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La mode s'invite dans les musées, les créateurs investissent le monde de l'art. Tous les billets consacrés à la mode dans l'art sur De Visu. Lire aussi notre petite histoire de la mode et le who's who des créateurs de mode sur l'encylcopédie Arts de Flu.
Agnes B, Des jeunes gens mödernes: eux, nous, une rencontre possible !
![]() L’expo se propose d’approcher cette période de façon exhaustive : « à travers sa production musicale, son esthétique, son attitude, et ses problématiques récurrentes ». Ni punk, ni rock, ni bab : ni No Future, ni Sex drug et rock’n roll, ni Peace and love. Coincés dans la guerre froide et la menace d’une crise économique, ces jeunes gens sont plutôt des néo dandys sans trop de frime, un peu enfants gâtés, un peu désabusés, porteur d’une utopie qui intègre l’ironie et qui ne renie pas une certaine complexité du monde. Ils apparaissent plutôt réalistes donc, et peut-être assez proche d’une grande tranche de la jeunesse actuelle, qui ne se reconnait pas dans des idéaux tranchés et qui compose son patchwork de pensées à la croisée de différentes tendances et de différents héritages. C’est d’ailleurs la deuxième vocation de cette expo que de confronter cette période à la nôtre. Enki Bilal, Claude Levêque, Pierre La Police, Xavier Veilhan, Damien Deroubaix, Laurent Fétis, Elisabeth Arkhipoff et beaucoup d'autres ont apporté pour se faire leur contribution. Allons donc voir si il y a un trait de ressemblance…
![]() Illustr 1 Etienne Daho et Nicole Caloc'h des Sax Pustuls©Pierre René-Worms; illustr 2 Pacadis et Les Rita Mitsouko au Bourget, 1982©Emmanuel Bovet. Consulter notre petite histoire de la New Wave pour une novö révision ou en complément post-expo. Des jeunes gens mödernes (1978-1983), galerie du jour Agnes B, jusqu'au 17 mai. Un catalogue (ed la galerie du jour/Naive), une compilation (Agnes B/Naïve) et un documentaire (Love Streams/ Agnes B) voient le jour à cette occasion. Un avant gout avec le petit diaporama de photos sur le site de la galerie Agnes B (www). Peter Knapp, sois belle mais te tais pas
Ci-dessus: Françoise Fabian©Peter Knapp/Gamma; en haut: Elle©Peter Knapp. Peter Knapp, La passion des images, jusqu'au 30 mars à la Maison Européenne de la Photographie (www).
Lacroix plonge dans l'histoire de la mode
Il se voyait conservateur de musée, et avait étudié pour cela l'histoire de l'art, avant de devenir le couturier que l'on sait. Juste retour aux sources, Christian Lacroix plonge dans l'histoire de la mode pour une exposition singulière au Musée des arts décoratifs. Pour célébrer les vingt ans de sa maison, il offre, "non pas une rétrospective mais un regard" sur la mode d'hier et d'aujourd'hui. Depuis le 18e siècle jusqu'à nos jours, il explore ainsi un patrimoine où 400 vêtements historiques sont mis en relation avec 80 modèles signés Lacroix. Christian Lacroix, histoires de modes. Jusqu'au 6 avril 2008, Musée des arts décoratifs (www). A lire aussi sur Flu : notre petite histoire de la mode en 6 familles de créateurs. Vent de folie à Galliera
Les années folles au Musée Galliera jusqu'au 29 février 2008. Psyché rock vs GallierockL'expo du créateur de mode Jean-Charles de Castelbajac s'intitule Gallierock, et il me plaît à associer ce néologisme à celui inventé par Pierre Henry il y a tout juste trente ans. Même esprit moderne et ludique, même culture arty et pop joyeuse et débridée. Pour le plaisir voici une petite vidéo assez jouissive : Sur le mag : chronique de l'expo Gallierock au musée de la mode à Paris jusqu'au 29 juillet 2007. Une fondation Louis Vuitton pour l'art contemporain ?![]() Faute d'une Fondation Pinault (parti régaler les Vénitiens plutôt que les Parisiens de sa collection), nous aurons sans doute droit à une Fondation Arnault à Paris. Le grand patron de LVMH a annoncé hier matin la création d'une fondation pour la création au Jardin d'Acclimatation, dans le XVIe arrondissement, qui s'appellerait d'ailleurs "fondation Louis Vuitton". Elle serait destinée à accueillir ses collections privées, ainsi que des expositions temporaires. Motus sur les détails du projet, la teneur de sa collection, ce qui y serait exposé. On parle en revanche de Frank Gehry (toujours lui !) comme architecte du bâtiment. Et de Suzanne Pagé, actuelle directrice du Musée d'art moderne de la ville de paris, pour en prendre la direction. Il semblerait, selon Libé, que Bernard Arnault ait déjà obtenu de la mairie de Paris le permis de construire. Le principal obstacle serait donc déjà franchi. MàJ : voici à quoi ressemblerait le bâtiment : ![]() (vue de nuit de la Fondation Louis Vuitton pour la création d'après le projet de Franck O. Gehry ; (c)Didier Ghislain 2006) Artistes et peintres : name dropping ou DIY dripping ?Posté par fluctuat.net le 10.07.06 à 21:46 | tags : architecture, art numérique, art video, design, installation, mode, peinture, photographie, sculpture, web
Pour l'inauguration de la collection des artistes et peintres célèbres, rien de tel en clin d'oeil à Jackson Pollock qu'un grand coup de name dripping dropping :
Alberto Giacometti Andy Warhol Auguste Rodin Camille Claudel Cindy Sherman Claude Monet Daniel Buren David Hockney Diego Velasquez Edouard Manet Edvard Munch Edward Hopper Egon Schiele Eugène Delacroix Fernand Léger Francis Bacon Francisco de Goya Frans Hals Gustave Courbet Gustave Moreau Gustav Klimt Hans Hartung Henri de Toulouse-Lautrec Henri Matisse Jackson Pollock Jacques-Louis David Ingres Jens Ferdinand Willumsen Jérôme Bosch Joan Miro Johannes Vermeer Kasimir Malevitch Le Caravage Le Greco Léonard de Vinci Marcel Duchamp Matthew Barney Michel-Ange Nadar Nicolas Poussin Nobuyoshi Araki Pablo Picasso Paul Cézanne Paul Gauguin Pierre-Paul Rubens Pieter Brueghel l’Ancien Piet Mondrian Raphaël Raymond Depardon Rembrandt René Magritte Roy Lichtenstein Salvador Dali Sandro Botticelli Sophie Calle Théodore Géricault Titien Vassili Kandinsky Vincent Van Gogh William Klein Willy Ronis Yann Arthus-BertrandPour les amateurs de ready made, rappelons l'existence de cette palette graphique DIY dans le style de Pollock, signée Miltos Manetas (illus.). Art et mode, au-delà des frontières Les frontières entre les domaines de la création contemporaine tendent de plus en plus à s'estomper : les couturiers exposent au musée ou en galerie (Hedi Slimane actuellement chez Almine Rech, Christian Lacroix au Palais Garnier) et les artistes investissent les magasins. Un flottement synonyme de foisonnement ? Toujours est-il que Vanessa Beecroft inaugure l'espace d'exposition du nouveau magasin Louis Vuitton, avenue des Champs-Elysées. Des femmes nues se contorsionnent afin de former des lettres, notamment LV (Louis Vuitton, illus.) et composer un Alphabet Concept... Bernard Arnault a vu grand. Doit-on y voir un avant-goût de la future Samaritaine ?Rouge : la scène vue par Christian LacroixDerniers jours, jusqu'au 25 janvier, de l’exposition Rouge ! Au Palais Garnier et, à quelques pas des grands magasins, un petit bijou dans une ambiance confinée, idéal avant d’affronter la cohue des soldes. La BNF a laissé carte blanche à Christian Lacroix - ses créations pour la scène lui ont déjà valu un Molière en 1996 pour Phèdre. Couleur préférée du couturier, couleur du théâtre par excellence depuis le XIXe siècle (rideaux, fauteuils…), le rouge est soigneusement mis en scène (les vitrines rappellent le théâtre de marionnettes, une rocaille rouge ornée de costumes et conçue par le couturier trône dans la rotonde du Palais…). Lacroix mêle ses propres créations et ses coups de cœur (Philippe Decoulflé, Yves Saint Laurent, André Derain…) dans une sélection hétéroclite. Choc dès l’entrée de l’exposition avec une robe splendide qui n’a rien à envier à la haute couture. On déambule à travers les époques. On s’arrête volontiers sur les dessins d’Yves Saint-Laurent pour Notre-Dame de Paris, on s’attarde sur la robe de Jean-Denis Maclès pour l’opéra Obéron ou la robe de Phèdre par Lacroix. Les textes de Michel Pastoureau (auteur de Bleu), glissés dans l’exposition, éclairent le visiteur sur les diverses symboliques du rouge... Laissez-vous guider en ligne par le couturier dans le (très beau) mini-site de l’exposition. (illus. "Rouge", Rotonde centrale, photo Gisèle Nedjar, BNF) L'Homme paré : une simple question de mode ? L'Homme paré se contenterait-elle de présenter les parures masculines au fil des siècles ? Sûrement pas. A l'époque du "métrosexuel", cet homme raffiné, qui accorde de l'importance à son apparence sans pour autant renoncer à sa virilité, cette exposition, qui se tient jusqu'au 30 avril 2006 au Musée de la Mode et du Textile, souligne que notre époque n'a rien inventé. Ce nouveau goût masculin pour l'apparence et la parure ne serait qu'un retour aux sources, celles de l'Ancien Régime, quand le luxe vestimentaire était loin d'être exclusivement féminin. Trois cents costumes et accessoires retracent quatre siècles d'histoire vestimentaire, mettant en valeur les ruptures et filiations dans la mode masculine, pour une petite histoire du regard que l'homme porte sur lui-même.(illus. collection haute-couture printemps-été 1998, Jean-Paul Gaultier) |
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