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L'actualité du Théâtre du Lierre à Paris. Tous les billets consacrés à ces manifestations sur Saisons.
La tradition comme clé de la création (2)Les spectacles présentés dans le cadre du Festival de l’Imaginaire aident le spectateur hexagonal à relativiser sa vision des arts de la scène. Démarche apparentée, pourrait-on dire, à celle du Théâtre du Lierre où Farid Paya, avec patience et constance, a su créer un art du jeu et de la représentation en lien direct avec les formes les plus traditionnelles tout en les réinventant. A l’occasion de la reprise actuelle de Gilgamesh, on ne peut, une fois de plus, que se laisser prendre par la magie (il n’y a pas d’autre terme) d’une partition chorale extrêmement intelligente, rappelant (pour ceux qui l’auraient oublié) que la plupart des formes théâtrales, à l’origine, comme aujourd’hui dans certains coins du globe, mêlent intimement texte, musique et danse. L’épopée mésopotamienne se prête forcément à ce jeu d’évocation dont l’épure scénique : un plateau quasi nu, quelques accessoires, mais surtout des comédiens chanteurs polyvalents, rappelle que pour « faire théâtre », un rien suffit, pourvu qu’il y ait de l’inventivité et du talent.
A voir également, dans le foyer du théâtre, une très jolie exposition de calligraphies de Hassan Massoudy, illustrant les personnages de l’épopée représentée avec trois traits de plume mais quelle élégance ! Et là aussi, on se dit qu’il suffit d’un peu d’encre pour que se mettent à danser et à prendre chair les archétypes les plus fondamentaux, par la magie du calligraphe. L'Epopée de Gigamesh, au Théâtre du Lierre (01 45 86 55 83), jusqu'au 26 mars. Faits d'hiver, danses d'auteur Du 12 janvier au 2 février, c’est l’un des plus sympathiques festivals de danse de Paris, Faits d’hiver - danses d’auteur, qui présente de jeunes chorégraphes et de moins jeunes à redécouvrir, en dépit des modes qui les ont éclipsés. Le caractère enthousiaste et accessible de la manifestation n’empêche évidemment pas la qualité, et chaque édition est l’occasion de belles découvertes. Cette année, quinze compagnies se succèdent sur neuf lieux différents. Les festivités commencent au Regard du Cygne (Paris 20e) avec une création de Fabrice Dugied, au titre alléchant : La déconstruction du LegoTM (du 12 au 14 janvier). Un peu plus tard, on verra l’inénarrable Rosalind Crisp (illus.) et ses « débuts de mouvements » vertigineux (Une pièce de danse, les 27 et 28 janvier au Théâtre du Lierre). Pour finir, ceux qui l’ont manqué jusqu’à présent pourront découvrir le solo chorégraphié par Xavier Lot pour le danseur burkinabé Bienvenue Bazié, qui évoque avec sobriété la rencontre de deux hommes, de deux artistes en recherche, et peut-être de deux continents (Welcome to Bienvenue, les 1er et 2 février à Micadanses). Ne pas manquer également l'atelier et la création de Carlotta Ikeda. Toutes infos et programme complet sur le site du festival. |
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