Théâtre et danse : actu des spectacles. Blog Saisons.
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L'actualité de la Musique et des arts de la scène en France et à l'étranger. Tous les billets consacrés à ces manifestations sur Saisons.

Amnésia

Voilà un bon moyen d'échapper aux interminables déjeuners de Noël, ceux qui commencent vers midi et qui finissent un peu avant l'heure du diner, l'estomac sans un pli. Cet échappatoire de rêve nous est proposé par Lila.

Amnésia, Conte Musical de Marie et Jean-Claude Bramly pour jeune public et famille. Amnésia, c’est la quête d’une petite fille au pays de sa mémoire. Elle va y rencontrer les personnages les plus fantasques : une Dame noire, des toubibs en folie, une poupée douce qui chante et qui danse, un marabout égocentrique, un Monsieur Chou à l’insupportable odeur, et même un chasseur de nuages ! Ils vont tous lui restituer des petits bouts d’elle-même, l’aidant ainsi à retrouver son identité, jusqu’à sa rencontre avec l’Enfant bulle… qui a crevé sa bulle par amour pour elle… Cette quête, aussi ludique que romantique est un hymne à la mémoire, mais aussi une magnifique histoire d’amour. Ce conte musical, de par la magie et la poésie qu’il dégage, a su ravir les enfants, mais aussi séduire les grands. Il aborde des thèmes graves et très actuels comme l’indifférence, l’exclusion, la maladie et la mort toujours traités avec humour et pudeur, le spectacle se termine en faisant la part belle à l'optimisme et à la renaissance. Il est servi par 6 interprètes totalement polyvalents (chanteurs, comédiens, danseurs, musiciens) qui se donnent à fond dans une mise en scène à vous couper le souffle !

Amnésia a été lauréate au festival des Musicals à Béziers en janvier 2006 du Prix Découverte, qui a été décerné par un jury présidé par monsieur Claude-Michel Schönberg

Amnésia, mis en scène par Pierre Barayre, et chorégraphié par Floriane Mouchel.
Studio des Champs-Elysées, 15 avenue Montaigne, 75008 Paris.
Les 24, 25, 26, 27, 28 décembre à 15h et le 30 décembre à 19h. Réservations : 01.53.23.99.19

 


Rita et Luna In Extremis

Posté par Arnaud le 06.11.07 à 12:43 | tags : musique sur scène, théâtre, spectacle à paris

Pourquoi ne pas se laisser tenter par la proposition aléchante de Séverine Jo?

"Spectacle de théâtre musical. Création pour deux comédiennes et trois musiciens. Deux femmes errantes, hantées par la violence de leurs souvenirs tombent nez à nez au bord du vide. Leur rencontre les emporte dans une course effrénée, un corps à corps jubilatoire et libérateur poussé par la puissance poétique de la musique. La parole se change en chant, le souvenir se fait chair. Leur quête de liberté, soutenue par une mystérieuse troupe de musiciens les guidera vers la simplicité et le chant de l'être."

Rita et Luna In Extremis, mise en scène de Mirabelle Wassef.

Du 7 novembre au 27 décembre à l'Espace la Comedia, Paris.

Plus d'infos sur le site de Rita et Luna (www)


Le Carnaval au Musée

Le mercredi 21 février après-midi, ce sont les visiteurs du Musée du Quai Branly qui n’en croieront pas leurs yeux et leurs oreilles ! 70 carnavaliers, venus tout droit des Antilles, et un groupe de Parisiens maquillés pour l’occasion traverseront les allées sombres au rythme d’un steelpan endiablé. L’institution avait promis de porter une attention toute particulière aux fêtes et aux diasporas, c’est chose faite. Et c’est carrément toute une semaine, du 17 au 24 février, qui sera consacrée aux Antilles, avec des ateliers de découverte, des contes, une conférence, et même un spectacle de musique et de danse auquel le public pourra participer, le 22 février à 20 heures, au théâtre Claude Lévi-Strauss. Réservation obligatoire ! (www)

Les esprits écoutent au Quai Branly !

Musique et chamanisme en Sibérie seront à l'honneur, depuis hier soir et jusqu'à dimanche. Quatre programmes différents de concert, deux conférences, un film ... Tout, tout, tout, on saura tout sur le chamanisme ! C'est que l'événement, conçu par Henri Lecomte, chercheur associé à l'INALCO, aura fort à faire pour survoler le vaste espace sibérien. Une trentaine d'ethnies, parlant des langues diverses, s'y côtoient ; le chamanisme restant une façon de préserver une identité. Les quatre soirées, organisées par groupes linguistiques, proposeront des chants et des danses liés à la transe au cours de laquelle le chamane rentre en communication avec les esprits de la nature. Il ne faut cependant pas y voir une pratique « folklorique » ou dépassée ; tout cela reste bien vivace et même évolue, au rythme des hommes qui vivent aujourd'hui et pratiquent ces rites ancestraux parce qu'ils sont inhérents à leur existence. Dépaysement garanti !
Au Théâtre Claude Lévi Strauss niché au cœur du musée du Quai Branly (www) [illustration : Dioul sinyakou Kosterkine, photo Henri Lecomte]


Bucarest à Paris

Posté par Floriane le 31.08.06 à 10:32 | tags : théâtre, musique sur scène
Bucuresti, le « Paris de l'Est » des années 30, a produit l'une des voix et des personnalités les plus attachantes du XXè siècle, Maria Tanase. Les Roumains, lorsqu'ils en parlent, ont le poil qui se hérisse, même s'ils n'ont entendu que des enregistrements de cette chanteuse hors du commun, à la fois poétique et engagée.
On avait découvert (trop tard) Nathalie Joly dans le « Cabaret de l'exil » où elle égrenait avec chien et humour les airs les plus connus de Kurt Weill. On la découvrira cette fois dans « Paris-Bukarest », créé lors d'une résidence à l'Institut Français de Casablanca au Maroc dans le cadre de la francophonie. Ce sera au Passage vers les étoiles, 17, cité Joly dans le 11è (01 43 38 83 45), du jeudi au dimanche, entre le 14 et le 24 septembre.
Les murs de ce théâtre si joliment nommé frémiront à leur tour, pour sûr, à l'évocation de cette passionara des années 30, trop injustement méconnue dans l'hexagone, que la voix de Nathalie Joly fera revivre, accompagnée à l'accordéon par Thierry Roques, dans une mise en scène de Maurice Durozier.

A Love Supreme - in memoriam John Coltrane

Posté par Catherine le 22.08.06 à 13:13 | tags : théâtre, musique sur scène

A Love SupremeIl est des théâtres qui ne connaissent pas de coupure estivale. Ainsi en va-t-il du Tarmac dont la programmation s'est poursuivie tout au long de l'été. Actuellement à l'affiche, A Love Supreme, sous l'appellation jazz-théâtre, s'adresse plus aux musicos qu'aux théâtreux.

 

Installés dans le bar du théâtre pour l'ambiance boîte de jazz, les spectateurs sont attablés autour d'une bière - ou bien, plutôt, serrés les uns contre les autres pour cause d'affluence. Le barman raconte comment il vécut ce jour terrible où il apprit la mort de JC, le 17 juillet 1967 à New York. JC, John Coltrane... Et comme rien mieux que la musique ne sait parler d'un musicien, un trio de jazz accompagne, illustre, répond au monologue. Si l'oreille tique sur le passé simple du récit, le texte saura sans doute captiver les inconditionnels de Coltrane qui pourront ici communier au culte de leur idole. Les plus ou moins néophytes en free jazz prendront la chose comme une initiation en douceur à cette musique pas immédiatement accessible. Pour ma part, j'avoue avoir préféré aux volutes du saxophone, la rigueur folle de la batterie.


A Love Supreme

D'après une nouvelle d'Emmanuel Dongala

Mise en scène Luc Clémentin

du 8 août au 9 septembre 2006 au Tarmac de la Villette

Photo @Eric Legrand


Du Tango au Théâtre de l'Ouest parisen

Posté par JdF le 26.05.06 à 10:58 | tags : musique sur scène
Fleurs noires présente mardi 30 mai à 20h30, au Théâtre de l'Ouest parisien, un spectacle de tango. L'orchestre, exclusivement féminin, comprend dix musiciennes qui apportent chacune leur expérience et leur culture musicale.

Théâtre de l’Ouest Parisien
1, place Bernard Palissy
(avenue J.B. Clément)
92100 Boulogne-Billancourt
Informations/Réservations :
01 46 03 60 44

Jérôme Savary quitte l'Opéra comique

Posté par fluctuat.net le 07.04.06 à 19:06 | tags : musique sur scène
Telex : Jérome Savary (photo de gauche), à la tête de l'Opéra comique depuis 7 ans, en quittera la direction à l'été 2007. Il sera remplacé par Jérôme Deschamps (photo de droite).

Nota
(de jdf) : Les Étourdis, mis en scène par Deschamps et Makéieff, qui tourne dans toutes les villes de France et de Navarre (cela fera plaisir à Troudair) avait été chroniqué dans le mag ! alors que le spectacle se donnait au théâtre de Chaillot, anciennement dirigé par... Savary et aujourd'hui par Ariel Goldenberg, mais ceci est une autre histoire...

Virtuose !

Posté par JdF le 08.03.06 à 21:17 | tags : théâtre, musique sur scène, rond-point
 En plus d'être l'acteur que l'on connaît pour l'avoir vu dans les sketches des Deschiens et dans le cinéma français (films d'auteur et film grand public, il y en a pour tout les goûts), François Morel compose des chansons et chante. Ce qu'il fait présentement dans Collection particulière, le tour de chant qu'il présente au Théâtre du Rond Point. Mais il joue aussi : il joue un chanteur vaniteux et jaloux du talent de son accompagnateur (il faut dire qu'avec un nom pareil, il a de quoi être jaloux : Reinhardt Wagner, au demeurant, excellent pianiste et compositeur). Parce qu'il a le sens de la musique, François Morel, il chante juste, mais on ne peut pas dire que c'est Tino Rossi. Et il le sait. C'est pourquoi il a imaginé un spectacle tout en drôlerie et en effets décalés. Car en ce domaine, François Morel est un virtuose.

Théâtre rock : Top Dogs, au CND Montreuil

Posté par fluctuat.net le 06.03.06 à 16:28 | tags : théâtre, musique sur scène, invitation

Top Dogs est une expression qui désigne les chiens de race, dans le milieu des compétitions canines. Tout impitoyable, le milieu économique contemporain où l'imagination du dramaturge autrichien Urs Widmer a eu l'idée de la transposer. Sur scène, cinq parfaits spécimens de Top dogs, ces cadres de très haut vol accros aux règles du marketing et au marché mondial viennent d'apprendre qu'il se sont fait virer.... Dans la guerre économique mondiale, il est si terrible de déchoir... Comment vont-ils réagir ? Comment vont-ils se comporter ? A l'occasion d'un stage de réinsertion, il leur est proposé des jeux de rôle, qui leur permet de tout exprimer. Quand tous n'ont qu'une envie : continuer comme avant, à tout prix, recommencer ! Attention, il s'agit d'une farce comique, virtuose et féroce.
J'ai eu la chance d'assister à la répétion générale, samedi soir. Je ne vous parle pas (encore) de la précision des comédiens et des musiciens de la cie Sentimental Bourreau, ni de la mise en scène, drôle, virtuose, toute d'invention et de finesse de Matthieu Bauer (Rien ne va plus, à la MC93) - une chronique et une interview sont à venir très rapidement en pages Magazine.
Ce premier billet n'a qu'une raison : vous prévenir que le spectacle commence dès ce soir, et que Fluctuat.net, partenaire de Top Dogs, est heureux de proposer à ses lecteurs un tarif préférentiel de 8,50 € au lieu de 17 € plein tarif (dans la limite des places disponibles). Inutile d'y allez en costard ou de montrer patte blanche, il vous suffira juste d'avoir le sourire et d'appeler de la part de Flu. Un seul conseil : foncez !
Top Dogs du 6 au 28 mars 2006, au CDN Montreuil (salle Maria Casarès). T. : 01.48.70.48.90


Thatcher en chansons

Posté par Van le 15.02.06 à 12:54 | tags : théâtre, musique sur scène, comédie musicale, danse
Quinze ans après avoir disparu de la scène politique, la Dame de fer n'a pas fini de hanter l'imaginaire des Britanniques. La compagnie Foursight, en co-production avec le Warwick Arts Centre, a monté une comédie musicale sur la vie de Maggie. Thatcher, the musical est joué par 10 femmes, autant de Margaret déclinées sur scène, qui chantent et dansent l'ascension et la chute de l'ex premier ministre. L'occasion de se remettre en mémoire ses "bons" mots, et ces petits détails qui la caractérisaient. Comme son fameux sac à main, qu'elle ne quittait jamais, sur quoi s'ouvre le spectacle. Se voulant irrévérencieuse, cette création est surtout symptomatique des traces laissées par Mrs T. dans l'inconscient collectif outre-Manche.

Edouard Baer : Doudou et sa troupe à la Cigale

Posté par fluctuat.net le 13.02.06 à 17:03 | tags : musique sur scène, cabaret musical

Edouard baer et son double, Luigi

Entouré de 26 comédiens, circassiens, musiciens et un montreur d'ours (en peluche), celui que ses fans appelent du sympathique sobriquet de Doudou est à la Cigale jusqu'au 26 février. Le spectacle loufoque est intitulé La folle et véritable vie de Luigi Prizzoti. On n'en pense que du bien ..... Pom Pom Pidou. Compte-rendu détaillé et avis critique à lire ICI. (illus. Anne Rehbinder)      


Grand magasin : soldes à Beaubourg

Posté par fluctuat.net le 09.02.06 à 13:01 | tags : musique sur scène, entretien, beaubourg, jérôme bel, audio


A l'écoute : "Millionnaire", une chanson de Grand magasin (inédite) :



(Merci à Grand magasin pour leur aimable autorisation)

Exclu : Grand Magasin revient à Paris à l'occasion du 5ème forum international du cinéma d'entreprise les 8, 9, 10 février 2006 à 20h30 et Voyez-vous ce que je vois ? avec la participation exceptionnelle de Jérôme Bel le 11 fevrier à 20h30 (le tout au centre Pompidou). Pour le coup, Fluctuat s'est offert une interview exclusive avec le collectif.
A lire ICI.


A. & C., affres et consternation !

Posté par JdF le 05.02.06 à 19:56 | tags : théâtre, musique sur scène, la ville/châtelet, shakespeare
Dèjà, les affiches étaient prometteuses, les initiales en guise de titre aussi. Ceux qui se sont risqués à aller voir Antoine et Cléopâtre adapté par Lewis Furey (voir quelques posts ci-dessous) risquaient gros. Eh bien, ils en ont eu pour leur argent : ambiance sonore et lumineuse du plus bel effet, chorégraphie pleine d'originalité, "genre star-ac en moins bien", ai-je entendu, adaptation du texte tout en finesse, ponctuée de trouvailles de génie!
Bref, on se demande quelle mouche a pu piquer Gérard Violette de présenter un tel spectacle au Théâtre de la Ville. Qu'attend-il pour programmer une nouvelle adaptation de Starmania ?

A. & C., d'après, William Shakespeare, livret, musique, mise en scène Lewis Furey d’après Antoine et Cléopâtre de Shakespeare, au Théâtre de la Ville.

Chaleur et poésie à Calais

Posté par Floriane le 04.01.06 à 13:57 | tags : musique sur scène, festival, arts de la rue
Feux d'hiverPour leur quatrième édition, les Feux d'hiver mis en oeuvre par Le Channel à Calais, avaient résolument opté pour la poésie et la chaleur, sous les flocons qui saluaient la fin de l'année 2005.
Les Abattoirs, où la scène nationale a élu domicile, vivaient leurs dernières heures d'activité avant le grand relookage qui verra leur transformation (réouverture prévue mi 2007), mais c'est la joie d'être ensemble qui prévalait . Une fois encore, la compagnie Carabosse embrasait l'atmosphère grâce à ses drôles de machines chauffantes (braseros sculptés, bancs métalliques tiédis par système hydraulique, ampoules et pots à feu scintillants).
Un peu plus loin, c'est sous des tentes décorées que se déployaient les Pavillons des merveilles et le manège de la Bible des simples de l'artiste italien Antonio Catalano. Ses Univers sensibles, il les dévoile depuis plusieurs années, au sein d'un bric-à-brac poétique proche de l'art brut : lucioles au cœur battant, lits songeurs, musée des nuages ou des flocons … Un univers de rêve et de douceur pour les grands comme pour les petits.
Même public large et même émerveillement face à Ambrossia, prouesses amusées de Pep Bou, le sculpteur de bulles de savon dont l'inventivité ne tarit décidément pas.
Pèche enflammée, enfin, avec La Panika, orchestre hybride, composé de Belges, de Français et de Bulgares "pur jus", qui flirtent avec les musiques "de là-bas" et savent, avec énergie et respect profond pour cette musique populaire, mettre une ambiance toute en nuances.
Une belle fin d'année, vraiment, à Calais, aux Abattoirs du moins, car dans le reste de la ville, il faisait froid, très froid pour les sans papiers en exil.

Regarder des photos des Feux d'hiver sur le site de Dragos Spiteru
Ecouter La Panika sur le site Tire-Laine/spectacles/La fanfare Panika


Petit fest' ne veut pas devenir grand - Festival Malgré Tout à Brainans

Posté par Catherine le 17.08.05 à 11:26 | tags : musique sur scène, festival, arts de la rue
Le Van de Brainans par pp&musicParmi les festivals de théâtre de rue (voir le dossier Arts de la rue 2005), arrêtons-nous sur le festival Malgré Tout, qui a eu lieu du 12 au 14 août au Moulin de Brainans, dans le Jura. Né il y a neuf ans "malgré lui" (son nom de l'époque), de par la présence au moulin de compagnies venues travailler et se retrouver après le off de Chalon-dans-la-rue, ce festival arts de la rue et musique a continué "malgré tout" (son nom actuel), c'est-à-dire malgré un budget minuscule et une envie déclarée de garder son âme en restant toujours petit. Après s'être d'abord étalé sur plusieurs semaines, le festival s'est ensuite concentré sur quatre jours pour devenir cette année trois journées à la programmation intense. Le Moulin de Brainans, c'est d'abord un lieu plein de charme : à quelques kilomètres de Poligny (capitale du comté, rappelons-le), un ancien moulin avec petite rivière et petits ponts, au beau milieu de vastes prairies verdoyantes et fleuries...
Pour le festival, les lieux se démultiplient. En plus de la salle de spectacles - où sont programmés des concerts tout au long de l'année -, on joue dans le resto adjacent, devant les toilettes, sous un hangar bâché appelé guinguette, sur les parkings herbeux, dans un pré aménagé en théâtre de verdure... Une vingtaine de compagnies sont présentes.

Le détail de la programmation est décidé chaque matin en fonction de l'humeur et surtout, du temps (il a fait beau cette année, malgré une belle averse le dimanche matin qui a fait bien peur à tout le monde). Les compagnies sont issues du off de Châlon (même programmateur pour les deux festivals), les créations présentées ici sont donc du même acabit que celles qu'on peut voir là-bas, c'est-à-dire, bien sûr, de qualité inégale. Mais parmi ce festival de petites productions, dont certaines aux défauts évidents, même aux yeux d'un public non averti (c'est trop long, l'humour tombe à plat, les comédiens savent mal établir une distance avec le public et sont un peu trop agressifs), on déniche quelques petites merveilles, et c'est ça qui est super !

Citons les Marjorettes de Billy-sur-Yvette, menées par leur chef tout en rondeurs Marie-No, qui nous explique de façon très imagée la différence fondamentale entre la majorette et la maRjorette. Avec leurs costumes incroyables, leurs lignes atypiques, leur QI tout petit et leur générosité débordante, les Marjorettes de Billy-sur-Yvette de la compagnie Double Je remportent l'adhésion unanime du public, qui leur offre chaque jour une ovation debout. Ambiance parfois très chaude au Moulin de Brainans, en tout cas toujours très sympathique, tranquille et familiale. Beaucoup, beaucoup d'enfants, qui enchaînent sans se lasser "pestacle" sur "pestacle". Le public éclairé de demain ?

Festival Malgré Tout au Moulin de Brainans (Jura) du 12 au 14 août 2005

Revival à Poznan - Sympathy for the devil par la cie Usta Usta

Posté par Floriane le 21.07.05 à 16:44 | tags : musique sur scène, festival, arts de la rue
Sympathy for the Devil par U2 ?« Le plus intéressant est de voir comment la jeune génération de metteurs en scène revisite l’histoire, celle de ses parents et de ses grands parents, des années 70 et des camps » confie Piotr Kruszczynski, directeur du théâtre de Walbrzych, qui a servi de consultant à la jeune compagnie Usta Usta. Martin Liber, le metteur en scène, a fait ses armes dans le théâtre de rue auprès de compagnies solides ; Piotr K le qualifie de « performer », impliqué physiquement et énergiquement lors des répétitions, d’une toute autre manière que dans le théâtre traditionnel. Sympathy for the devil est la dernière partie d’un tryptique intitulé Sex, drug and rock’n roll. Plus que jamais, la pluridiciplinarité de l’expression y est convoquée : jeu, danse, vidéo, musique (heavy et death metal) en direct en mettent plein les yeux et (surtout) les oreilles. Calderon et Ginsberg sont convoqués, l’imagerie du music hall aussi, et celle de la Seconde Guerre mondiale, particulièrement sensible en Pologne. « Pour dénoncer les mauvais côtés de la culture pop, il faut utiliser les signes de la culture pop », déclare Marcin Liber, « afin que le public, au moment d’applaudir, se retienne, en pensant à ce qu’il est vraiment sur le point d’acclamer ».
Pas sûr que les plus jeunes fassent vraiment la distinction ; pour preuve, leurs réactions plutôt interloquées, centrées sur le côté « provoc’ » du spectacle. Mais voir uniquement une série de clichés dans cette proposition est un peu court, car l’essentiel dans ce travail est le contexte dans lequel il se situe : la Pologne du XXIè siècle, dont la jeunesse se trouve coincée entre l’Histoire (et sa Deuxième Guerre) et la consommation à tout va, amenée entre autres par l’entrée dans la Communauté Européenne. D’où le recours en clin d’œil, à la fin du spectacle, à la boîte de soupe Campbell, chère à Warhol peut-être, mais surtout signe de mise en abîme de la société de consommation. D’autres artistes l’ont dénoncée en leur temps, avec leurs mots et leurs images ; est-ce un crime de les citer, en toute connaissance de cause ?

Sympathy for the devil : Sex, drug and rock’n roll 2 par la cie Usta Usta.
Mes Martin Liber. Vu au festival Malta à Poznan (Pologne) :
www.malta-festival.pl/en/
[Photo : Courtesy Usta Usta]



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