L'actualité du Petit Montparnasse à Paris (Paris, 14e). Tous les billets consacrés à ses programmations sur Saisons.
Novecento ?
Barrico ? L’océan ? Le tournant du siècle ? Eh bien, non. La ressemblance est tentante, peut-être même périlleuse, mais le
Théâtre en partance a choisi le texte de
Thomas Bernhard,
Le Naufragé, et une scénographie a priori discrète pour évoquer la figure toujours énigmatique de
Glenn Gould. L’équipe, il est vrai, semble experte en la matière ; un précédent spectacle s’intitulait
Le Naufrage du Titanic. Prémonitoire ?
Toujours est-il que cette compagnie, qui réussit son implantation (souhaitée) en Basse-Normandie, a choisi Paris et le
Petit Montparnasse pour présenter sa dernière création, à peine sortie de l’atelier. C’était risqué, sans doute, mais pas téméraire, vu le nombre de spectateurs présents chaque soir dans la salle. L’unique interprète, Samir Siad, ramait un peu, lors des premières, à contre-rythme des
Variations Goldberg qui venaient ponctuer le récit de ce narrateur par trop énigmatique dont la seule survie dépendait, semble-t-il, du passage en force que tentait d’imposer l’acteur.
Au fil du temps, sans doute, le jeu s’affinera, le comédien prendra confiance et percera, souhaitons-le, le secret de l’équilibre, si particulier, que Glenn Gould, l’inoubliable interprète de Bach, avait su opérer entre une présence indiscutable et une délicatesse infinie.
Au
Petit Montparnasse, jusqu'au 31 mars, du jeudi au samedi à 19 heures.