« Tout le monde n’a que le mot culture à la bouche, mais, des petits aux grands fonctionnaires de la culture, aux artistes qui fréquentent ce monde-là, c’est toujours en dernier ressort le mot art qui commande »
Il a présidé aux destinées des principales scènes françaises, tout en gardant une activité foisonnante de metteur en scène et mettant au cœur de sa recherche théâtrale, avec son collectif de travail, la politique et les utopies comme matériaux.
Jean-Pierre Vincent fait ses classes dans le groupe théâtral du lycée Louis-le-Grand, à Paris. A ses côtés,
Patrice Chéreauou encore
Jérome Deschamps. Il fera d’ailleurs un bout de chemin avec Chéreau (entre 1963 et 1968) en jouant notamment dans ses mises en scène de l’Affaire de la rue de Lourcine, l’Héritier du village ou encore Les soldats et en s’installant, avec lui, à Sartrouville. A cette époque, il signe aussi ses premières mises en scène à partir de La cruche cassée de Kleist et des Scènes Populaires d’Henri Monnier.
En 1968, il crée avec Jean Jourdheuil la compagnie Vincent-Jourdheuil, Théâtre de l’Espérance et monte Labiche, Goldoni et Brecht.
Entre 1975 et 1983, il est aux rênes du Théâtre national de Strasbourg. A ses côtés, un collectif artistique d’auteurs, acteurs, metteurs en scène et dramaturges (parmi lesquels André Engel et Dominique Müller) et peintres qui signe décors et scénographie (Jean-Paul Chambas, Nicky Rueti…). Ensemble, en quête de vérité, ils explorent l’histoire de France et bâtissent leurs spectacles après rencontres et enquêtes sur le terrain. Au rang des œuvres qu’ils présentent alors, Germinal, Vichy fictions.
1983-1986, ce sont les années Comédie Française. Sous son règne d’administrateur, de nouveaux pensionnaires font leur entrée : Dominique Valadié, Muriel Mayette –administratrice depuis juillet 2006-, de nouveaux textes aussi : Le Balcon de Genet.
En 1986, désireux de se consacrer davantage à ses mises en scène, il quitte le Français et joue à Chaillot, Sartrouville, Villeurbanne, Avignon.
Entre 1990 et 2001, il jette de nouveau l’ancre. A Nanterre. Amandiers. Aujourd’hui à la tête d’une nouvelle compagnie, Studio Libre, Jean-Pierre Vincent travaille en co-production avec les grands théâtres français. Ces dernières années, il a mis en scène
Jean-Luc Lagarce,
Edward Bond ou tout récemment à la Colline L’éclipse du 11 août de Bruno Bayen. Il est membre du conseil d’administration du festival d’Avignon.
+ salut je trouve que c'est super bien ce que tu a fait mais tu orer peut etre du plus donner de..