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L'actualité de l'Opéra en France et à l'étranger. Tous les billets consacrés à ces manifestations sur Saisons.
Mozart superstar !
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A moins d’être privé d’électricité, de ne pas mettre un pied dans le métro ou de revenir d’un voyage en Patagonie, vous n’avez pas pu passer à côté : cette fois, c’est Wolfgang Amadeus Mozart qui joue les superstars, dans un opéra rock, superproduction initiée par le tandem de producteurs Albert Cohen / Dove Attia (ex-juré de la Nouvelle Star, déjà aux manettes des « Dix commandements » et du « Roi Soleil »). Ce qui fait la singularité et l’intérêt de la chose, c’est que le réalisateur Olivier Dahan en signe la mise en scène, passant ici, pour la première fois, du cinéma aux planches. La musique sera distillée uniquement en live et mêlera compositions originales et oeuvres cultes du maître. Après Tom Hulce dans le film de Milos Forman, c’est l’Italien Mikelangelo Loconte –parfait inconnu, pour l'instant- qui endosse le costume d’Amadeus. A ses côtés, Claire Perot, qu'on avait déjà pu voir dans "Cabaret" aux Folies Bergères, et 150 autres personnes qui s’activeront, sur scènes et en coulisses pour faire tourner la machine et 400 costumes valseront d’un tableau à l’autre. Pour continuer dans les chiffres, le budget du spectacle plafonne à 7 millions d’euros. Une paille ! Il en faudra du monde pour rentabiliser tout ça. La production affirme que 150 000 billets ont déjà été vendus… Illus dr « Mozart, l’opéra rock » . Dès ce soir, jusqu’au 29 novembre, Palais des sports, Paris. Tournée en France à partir du 5 février. De la téléréalité au Châtelet « Pastorale ». Un opéra en quatre actes, et l’événement –controversé- du moment. En conviant des ex-postulantes starlettes et le chorégraphe-coach Kamel Ouali, ainsi que l’artiste contemporain Pierrick Sorin à la nouvelle création du haut lieu de l’art lyrique, le directeur du Châtelet, Jean-Luc Choplin, a frappé fort. Voilà donc, dans le rôle de Phillis, Hoda Sans (Star Ac’ promo 2004), dans celui de Diane, Raphaëlle Dess (Nouvelle Star promo 2007) qui partagent l’affiche avec des chanteurs classiques comme Judith Gauthier. Ouali lui, délaisse un temps les envolées égyptiennes de « Cléopâtre » pour un autre terrain. Enfin, Sorin signe la mise en scène. Rencontre singulière entre l’opéra contemporain et la variétoche, en association avec le festival Agora et inspirée de « L’Astrée » d’Honoré d’Urfé, roman du XVIIe siècle. Pour Gérard Pesson, qui signe le livret, « Pastorale évoque « les expériences de loft ou d'île de la tentation, qui font du désir d'autarcie une sorte de fantasme de réenchantement du monde ». Mmhh… A lire dans sa note d’intention… Au menu, festival de voix, écrans vidéo, interprètes en jeans baskets, chef d’orchestre sur une chaise d’arbitre, et la phrase « Prochainement Pastorale saison 2 » qui s’affiche en baisser de rideau. Le spectacle a commencé voilà quelques jours, et se poursuit jusqu’à mercredi. Jusqu’ici, sans grande surprise, les puristes ont poussé des cris d’orfraie, les autres ont affiché une tiède indifférence. Véritable prise de risque artistique avec enjeux ou pure provoc ? L’avenir le dira… « Pastorale », jusqu’au 24 juin, Théâtre du Châtelet. Vent nouveau à l'Opéra de ParisQue restera-t-il de Gérard Mortier, directeur de l'Opéra de Paris, qui s'apprête à céder son fauteuil? "Mortier au bûcher!", une phrase qui a souvent volé dans les rangs des spectateurs ces dernières saisons, qui lui a notamment reproché d'inviter quelques faiseurs radicaux à la mise en scène de classiques, Mortier qualifiant de son côté le public de "conservateur". Le réalisateur Michael Haneke pour "Don Giovanni", Peter Sellars pour "Tristan et Isolde", encore le Suisse Christoph Marthaler -qui sera artiste associé du festival d'Avignon 2010-. Il y eut aussi le Polonais Krzystof Warlikowski, jusqu'ici plus connu au théâtre. Un vent de modernité donc, et d'expérimentation, plutôt bienvenu. Un répertoire qui délaissait le XIXe siècle au profit du XXe, et une relation fougueuse et parfois virulente entre directeur et spectateurs, directeur et presse également.
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Chacun cherche son show
Bon voilà, Noël approche, Tonton Marcel débarque à Paris et vous pose, comme chaque année, la même question : « Qu’est-ce qu’on pourrait aller voir pour les fêtes ? » Sous-entendu, quel spectacle joyeux, magique, kitsch et invitant au rêve ? Quoi, Lagarce, Noren, Strindberg, pas des auteurs pour les fêtes ? On voit pas bien pourquoi… M’enfin, on a quand même trouvé et avec plaisir encore, cinq pépites au rayon danse, comédie musicale, théâtre, cirque qui auront chacune leurs adeptes. Suivez le guide… -Pour les férus de Broadway. "On the town", évidemment ! Initié par Jérome Robbins et composé par Léonard Bernstein, autrement dit les déjà heureux créateurs de "West Side Story", ce musical là, moins connu, n’en est pas pour autant moins recommandable. Trois matelots en goguette sont en virée dans un bar new-yorkais… Jude Kelly signe la mise en scène et Stephen Mear la chorégraphie pour 50 artistes virevoltants. Le tout, dans l’écrin du Châtelet. Inmanquable. Jusqu’au 4 janvier. -Pour les bambins esthètes. Le spectacle jeune public entre à l’Odéon, c’est une première. Olivier Py, son nouveau directeur, met en scène trois contes de Grimm : « La vraie fiancée », « La jeune fille, le diable et le moulin » et « L’eau de la vie ».Du 23 décembre au 18 janvier. Théâtre de l'Odéon -Pour les rêveurs invétérés. Est-il besoin de dire et redire tout le bien qu’on pense de la lignée Thierrée-Chaplin. Victoria, fille de Charlie Chaplin, femme de Jean-Baptiste Thierrée a enfanté deux jeunes génies, Aurélia Thierrée, et James Thierrée, encensé sur tout ce que l’Europe compte de plateaux, ou presque. Il pratique un art foisonnant et protéiforme, débordant de poésie. « La veillée des abysses » revient au Rond-Point quatre ans après le théâtre de la Ville. On y court (même si les places s’arrachent).Du 10 décembre au 4 janvier. Illus dr Théâtre du Rond-Point -Pour les addicts de Béjart. Un an après la mort du fondateur du Ballet de Lausanne, cet Hommage à Maurice Béjart, signé de Brigitte Lefèvre, qui a dansé dans le Ballet de l’Opéra, réunit « Serait-ce la mort », « L’oiseau de feu » et « Le sacre du printemps ». En attendant Le Boléro… Du 9 au 29 décembre, Opéra Bastille. Opéra de Paris -Pour les amateurs de frissons. Les 7 Doigts de la main, issus de l’école de cirque de Montréal marient danse et acrobatique dans un spectacle sur le fil… C’est « Traces », pour deux petites semaines seulement. On y reviendra…
Sting et Elvis Costello s'essaient à l'opéra!
"Welcome to the voice", ou une idylle qui se noue dans un décor unique, celui de marches d'opéra, où ledit Dionysos reçoit aussi les visites des fantômes de Carmen, Norma et Butterfly avant de se faire serrer par un commissaire de police. Vous me suivez toujours? Sans grande surprise, c'est le beau leader de Police qui joue les ouvriers romantiques, et Costello les flics zélés. Détail de taille, "Welcome to the voice" est riche d'espoir et ne se termine pas dans un bain de sang. Détail mineur, Joe Sumner, fils de Gordon (alias Sting) est aussi de la partie, tout comme la chanteuse Sylvia Schwartz. Une curiosité, à découvrir quatre jours encore. Welcome to the voice, jusqu'au 25 novembre, Théâtre du Châtelet. Album édité chez Deutsche Grammophon.
Reprise de Cardillac à la Bastille
Les hasards du calendrier voient figurer le nom d’ André Engel un peu partout sur les affiches des métros parisiens, en ce début d’année. La Petite Catherine à l’Odéon, Cardillac à l’Opéra. Dans les deux cas, dramaturgie de Dominique Muller, scénographie de Nicky Rieti, lumières d’André Diot et costumes de Chantal de La Coste Messelière. On ne change pas une équipe qui gagne depuis de nombreuses années. Les fidèles sont au poste, et le spectacle garanti. Opéra Comique : on rouvre !![]() Opéra Comique, place Boieldieu. www Jérôme Savary monte La Veuve Joyeuse : Ach, Paris...![]() L'histoire n'est pas compliquée (il est question d'argent justement : une jolie veuve à marier, 50.000 francs à la clé), les clins d'oeil à l'actualité sauce Savary ne sont pas trop lourdingues, la musique est sympathique et éveillera forcément quelques souvenirs enfouis. Bref, prévenez-les quand même que des surtitres sont à disposition (pour vos parents, je veux dire. Vos amis anglais ne comprendront rien de toute façon). Je croyais me souvenir qu'à l'opérette on comprenait les paroles des textes chantés, j'ai dû me tromper... Vos invités trouveront certainement le couple d'amoureux très beaux et ne remarqueront pas comme vous, féru de théâtre, que l'étrange sourire figé de Missia est loin d'évoquer l'amour fou. Mais tout ceci n’est pas bien grave. Vos invités seront forcément gagnés par la frénésie du Cancan et vos finances seront sauves. La Veuve Joyeuse, opérette en trois actes de Franz Lehàr, mise en scène Jérôme Savary
à l’Opéra Comique, jusqu’au 15 novembre. Places de 7 à 45 euros. Mozart se décline en Europe![]() Così fan tutte, c'était cette fois à l'Opéra de Montpellier, sous la direction de Dirk Kaftan (orchestre du Theater Dortmund).
Le Nozze di Figaro, variations
Année Mozart encore, année Mozart toujours, et déclinaison de ses oeuvres sur la plupart des scènes européennes. Ce mois de février, variations sur Le Nozze di Figaro, avec une production au Royal Opera House de Londres, et une autre à La Scala de Milan. A Londres, la mise en scène de David McVicar est saluée sans constituer réellement un événement, mais à Milan, Marina Bianchi reprend depuis hier la mise en scène de Giorgio Strehler. Le grand metteur en scène, mort voilà neuf ans, constitue la référence ; comme il est écrit sur le site de La Scala : "To judge the evolution of opera delivery and staging, it's necessary to go back to the big historical stagings like this, a legacy of dramaturgical history". Il fallait au moins ça pour célébrer le 250e anniversaire de la mort du compositeur.
Mozart, opéra de jeunesse
Il Re Pastore sera à l'affiche du théâtre de La Monnaie, à Bruxelles, du 28 janvier au 8 février prochains. Un opéra de Mozart peu connu, composé à 19 ans selon les codes du dramma per musica baroque et classique. Un tyran usurpateur, un roi élevé en berger, des amours improbables et Alexandre le Grand qui rétablit justice et permet les unions désirées. L'Orchestre symphonique de La Monnaie sera placé sous la direction de Enrique Mazzola. La mise en scène, de Vincent Broussard, qui dirigera également celle de Così Fan Tutte, programmé, toujours à La Monnaie, du 24 janvier au 14 février. Les costumes de Christian Lacroix habilleront les deux opéras.
(illus. photo de la production, (c) Johan Jacobs) Michael Haneke et Mozart
Michael Haneke, le cinéaste autrichien qui a signé notamment La Pianiste, Code inconnu et Caché, s'attaque pour la première fois à une mise en scène d'opéra. Et non des moindres : Don Giovanni, de son compatriote Mozart (illus.). Pour l'instant, très peu de choses ont filtré : aucune photo de répétition sur le site de l'Opéra de Paris, mais il paraît que Haneke situe son propos dans une tour de la Défense, où Zerline et Masetto viennent faire le ménage et vident les poubelles des puissants (Don Juan, Donna Anna, Don Ottavio). Certains sont déjà perplexes. Venir voir pour se faire son propre avis, en tout cas, dès vendredi 27 janvier au soir, à l'Opéra Garnier.
Pascal Dusapin à Berlin![]() Faustus, the last night, le dernier opéra du compositeur contemporain français Pascal Dusapin, se jouera en première mondiale au Staatsoper de Berlin, l'opéra mythique de l'ancienne RDA, le 21 janvier prochain. (illus. photo de répétition, courtesy (c) Bettina Latscha) |
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