Fil d'actu : novarina  Tous les billets consacrés à l'auteur et dramaturge Valère Novarina sur Saisons.
Démarré début janvier, le festival Les Nourritures Novarina n'a plus qu'une semaine à vivre. Le temps de goûter à Pour Louis de Funès (tout est dans le titre !) jusqu'à dimanche et de se laisser aller à un dernier Vous qui habitez le temps jusqu'au 24 février. N'ayant pas peur de l'indigestion novarinenne, j'ai testé pour vous hier soir ce dernier spectacle. Nicolas Goussef a eu la belle idée, avec sa compagnie Théâtre Qui, de mettre à égalité sur le plateau des comédiens et des marionnettes à gaine. Les uns manipulent les autres autant que le contraire, selon l'idée du "corps castelet". Et la rencontre entre ce procédé et le texte Novarina est souvent troublante. Imaginez un petit être au visage creu au bout d'un bras dire à ses camarades "interrogeons nos corps et demandons-leur pendant qu'ils pensent s'ils sont bien ceux qui nous portent pour vivre". Waouh. Et le spectacle, dans un rythme agréablement lent, alterne les instants fabuleux comme celui-ci, avec d'autres moments moins captivants où la logorrhée de Novarina lasse tout simplement. Ou peut-être est-ce la langue de Novarina qui, accommodée à la sauce festival, finit par devenir parfois écoeurante...
Vous qui habitez le temps Compagnie Théâtre Qui, mise en scène Nicolas Gousseff au Lavoir Moderne Parisien jusqu'au 24 février à 21 h


Nous vous en parlions il y a quelques jours : le festival Les Nourritures Novarina bat son plein au Lavoir Moderne Parisien avec deux spectacles chaque soir et des horaires qui permettent de cumuler, pour un effet festival optimum. Jusqu'au 27 janvier, à 19 heures, entrée spéciale néophytes : Claude Martin renoue avec un rôle qu'il avait créé il y a bientôt dix ans, L'Avant-dernier des hommes. Ou comment trouver la langue de Novarina parfaitement limpide et expérimenter le plaisir de se laisser emporter dans les méandres d'une pensée inhabituelle. Après cette nécessaire mise en bouche, vos sens sont en éveil et vous voici parés pour L'Opérette Imaginaire de 21 heures, certes moins mature que la proposition précédente, mais dont la joyeuse mayonnaise finit par prendre et en tout cas, ouvre définitivement l'appétit pour la suite du menu... Les Nourritures Novarina c'est au Lavoir Moderne Parisien, jusqu'au 24 février. L'Avant-Dernier des Hommes, mise en scène de Claude Buchwald - voir un extrait L'Opérette Imaginaire, Compagnie Air de Lune, mise en scène Marie Ballet et Jean Bellorini - voir un extrait


Pierres apparentes, charpente imposante, solide plancher, le Lavoir Moderne Parisien a un charme terrible. Lavoir public jusqu'en 1953, le lieu fut converti en salle de spectacle en 1986. Hervé Breuil, fondateur du lieu, se souvient de ces années 1980 où, gauche au pouvoir oblige, la dynamique culturelle parisienne était au plus fort, donnant naissance à nombre de nouveaux lieux. Depuis, beaucoup d'entre eux ont fermé, l'enthousiasme général s'est beaucoup émoussé, mais le Lavoir, lui, est toujours là, seul lieu culturel au sein du quartier de la Goutte d'Or. Même si la vie du Lavoir n'est pas rose tous les jours, vingt ans d'une telle aventure, ça se fête ! Pour ce faire, ce n'est pas un simple petit gâteau qu'on nous offre, mais une farandole d'événements et de festivals qu'Hervé Breuil veut emblématiques. Par exemple, il propose en ce moment le festival Les Nourritures Novarina car Valère Novarina, metteur en scène débutant en 1986 et compagnon régulier des aventures du Lavoir, entre aujourd'hui au répertoire de la Comédie Française. Nous vous parlerons sur le blog ou sur Flu, le mag, de ces Nourritures Novarina, à déguster sans modération, et, bien sûr, de Novarina au Français. Mais en attendant, la programmation luxuriante du Lavoir Moderne Parisien est à découvrir ici - extraits vidéo et descriptif du lieu par Emile Zola inclus.


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