Théâtre et danse : actu des spectacles. Blog Saisons.
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L'actualité du Théâtre Marigny vue par le blog Saisons.

Robin et Gregorio diabloguent à Marigny

Posté par Nedjma le 08.10.09 à 14:25 | tags : théâtre, théâtre marigny

Dans "Les Diablogues", Un et Deux s'interrogent sur des choses aussi essentielles que les effets de la pluie, l'efficacité des compte-gouttes ou les joies de la montagne. Voilà pour le fond. Ce qui fait (non) sens ici, et surtout éclats de rire, c’est la forme. Roland Dubillard s’amuse dangereusement avec les mots et enchaîne quiproquos, répliques absurdes et dialogues déjantés, dans une mécanique ultra-huilée.

Ces sketches radiophoniques datant de 1953 étaient devenus courtes pièces de théâtre en 1975. Voilà deux saisons, Jacques Gamblin et François Morel étaient, sur la scène du Rond-Point puis en tournée ces deux redoutables diabloguistes (lire ici). Cette fois, les comédiennes Muriel Robin et Annie Grégorio s’y collent. L’intérêt, sans doute, viendra de la  mise en scène de Jean-Michel Ribes, directeur du Théâtre du Rond-Point. Pierre Lescure l’accueille à Marigny et fait, une nouvelle fois le pont entre théâtre public et privé.

C’est plutôt une bonne nouvelle même si, bien sûr, les risques sont minimes. Lescure s’est, pour son début de saison, appuyé sur de grands succès déjà éprouvés : « Partage de Midi », créé à la Comédie-Française puis « Vers toi, terre promise », créé à la Manufacture de Nancy et présenté dans la foulée au même Rond-Point.

Les Diablogues, mis en scène par Jean-Michel Ribes, du 8 octobre au 31 décembre, Théâtre Marigny, Paris.  

 





Théâtre à Paris : ça continue (parfois) l’été

Posté par Nedjma le 04.08.09 à 16:34 | tags : théâtre, avignon off, théâtre marigny

Bon, c’est vrai, au mois d’août, l’activité théâtrale tourne un peu au ralenti. Avignon a remballé ses trompettes, scènes et gradins. Ici et là, comme à Ramatuelle ou Gordes, quelques festivals continuent d’inviter des bêtes de scène.

Et à Paris ? Paris quartier d’été célèbre ses vingt ans avec Bartabas notamment.

Les théâtres publics, eux, ont baissé leur rideau en juin et le rouvriront en septembre.

Bon nombre de théâtres privés aussi. Outres les temples de l’humour, restent pourtant quelques oasis qui accueillent les amateurs de mots au calme…

La preuve en trois escales...


Jacques Weber seul en scène.  L’interprète de Cyrano de Bergerac, qui campait un colossal César chez Francis Huster voilà quelques mois est de retour, seul en scène pour partager des petits bijoux de textes, entre drôlerie et émotion. Sous le regard de Christine Weber, il reprend un exercice rôdé voilà de longues années déjà. La Fontaine et Vian, Courteline et Devos, Duras et Rimbaud se marient joliment dans ce festival Weber, réjouissant et parfois mélancolique. Théâtre Marigny jusqu’au 29 août.

Le jour de l’italienne.   Plongée dans les coulisses d’un spectacle, en compagnie… d’une jeune compagnie. C’est « Le jour de l’italienne », créé au festival Off d’Avignon en 2007 et qui, depuis, taille joliment sa route. Après le Théâtre 13, où il a été repéré par Gérard Maro, directeur de l'Oeuvre, il est donc à l’affiche du Théâtre de l’œuvre jusqu’au 8 septembre.

Antigone. On n’a pas encore vu ce spectacle, qui vient tout juste de commencer mais on aime la démarche du Théâtre permanent de Gwenaël Morin qui, depuis le 1er janvier dernier et jusqu’au 31 décembre prochain accueille le public chaque soir pour des représentations et chaque matin pour des ateliers de transmission. On plonge là aussi dans les coulisses de la création avec des œuvres du répertoire qui portent toutes un nom de héros. Après "Tartuffe" et "Bérénice", place à "Antigone" et bientôt "Hamlet". Jusqu’au 24 septembre, Laboratoires d’Aubervilliers. Illus dr.








Amour, mensonges et littérature

Posté par Nedjma le 20.02.07 à 09:54 | tags : théâtre marigny

Une ferme retirée du Sussex. Dans un intérieur british et tapissé de livres du sol au plafond, Adrian Ludlow, ex-romancier à succès, vit retiré avec sa femme, Eleonor. Il a délaissé la littérature pour écrire des anthologies. Son « plus ancien » (et ex-meilleur) ami, Sam Sharp, lui, joue les scénaristes adulés. Un texte au vitriol de la journaliste Fanny Tarrant paru dans le canard dominical va faire basculer l'équilibre fragile du trio. Dans cette pièce à tiroirs, l'auteur anglais David Lodge aborde nombre de thèmes, intimes ou plus vastes : les affres de la création et les conséquences du succès et de l'échec, la peopolisation de la presse, la pouvoir de la critique. Un texte bien ficelé et un quatuor d'acteurs efficace (avec notamment Claire Nebout, parfaite en implacable hyène de la presse).

La vérité toute nue de David Lodge mis en scène par Christophe Correia. Jusqu'au 31 mars, Théâtre Marigny (www). 01 53 96 70 20.




Le cul de Judas au Théâtre Marigny

Posté par Nedjma le 15.12.06 à 17:33 | tags : avignon off, théâtre marigny
« Si j’avais 15 théâtres, je programmerais 15 fois par jour le Cul de Judas. Comme je n’ai pas de théâtre, je me suis contenté de le voir 15 fois ». La phrase, signée Daniel Pennac, est placée en exergue du programme du spectacle. On ne partage pas franchement son avis. La pièce, grand succès du festival off d'Avignon en 2005 et 2006 montre selon nous, les limites de l’exercice du monologue au théâtre. Le très beau texte d’Antonio Lobo Antunes est le récit de la descente aux enfers d’un médecin des armées dans l’enfer du bourbier angolais. L’écriture est ténue, imagée, l’histoire poignante et l’acteur, François Duval, plutôt convaincant. Pourtant, le spectacle tient difficilement la durée, et la mise en scène quasi-inexistante – un homme assis seul sur une chaise pendant une heure quarante - nous fait perdre le fil d’un récit qui aurait pu nous passionner.
 
Le cul de Judas d’Antonio Lobo Antunes, mis en scène et interprété par François Duval, jusqu’au 30 décembre, mar-sam 21h, dim 16h30. 01 53 96 70 00. (www)



Isabelle Adjani en danger au théâtre Marigny

Posté par Catherine le 15.11.06 à 00:41 | tags : théâtre, théâtre marigny
Isabelle Adjani est Marie Stuart. Ou plutôt non. Isabelle Adjani est Isabelle Adjani. Passé les quelques premières minutes à se demander si cette dame sur scène, en longue chemise informe et aux cheveux gris, est bien celle que l'on est venu voir, c'est sûr on ne voit plus qu'elle. Point d'action, point d'enjeu, même pas de poésie... Simplement des échanges entre une Isabelle Adjani à la voix étrangement rauque, qui joue de toutes ses tripes la souffrance de la suppliciée, et des seconds rôles en costumes ridicules dont la fonction est, semble-t-il, de détendre un peu l'atmosphère à coup de bons mots balancés, comme Au théâtre ce soir, à l'attention du public.
Un texte peu intéressant, donc, en tout cas bien mal servi par une mise en scène simplette, et malgré tout, comme c'est étrange, malgré tout on ne s'endort pas ! C'est qu'Isabelle Adjani fascine. Elle, la star, le symbole de la beauté éternelle, elle, Isabelle Adjani, ose venir nous présenter son profil le moins glorieux ! Une mise en danger inutile, mais tellement courageuse...

La dernière nuit pour Marie Stuart de Wolfgang Hildesheimer
Adaptation et mise en scène de Didier Long
Au Théâtre Marigny (www) jusqu'au 17 décembre 2006






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