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L'actualité de l'Opéra en France et à l'étranger. Tous les billets consacrés à ces manifestations sur Saisons.
Reprise de Cardillac à la Bastille
Les hasards du calendrier voient figurer le nom d’ André Engel un peu partout sur les affiches des métros parisiens, en ce début d’année. La Petite Catherine à l’Odéon, Cardillac à l’Opéra. Dans les deux cas, dramaturgie de Dominique Muller, scénographie de Nicky Rieti, lumières d’André Diot et costumes de Chantal de La Coste Messelière. On ne change pas une équipe qui gagne depuis de nombreuses années. Les fidèles sont au poste, et le spectacle garanti. Opéra Comique : on rouvre !![]() Opéra Comique, place Boieldieu. www Jérôme Savary monte La Veuve Joyeuse : Ach, Paris...![]() L'histoire n'est pas compliquée (il est question d'argent justement : une jolie veuve à marier, 50.000 francs à la clé), les clins d'oeil à l'actualité sauce Savary ne sont pas trop lourdingues, la musique est sympathique et éveillera forcément quelques souvenirs enfouis. Bref, prévenez-les quand même que des surtitres sont à disposition (pour vos parents, je veux dire. Vos amis anglais ne comprendront rien de toute façon). Je croyais me souvenir qu'à l'opérette on comprenait les paroles des textes chantés, j'ai dû me tromper... Vos invités trouveront certainement le couple d'amoureux très beaux et ne remarqueront pas comme vous, féru de théâtre, que l'étrange sourire figé de Missia est loin d'évoquer l'amour fou. Mais tout ceci n’est pas bien grave. Vos invités seront forcément gagnés par la frénésie du Cancan et vos finances seront sauves. La Veuve Joyeuse, opérette en trois actes de Franz Lehàr, mise en scène Jérome Savary
à l’Opéra Comique, jusqu’au 15 novembre. Places de 7 à 45 euros. Mozart se décline en Europe![]() Così fan tutte, c'était cette fois à l'Opéra de Montpellier, sous la direction de Dirk Kaftan (orchestre du Theater Dortmund).
Le Nozze di Figaro, variations
Année Mozart encore, année Mozart toujours, et déclinaison de ses oeuvres sur la plupart des scènes européennes. Ce mois de février, variations sur Le Nozze di Figaro, avec une production au Royal Opera House de Londres, et une autre à La Scala de Milan. A Londres, la mise en scène de David McVicar est saluée sans constituer réellement un événement, mais à Milan, Marina Bianchi reprend depuis hier la mise en scène de Giorgio Strehler. Le grand metteur en scène, mort voilà neuf ans, constitue la référence ; comme il est écrit sur le site de La Scala : "To judge the evolution of opera delivery and staging, it's necessary to go back to the big historical stagings like this, a legacy of dramaturgical history". Il fallait au moins ça pour célébrer le 250e anniversaire de la mort du compositeur.
Mozart, opéra de jeunesse
Il Re Pastore sera à l'affiche du théâtre de La Monnaie, à Bruxelles, du 28 janvier au 8 février prochains. Un opéra de Mozart peu connu, composé à 19 ans selon les codes du dramma per musica baroque et classique. Un tyran usurpateur, un roi élevé en berger, des amours improbables et Alexandre le Grand qui rétablit justice et permet les unions désirées. L'Orchestre symphonique de La Monnaie sera placé sous la direction de Enrique Mazzola. La mise en scène, de Vincent Broussard, qui dirigera également celle de Così Fan Tutte, programmé, toujours à La Monnaie, du 24 janvier au 14 février. Les costumes de Christian Lacroix habilleront les deux opéras.
(illus. photo de la production, (c) Johan Jacobs) Michael Haneke et Mozart
Michael Haneke, le cinéaste autrichien qui a signé notamment La Pianiste, Code inconnu et Caché, s'attaque pour la première fois à une mise en scène d'opéra. Et non des moindres : Don Giovanni, de son compatriote Mozart (illus.). Pour l'instant, très peu de choses ont filtré : aucune photo de répétition sur le site de l'Opéra de Paris, mais il paraît que Haneke situe son propos dans une tour de la Défense, où Zerline et Masetto viennent faire le ménage et vident les poubelles des puissants (Don Juan, Donna Anna, Don Ottavio). Certains sont déjà perplexes. Venir voir pour se faire son propre avis, en tout cas, dès vendredi 27 janvier au soir, à l'Opéra Garnier.
Pascal Dusapin à Berlin![]() Faustus, the last night, le dernier opéra du compositeur contemporain français Pascal Dusapin, se jouera en première mondiale au Staatsoper de Berlin, l'opéra mythique de l'ancienne RDA, le 21 janvier prochain. (illus. photo de répétition, courtesy (c) Bettina Latscha) |
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