Les projets du Conseil de la création artistique
Nicolas Sarkozy avait annoncé sa création en janvier dernier , on connaissait sa composition en février. Et depuis, on ne savait pas bien ce que mitonnait le Conseil de la création artistique orchestré par Marin Karmitz. Réponse ce matin, lors d’une conférence de presse où le Conseil a dévoilé les grands axes de ses projets. Parmi eux, la création d’une colline des arts, vaste pôle culturel installé près de la Colline de Chaillot ; la mise en place, à l’horizon 2010, d’une quarantaine d’orchestres de jeunes âgés de 7 à 12 ans, et novices dans la pratique d’un instrument ; la formation d’une cinémathèque de l’étudiant. Une fête des jeunes artistes devrait encore, dès juillet 2010, mettre en avant le travail de créateurs de moins de 30 ans et sillonner huit villes françaises. Un projet défendu par Dominique Hervieu, membre du Conseil et co-directrice du Théâtre national de Chaillot. A ses côtés, parmi les douze membres de la structure, trois autres représentants du spectacle vivant : Jacques Blanc, directeur du Quartz, scène nationale de Brest, Olivier Meyer, directeur du Théâtre de l’Ouest parisien et du Théâtre Jean Vilar de Suresnes, enfin Jean Vinet, directeur du centre des arts du cirque de Basse Normandie… Illus Deux membres du Conseil, Dominique Hervieu et Olivier Meyer dr Le théâtre musical à la fête...
La comédie musicale dans tous ses états, ça vous tente? C'est au Théâtre Comédia que ça se passe... Une initiative qu'on doit à DIVA, réseau de création pour le théâtre musical. A la direction musicale de la soirée, Raphaël Sanchez, Stan Cramer, Thierry Boulanger, Patrick Laviosa et Samuel Sene. "Grande fête du théâtre musical", Théâtre Comédia, Paris, lundi 11 mai, 20h. Renseignements www Illus "Le cabaret des hommes perdus" (dr) Vent nouveau à l'Opéra de ParisQue restera-t-il de Gérard Mortier, directeur de l'Opéra de Paris, qui s'apprête à céder son fauteuil? "Mortier au bûcher!", une phrase qui a souvent volé dans les rangs des spectateurs ces dernières saisons, qui lui a notamment reproché d'inviter quelques faiseurs radicaux à la mise en scène de classiques, Mortier qualifiant de son côté le public de "conservateur". Le réalisateur Michael Haneke pour "Don Giovanni", Peter Sellars pour "Tristan et Isolde", encore le Suisse Christoph Marthaler -qui sera artiste associé du festival d'Avignon 2010-. Il y eut aussi le Polonais Krzystof Warlikowski, jusqu'ici plus connu au théâtre. Un vent de modernité donc, et d'expérimentation, plutôt bienvenu. Un répertoire qui délaissait le XIXe siècle au profit du XXe, et une relation fougueuse et parfois virulente entre directeur et spectateurs, directeur et presse également.
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Hip-hop dans tous ses états au 104 DJ’s, Mc’s, breakeurs, graffeurs et slameurs à l’affiche au 104 pour un week-end tout entier dédié aux cultures urbaines. Spectacles, réalisation de fresque en public, concerts et expos au programme. Suivez le guide Vendredi 20, 20h : « Lol » par la compagnie Rualité : un conte de fée moderne entre danse, graff, humour et vidéo. Samedi 21, 15h : Noé Two réalise une fresque dans la Nef Curial. 16h : Projection du film « Slam, ce qui nous brûle » avec le réalisateur Pascal Tessaud et les slameurs qu’on y découvre. 18h : Scène ouverte de slam. 21h : soirée hip-hop et show case de plusieurs groupes : Les sages poètes de la rue, Busta Flex etc. Dimanche 22, 15h : Projection d’un documentaire consacré aux Sages poètes de la rue (illus dr). 17h : slam session. Egalement, tout au long du week-end, des expos, et des parcours déambulations dans le quartier… Week-end cultures urbaines au 104 Ramayana thai Après un Ramayana indonésien, la Cité de la Musique présente ce week-end, une version thaie de la célèbre épopée, en attendant, fin avril, la version indienne en kathali. Pour l’heure, c’est de théâtre khon qu’il s’agira. Art de cour, codifié comme il se doit, le khon est également lié aux croyances fondatrices de la communauté et peut être donné lors de cérémonies. Les danseurs, aux gestes codifiés en fonction de leur personnage (princes, singes, ogre, etc), sont accompagnés de musiciens et d’un chœur qui rythment et soutiennent leurs apparitions. Le Ramakien thai, adaptation locale du Ramayana, narre la lutte entre Rama, avatar de Vishnou, et l’ogre qui a enlevé sa femme, Sita. Une histoire somme tout assez simple à suivre, rehaussée de costumes et de maquillages somptueux.Le 31 janvier à la 20h à la Cité de la Musique. Des comédies musicales "made in France"
Enfin, un peu plus tard dans la saison, avec Kamel Ouali –côté chorégraphie- et Jean-Claude Camus –pour la production- aux manettes, pas sûre que « Cléopâtre la dernière reine d’Egypte » se casse le nez (à partir de janvier 2009 au Palais des Sports). Le TAP a ouvert ses portes à Poitiers
![]() Un lieu de spectacle vivant qui ouvre ses portes, c'est toujours ou presque une bonne nouvelle, surtout quand il affiche une programmation aussi prometteuse. Le TAP (théâtre auditorium de Poitiers) est donc sur les rails, depuis son inauguration le 6 septembre dernier. Un bâtiment moderne, conçu par l'architecte portugais Joao Luis Carrilho da Graça, qui, comme son nom l'indique, abrite à la fois un théâtre de 720 places et un auditorium d'un millier de places. Il aura fallu 56 millions d'euros pour voir naître l'objet (dont plus de 60% investis par la ville). Sept artistes sont associés ou en résidence au TAP qui mêlera théâtre, danse et musiques plurielles au fil d'une belle programmation. En vrac, se succèderont au pupitre Romeo Castellucci, Claire Lasne Darcueil, Renaud Cojo, Luc Bondy et Alain Ollivier, Guy Bedos côté théâtre et contes, Christian Rizzo, Philippe Découflé et Carolyn Carlson côté danse et, pour la musique, les ensembles Ars Nova, Les Percussions de Strasbourg, ou encore Etienne Daho et Alain Bashung. Et du 9 au 11 septembre, vous pourrez rencontrer, chaque jour, les artistes qui feront cette saison. Théâtre Auditorium de Poitiers www
Moments rares aux Orientales
Le festival Les Orientales creuse cette année le sillon du soufisme (deux groupes de Mayotte en donnant un écho de l’Océan Indien) et de l’Inde (sous toutes ses latitudes), y piquant quelques touches balkaniques. Ce week-end, ce seront les moines danseurs de Majuli qui se produiront, en grande première, hors de leur île du Nord de l’Inde. Un moment rare, accompagné par le film déjà diffusé sur Arte, « Dans les brumes de Majuli ». Le Duo Balkany (Bulgarie) et les polyphonies de Dalmatie (Croatie) apporteront la touche balkanique à un programme qui, chaque année, réussit à faire redécouvrir l’Orient dans toutes ses senteurs.
© Denis Gontard Standard Idéal, cinquième !
Voilà cinq ans que le festival Le Standard Idéal creuse son sillon passionnant à la Maison de la culture 93 de Bobigny. Cinq ans qu'il bouscule, remue, innove, joue l'ouverture sans proposer -son titre n'est qu'un clin d'oeil- ni de standard, ni d'idéal, mais en donnant à voir, entendre ce qui se fait de plus intéressant en matière de scène européenne. Lors des éditions précédentes -que Flu a toujours suivies avec assiduité et intérêt-, on y a croisé Frank Castorf et Arpad Schilling, Vassili Grossmann ou Lev Dodine- qui revient d'ailleurs cette année, en mars, avec son flamboyant Vie et Destin. Cette année, une question est posée : quel regard porte-t-on sur la France à Berlin, Hambourg ou aux Pays Bas. "Au théâtre tout est affaire de regard. Celui du spectateur sur l'acteur, le regard de l'autre, le regard des autres...", commente Patrick Sommier, directeur de la MC 93 de Bobigny. Pour cette édition 2008, il convie Deimiter Gotscheff et Johan Simons, Alexander Charim et, plus près de nous, Georges Lavaudant. Le premier monte "Tartuffe" (du 8 au 10 février), le second s'attaque à "Plateforme" de Michel Houellebecq, pour une relecture belge qu'on attend impatiemment (les 11 et 12 février). L'ancien directeur de l'Odéon offre le portrait d'un être invincible et souillé à partir des "Trachiniennes" et d'"Heraklès furieux", des tragédies de Sophocole et d'Euripide, mâtinées de références contemporaines... Vous en voulez encore? Il y aura des concerts: le Trio Ars Vitalis et le musicien grec Grigoris Vassilas. A vos marques... Illus Arno Declair Festival Le Standard Idéal, MC 93 de Bobigny, du 8 au 24 février. www Vive la foi aux Orientales !Posté par Floriane le 07.07.07 à 10:05 | tags : festival, ici et là, international, musique, sur la route
Fin de matinée, dimanche, à Saint Florent le Vieil. A l’église, les ouailles recueillies digèrent le sermon. Au Palais Briau, le public tape dans les mains et scande « Djaï Guru » avec les Bauls, venus du Bengale, pour chanter leur foi en l’homme. Contraste saisissant et vivifiant. Il est des civilisations, en effet, où la religion n’est pas que sévère mais où elle s’exalte en rassemblements quasi festifs ou en tout cas pleins de ferveur communicative. Ainsi, les soufis d’Egypte, représentés au festival par Sheikh Taha, jamais sorti de sa congrégation de Louxor, contrastent-ils avec ceux de Turquie. Süleyman Erguner, digne joueur de flûte ney, avait plutôt plongé l’assistance de l’Abbatiale dans l’apaisement d’un retour sur soi-même.C’est cela, les Orientales, un petit goût d’ailleurs au cœur de la douceur angevine, un savant et joyeux mélange de guimbardes chinoises, touva ou rajasthanaises; un art de présenter, à côté de pointures reconnues, de tout jeunes artistes en devenir. Impossible de les nommer tous ; impossible et inutile, car ils sont avant tout les porte-parole de l’un des langages les plus universels qui soient : la musique. Toutes les infos sur le site des Orientales. Maria Tanase à Avignon Les Roumains, qui ont adulé cette chanteuse à la voix si prenante, s’étrangleront sans doute à la lecture de ce titre. L’artiste, hélas, s'en est allée il y a plus de quarante ans mais il n’est pas mensonger de souligner l’émotion que suscite encore, ne fut-ce que le nom de cette diva populaire. « J’ai les poils des bras qui se dressent rien qu’à y penser », me confiait un ami roumain exilé.C’est dire si s’attaquer à ce répertoire trop peu connu hélas en France, n’est pas une mince affaire, surtout si l’on n’est pas issu de l’autre côté des Carpathes … C’est pourtant le défi que s’est donné Nathalie Joly, déjà remarquée dans d’autres spectacles de chant en solo. Et pari tenu, serait-on tenté d’écrire. Après une tournée au Maroc, dans le cadre de Francofffonies !, elle reviendra tout juste de Roumanie lorsqu’elle passera, le 29 mai à Orly, puis à Avignon, du 18 au 28 juillet à la Mirande, avec Paris-Bukarest. Emotion garantie ! |
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