« La question du salut éternel m’importe peu. C’est celle de la dignité humaine à l’intérieur de la vie qui m’importe beaucoup »
Après des études de philosophie à l’Ecole normale supérieure et une collaboration aux Cahiers du cinéma en 1986, Stéphane Braunschweig rejoint l’école du Théâtre national de Chaillot, alors dirigée par
Antoine Vitezen 1987. Puis il fonde sa compagnie, Théâtre-Machine, avec laquelle il crée ses premiers spectacles.
En 1991, il présente à Gennevilliers Les hommes de neige, trilogie composée de
Woyzeck, de
Tambours dans la nuit et de
Don Juan revient de guerre. Il obtient avec cette œuvre le prix de la révélation théâtrale du Syndicat de la critique. En 1992, il met en scène
La cerisaie de
Tchekhov. Entre 1993 et 1998, il dirige le Centre dramatique national d’Orléans (où lui succèdera
Olivier Py, qui écrit d’ailleurs pour lui
L’exaltation du labyrinthe en 2001). En 2000, il prend la tête du Théâtre national de Strasbourg où il est aussi bien en charge de la gestion de la structure, que de sa programmation et du volet pédagogique : au théâtre est en effet liée une importante école supérieure d’art dramatique. Chaque année, il y met en scène des créations avec des élèves de l’école.
Stéphane Braunschweig est tant un metteur en scène de théâtre que d’opéra. Côté art dramatique, il a mis en scène
Amphitryon, Le marchand de Venise aux Bouffes du Nord, ainsi qu’une version italienne de la pièce. Il affectionne aussi les « VO » :
Woyzeck en allemand ou encore
Measure for measure de Shakespeare, en anglais, au festival d’Edinbourg (juillet 1997).
Côté opéra, il a notamment signé les mises en scène du Château de
Barbe-Bleue de Bartok (1993),
Fidelio (1995),
Rigoletto (1999). Il a également été invité du festival lyrique d’Aix, à plusieurs reprises : avec
La flûte enchantée (1999) et
Woyzeck (2003).
A Paris, Braunschweig est notamment un habitué du Théâtre de la Colline où il a présenté
l’Enfant rêve et donné corps à l’ironie grinçante d’Hankoh Levin, en 2006 et mettra en scène
Les trois sœurs en mai 2007, après l’avoir créé au TNS.