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Toute l'actu du Théâtre de la ville.
Petit portrait de Sidi Larbi CherkaouiA partir du 22 avril certains chanceux (le spectacle est complet depuis longtemps) pourront aller voir la dernière création de Sidi Larbi Cherkaoui, Origine. Ici le danseur a comme point de départ l’énergie féminine.
Le 3 novembre 2007, Métropolis (Arté) dressait un petit portrait du chorégraphe. Alors faute de pouvoir voir le spectacle… Christian Rizzo, Mon amour : Et si Gus Van Sant était chorégraphe...
Et ça évoque Gus Van Sant, une innocence déchue, une délicatesse qui devient parfois abrupte, et la sensualité du jean, le rock et les plantes… si vertes…
Illustr©Marc Domage « Danse en mars »: tarif "découverte" au Théâtre de la Ville
Christian Rizzo a un parcours atypique. Issu d’une formation en art plastique, il est devenu styliste et à créé une marque de vêtement. Il fut également musicien dans un groupe de rock avant d'arriver petit à petit à la performance, au théâtre, et… à la danse.
Egalement au "tarif":
-Le solo du chorégraphe Rachid Ouramdane Loin s’organisera autour du thème du déplacement, du voyage, de l’exil et des sensations de morcellement dont ces mouvements imprègnent le corps.
-Karine Ponties a construit sa dernière chorégraphie Holeulone autour d’un livre de science fiction de Daniel Keyes Des Fleurs pour Algernon. L’histoire d’un jeune homme manipulé par deux savants et qui devient alors une énigme pour lui-même.
-Text to speech est un logiciel de son, et c’est aussi le titre de la dernière création du chorégraphe suisse Gilles Jobin. Des bruits (texte historique, ou d’actualité, voix, musique, vibrations sonores) seront en effet remixés en direct par les interprètes (dont Jobin lui-même) afin de composer un spectacle entre composition chorégraphique et sonore.
Extase collective au Théâtre de la Ville
Que se passerait-il si toutes les couches de la société étaient gagnées par l’extase ? Si l’hystérie qui caractérise les grands mystiques s’insérait dans des comportements quotidiens, contaminés à leur insu par le religieux ? Face à la radicalisation croissante, notamment du catholicisme, Alain Platel donne sa réponse d’homme sensible, engagé. Conscient du fait social, on le savait, depuis cet interview, il y a une quinzaine d’années, au lendemain de la première victoire écrasante du parti d’extrême-droite, en Flandres. Le chorégraphe était alors incapable de parler de son travail, sonné par l’actualité, mais c’est ainsi qu’il se cernait le mieux, après tout : un homme, qui a choisi l’art de groupe pour s’exprimer. La vision de Sidi Larbi Cherkaoui![]() Sidi Larbi Cherkaoui est l’un des chorégraphes belges en vogue à Paris. Le Théâtre de la Ville en a fait une sorte de compagnon, accueillant ses créations depuis 2001 et présentant, en avril prochain, une deuxième pièce intitulée Origine. Pour l’heure, c’est Myth qui est l’affiche. 21 artistes sur scène, dont les 6 musiciens de l’ensemble musical Micrologus, une scénographie à plusieurs niveaux, un labyrinthe dessiné sur le sol … Fidèle à lui-même, le chorégraphe peint plutôt qu’il n’esquisse, explique tout en évoquant. Certains pourront trouver pléthorique la forêt de signes amassés sur le plateau ; d’autres s’y perdront avec délices, à la recherche d’un fil qui leur permettrait de sortir, de s’en sortir. Face à soi-même et à ses démons, à ses ombres, comment l’homme réagit-il, à l’ère de l’antagonisme entre religion et psychanalyse ? Tout un programme, traité de manière assez baroque par Sidi Larbi Cherkaoui, lui-même né de mère flamande et de père marocain. Le répertoire musical, dont les accents médiévaux se teintent parfois d’orientalisme, est sans doute le métissage le plus abouti du spectacle, où les danseurs acrobates n’hésitent pas à se transformer en héros de manga pour corser un peu plus les références esthétiques … Jusqu’au 6 octobre au Théâtre de la Ville, puis en tournée en région et à l’étranger jusque juin 2008. Au revoir parapluie On aimerait tant être sorti de la salle à la fin de la première partie, au bout de 45 minutes de spectacle exactement … Ce serait tellement merveilleux de rester sur cette impression de génie absolu, incarné sous nos yeux, sur scène, alliant l’inventivité la plus débridée et la maîtrise parfaite des enchaînements … Mais il y a la deuxième partie, les images non pas de trop (ce serait criminel de qualifier ainsi ces perles) mais comme jetées d’un geste incontrôlé sur la page du plateau. Comme on aimerait que James Thierrée n’ait pas souhaité « tout donner », comme à son habitude, en un seul spectacle mais qu’il ait gardé en réserve quelques-unes de ses idées prodigieuses pour les développer dans une prochaine production.On avait un peu le même sentiment dans le spectacle du Cirque Invisible, au Rond-Point. Un rythme de music-hall endiablé, peu habituel sur les scènes françaises, y entraînait les parents de James au surplus d’images qui, toutes plus drôles ou inventives les unes que les autres, finissaient par déboussoler le public, rassasié avant que le rideau finisse par tomber. Dommage … On a tant d’admiration pour le talent multi-facette de cet artiste incroyable, petit fils de …, qui s’est donné les moyens d’une formation éclectique mais solide. Et ces idées qu’il a dans la tête, de fuite, de perte, de voyages aboutissant inévitablement au cœur du chapiteau protecteur, lui sont tellement personnelles mais tellement proches de nous. Mais ce serait tellement bien si la chanteuse était aussi bonne dans le lyrique que dans l’ethnique, et si le mime sur la musique était exploité de façon moins systématique … Reste l’interprétation irréprochable d’une sorte de lutin danseur japonais et d’un clown suédois aguerri qui apportent un écho et un contre-poids essentiels à l’interprétation de James Thierrée qui a remporté cette année le Molière du théâtre en région. Au revoir parapluie - A l’affiche du Théâtre de la Ville jusqu’au 30 mai (www). Diverses facettes de l'Inde au Théâtre de la Ville Décidément, l'Inde est à l'honneur, en cette fin de saison, dans la capitale française, après un hommage remarqué au dernier Salon du Livre. C'est pourtant avec un artiste iranien, Kayhan Kalhor, que le programme de mai débute, les 12 et 14. Ce joueur de kamantche invite, le samedi, le Turc Erdal Erzincan, au baglama, pour un duo de cordes contrasté. Le lundi, c'est le chanteur iranien Hamid Reza Nourbakhsh qui l'acompagne.Et puis, c'est la plongée dans l'Inde, sous ses facettes les plus inattendues. Duo de mandoline et de guitare, le 26 mai, avec U. Shrinivas et Debashish Bhattacharya ! Non, ce ne sont pas des instruments " locaux " mais les couleurs sonores ont su charmer les deux interprètes depuis fort longtemps. Le 14 juin, les cousins Daga (Wasifuddin au chant dhrupad et Bahauddin au rudra vina, instrument de la famille du sitar) finissent en beauté l'année des musiques du monde dans le théâtre parisien. Dans la foulée, du 12 au 16 juin, Maria-Kiran et Shantala Shivalingappa, du 19 au 23, clôturent la programmation de danse. La première présenta l'an dernier un Bharata/Bach remarqué, basé sur le rapprochement entre le rituel des temples indiens et la messe. Elle revient avec La Face cachée où elle revisite le bharata natyam pour relater les transports amoureux des divinités indiennes. Enfin, c'est au kichipudi, une danse apparue au XVè siècle, que la seconde se consacre, quand elle ne danse pas chez Pina Bausch. Gaieté et pirouettes garanties ! Au Théâtre de la Ville à Paris (www).Sur le mag : présentation de la programmation "spectacles d'ailleurs" au Théâtre de la Ville. Plus ou moins l'infini ?!? Pour ceux qui ont aimé Erection de Pierre Rigal présenté récemment au Théâtre des Abbesses, le dernier spectacle de la Cie 111 devrait être un régal. Petit organigramme : Aurélien Bory a conçu et mis en scène Erection ; il a également conçu Plus ou moins l'infini, mis en scène par Phil Soltanoff, le directeur artistique de mad dog, une compagnie de théâtre expérimental new yorkaise. Bory vient de la physique, du cinéma, de l'acoustique architecturale et (pas accessoirement du tout) du jonglage. Nourri de références liées au Bauhaus et au constructivisme, c'est tout naturellement que la trilogie dont le spectacle présenté au Théâtre de la Ville est le dernier volet soit basé sur les jeux du corps dans l'espace. Ici, c'est la ligne qui est reine dans ce que Bory n'hésite pas à appeler son " théâtre cinétique ". Tout cela a l'air très compliqué mais sur le plateau, c'est tout bonnement la magie qui opère, au sens le plus littéral d'une illusion parfaitement maîtrisée.Plus ou moins l'infini, du 19 au 26 avril au Théâtre de la Ville (www) Erection luminescente aux Abbesses + parcours Rigal / BoryPosté par Floriane le 06.03.07 à 19:07 | tags : cité internationale, théâtre de la ville, théâtre des abbesses, danse
![]() Dans Erection, les qualités athlétiques de Pierre Rigal sont parfaitement mises au service de la recherche scénique et esthétique qu’il partage avec Aurélien Bory. Jeux de lumières, illusions d’optique affrontent la matérialité du corps du danseur qui s’en amuse, s’y heurte, s’y glisse, s’y coule, avant d’y disparaître. Au final, face détournée, seule reste visible la projection du corps filmé, sur le dos de l’interprète. Erection de Pierre Rigal et Aurélien Bory, c'était aux Abbesses du 2 au 22 février. Illustrations : ci-dessus, Erection, ci-dessous, Arrêts de jeu. DR.
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L’Arménie et l’Inde en février, au Théâtre de la Ville Qui a entendu une fois le son du doudouk, l’instrument à vent emblématique de l’Arménie, peut s’approcher un peu de la déchirure profonde qui endeuille ce peuple depuis des générations. Aucun instrument, sans doute, n’est plus profondément pleureur, nostalgique, mais pudique à la fois. Lévon Minassian, issu de la diaspora installée à Marseille, sera accompagné le 10 février de sa sœur Roselyne, chanteuse, et de Gaguik Mouradian (illus.), joueur de kamantché (la vièle à pique largement répandue en Orient).Samedi 10 février à 17h, au Théâtre de la Ville (www)
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