J’ai été plutôt gâté dans le métier. J’ai rencontré les bonnes personnes au bon moment ”
La fibre de l’imitation naît généralement tôt. C’est le cas chez Laurent Gerra, dont les premières imitations devant la famille et les copains remonteraient à l’âge de 5 ans. Ses inspirations ?
Michel Sardou et
Jacques Dutronc. Depuis, la palette s’est bien sûr élargie… Etudiant à Lyon, il commence à tourner dans les cabarets et cafés-théâtres et, en 1989, présente son premier spectacle à l’Accessoire de Lyon, « Paf dans la gueule » (ça commence bien !). En 1991, il se produit à Paris, au cabaret Don Camillo et rencontre l’humoriste Virginie Lemoine, avec qui il va faire un bon de chemin. D’abord à la radio, dans l’émission de Laurent Ruquier, Rien à cirer, dès 1992. Puis à la télé, chez
Jacques Martin, dans Ainsi font font font puis chez Michel Drucker, dans Studio Gabriel. Enfin, sur scène en 1997, ce qui leur vaudra le molière du meilleur spectacle à sketches.
Puis il poursuit sa route en solo et fait son retour à la radio avec l’émission à succès En route vers l’an débile, sur Europe 1 avec son complice Jean-Jacques Peroni, qu’il retrouvera quelques années plus tard sur les ondes de RTL. Le 1er janvier 1999, l’imitation de
Jacques Chirac par Laurent Gerra pour des prétendus vœux présidentiels aura un large écho.
Parmi ses imitations les plus mémorables, celle de Francis Cabrel avec Ma cabane au fond du jardin, celle de Céline Dion, Couillu le caribou dans le Grand nord, ou encore celle de Renaud Football gagnant.
Laurent Gerra n’est pas seulement un imitateur, mais aussi un critique féroce du milieu de la télé. Son dernier spectacle, « Laurent Gerra flingue la télé », sur les routes de France et d’ailleurs depuis 2005 le montre bien. Tout le PAF en prend pour son grade. Parmi ses principales cibles,
Marc-Olivier Fogiel,
Thierry Ardisson, alors présentateurs vedettes du service public, mais aussi
Laurent Ruquier qui l’a pourtant fait débuter sur les ondes de France Inter.