Hubert Colas a fait ses premiers pas au théâtre dans les cours de Jean-Louis Martin-Barbaz, puis de Madeleine Marion et
Antoine Vitez à l’école du Théâtre de Chaillot. Il a suivi en auditeur libre les cours de
Claude Régy au CNSAD, ce qui va durablement influencer son rapport à la mise en scène et à l’écriture. Hubert Colas se débat avec une langue qu’il veut dans ses moindres recoins, dense et présente, que ce soit dans son écriture même ou lors de sa mise en voix.
Il a suivi les cours de Yoshi Oida et de deux maîtres japonais du No et du kabuki, ce qui prolongea ses questionnements sur la présence, la densité et le vide, l’incarnation et l’absence, qu’il expose sur scène dans ses directions d’acteurs. Très engagé dans la diffusion des écritures contemporaines, il fonde le Centre d’Art Montevideo avec Jean-Marc Montera en 2000, lieu dédié aux nouvelles écritures et à la musique improvisée. Un festival
Actoral invite des auteurs internationaux pour des mises en espace/voix de textes inédits.
Hubert colas a signé sa première mise en scène en 1988 Temporairement épuisé qu’il présente au théâtre de la Bastille.
En 1990 il reçoit le prix de la scénographie du festival
Turbulences (Strasbourg) pour sa deuxième pièce Nomade. S’en suivent d’autres créations dont il est l’auteur jusqu’en 1998 où il met en scène un texte de
Witold Gombrowicz. Il travaillera ensuite, en plus de ses propres textes sur des textes de Martin Crimp,
Sarah Kane,
Rodrigo Garcia,
Christine Angot et Joris Lacoste, entre autres.