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Toute l'actu de Zingaro, la compagnie de spectacles équestres fondée et dirigée par Bartabas.
Dernier tour de piste pour Battuta à Aubervilliers
Grosse colère pour Bartabas ! Informé de sa baisse drastique de subventions, le créateur de Zingaro a saccagé, le 21 décembre dernier, une partie du mobilier de la DRAC (Direction régional des affaires culturelles) d'Ile de France, et placé, pour cela, en garde à vue une partie de la nuit. On quitte la rubrique faits divers pour revenir à l'artistique : que cela ne vous empêche surtout pas d'aller voir Battuta, dernier spectacle de Zingaro, création réjouissante, où l'artiste a retrouvé la spontanéité échevelée des débuts, après un détour vers l'épure. On retrouve dans cet univers festif en diable quelque chose des films d'Emir Kusturica: une mariée singulière, une fumeuse de pipe et une cohorte d'animaux, chevaux en tête, bien sûr. Il ne vous reste que quelques jours pour découvrir le spectacle au Fort d'Aubervilliers. Ensuite Zingaro s'envole direction Hong-Kong... Battuta, Fort d'Aubervilliers, jusqu'au 31 décembre 2007. www Bartabas pédagogue![]() Il faut dire que la seule fois où je l’avais entendu parler, c’était il y a plusieurs années, à la radio et j’avais relevé un lapsus qui m’avait semblé résumer le personnage. Bartabas avait prononcé une phrase qui commençait par : « Le cheval, comme les autres êtres humains… ». Je dois dire que cela m’avait durablement marqué et que j’avais depuis considéré Bartabas comme un personnage dont le discours devait être pris avec circonspection. Pour résumer, je dirai qu’il a parlé de son travail de dressage, de son rapport avec ses partenaires (les chevaux, bien sûr), qu’il évoque comme des « instruments vivants ». Et de comparer le rapport qu’il entretient avec cet animal à celui que le musicien entretient avec son instrument. Aucune mystique là-dedans, il n’a même pas développé sur le thème de la fusion homme-cheval. Certes, il a déclaré qu’il se voyait formant avec sa bête une figure de centaure et qu’il a appris à ses chevaux à réfléchir. Pour moi, cela renvoyait plus à son imaginaire et à l’expérience concrète du dressage qu’à une quelconque vue théorique sur le rapport de l’humanité avec les autres espèces. Sur la parole, Bartabas a beaucoup à dire : il la considère comme inadaptée à la communication entre les êtres. La preuve : il parle toujours trop ou pas assez, dit-il. Sauf avec son cheval grâce à qui, dit-il, il a su développer d’autres formes de communication. N'étant pas cheval moi-même, je ne saurais dire lesquelles, mais en tout cas, avec le public réuni ce jour dans l'amphi 2 de l'Université d'Avignon, il a réussi sa leçon. Battuta de Bartabas : un spectacle viril
Le Petit Théâtre Baraque à la Fondation Cartier Reçu hier soir ce communiqué sur les Soirées nomades de la Fondation Cartier, au sujet du spectacle Une case provisoire (illus. - je me suis permis de couper) : "Dans un petit chapiteau en forme de tonneau, trente-deux spectateurs surplombent la scène. Pendant 1h15, il se déroule en contrebas un spectacle de chimères, poétique et halluciné. Créé par Branlo et Nigloo, co-fondateurs de Zingaro, Le Petit Théâtre Baraque est à la fois une compagnie et le nom d’un dispositif scénique inédit. Ce chapiteau miniature, cylindrique et vertical, accueille le spectateur dans une petite galerie suspendue au-dessus de l’arène. Il découvre en contrebas un spectacle dans lequel les deux interprètes, accompagnés de leur petite ménagerie, tiennent tous les rôles. Dans un temps distendu, une machine visuelle se met en marche. Corps en anamorphose, pierrots solitaires, bribes de textes interrompus et fragments de musiques composent un tout onirique." Original comme dispositif, non ? Je pense que j'irai... (du 17 au 22 janvier, 20 h, Fondation Cartier) |
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