteur en scène italien avait donné à Rome.
Illustr. La Liseuse de Félix Valloton.



Stéphane Freiss, par ailleurs à l'affiche de "Détails" aux Amandiers aux côtés de Marianne Basler, Sophie Rodrigues et Eric Caruso, propose une lecture de "Belle du Seigneur", dans le cadre du cycle Figures féminines du musée du judaïsme. Chef d'oeuvre d'Albert Cohen, récit de la passion incandescente et étouffante de Solal et Ariane, troisième volet de la tétralogie de l'auteur, après "Solal", "Mangeclous", et avant "Les valeureux". On y court ! Illus dr "Belle du seigneur" lundi 4 février, 20h, Musée d'art et d'histoire du judaïsme. www
Posté par JdF le 09.02.06 à 11:25 | tags : lecture
 Chacun connaît quelle supercherie est à l'origine de La Vie devant soi : Gary, dont la notoriété était due, pour partie, à sa personnalité extravagante, son mariage avec l'admirable Jean Seberg et toutes sortes de déclarations provocatrices, avait imaginé, pour faire taire ses détracteurs, de publier sous le pseudonyme d'Émile Ajar... La Vie devant soi qui obtint le prix Goncourt en 1975. Les inconditionnels de l'auteur (dont je ne suis pas) ou de Denis Lavant (dont je suis), pourront aller écouter ce dernier lire des extraits de La vie devant soi, le 20 février, à 20h30, au Musée d'art et d'histoire du judaïsme.
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