Cette façon d'envisager le théâtre, en arrêtant, en figeant le processus de répétition, revient finalement à le faire mourir. Nous, au contraire, nous essayons de le garder vivant, de le prolonger dans un mouvement qui n'a pas de point d'achèvement, un mouvement permanent qui commence sans public et qui continue avec lui au long des représentations. Cette façon de créer, est, pour nous, une manière de combattre la notion de produit au théâtre. (in La Terrasse, nov.2007) ”
Jeune metteur en scène, attachée à la compagnie d'
Ores et déjà, Sylvain Creuzevault réalise sa première mise en scène en 2003 avec
Les mains bleues de Larry Tremblay. Il s'attaque ensuite au corrosif Marius Von Mayenburg et son
Visages de feu, dans lequel l'écriture glacé et incisive du jeune dramaturge de la Schaubühne dissèque les mécanisme de la famille. Sa mise en scène fiévreuse et délurée de
Baal, la pièce de jeunesse de
Bertolt Brecht, est présenté en 2006 aux Ateliers Berthier dans le cadre du festival d'Automne. Il dirige ensuite une création collective le
Père Tralalère en 2007, qui se fera remarquer par sa construction singulière. Sur un canevas prédéfini, et sur fond de crise familiale, les comédiens improvisent chaque soir de nouveaux dialogues et situations. Pari ambitieux. En 2008, Sylvain Creuzevault signe la mise en scène du monologue
Product du radical Mark Ravenhill avec Christian Benedetti.