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L'actualité de la lecture côté scène. Tous les billets consacrés à ces manifestations sur Saisons.
Raimu et Pagnol, hommes de lettres Décidément, Marcel Pagnol est à la noce. L’auteur marseillais, dont on a trop souvent considéré les œuvres comme de purs objets de folklore revient en force, et c’est tant mieux. Sa présence à la scène permet de redécouvrir, entre rire et larmes, la grande force poétique de ses textes. Après « Fanny », à l’affiche de la Comédie-Française dans une mise en scène d’Irène Bonnaud voilà quelques mois, c’est Francis Huster qui a porté à la scène La Trilogie, s’attribuant le rôle de Panisse et donnant à Jacques Weber, magistral, celui de César. C'est à voir, en ce moment-même au Théâtre Antoine. Dans quelques jours, l’auteur de « Jean de Florette » sera de nouveau à l’affiche, à travers la correspondance au long cours qu’il a entretenu avec Raimu. La pièce « Jules et Marcel » de Pierre Pré-Hardy présentera la relation épistolaire des deux hommes depuis leur rencontre, en 1929, à la mort de Raimu en 1946. Le Festival de la correspondance de Grignan, en avait accueilli une première lecture en 2007, voilà cette fois Philippe Caubère –inoubliable interprète de « La gloire de mon p�re »- et Michel Galabru face à face. Le premier sera l’écrivain, le second l’acteur.
Laurent Poitrenaux lit Arthur Schnitzler
Illus dr « Vienne au crépuscule », lundi 9 janvier, 20h, Musée d'art et d'histoire du Judaïsme. Charles Berling ouvre les "Paroles d'Italie"
L'Odéon, l'Ente Teatrale Italiano et l'Institut culturel italien de Paris proposent une manifestiaion dédiée à des textes italiens. L'artiste Ascanio Celestini ouvre le bal, en deux temps. D'abord avec "Radio clandestine- mémoire des fosses ardéatines". Récit théâtral du massacre du 24 mars 1944 qui vit les nazis tuer 335 personnes dans une fosse de la rue Ardéatine, à Rome, en représaille à l'attaque menée la veille par les Groupes d'action patriotique. C'est Charles Berling qui lira ce texte signé d'un auteur, chef de file de la jeune génération italienne, qui aborde le monde de l'usine, le travail, les centres psychiatriques ou les tentations du révisionisme italien. Le lendemain, on découvrira son installation sonore et plastique, "Objets perdus", réalisée à partir de voix de mineurs, de paysans, d'ouvriers ou de déportés. Radio clandestine, le 26 janvier à 20h, à l'Odéon. Objets perdus, le 27 janvier à 19h, à l'Institut culturel italien. Festival Les Européennes à Lyon
"Allô ? Allô ? Il y a quelqu’un ? Ici le vaisseau
Cette année, l’écossais très drôle et très joué (au Royaume-Uni) David Greig présente « Le dernier message du cosmonaute à la femme qu’il aima un jour dans l’ex-Union Soviétique » (mardi 8 à 19h). L’histoire de deux cosmonautes soviétiques coincés en orbite depuis tant d’années qu’ils ne sont même plus soviétiques mais russes et qu’il l’ignorent. En parallèle de ce drame social plus loufoque que tragique, une ribambelle de petits destins s’entrecroisent sur la terre : deux danseuses de charmes, un fonctionnaire de la Banque Mondiale, une orthophoniste, un ingénieur du projet Ariane, une jeune policière enceinte… Liste non exhaustive qui laisse espérer le meilleur… Lecture de lettres de soutien aux sans papiers à la Cartoucherie
Voir l’article/entretien avec Ariane Mnouchkine sur Libération (www). Mais qu'est-ce qu'on peut lire si on est malade (et qu'on ne veut pas tousser au théâtre...)?
Illustr. La Liseuse de Félix Valloton. Belle du seigneur par Stéphane Freiss
Stéphane Freiss, par ailleurs à l'affiche de "Détails" aux Amandiers aux côtés de Marianne Basler, Sophie Rodrigues et Eric Caruso, propose une lecture de "Belle du Seigneur", dans le cadre du cycle Figures féminines du musée du judaïsme. Chef d'oeuvre d'Albert Cohen, récit de la passion incandescente et étouffante de Solal et Ariane, troisième volet de la tétralogie de l'auteur, après "Solal", "Mangeclous", et avant "Les valeureux". On y court ! Illus dr "Belle du seigneur" lundi 4 février, 20h, Musée d'art et d'histoire du judaïsme. www Denis Lavant lit La Vie devant soi Chacun connaît quelle supercherie est à l'origine de La Vie devant soi : Gary, dont la notoriété était due, pour partie, à sa personnalité extravagante, son mariage avec l'admirable Jean Seberg et toutes sortes de déclarations provocatrices, avait imaginé, pour faire taire ses détracteurs, de publier sous le pseudonyme d'Émile Ajar... La Vie devant soi qui obtint le prix Goncourt en 1975.Les inconditionnels de l'auteur (dont je ne suis pas) ou de Denis Lavant (dont je suis), pourront aller écouter ce dernier lire des extraits de La vie devant soi, le 20 février, à 20h30, au Musée d'art et d'histoire du judaïsme. |
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