Théâtre et danse : actu des spectacles. Blog Saisons.
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L'actualité de l'Opéra en France et à l'étranger. Tous les billets consacrés à ces manifestations sur Saisons.

Reprise de Cardillac à la Bastille

Posté par Floriane le 31.01.08 à 12:01 | tags : opéra

Les hasards du calendrier voient figurer le nom d’ André Engel un peu partout sur les affiches des métros parisiens, en ce début d’année. La Petite Catherine à l’Odéon, Cardillac à l’Opéra. Dans les deux cas, dramaturgie de Dominique Muller, scénographie de Nicky Rieti, lumières d’André Diot et costumes de Chantal de La Coste Messelière. On ne change pas une équipe qui gagne depuis de nombreuses années. Les fidèles sont au poste, et le spectacle garanti.
Avec Cardillac, inspiré d’une nouvelle de Hoffmann, c’est la Belle Epoque qui est convoquée : esthétique Arts Déco, un brin de Fantomas, une scène d’hypnose, rien ne manque à ce joli livre d’images. Pourquoi pas ? Tout cela fonctionne à merveille et le public applaudit aux changements de décor (quatre pour une heure et demi de spectacle).
Dans ce beau cadre, les chanteurs forment tableau, rappelant parfois les attitudes de roman photos. Toute la finesse de la mise en scène tient dans l’éclairage apporté à la fable. Ce n’est pas tant Cardillac, l’orfèvre fou de ses créations au point de tuer ceux qui osent les acheter et l’en séparer, que sa fille qui s’avère ici le rôle central. Engel fait ressortir à merveille l’amour frustré de celle qui, aux yeux de son géniteur, a moins d’importance que les bijoux qu’il façonne.
Mais c’est aussi dans des trouvailles comme la scène d’hypnose du deuxième tableau que le metteur en scène impose son talent. Hindemith laisse une large plage musicale vierge de tout chant. Engel en fait un tableau vivant dans le ton de l’œuvre : un rêve, éveillé ? Engel plonge également Cardillac dans le songe, lors de la visite du roi dans son atelier. C’est son double, un nain (image qu’il a de lui face à l’autorité suprême), qui reçoit le monarque, tandis que l’orfèvre est assoupi.
Cette reprise à l’Opéra Bastille (www), à l’affiche jusqu’au 16 février, regorge de finesses scéniques et de clins d’œil. Un très joli moment de théâtre.
Lire la chronique de Fluctuat.net à l'occasion de la première représentation de Cardillac en 2005 : Cardillac, trois touches de féminité dnas un monde de brutes.
Illus dr



Opéra Comique : on rouvre !

Posté par Nedjma le 13.12.07 à 14:05 | tags : opéra
Après de longs mois de travaux (restauration de la fosse d'orchestre d'origine et mise en place d'un nouveau lustre, rénovation d'une salle de répétition etc.), l'Opéra-Comique rouvre ses portes ce soir même, sous la houlette d'un nouveau directeur, Jérome Deschamps, en poste depuis le 1er juillet dernier. Un Jérôme chasse l'autre... Pour faire briller de nouveau la salle, Deschamps, successeur de Jérome Savary, souhaite en finir avec les productions légères à petit budget. "L'Opéra comique c'est le lieu de toutes les confrontations artistiques, des styles et des humeurs, rapprochement fructueux de l'art lyrique et de l'art dramatique", écrit le nouveau maître des lieux. Lever de rideau ce soir même avec l'oeuvre "l'Etoile" de Chabrier, dirigée par le chef britannique John Elliott Gardiner, mis en scène par Deschamps lui-même et sa compagne Macha Makeieff. Le spectacle sera assorti d'une exposition et de lectures. Au fil de la saison, on découvrira encore, salle Favart, "Campus et Hermione", "Romeo et Juliette" ou encore "Porgy and Bess". A signaler, la mise en place d'une politique tarifaire attractive: la moitié des places coûtent moins de 30 euros. Pendant ce temps-là, l'ancien directeur, qui a largement clamé sa rancoeur d'être éconduit, prépare un "Don Quichotte contre l'ange bleu", avec... Arielle Dombasle. A voir au Théâtre de Paris dès janvier...

Opéra Comique, place Boieldieu. www


Jérôme Savary monte La Veuve Joyeuse : Ach, Paris...

Posté par Catherine le 18.10.06 à 10:18 | tags : opéra comique, spectacle à paris, savary, opéra
Veuve joyeuse

Parlons peu, parlons bien, parlons prix : vos vieux parents vous rendent visite le week-end prochain (ou vos amis de Londres), vous voulez leur offrir une sortie très parisienne, vous avez bien pensé au Moulin Rouge mais votre banquier n'est pas d'accord... Et pourtant, un peu de French Cancan, des filles qui crient, du strass et des paillettes, ça serait top ! Mais pour pas trop cher... J'ai ce qu'il vous faut : La Veuve Joyeuse, à l'Opéra Comique. L'endroit est joli comme il faut, le décor est exubérant à souhait (tour Eiffel illuminée, canapé Bocca, et même un vrai hélicoptère qui vole, si si), les filles gigotent leur derrière dans de belles petites culottes en dentelle - on aperçoit même une paire de seins.

L'histoire n'est pas compliquée (il est question d'argent justement : une jolie veuve à marier, 50.000 francs à la clé), les clins d'oeil à l'actualité sauce Savary ne sont pas trop lourdingues, la musique est sympathique et éveillera forcément quelques souvenirs enfouis. Bref, prévenez-les quand même que des surtitres sont à disposition (pour vos parents, je veux dire. Vos amis anglais ne comprendront rien de toute façon). Je croyais me souvenir qu'à l'opérette on comprenait les paroles des textes chantés, j'ai dû me tromper... Vos invités trouveront certainement le couple d'amoureux très beaux et ne remarqueront pas comme vous, féru de théâtre, que l'étrange sourire figé de Missia est loin d'évoquer l'amour fou. Mais tout ceci n’est pas bien grave. Vos invités seront forcément gagnés par la frénésie du Cancan et vos finances seront sauves.
 
La Veuve Joyeuse, opérette en trois actes de Franz Lehàr, mise en scène Jérome Savary
à l’Opéra Comique, jusqu’au 15 novembre. Places de 7 à 45 euros.

Mozart se décline en Europe

Posté par Van le 15.02.06 à 10:47 | tags : mozart, opéra

Così fan tutte, c'était cette fois à l'Opéra de Montpellier, sous la direction de Dirk Kaftan (orchestre du Theater Dortmund).

Le Nozze di Figaro, variations

Posté par Van le 08.02.06 à 12:04 | tags : mozart, opéra

Année Mozart encore, année Mozart toujours, et déclinaison de ses oeuvres sur la plupart des scènes européennes. Ce mois de février, variations sur Le Nozze di Figaro, avec une production au Royal Opera House de Londres, et une autre à La Scala de Milan. A Londres, la mise en scène de David McVicar est saluée sans constituer réellement un événement, mais à Milan, Marina Bianchi reprend depuis hier la mise en scène de Giorgio Strehler. Le grand metteur en scène, mort voilà neuf ans, constitue la référence ; comme il est écrit sur le site de La Scala : "To judge the evolution of opera delivery and staging, it's necessary to go back to the big historical stagings like this, a legacy of dramaturgical history". Il fallait au moins ça pour célébrer le 250e anniversaire de la mort du compositeur.

Mozart, opéra de jeunesse

Posté par Van le 26.01.06 à 15:04 | tags : mozart, opéra

Il Re Pastore sera à l'affiche du théâtre de La Monnaie, à Bruxelles, du 28 janvier au 8 février prochains. Un opéra de Mozart peu connu, composé à 19 ans selon les codes du dramma per musica baroque et classique. Un tyran usurpateur, un roi élevé en berger, des amours improbables et Alexandre le Grand qui rétablit justice et permet les unions désirées. L'Orchestre symphonique de La Monnaie sera placé sous la direction de Enrique Mazzola. La mise en scène, de Vincent Broussard, qui dirigera également celle de Così Fan Tutte, programmé, toujours à La Monnaie, du 24 janvier au 14 février. Les costumes de Christian Lacroix habilleront les deux opéras.
(illus. photo de la production, (c) Johan Jacobs)

Michael Haneke et Mozart

Posté par Sandor le 24.01.06 à 18:37 | tags : mozart, opéra

Michael Haneke, le cinéaste autrichien qui a signé notamment La Pianiste, Code inconnu et Caché, s'attaque pour la première fois à une mise en scène d'opéra. Et non des moindres : Don Giovanni, de son compatriote Mozart (illus.). Pour l'instant, très peu de choses ont filtré : aucune photo de répétition sur le site de l'Opéra de Paris, mais il paraît que Haneke situe son propos dans une tour de la Défense, où Zerline et Masetto viennent faire le ménage et vident les poubelles des puissants (Don Juan, Donna Anna, Don Ottavio). Certains sont déjà perplexes. Venir voir pour se faire son propre avis, en tout cas, dès vendredi 27 janvier au soir, à l'Opéra Garnier.

Pascal Dusapin à Berlin

Posté par Van le 03.01.06 à 18:51 | tags : opéra

Faustus, the last night, le dernier opéra du compositeur contemporain français Pascal Dusapin, se jouera en première mondiale au Staatsoper de Berlin, l'opéra mythique de l'ancienne RDA, le 21 janvier prochain.
(illus. photo de répétition, courtesy (c) Bettina Latscha)



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