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Le festival Paris quartier d'été a lieu à Paris en juillet et août. Tous les billets consacrés à cette manifestation sur Saisons.
Bartabas intime à Paris quartier d'étéPosté par Floriane le 08.08.09 à 13:29 | tags : paris quartier d'été
Le soleil, lui, ne se lèvera que plus tard ; précisément une heure après le rendez-vous de 5h30, qui tire les Parisiens du lit en pleine obscurité. Cavalier et monture auront alors disparu, évanouis dans la blancheur crue du petit matin. Contrairement à ce que son titre indique, ce n’est donc pas tout à fait le « lever du soleil » que salue cette proposition, qu’il ne faut pas nommer « spectacle », le concepteur en attraperait des boutons. Proposée dans le cadre de Paris Quartier d’été, cette variation s’inscrit dans la Saison de la Turquie en France. Bartabas et le Caravage ne sont, en effet, pas seuls à fêter la venue du jour : Kudsi Erguner et Nezih Uzel, deux musiciens soufi, célèbrent eux aussi ce passage vers la clarté. Leur présence est véritablement déterminante, voix et ney se répondant et comme impulsant le rythme au cheval qui se met à danser avec légèreté sur ces hymnes au Seigneur. "Lever de soleil" avec Bartabas, les 8 et 9 août, dernières présentations. Autres pistes à la Cité internationale![]() Certains ont la grâce ; d’autres un peu moins. Chez les circassiens, l’apparente facilité cache pourtant souvent un travail énorme, d’autant plus remarquable qu’il ne se voit pas ou se devine à peine. L’artiste alors peut pleinement développer son interprétation, faire corps avec son agrès ou avec son partenaire. Et le public d’oublier le danger, la difficulté, l’apprentissage, la pesanteur même. La transition est aisée, puisque c’est précisément Kitsou Dubois, chorégraphe connue pour ses recherches sur le sujet, qui a concocté le programme de Autres pistes, présenté au Théâtre de la Cité Internationale, en partenariat avec Paris Quartier d’été. Dubois a même fait mieux, puisqu’elle a dirigé les deux interprètes de Contrepoids (Virginie Frémaux et Mika Lafforgue), perchés sur leur trapèze, dont ils démantèlent la forme et la fonction pour se jouer de la hauteur et des rapports entre leurs deux corps, solidaires, en balance ou se détachant un bref instant, pour mieux se rattraper. Une même grâce habite Marie-Anne Michel qui, depuis plusieurs années déjà, promène son solo de mâts chinois, avec l’indifférence souriante de celle qui a totalement maîtrisé l’agrès, le corps et l’image qu’elle souhaite donner, celle d’une jeune femme en Sieste verticale. Le programme souligne utilement sa répartition fine des appuis et son art de « bouger avec l’air de ne pas bouger ». La Cité Internationale a eu l’intelligence de placer son numéro, inaugural de la série de ces Autres pistes, au centre du hall d’accueil. Perdue dans les moulures du plafond, Marie-Anne Michel semble littéralement flotter, somnolente, et son bien-être apparent détend et émerveille le spectateur, parfois surpris dans sa traversée, ses tracas administratifs ou ses élans amoureux. Quelle jolie façon de mettre l’art au cœur de la vie ! Autres pistes se poursuit jusqu’au 9 août, avec différents programmes. Ill : Contrepoids, © Christophe Reynaud de Lage La part du loup - le cirque à l'état pur
Dans le cadre du festival Paris Quartier d'été A l'Espace Chapiteaux de la Villette, jusqu'au 16 août Lire notre chronique dans le mag' Photo © Philippe Cibille |
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