Il doit bien y avoir un moyen d'échapper à ce dilemne entre théâtre engagé et théâtre dégagé, qui est aussi bête que le dilemne forme/fond dans l'écriture ou dans l'art. Cette pièce est à la fois formelle et concrète. C'est du réalisme formaliste comme disait Bourdieu, la forme du texte lui-même crée des effets de réel, et s'engage. (à propos de Fairy Queen, Théâtrecontemporain.net, 2004) ”
De par la rythmique de ses écrits et son travail sur les sonorités, les textes d’Olivier Cadiot oscillent entre roman et poésie contemporaine. Son acolyte
Ludovic Lagarde a adapté plusieurs de ses livres à la scène, comme
Fairy Queen,
Le Colonel des Zouaves ou
Retour définitif et durable de l’être aimé. Il est aussi à plusieurs reprises le lecteur énergique de ses propres textes.
Il fonde avec Pierre Alfieri la revue de littérature générale, conscient que l’émulation d’un groupe est positive. Olivier Cadiot publie ses écrits chez P.O.L,
L’art poetic (1988),
Roméo et Juliette I (1989), ou
Un nid pour quoi faire (2007).
Cadiot est traducteur notamment du
Cantique des Cantiques pour la nouvelle version de la bible édité en 2001.
Il participe également aux performances musicales de Pascal Dusapin et Georges Aperghis, et à celles plus rock’n’roll de
Rodolphe Burger ou
Alain Bashung .