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L'actu du Théâtre des Abbesses sur Saisons.
Erection luminescente aux Abbesses + parcours Rigal / BoryPosté par Floriane le 06.03.07 à 19:07 | tags : cité internationale, théâtre de la ville, théâtre des abbesses, danse
![]() Dans Erection, les qualités athlétiques de Pierre Rigal sont parfaitement mises au service de la recherche scénique et esthétique qu’il partage avec Aurélien Bory. Jeux de lumières, illusions d’optique affrontent la matérialité du corps du danseur qui s’en amuse, s’y heurte, s’y glisse, s’y coule, avant d’y disparaître. Au final, face détournée, seule reste visible la projection du corps filmé, sur le dos de l’interprète. Erection de Pierre Rigal et Aurélien Bory, c'était aux Abbesses du 2 au 22 février. Illustrations : ci-dessus, Erection, ci-dessous, Arrêts de jeu. DR.
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Sons et couleurs d'Arménie [compte rendu du concert annoncé ici]Une petite église au détour d'un chemin de campagne, le mont Ararat en toile de fond, la joie, la plainte, le liturgique, le profane : tout y est passé, samedi, au Théâtre des Abbesses. Les artistes réunis autour de Levon Minassian (photo) et Roselyne Minassian ont littéralement fait vibrer la communauté arménienne largement représentée dans la salle comble. Ils sont si nombreux, il est vrai ; une diaspora répandue dans le monde entier, mais accueillie en France comme nulle part ailleurs. Les Minassian et Gaguik Mouradian, au kamantche y sont installés ; les deux autres joueurs de doudoune et le chanteur arrivent directement de Yerevan. Tous sont incroyablement doués et inventifs. Roselyne Minassian, sait feutrer sa voix grave pour épouser le son du doudouk ou mettre en valeur les accents éclatants de Hamlet Gevorgian, qui excelle aussi bien dans le répertoire traditionnel que dans les hymnes religieux. Gaguik Mouradian fait comme nul autre chanter sa kamantche (vièle à pique), tantôt claire et agile comme un violon ; le plus souvent feutrée, voilée, chuchotante ; mais parfois aussi au parfait unisson avec le doudouk. L'instrument roi de la soirée a su faire la part belle aux voix et à la vièle, mais les trios Minassian, Ghazarian, Ghasabian sont incroyables de couleurs et d'espaces. Un bourdon rappelant les orgues d'église, des mélodies parfois sautillantes, le plus souvent plaintives, c'est un répertoire revisité que nous ont présenté les artistes. Diable d'homme, ce Levon Minassian, qui travaille inlassablement son instrument pour en étendre les possibilités, et qui y réussit ! Sa notion de la spatialisation est étonnante, et l'équilibre qu'il sait faire naître entre les voix renforce ces voyages. A écouter absolument : les disques de Levon Minassian (chez Longdistance cities) et de Gaguik Mouradian, (chez Buda Musique et Abeille musique production/Emouvance). Côté mag : présentation des "Spectacles d'ailleurs" au Théâtre de la Ville |
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